Les transferts détablissements en Ile-de-France

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Ce document élaboré avec le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie (Crocis) et des services de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) a donné lieu à la réalisation d’un article de 4 pages « L’Ile-de-France au coeur des transferts d’établissements » Insee Ile-de-France à la page n° 257 - novembre 2005
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ILE-DE-FRANCE études
Janvier 2006
Les transferts d établissements
en Ile-de-France
Bruno FRANCOMME
Insee Ile-de-France




Les transferts d’établissements
en Ile-de-France










Bruno FRANCOMME
Insee Ile-de-France











Ce document élaboré avec le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie (Crocis)
et des services de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP)
a donné lieu à la réalisation d’un article de 4 pages
« L’Ile-de-France au cœur des transferts d’établissements »
Insee Ile-de-France à la page n° 257 - novembre 2005











Insee Ile-de-France Janvier 2006
Les transferts en Ile-de-France

Synthèse

Le développement des entreprises et l’évolution des marchés nécessitent dans certains cas le
déplacement géographique d’unités de production ou d’administration. Le transfert est
l’expression la plus simple d’un mouvement touchant une implantion : l’entreprise ferme un
établissement pour le rouvrir tel quel ailleurs. Ces transferts, dits « purs », sont les plus
fréquents mais il existe aussi des transferts « impurs », notamment quand le déplacement
géographique est assorti d’une cession ou d’une acquisition. Seuls les transferts « purs » sont
retenus dans le cadre de l’étude.

Les préoccupations liées au phénomène des transferts tiennent essentiellement aux
éventuelles conséquences sur l’emploi. En effet, outre les conséquences individuelles pour les
salariés touchés, la multiplication des transferts en sortie de zone (commune, département ou
région) et avec des salariés, peut avoir des effets néfastes sur l’emploi local. L’un des premiers
enseignements de cette étude, c’est qu’il n’y a pas d’hémorragie économique liée aux
transferts, à quelque niveau géographique que ce soit, en tous cas sur la période d’étude
(1994-2001) : les transferts ont une dynamique essentiellement locale. Les transferts
interrégionaux ne représentent qu’un dixième de tous les transferts, et à l’intérieur des régions,
les changements de département sont rares en Ile-de-France, et très rares en province. Avec
moins de mille établissements perdus chaque année (en moyenne), l’impact des transferts sur
le stock francilien d’établissements est d’ailleurs négligeable, notamment au regard des
créations. L’impact sur l’emploi régional est encore plus faible, puisque le nombre de salariés
perdus ne dépasse guère le nombre d’établissements.

Les établissements transférés présentent quelques caractéristiques dominantes : ce sont des
unités jeunes (l’année de transfert la plus fréquente est celle qui suit l’année de création), de
petite taille et dont l’activité relève des services aux entreprises (secteurs demandant peu
d’immobilisations, donc mobiles par nature).
Dans tous les types de mouvements, la structure économique joue un rôle prépondérant : la
part d’une activité dans les transferts est toujours proche de son poids économique dans la
zone géographique concernée. Ainsi, les quatre activités les plus fréquentes dans les transferts
touchant l’Ile-de-France (en interrégional comme en interne) sont aussi les activités dominantes
de la région : services aux entreprises, commerce, services aux particuliers, éducation-santé-
action sociale. A l’intérieur des grands secteurs, les activités nécessitant un contact direct avec
la clientèle sont peu mobiles, à l’exception des activités médicales qui ont tendance à quitter la
région, peut-être à cause d’une forte concentration de praticiens qui pèse sur leurs revenus, en
Ile-de-France.

Les échanges interrégionaux sont guidés par deux logiques : une logique de structure qui
privilégie les régions PACA et Rhône-Alpes et une logique de proximité qui touche les régions
Centre et Picardie. La région PACA, grâce à deux départements attractifs (Bouches-du-Rhône
et Alpes-Maritimes), absorbe un cinquième du déficit francilien ; d’un poids équivalent, Rhône-
Alpes n’atteint pas la moitié de ce résultat.
Les mouvements internes à l’Ile-de-France sont dominés par les transferts internes à la
capitale et les échanges entre Paris et les Hauts-de-Seine, nettement favorables à ce dernier
(solde). Paris perd des établissements dans l’ensemble des secteurs, à l’exception des
activités immobilières, mais limite ses pertes à moins de 200 unités par an.
Hors Paris, malgré l’attractivité des Hauts-de-Seine, la petite couronne tend à céder à
l’attractivité de la grande, qui se révèle plus attractive à l’Est qu’à l’Ouest. Manifestement, il n’y
a pas (ou plus) d’effet « villes nouvelles » et les communes de La Défense connaissent même
un reflux, modéré.

1

Sommaire


Synthèse

Sommaire


A - Caractéristiques générales des transferts............................................................3

1 - Les transferts ne sont qu’un aspect du dynamisme économique...........................3 2 - Plus de 80 % des transferts ont lieu à l’intérieur des départements.......................4
3 - Les trajets les plus fréquents vont de Paris à… Paris ............................................6 4 - Des distances de transferts plus courtes en Ile-de-France ....................................6
5 - Les services aux entreprises sont mobiles par nature8
6 - Les créations pures relativisent elles aussi l’impact des transferts ........................9

B - L’Ile-de-France ne souffre pas des échanges avec les autres régions ............10

1 - Ce sont des unités petites et jeunes qui entrent et sortent de la région ...............10 2 - Des échanges plus nombreux avec PACA...........................................................11
3 - Des transferts interrégionaux peu nombreux et sans impact sérieux...................12

C - Des transferts internes marqués par les spécificités régionales......................15

1 - Les transferts intrarégionaux surtout intradépartementaux .................................15 2 - La prédominance de Paris est accentuée par les transferts16

D - La région et les transferts.....................................................................................18

1 - Un bilan départemental dominé par Paris et les Hauts-de-Seine.........................18 2 - Les Hauts-de-Seine plus dynamiques que Paris..................................................19
3 - La logique des transferts : un fort effet de structure .............................................20 4 - Peu d’impact sur l’emploi ; effets de taille attendus.21
5 - Bilan départemental des emplois..........................................................................22
6 - La taille de l’établissement transféré intervient plus en Ile-de-France qu’ailleurs.23 7 - Un bilan communal peu significatif .......................................................................24
8 - Quatre activités dominent les transferts touchant l’Ile-de-France.........................25

E - Zoom : la relation privilégiée entre Paris et les Hauts-de-Seine .......................30

Bibliographie


2
LES TRANSFERTS EN ILE-DE-FRANCE



Les transferts d’établissements constituent un des aspects les plus visibles de la
stratégie de développement des entreprises. Par ce déplacement physique, elle
vont se rapprocher de leurs clients et fournisseurs, des grands axes de
communication, ou au contraire délibérément s’éloigner pour trouver des locaux
plus vastes ou moins chers, dans un contexte immobilier de plus en plus
défavorable, notamment en Ile-de-France.
L’objet de cette étude est de caractériser les transferts, qu’ils soient internes à
l’Ile-de-France ou externes.



Terminologie
Les transferts retenus dans l’étude sont les déplacements géographiques simples : une
entreprise ferme un établissement pour le ré-ouvrir tel quel ailleurs (pas d’activité
partiellement maintenue ni cession au lieu de départ, pas d’achat ni d’agrégation à un
établissement existant à l’arrivée ; pas de changement d’activité. Ne sont retenus que les
mouvements réalisés à l’intérieur de la métropole).
Au-delà de la notion de départ et d’arrivée, qui concerne tous les transferts, on parlera
d’entrée quand une zone géographique accueille un établissement provenant d’une autre
zone, de sortie quand elle perd un établissement.
On distingue plusieurs types de transferts : intradépartementaux (départ et arrivée dans le
même département), intrarégionaux (départ et arrivée dans la même région, avec ou sans
changement de département), interdépartementaux (départ et arrivée dans un département
différent, avec ou sans changement de région) et interrégionaux (départ et arrivée dans
une région différente). Toutes les données proviennent du Répertoire des entreprises et des
établissements.
Les effectifs ne comprennent que les salariés. Dans le cas des transferts, il s’agit de
données déclaratives à une date donnée, qui sont susceptibles d’être sensiblement
modifiées lors de l’injection des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS) dans
le répertoire Sirene. Ils doivent donc être utilisés avec précaution, en valeur relative plutôt
qu’absolue.
Nomenclatures d’activités : selon le degré de précision requis, cette étude fait référence à
plusieurs nomenclatures : la Nomenclature Economique de Synthèse en 16 et 36 postes
(NES 16 & NES 36) et la Nomenclature d’Activités Française en 700 postes (NAF 700).



A - Caractéristiques générales des transferts
1 - Les transferts ne sont qu’un aspect du dynamisme économique
Si les transferts d’établissements attestent indéniablement de l’attractivité d’une région ou
d’un département, d’une zone géographique quelconque, il faut prendre en compte les
autres paramètres d’attractivité. La localisation d’une création pure d’établissement, par
exemple, par le choix qu’elle implique, est une sorte de « transfert prénatal » qui ne doit rien
3
au hasard. De même, les restructurations de groupes, qui ont connu leur apogée au tout
début des années 2000, ont provoqué la relocalisation de nombreux salariés, dans un
processus où l’attractivité des zones géographiques agit tout autant que lors de transferts.
Du reste, la faible importance des transferts dans la vie des entreprises régionales peut être
interprétée comme un signe de qualité dans le processus de création d’entreprises.

Entre 1994 et 2001, tous transferts confondus, l’Ile-de-France accuse une perte nette de
6 700 établissements, soit un peu plus de 800 par an. Ce solde est le résultat de 247 000
transferts ayant concerné l’Ile-de-France, en interne ou en interrégional, soit 2,7 % du
« volume » d’établissements déplacé. L‘impact sur l’emploi est moindre encore : le déficit
francilien (moins de 6 800 emplois salariés en 8 ans) représente 0,8 % de la masse
d’emplois déplacés dans les transferts franciliens (internes et externes). Il n’y a donc pas
d’hémorragie économique liée aux transferts.


2 - Plus de 80 % des transferts ont lieu à l’intérieur des départements
France entière, 730 000 transferts ont été dénombrés entre 1994 et 2001. Plus de 80 %
d’entre eux ont eu lieu à l’intérieur d’un même département. Cette proportion culmine à 86 %
en province et plafonne à 64 % en Ile-de-France. Deux facteurs expliquent l’écart de taux :
la taille réduite de la région et son nombre élevé de départements d’une part, l’homogénéité
du tissu économique de l’unité urbaine de Paris d’autre part. Le poids des transferts
interdépartementaux internes (même région et département différent) en atteste : il est à
peine de 4 % en province et atteint 25 % en Ile-de-France. Les transferts interrégionaux
restent marginaux, pour les trajets province-province (10 %) comme pour les trajets
province/Ile-de-France (11 %, indépendamment du sens). France entière, ils ne dépassent
pas 6 % des mouvements (Figure 1).


Figure 1 - Des transferts essentiellement locaux
Part des différents
types de transferts (1994-2001)
3%3%
22%
61%
8%
Intradépartementaux idf
Interdépartem idf
1%
Interrégionaux touchant idf (Entrées) 2%
Interrégionaux touchant idf (Sorties)
Intradépartementaux province
Interdépartem province
Interrégionaux province-province


4
La structure des transferts est remarquablement stable sur la période 1994-2001 en ce qui
concerne les établissements. Les transferts interrégionaux suivent une progression régulière,
alors que les transferts internes ont tendance à s’essouffler (Figure 2). Le renversement de
tendance a été plus précoce et plus net en Ile-de-France (1999) qu’en province (2000-2001).


Figure 2 - Le nombre de transferts internes s’essouffle

70 000
60 000
50 000
Internes IDF
40 000 Internes autres régions
IDF-Province30 000
Province-province
20 000
10 000
0
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001



Les établissements transférés sont plutôt petits, surtout en province

Les transferts concernent surtout les petites unités : France entière, quatre établissements
transférés sur cinq ont moins de trois salariés et un sur deux n’en a aucun (Figure 3). D’une
manière générale, plus la taille de l’établissement est petite, plus la distance de transfert
augmente. Comme deux villes situées dans deux départements d’une même région de
province sont en moyenne plus éloignées que deux villes situées dans deux départements
franciliens, les transferts interdépartementaux province-province concernent plus
fréquemment des établissements non-employeurs. Le phénomène ne joue pas pour les
transferts interrégionaux, qu’ils touchent ou non l’Ile-de-France.

Figure 3 - La part des établissements non-employeurs est toujours plus forte en province

Part des Part des
Type de transferts Pas de 1 à 2 Toutes
0 salarié moins de 3
(1994-2001) salarié salariés tailles
(%) salariés (%)
Entre 2 départements franciliens 53 593 21 708 104 766 51,2 71,9
Entre 2 départements de province (même région) 22 943 5 802 33 638 68,2 85,5
Entre l'Ile-de-France et une autre région 29 623 7 556 44 095 67,2 84,3
Entre 2 régions de province 29 264 5 767 39 390 74,3 88,9
A l'intérieur d'un département francilien 128 103 58 592 254 260 50,4 73,4
A l'intérieur d'un département de province 455 168 164 221 785 918 57,9 78,8
Total 718 694 263 646 1 262 067 56,9 77,8

Lecture : entre 1994 et 2001, sur les 104 766 transferts ayant entraîné un changement de département à
l’intérieur de la région, 53593 n’ont eu aucun impact sur l’emploi salarié direct (51,2 % des cas), et 21 708
ont concerné des établissements d’un ou de deux salariés. Les transferts d’établissements de moins de 3
salariés représentent 71,9 % des mouvements.
5
3 - Les trajets les plus fréquents vont de Paris à… Paris
L’analyse des trajets empruntés par les transferts qui impliquent la région confirme la
dynamique essentiellement interne des transferts. A eux seuls, les mouvements internes à
Paris représentent près d’un tiers de ces transferts (Figure 4). Et sur les dix trajets les plus
fréquents, huit sont internes aux départements franciliens et deux relient Paris et les Hauts-
de-Seine : ces dix trajets couvrent d’ailleurs 71 % des transferts (internes et externes). Le
epremier trajet impliquant un département de province se classe seulement au 46 rang par
ordre de fréquence.

Parmi les dix trajets interrégionaux les plus fréquents, sept sont des sorties d’Ile-de-France.
Neuf de ces dix trajets concernent Paris (en entrée, en sortie ou en interne). Les trajets les
plus fréquents avec l’Ile-de-France relient la région aux autres régions fortement peuplées et
industrialisés (PACA, Rhône-Alpes) ou aux départements et régions limitrophes (Oise, Eure-
et-Loir).


Figure 4 - Des trajets très majoritairement internes à la région

Les dix trajets les plus fréquents entre 1994 et 2001…
… à l’échelle nationale … en interrégional uniquement
Départ ou arrivée en Ile-de-France
Départ et/ou arrivée en Ile-de-France
avec changement de région
Trajet* Nombre Part (%) Trajet* Nombre Part (%)
Paris > Paris 74 291 32,0 Paris > Alpes-Maritimes 366 1,5
Hts-de-Seine > Hts-de-Seine 18 838 8,1 Paris > Bouches-du-Rhône 332 1,4
Yvelines > Yvelines 12 062 5,2 Paris > Rhône 314 1,3
Seine-St-Denis > Seine-St-Denis 10 233 4,4 Val-d’Oise > Oise 311 1,3
Val-de-Marne > Val-de-Marne 10 147 4,4 Rhône > Paris 285 1,2
Seine-et-Marne > Seine-et-Marne 8 697 3,7 Paris > Oise 273 1,1
Essonne > Essonne 8 342 3,6 Bouches-du-Rhône > Paris 269 1,1
Paris > Hts-de-Seine 8 046 3,5 Alpes-Maritimes > Paris 244 1,0
Val-d’Oise > Val-d’Oise 7 573 3,3 Paris > Nord 223 0,9
Hts-de-Seine > Paris 6 795 2,9 Yvelines > Eure-et-Loir 214 0,9

* Trajet : département de départ > département d’arrivée.
Lecture : les transferts pour lesquels Paris est à la fois la provenance et la destination sont les plus
fréquents des transferts impliquant l’Ile-de-France : 32 % des mouvements sont des transferts internes à
Paris. Parmi les transferts impliquant un changement de région, le trajet Paris/Alpes-Maritimes est le plus
fréquent (1,5 % des mouvements).

4 - Des distances de transferts plus courtes en Ile-de-France
Les distances moyennes parcourues par les établissements transférés sont nettement plus
élevées en province qu’en Ile-de-France (Figure 5). Pour les intradépartementaux, l’écart est
de un à trois ; pour les interdépartementaux, il est de un à quatre. Dans le premier cas, la
faible superficie des départements franciliens est en cause, dans le second, c’est leur
nombre. Compte-tenu des relations privilégiées de l’Ile-de-France avec des régions
lointaines (Rhône-Alpes et PACA), les distances relatives aux transferts interrégionaux sont
plus longues lorsqu’il s’agit de trajets Ile-de-France/Province (2 sens) que lorsqu’ils
concernent deux régions de province. Les sorties d’Ile-de-France génèrent des trajets plus
courts que les entrées.

6
Figure 5 - Des distances plus importantes en province
Distances moyennes (km)
1994-2001 Ile-de-France Province
Intradépartemental 1,9 5,6
Interdépartemental 14,6 59,1
Interrégional (entrées) 328,3 350,8
Interrégional (sorties) 350,8 328,3
Interrégional (internes) sans objet 296,9

Lecture : en moyenne, la distance qui sépare le lieu de départ d’un transfert intradépartemental et le lieu
d’arrivée est de 1,9 km en Ile-de-France et de 5,9 km en province. Attention : les transferts internes à Paris
ont par convention une distance égale à zéro. Source : répertoire des entreprises et des établissements.

Pour l’Ile-de-France, les distances les plus longues sont générées par les activités
industrielles (transferts intra comme interdépartementaux) et immobilières (entrées et sorties
d’Ile-de-France). Sur la période 1994-2001 (Figure 6), les distances moyennes sont stables,
avec une augmentation de 4 km en huit ans, principalement imputable aux sorties d’Ile-de-
France et aux mouvements interrégionaux entre régions de province.

Figure 6 - Les distances moyennes varient peu
Distances moyennes tous établissements (km)
1994-
Type de transferts (1994-2001) 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
2001
Interdépartemental en Ile-de-France 14,7 14,9 14,5 14,6 14,6 14,5 14,6 14,4 14,6
Interdépartemental en province 60,0 58,3 59,6 58,5 58,8 57,4 59,4 60,4 59,1
Interrégional vers l'Ile-de-France (entrées) 332,1 326,5 331,7 323,1 325,3 330,8 326,9 329,8 328,3
Interrégional de l'Ile-de-France (sorties) 326,7 331,4 336,9 344,5 358,7 362,2 367,4 378,9 350,8
Interrégional province-province 288,9 294,3 291,2 294,6 293,5 303,7 304,7 304,3 296,9
Intradépartemental en Ile-de-France 2,0 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9 2,0 1,9
Intradépartemental en province 5,4 5,5 5,5 5,6 5,6 5,7 5,8 5,9 5,6
Total 147,1 147,5 148,8 149,0 151,2 153,7 154,4 156,5 151,0

Les transferts touchant des établissements employeurs se caractérisent par des distances
un peu plus faibles (Figure 7), mais le phénomène est surtout remarquable en province. En
Ile-de-France, il affecte plus les interdépartementaux que les intradépartementaux,
contrairement au reste de la métropole.

Figure 7 - L’absence de salariés permet des trajets plus longs
Distances moyennes (km)
Type de transferts (1994-2001) Tous établissements Employeurs Ecart (%)
Interdépartemental en Ile-de-France 14,6 14,0 -3,9
Interdépartemental en province 59,1 53,0 -11,5
Interrégional vers l'Ile-de-France (entrées) 328,3 306,2 -7,2
Interrégional de l'Ile-de-France (sorties) 350,8 325,0 -7,9
Interrégional province-province 296,9 270,0 -10,0
Intradépartemental en Ile-de-France 1,9 2,0 1,7
Intradépartemental en province 5,6 4,7 -19,2
Total 151,0 139,3 -8,4

Lecture : entre 1994 et 2001, la distance moyenne d’un transfert interdépartemental en Ile-de-France
s’établit à 14,6 km. Pour les seuls employeurs, elle n’est que de 14,0 km, soit une baisse de 3,9 %
imputable à la présence de salariés. Attention : par convention, les transferts internes à Paris ont une
distance égale à zéro kilomètre.
7
5 - Les services aux entreprises sont mobiles par nature
En Ile-de-France comme en province, parmi les facteurs qui peuvent influencer la mobilité
des établissements, l’activité semble déterminante : la nécessité de contacts directs avec la
clientèle freine la mobilité, comme l’utilisation d’équipements industriels pour la production
de biens, ou encore l’emploi de salariés en grand nombre.

L’analyse des transferts selon l’activité nécessite toutefois d’isoler l’effet de structure. L’Ile-
de-France se caractérise, en effet, par la prédominance du commerce et des services aux
entreprises : la moitié des établissements franciliens relevant de ces secteurs, ceux-ci seront
nécessairement plus impliqués que les autres dans le phénomène des transferts (Figure 8).


Figure 8 - L’effet de structure


Part du stock (%) Part des transferts (%)
Activités
avec l’Ile- avec la
Ile-de-France Métropole
de-France métropole
Activités immobilières (EM) 4,0 2,7 5,5 4,1
Commerce (EJ) 26,2 28,3 22,3 21,1
Construction (EH) 8,1 11,7 6,1 13,5
Education, santé, action sociale (EQ) 9,9 11,7 12,0 14,8
Energie (EG) 0,3 0,3 0,2 0,1
Industrie automobile (ED) 0,1 0,1 0,1 0,1
Industrie des biens de consommation (EC) 4,8 3,2 4,1 4,0
Industrie des biens d'équipement (EE) 1,3 1,8 1,7 2,1
Industrie des biens intermédiaires (EF) 1,8 2,9 2,2 2,3
Industries agricoles et alimentaires (EB) 1,3 2,9 0,5 0,7
Services aux entreprises (EN) 24,2 15,2 35,7 26,3
Services aux particuliers (EP) 13,1 15,2 6,5 6,1
Transports (EK) 5,0 4,0 3,1 5,0
Total 100,0 100,0 100,0 100,0

Lecture : les activités immobilières représentent 4 % des établissements franciliens (2,7 % des
établissements de France métropolitaine) et 5,5 % des établissements impliqués dans un transfert
interrégional avec l’Ile-de-France (en entrée ou en sortie). Tous transferts confondus, 4,1 % des
mouvements concernent des établissements où s’exercent des activités immobilières.

Il existe une corrélation évidente entre la structure du stock d’établissements et la structure
des mouvements. Les écarts dans les transports, le commerce ou les services aux
particuliers tiennent au lien de proximité fort avec la clientèle. Les services aux entreprises,
8

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