Les technologies de l'information et de la communication en Languedoc-Roussillon en 2001 : forte concentration sur la zone d'emploi de Montpellier

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Avec plus de 3000 établissements en 2001, le Languedoc-Roussillon fait partie des régions les plus dynamiques pour le développement des technologies de l'information et de la communication (TIC). Même s'ils sont de très petite taille, il se crée plus d'établissements TIC en Languedoc-Roussillon qu'en moyenne en France. Le nombre d'implantations y évolue ainsi plus vite qu'au niveau national, bien que l'évolution de l'emploi y soit un peu moins favorable.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 12
Septembre 2001
Les technologies de l’information et de la communication
en Languedoc-Roussillon en 2001
Forte concentration sur la zone d’emploi de Montpellier
Avec plus de 3000 établissements en 2001, Le Languedoc-Roussillon fait partie des régions les plus dynamiques pour le
développement des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Même s’ils sont de très petite taille, il se crée plus d’établissements TIC en Languedoc-Roussillon qu’en moyenne en
France. Le nombre d’implantations y évolue ainsi plus vite qu’au niveau national, bien que l’évolution de l’emploi y soit
un peu moins favorable.
Les implantations sont surtout concentrées Carte 1 : Les TIC en
à l’est de la région qui dispose avec France par zone d’emploi
er Montpellier d’un pôle TIC de taille nationale. au 1 janvier 2001
La spécialisation sectorielle fait apparaître
d’une part les grands établissements indus-
triels de haute technologie, comme IBM
France par exemple, et d’autre part les nom-
breuses PME dans les services liés à l’infor-
matique qui font preuve d’une forte dyna-
mique de création.
TIC
TIC et développement régional
Nombre d'établissementsLa diffusion rapide des technologies de l’in-
14 311formation et de la communication (TIC) pen-
7 155dant les années 1990 (avec un certain retard
3 577par rapport aux Etats-Unis) est considérée
en France et dans les autres pays de la
Communauté Européenne comme un nou-
veau vecteur de plus en plus important de la
(1)croissance économique . Cette évolution
Sources : INSEE - SIRENE.résulte de l’application de nouvelles techno-
Note au lecteur: Vous trouverez la version intégrale de l’étude de Frank Lasch sur le site www.insee.fr/lr, pages régionales Languedoc-Roussillon.
Celle-ci présente des éléments complémentaires concernant: les tendances nationales du secteur des technologies de l’information et de la communi-
cation (TIC), une synthèse méthodologique de différentes définitions du champ TIC. Cliquer ici pour le visualiser.
Frank LASCH
Cette étude a bénéficiée d’un financement de la délégation régionale du Tourisme,
du comité régional du Tourisme et de la Chambre régionale de Commerce et d’Industrie
Bernard TAILHADESlogies numériques, telle Internet ou
Le champ des TIC en Languedoc-Roussillonla téléphonie mobile, aux différents
produits et services. Face aux gran-
Le champ retenu pour notre étude se rapproche de celui de la définition de ROU-des entreprises industrielles de
(8)QUETTE utilisé comme référence dans la publication annuelle de l’INSEE sur l’éco-haute technologie (définition OCDE
(9)nomie française . A la différence de ROUQUETTE, les télécommunications nationa-(2)) — spécialisation traditionnelle de
les (642A) restent en revanche exclues en raison de la difficulté à différencier ce qui(3)l’économie française - l’essor par-
relève de la téléphonie ordinaire de celle liée aux (N)TIC. Une autre différence avec les
fois spectaculaire des « nouvelles » définitions citées, c’est l’intégration de la Recherche et Développement en sciences
TIC se traduit par une augmentation physiques et naturelles (731Z). Car le recours aux compétences externes est une des
considérable de leur poids dans caractéristiques des entreprises basées sur l’innovation, la technologie ou les savoirs.
l’ensemble des établissements de Les deux secteurs de croissance «études techniques (742C)» et «analyses, essais et
inspections techniques (743B)» ont été retenus également. A noter toutefois que lesl’industrie, du commerce et des ser-
deux secteurs de la haute technologie industrielle, la construction d’aéronautique etvices (champ ICS) et dans l’emploi
spatiale (353ABC) et l’industrie pharmaceutique (244ACD), ne font pas partie de ce quitotal. L’impact direct des trois gran-
(10)est considéré comme TIC . Ce dernier représente cependant un point fort de l’éco-des filières des « nouvelles » TIC
nomie régionale avec plus de 1 100 emplois* en 1999.
(l’informatique, l’électronique et les
L’établissement d’IBM France implanté à Montpellier fait partie du champ, même si
télécommunications) sur la crois- cette société développe actuellement ses activités de services. Par contre, DELL
sance a été évalué à 0,4 point sup- Computer Montpellier n’en fait pas partie. Cet établissement est classé en commerce
plémentaire de Produit Intérieur de gros de matériel informatique (516G).
(4)Brut (PIB) en 1998 . Leur poids
(5)dans le PIB était de 5 % en 1997 . Tableau 1: Les sous-secteurs du champ TIC étudié
(6) Codes NAF IntituléLe « milieu régional » a été identi-
fié comme facteur d’influence pri- 246J Fabrication de supports de données
mordial sur la création et le succès 300A Fabrication de machines de bureau
des nouveaux établissements TIC. 300C Fabrication d’ordinateurs et autres équipements informatiques
Mais, le grand potentiel de réussite 321A Fabrication de composants passifs et de condensateurs
321Bs électroniques actifset de croissance (caractéristique
322A Fabrication d’équipements d’émission et de transmission hertziennenotamment pour les jeunes petites
322B Fabrication d’appareils de téléphonieet moyennes TIC) est aussi lié à
323Zareils de réception, d’enregistrementdes problèmes spécifiques (risque
ou de reproduction du son et de l’imageplus élevé à la création, finance-
642B Autres activités de télécommunication
ment difficile, manque de connais- 713E Location de machines de bureau et de matériel informatique
sances en gestion d’entreprise, etc. 721Z Conseil en systèmes informatiques
(7)). Plus les établissements nou- 722Z Réalisation de logiciels
veaux sont intégrés dans un réseau 723Z Traitement de données
724Z Activités de banques de donnéesrégional de relations en matière de
725Z Entretien et réparation de machines de bureauconseil, transfert, finances et d’affai-
et de matériel informatiqueres, plus leurs chances de réussir
726Z Autres activités rattachées à l’informatiqueaugmentent. Etant donnée leur fra-
731Z Recherche et développement en sciences physiques et naturellesgilité, une telle intégration est enco-
732Z Recherche et développement en sciences humaines et sociales
re plus importante pour les TIC. 742C Ingénierie, études techniques
Outre le soutien aux entreprises 743B Analyses, essais et inspections techniques
créées, la mise en valeur du poten- * Voir encadré méthode
tiel « endogène » (jeunes diplômés
des universités, grandes écoles,
des laboratoires de recherche, etc.) Tableau 2 : Le développement des TIC entre 1993 et 2001
est devenue une préoccupation
Etablissements Emploi* Taille moyenne Variation stock Variation emploivitale pour le développement éco-
au 1.1.2001 1.1.2001 1.1.2001 1993-2001 1993-2001nomique régional.
France 87 200 710 000 8,1 + 55,9 % + 45,9 %Quantifier le stock, suivre le déve-
Languedoc-Roussillon 3 030 14 000 4,6 + 71,0 % + 44,4 %loppement et évaluer l’impact des
Source : INSEE - SIRENETIC est alors indispensable afin de
* Voir encadré méthode
cibler au mieux toute action de poli-
tique économique.
Face à l’évolution globale (France augmentation moindre de l’emploi
métropolitaine), le Languedoc- (+ 44,4 %, cf. tableau 2).Les TIC en Languedoc-
Roussillon affiche en effet un bilan Comparé à l’échelon national, le
Roussillon: hétérogénéité encore plus positif en terme de champ TIC évolue plus favorable-
régionale est-ouest croissance du nombre d’établisse- ment. La croissance des services
ments (+ 71,0 %). Néanmoins l’Ile- liés à l’informatique est nettement
Par rapport au développement des de-France reste le lieu majeur d’im- plus forte en Languedoc-Roussillon
TIC constaté au niveau national, le plantation des TIC. Par ailleurs, la et les branches productrices de l’é-
Languedoc-Roussillon se démar- faible taille des établissements en lectronique et de l’informatique gar-
que par son dynamisme. Languedoc-Roussillon explique une dent un bon niveau après 1996.
2 Les technologies de l'information et de la communication en Languedoc-Roussillon en 2001 © INSEE 2001Graphique 1 : Le développement des TIC par filières entre 1993 et 2001
En France métropolitaine En Languedoc-Roussillon
Unité : Indice base 100 en 1993
220 220
210 210
200 200
190 190
180 180
170 170
160 160
150 150
140 140
130 130
120 120
110 110
100 100
90 90
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Etudes et analyses techniques
Electronique et informatique (industrie)
Services informatiques y compris télécommunications (hors France télécom)
Ensemble TIC
Source : INSEE - SIRENE
Cette croissance du nombre d’éta-
Tableau 3 : Les dix zones les plus importantes (hors Ile-de-France) blissements place la zone d’emploi
de Montpellier parmi les pôles TIC Rang Zone d'emploi Etablissements TIC au 1/1/2001
èmeles plus importants. Au 14 rang
ème 1 Lyon 3 720(France métropolitaine), 7 de la
2 Toulouse 2 170province, le Languedoc-Roussillon
3 Marseille 1 950
dispose d’un pôle technologique de 4 Bordeaux 1 720
taille nationale (cf. tableau 3). 5 Nantes 1 340
6 Grenoble 1 320
7 Montpellier 1 270Les pôles les plus importants en pro-
8 Nice 1 230
vince sont Lyon, Toulouse, Marseille- 9 Lille 1 170
èmeAubagne. Montpellier, 7 , devance 10 Cannes-Antibes 1 120
Lille et les conurbations de la Côte
Source : INSEE - SIRENEd’Azur.
Montpellier, Nîmes et Tableau 4 : Répartition des établissements TIC
Perpignan: du Languedoc-Roussillon en 2001
7 établissements sur 10
Rang Zone d'emploi TIC en %
La concentration géographique des 1 Montpellier 42,3
2 Nîmes 15,1TIC dans la région est surtout
3 Perpignan 12,3caractérisée par son hétérogénéité
4 Béziers 6,9
est-ouest aussi bien en terme du 5 Bagnols-sur-Cèze 5,1
nombre d’établissements, de l’em- 6 Alès 4,3
7 Carcassonne 4,0ploi et de la dynamique de création.
8 Narbonne 3,6Trois centres totalisent 70 % des
9 Sète 3,6
TIC de la région. 10 Lozère 1,6
Montpellier est la capitale technolo- 11 Ganges 1,3
gique incontestable avec, dans sa
Total 3 030 établissements 100,0zone d’emploi, 42,3 % du total
régional. Suivie par Nîmes (15,1 %) Source : INSEE - SIRENE
et Perpignan (12,3 %) qui consti-
tuent des pôles régionaux secon-
daires (cf. tableau 4).
© INSEE 2001 Les technologies de l'information et de la communication en Languedoc-Roussillon en 2001 3Carte 2 : Le poids des effectifs TIC dans l’emploiDes établissements
er au 1 janvier 2001de très petite taille
Un des points faibles des TIC au
niveau régional est par contre la
petite taille des établissements. Au
1.1.2001, la part des TIC rapportée
au champ ICS régional était de
2,5 % et le poids des effectifs dans
l’ensemble de l’emploi (établisse-
ments 0 salarié inclus) de 3,3 %.
Elle est respectivement de 3,2 % et
5,0 % pour la France. Ces valeurs Moins de 1,5 %
inférieures à la moyenne française
1,5 à moins de 4,5 %doivent être nuancées en raison de
la très forte concentration géogra- 4,5 à moins de 7,0 %
phique des TIC sur la zone d’emploi 7,0 à moins de 15,0 %
de Montpellier (respectivement
De 15,0 à 24,3 %4,3 % et 7,1 % pour l’emploi). Montpellier : 7,1 %
Bagnols-sur-Cèze : 7,6 %
Nîmes : 2,1 %
Alès : 2,0 %
Narbonne : 1,1 %
Perpignan : 1,4 %
Sources : INSEE - SIRENE.
mouvements internes (reprises, technologies et de leur importanceTrès forte croissance
fusions, etc.), la création nouvelle dans le développement régional.des créations d’établisse-
est la composante principale de l’é- Depuis 1993, 3066 établissements
ments dans les TIC depuis volution du stock régional (cf. gra- TIC ont été créés en Languedoc-
1996 phique 1 — page 3). Roussillon. La seule zone d’emploi
Légèrement au dessus de la de Montpellier totalise 43,7 % desLa création d’établissements nou-
moyenne de 1993 à 1995, le taux créations nouvelles (1340), suivieveaux est l’indicateur de la crois-
de créations TIC enregistre ensuite par Nîmes (480, 15,5 %) etsance et de la dynamique par excel-
une très forte croissance qui témoi- Perpignan (380, 12,4 %).lence. Outre les cessations, les
gne de la dynamique des nouvellestransferts d’établissements ou les
Graphique 2 : La création d’établissements entre 1993 et 2000
Evolution des créations d’établissementsEvolution des créations d’établissements en France
en Languedoc-Roussillon Unité : Indice base 100 en 1993
200 200
190 190
180 180
170 170
160 160
150 150
140 140
130 130
120 120
110 110
100 100
90 90
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 20001993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
Créations TIC
Créations ICS
Source : INSEE - SIRENE
4 Les technologies de l'information et de la communication en Languedoc-Roussillon en 2001 © INSEE 2001En 2000, la création TIC représente Carte 3 : La dynamique spatiale des TIC
4,4 % de l’ensemble des créations Créations nouvelles de 1993 à 2000
régionales.
Néanmoins de très fortes inégalités
spatiales existent à l’échelon natio-
nal et à l’intérieur de la région
Languedoc-Roussillon.
La Carte 3 présente les dynamiques
spatiales de la création de TIC
entre 1993 et 2000. L’indice stan-
dardisé pour la France métropolitai- Indice de création
ne (=1,0) permet de distinguer faci- par zone d’emploi
lement les zones à très fort dyna- Moins de 0,50
misme (voir encadré méthode). A 0,50 à moins de 0,85
une échelle nationale, la zone d’em- 0,85 à moins de 1,15
ploi de Montpellier peut se compter 1,15 à moins de 1,50
parmi les plus dynamiques avec 1,50 à moins de 2,00
des activités de création une fois et De 2,00 à 3,85
demie (indice: 1,43) au dessus de
la moyenne.
Cependant, à l’exception de
Bagnols-sur-Cèze (1,22), toutes les
autres zones d’emploi se trouvent
nettement en dessous de la moyen-
Indice standardisé pourne française avec une dynamique
la France métropolitaine = 1,0Sources : INSEE - SIRENE.très faible (entre 0,64 et 0,40). La
seule exception est Nîmes dont l’in-
dice de création (0,83) est un peu
toires extrêmement dynamiques d’ordinateurs et autres équipementsmoins élevé que la moyenne.
émergent et contribuent à inverser informatiques (300C) et la
cette image. On constate une inver- Recherche et le DéveloppementLe rapprochement de la carte 3 de
sion de la carte de la France écono- (731Z, 732Z). Les établissementsla dynamique de création des TIC
mique traditionnelle, l’image d’une de ces sous-secteurs sont légère-avec celle de leur concentration
périphérie ouest et sud dynamique ment en augmentation, à la différen-géographique (carte 1) peut servir
s’imposant de plus en plus. Le ce de la moyenne nationale. Maisde base pour établir une première
Languedoc-Roussillon, du moins leur poids dans l’emploi régional dutypologie. Le croisement d’un indice
pour sa moitié est, fait partie de ces champ TIC est trois fois plus élevésimplifié (ayant rapproché la popu-
territoires dynamiques et profite for- pour les premiers et deux fois pourlation résidentielle du nombre d’éta-
tement de l’essor des TIC. les derniers. La présence d’établis-blissements TIC) avec le taux de
sements de grande taille dans lacréation permet de mieux détermi-
L’héliotropisme avantage le littoral région reste donc un facteur dener le profil de chaque zone d’em-
méditerranéen entre Montpellier et développement important. Ceciploi. Dans une telle typologie,
Menton depuis les années 1970, et malgré les difficultés structurellesMontpellier serait classée « pôle
dans une moindre mesure l’ouest qu’ont traversées durant les annéesimportant pour les TIC avec une
du Languedoc-Roussillon. 1990 les branches productricesforte dynamique de création (indice
liées à l’informatique (par exemplecompris entre 1,15 et 1,50) » avec
IBM) dont la part de l’emploi dansdes villes telles que Lyon, Toulouse,
Forces et faiblesses de la les TIC passe de 27,0 % en 1993 àNantes, Bordeaux et Grenoble. Des
13,0 % en 2001. L’implantation et laspécialisation régionale:exemples pour une concentration
croissance de nouveaux établisse-importante de TIC avec un très fort
ments ont certainement contribué àLa spécialisation des TIC dudynamisme (indice au dessus de
compenser ces pertes. Pour les au-Languedoc-Roussillon est un peu1,50) sont certaines zones d’emploi
tres sous-secteurs le handicap ledifférente de celle observée à l’é-de l’Ile-de-France ou Cannes
plus évident est incontestablementchelon national et la croissance de(Sophia-Antipolis).
leur faible taille. Les télécommuni-l’emploi dans les TIC est très varia-La structure et la dynamique des
cations autres que nationalesble d’un secteur à l’autre. Le gra-TIC font apparaître des différences
(642B), la réalisation de logicielsphique 3 fait apparaître clairementimportantes par rapport à l’image
(722Z) et le conseil en systèmesque la différence la plus importanteéconomique « classique » de la
informatiques (721Z) par exemplepar rapport à la répartition sectoriel-France métropolitaine. Ainsi de for-
sont ainsi légèrement sous-repré-le nationale est le rôle important quetes disparités spatiales caractéri-
sentés dans la région, même si cesjouent à elle seule la fabricationsent l’espace. Des nouveaux terri-
© INSEE 2001 Les technologies de l'information et de la communication en Languedoc-Roussillon en 2001 5derniers enregistrent une croissan- 322B), la faible taille reste une tique apparaît très nettement. Tout
ce plus élevée que la moyenne caractéristique de la région. en sachant que les grands établis-
nationale. Le traitement des don- A travers cette première analyse de sements industriels de haute tech-
nées (723Z) occupe une place plus la structure sectorielle des TIC en nologie développent de plus en plus
importante en Languedoc- Languedoc-Roussillon, une coexis- leurs activités de service.
Roussillon qui ne se traduit tence entre des grands établisse- Les petits établissements dans les
d’ailleurs pas dans l’emploi régional ments industriels de haute techno- services liés à l’informatique pré-
en raison de la taille inférieure à la logie appartenant en partie à des sentent un handicap lié à leur faible
moyenne française. Pour le reste entreprises internationales et des taille, mais il s’agit de secteurs de
des établissements industriels de établissements de recherche de croissance dans les technologies
haute technologie, fabrication de taille nationale d’un côté et des dites nouvelles avec un potentiel de
composants électroniques actifs et petits établissements spécialisés développement considérable.
d’appareils de téléphonie (321B, dans les services liés à l’informa-
erGraphique 3 : La répartition sectorielle des TIC en Languedoc-Roussillon et en France au 1 janvier 2001
Unité : %
Etablissements TIC : La répartition du stock
France métropolitaine Languedoc-Roussillon
17,3 11,0Conseil en systèmes informatiques (721Z) 7,8 5,2
18,6 20,8Réalisation de logiciels (722Z) 12,5 11,3
5,9 7,4 ServicesTraitement de données (723Z) 10,7 13,9
38,1 39,6Etudes techniques (742C)
49,0 49,93,2 3,1
2,7 3,7Analyses, essais, inspections techniques (743B)
5,8 6,1
6,4 6,4Autres services (713E, 724Z, 725Z, 726Z)
3,1
2,3 2,9Recherche et développement (731Z, 732Z)
Télécommunication3,1 2,4
Autres activités de télécommunication (642B) 1,0 0,8
0,7 1,1
Fabrication d’ordinateurs et autres équipements informatiques (300C) 1,0 0,7
1,1 0,9Fabrication de composants électroniques actifs (321B) 0,7 0,3
Industrie
1,3 1,6Fabrication d’appareils de téléphonie (322B)
1,0 1,5
Haute technologie, autres industries (246J, 300A, 321A, 322A, 323Z) 1,9 1,6
4,9 3,3
50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
2001 : 87 200 établissements 2001 : 3 030 établissements
1993 : 1 800 établissements1993 : 56 000 établissements
Etablissements TIC : La répartition de l’emploi*
France métropolitaine Languedoc-Roussillon
14,4 9,0Conseil en systèmes informatiques (721Z) 9,1 2,8
15,3 14,3
Réalisation de logiciels (722Z) 10,3 7,3
6,0 5,8
9,6 9,5Traitement de données (723Z)
23,8 26,8
ServicesEtudes techniques (742C) 27,9 27,1
4,0 6,1
2,8 3,7Analyses, essais, inspections techniques (743B)
3,5 3,2
4,1 3,4Autres services (713E, 724Z, 725Z, 726Z)
4,8
4,0 8,8Recherche et développement (731Z, 732Z)
Télécommunication4,9 2,8
1,11,7Autres activités de télécommunication (642B)
3,9 13,0
27,06,7Fabrication d’ordinateurs et autres équipements informatiques (300C)
5,5 3,8
Fabrication de composants électroniques actifs (321B) 4,4 1,5
Industrie
6,2 2,8Fabrication d’appareils de téléphonie (322B) 7,0 3,0
7,7 2,8Haute technologie, autres industries (246J, 300A, 321A, 322A, 323Z)
12,6 4,8
50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
2001 : 14 000 emplois2001 : 710 000 emplois
1993 : 9 700 emplois1993 : 487 000 emplois *NB : les établissements avec 0 employé sont comptés 1 emploi.
Source : INSEE - SIRENE
6 Les technologies de l'information et de la communication en Languedoc-Roussillon en 2001 © INSEE 2001
4,6
9,5Méthode
Calculs de l’emploi:
Cette étude fait partie d’un travail de thèse portant sur une analyse structurelle du champ « technologie et innovation »
en Languedoc-Roussillon. Elle se focalise sur une estimation de l’impact des TIC en terme d’emploi. La source utilisée
pour ce travail est le répertoire SIRENE des entreprises et établissements, pour sa partie ICS (Industrie, commerce, ser-
vices).
Or, les bases annuelles de dénombrement du stock dans SIRENE n’ont pas pour objectif de fournir des niveaux d’em-
(11)ploi (THIRION, 1998, 13-20 ). Par contre, les effectifs peuvent être utilisés comme données de cadrage et les estima-
tions d’emploi sont données à titre indicatif en tant qu’information supplémentaire. Néanmoins, notamment pour l’effec-
tif salarié à la création de l’entreprise, une comparaison avec les résultats d’une enquête spécifique de l’INSEE auprès
des créateurs d’entreprises (Enquête SINE) a montré que les effectifs déclarés dans SIRENE représentent une bonne
approximation (THIRION, 1998, 8-11).
Pour tous les établissements avec '0' salarié un emploi a été compté afin de disposer d’une estimation dite « minima-
le » de l’emploi.
Calcul du taux de créationet de l’indice de création pour une zone:
Le taux de création désigne le nombre de créations dans une zone d’emploi rapporté à son stock ICS (établissements).
L’indice de création d’une zone d’emploi est obtenu en divisant le taux de création de la zone par le taux de création du
territoire de référence (France métropolitaine). Les indices de création annuels de 1993 à 2001 ont été calculés sur la
(12)base du « location quotient ». Cette méthode (« écological approach ») est très répandue dans le recherche sur la
création d’entreprises, une deuxième alternative est de rapporter les créations au nombre d’emplois (« labour market
approach »).
L’indice de création de chaque zone d’emploi permet très facilement de connaître la dynamique locale. Un indice de 1,50
par exemple signifie une dynamique de création une fois et demie au dessus de la moyenne (France métropolitaine indi-
ce = 1,0).
Le calcul de l’indice de création pour une zone et une année donnée (TCR).
Créations dans une zone d’emploi
Stock dans une zone d’emploi
TCR =
Créations France
Stock France
© INSEE 2001 Les technologies de l'information et de la communication en Languedoc-Roussillon en 2001 7Notes
(1) MAIRESSE, J./CETTE, G./KOCOGLOU, Y. (2000): Les technologies de l’information et de la communica-
tion en France: diffusion et contribution à la croissance. In: Economie et Statistique, 339-340, p. 118.
(2) voir la classification de l’OCDE pour qualifier l’intensité technologique d’une activité ou d’un secteur.
- MEFI (1999): L’état des PMI. Chiffres clés. Paris, p. 106.
(3) SOUQUET, C. (1998): Industrie: France-Allemagne. Des voies divergentes mais des points de convergen-
ce. (SESSI/MEFI, Le 4 Pages, 97), p. 1.
(4) INSEE (2000): L’économie française. Edition 2000-2001. Rapport sur les comptes de la nation de 1999.
Paris, p. 94.
(5) HEITZMANN, R./ROUQUETTE, C. (1999): Les technologies de l’information et de la communication: 5 %
du PIB. In: INSEE Première, 648, p. 1.
(6) Les entreprises innovantes et leur milieu régional voir p.e.:
- MAILLAT, D. (1992): La relation des entreprises innovatrices avec leur milieu. In: MAILLAT, D./PERRIN,
J.-C. (éd.): Entreprises innovatrices et développement territorial. Neuchâtel.
- MAILLAT, D. (1995) : Milieux innovateurs et dynamique territoriale. In : RALLET, A.TORRE, A. (éd.) : Economie
indus-trielle et économie spatiale. Paris (Economica), 211-232.
- MAILLAT, D./LECOQ, B. (1992): New technologies and transformation of regional structures in Europe: The
role of the milieu. In: Entrepreneurship and Regional Development, 4, (1), 1-20.
- PARK, S.O. (1996) : Networks and embeddedness in the dynamic types of new industrial districts. In : Progress
in Human Geography, 20, (4), 476-493.
- CAPELLO, R./NIJKAMP, P. (1995): Le rôle des externalités de réseau dans les performances des firmes et
des régions: l’exemple des NTIC. In: RALLET, A./TORRE, A. (éd.): Economie industrielle et économie spatia-
le. Paris (Economica), 273-296.
(7) PLESCHAK, F. (1997): Entwicklungsprobleme junger Technologieunternehmen und ihre Überwindung. In:
KOSCHATZKY, K. (éd.): Technologieunternehmen im Innovationsprozess: Management, Finanzierung und
regionale Netze. (Technik, Wirt-schaft und Politik. Schriftenreihe des Fraunhofer-Instituts für Systemtechnik und
Innovationsforschung/ISI, 23). Heidelberg, p. 17.
(8) ROUQUETTE, C. (1999): Les statistiques des TIC. In: Courrier des Statistiques, 89, 43-49.
(9) INSEE (2000): L’économie française. Edition 2000-2001. Rapport sur les comptes de la nation de 1999.
Paris, p. 101.
(10) Or, en raison de sa concentration géographique très forte sur la zone d’emploi de Toulouse, ce premier sec-
teur a été retenu dans la définition du champ TIC de l’INSEE Midi-Pyrénées d’une part par le poids considéra-
ble exercé par certains grands établissements et d’autre part à cause de nombreuses activités TIC qui sont
directement liées au pôle de construction aéronautique et spatial [JULIA, J.-L. (2001): Les nouvelles technolo-
gies de l’information et de la communication (NTIC) en Midi-Pyrénées. (INSEE Midi-Pyrénées, les 6 Pages,
n° 46), p. 4.].
(11) THIRION, B. (1998): Démographie des entreprises et établissements. Lexique méthodologique. (DR
INSEE Lorraine — Service Statistique, pôle de compétence démographie des entreprises et établissements).
Nancy.
(12) SCHMUDE, J. (1994): Geförderte Unternehmensgründungen in Baden-Württemberg. Eine Analyse der
regionalen Unterschiede des Existenzgründungsgeschehens am Beispiel des Eigenkapitalhilfe-Programms
(1979-1989). (Erdkundliches Wissen, 114). Stuttgart, p. 94.
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Directeur de la publication : Pierre JOLY ISSN n° 1286-4218
Sage : SYN011236INSEE Languedoc-Roussillon - 274, allée Henri II de Montmorency - 34064 Montpellier CEDEX 2
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