Note de conjoncture régionale 2005

De
Publié par

La conjoncture économique en Aquitaine : rapport économique et indicateurs statistiques. Synthèse de l'économie française, et principales tendances économiques en Aquitaine ; Les grandeurs de cadrage ; les secteurs d'activité (agriculture, sylviculture, pêche, industrie, construction, transports, activité commerciale, services aux entreprises, tourisme).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 14
Nombre de pages : 129
Voir plus Voir moins

NOTE DE CONJONCTURE
RÉGIONALE 2005
Juillet 2006
INSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUESCe dossier, issu du rapport annuel destiné au Conseil Économique
et Social Régional (CESR), a été réalisé par l’INSEE d’Aquitaine.
Ont contribué à son élaboration, sous la responsabilité d’Élisabeth NADEAU :
Cécile Bollier, Florence Mathio et Yvette Willm
ainsi que Michèle Charpentier, Claudie Goubé et Nadia Wojciechowski de l’Insee,
Éric Amrane et Bertrand Roucher du Service Régional de la Statistique Agricole (DRAF Aquitaine).
Rédaction achevée le 20 juin 2006Avant-propos






La conjoncture économique régionale présente les faits et les tendances de l’année écoulée et des
premiers mois de 2006 en les replaçant dans les perspectives nationales. Ce document qui rassemble
différentes sources propres à l’Insee, mais aussi externes à l’Institut, représente la contribution de
l’Insee Aquitaine aux travaux de la Commission « Développement régional et planification » du
Conseil Economique et Social Régional d’Aquitaine.
Cette contribution, publiée dans la série « Dossier Insee Aquitaine », résulte d’un partenariat initié en
1997 avec le CESR et financé par le Conseil Régional. Elle comprend deux parties :
- le rapport économique qui, outre les tendances nationales, synthétise et retrace
l’économie régionale la plus récente, sous ses aspects globaux et sectoriels,
- les indicateurs statistiques qui mobilisent de nombreuses sources disponibles à l’Insee,
dans le système statistique public de l’Etat et dans différents organismes à vocation
économique, sociale ou financière.

Consultable gratuitement sur le site internet de l’Insee et sur celui du CESR, ce document est ainsi à
la disposition des élus, des institutionnels, des responsables socioprofessionnels et de tout citoyen
intéressé par le sujet.









Rapport économique Sommaire







La synthèse
• L’économie française : en 2005, la croissance mondiale résiste au 7
choc pétrolier et la croissance française redémarre en cours d’année ;
la France, en 2006, devrait mieux tirer parti de l’environnement
international, en particulier de la reprise allemande.
• Les principales tendances économiques en Aquitaine : la 10
construction et les services, des secteurs porteurs pour l’emploi en
Aquitaine.
Pour en savoir plus 12


Les grandeurs de cadrage

• Emploi salarié : l’emploi salarié régional plus dynamique qu’au niveau 13
national en 2005.
14• Marché du travail : bonnes tendances pour le chômage en 2005 et
début 2006.
• Commerce extérieur : 2005, année à contre courant de la dynamique 15
nationale, début 2006, reprise des exportations.

Pour en savoir plus



Les secteurs d’activité

• Agriculture, sylviculture, pêche : en 2005, le manque d’eau et la 25
baisse des productions agricoles.
• Industrie : une stagnation de la production nationale dans l’industrie. 30
32• Construction : l’embellie se poursuit pour la construction en 2005.
La place des services dans l’économie aquitaine

• Transports : un bilan très positif pour le transport voyageurs en 2005. 36
• Activité commerciale : le nombre d’établissements commerciaux en 39
légère diminution en 2005, en particulier dans le commerce de gros.

• Services aux entreprises : un secteur fortement créateur d’emplois en 40
2005.
41• Tourisme : un retour des touristes à l’été 2005, plus discret qu’au
niveau national.

Pour en savoir plus
45


Les statuts d’activité
46• Artisanat, professions libérales, secteur associatif
47Pour en savoir plus


NOTE DE CONJONCTURE REGIONALE 2006 5 INSEE AQUITAINE


6 INSEE AQUITAINE NOTE DE CONJONCTURE REGIONALE 2006
Synthèse L’économie française

En 2005, la croissance mondiale résiste au choc pétrolier
et la croissance française redémarre en cours d’année
1
En 2005, l’économie mondiale montre perdu sur tous les fronts, cumulant une demande
une grande résistance face au choc pétrolier. interne atone et des pertes de parts de marché à
l’exportation. En particulier, la vigueur de la croissance des
États-Unis et celle de la Chine entraînent dans
leur sillage le commerce mondial. Reprise de couleurs pour la France à partir de
La zone euro n’a pas profité de cet l’été 2005
environnement international porteur.
En France, la progression du produit
La France a retrouvé des couleurs au
intérieur brut revient à 1,2 %, après 2,3 % en
second semestre 2005. En moyenne sur
2004. La croissance redémarre en cours
l’année, la progression du produit intérieur
d’année. L’activité française continue à reposer
brut revient à 1,2 %. L’activité repose
principalement sur la demande intérieure privée,
principalement sur la demande intérieure surtout sur la consommation des ménages
privée, plus particulièrement sur la demande (+2,1 %) et sur leur investissement en matière de
des ménages. logement (+ 3,1 %).
Le solde des échanges extérieurs se
En 2005, l’économie mondiale a résisté dégrade fortement (-23 milliards), en partie en
face au choc pétrolier. L’activité américaine raison de l’alourdissement de la facture
ralentit en 2005, tout en restant dynamique : énergétique. La croissance des exportations
3,5 % après 4,2 %. La croissance des pays (3,2 %) est décevante au regard de la robustesse
émergents d’Asie conserve toute sa vigueur, de la demande mondiale (+ 5,8 %) et du
emmenée par la Chine où elle se stabilise autour redressement de la compétitivité. Pour la
de 10 %. Au Japon, le spectre de la déflation troisième année consécutive, le commerce
s’est éloigné. extérieur bride l’activité, il soustrait un point à la
croissance en moyenne.
Une activité mondiale soutenue Le redémarrage de l’emploi intérieur total
(99 000 emplois créés) favorisé par la mise en En retrait par rapport à 2004 très
place du Plan de cohésion sociale et du Plan dynamique, la progression du commerce mondial
d’urgence pour l’emploi, conduit à une inflexion est soutenue à partir du printemps avec une
du taux de chômage. Il termine l’année à 9,6 %, accélération au second semestre 2005. Au final,
après 10 % fin 2004. Les gains de productivité l’activité mondiale est en croissance de 4,2 %,
sont ainsi plus faibles qu’en 2004. après 4,8 % en 2004. Le resserrement des
politiques monétaires, précoce aux États-Unis,
Malgré l’embellie sur le marché de l’emploi, plus tardif dans la zone euro, n’a qu’un faible
la progression du pouvoir d’achat des ménages impact sur les taux longs américains et
freine en 2005 : la croissance de leur revenu européens.
disponible a ralenti d’un point, pour revenir à
3,1%. Compte tenu de l’inflation, cela équivaut à Zone euro en retrait
un revenu réel disponible des ménages en
En dépit de cet environnement hausse de 1,1 % (2,2 % en 2004 et 0,9 % en
international porteur, la zone euro est restée en 2003). Ce freinage du pouvoir d’achat est dû au
retrait. Sa croissance se limite au final à 1,4 % ralentissement de la croissance des revenus
après 1,8 % en 2004. La demande intérieure de d’activité, mais aussi à l’augmentation des
la zone euro reste trop fragile pour donner un prélèvements sociaux et fiscaux.
nouveau souffle à la reprise. Si le choc pétrolier Les ménages puisent donc dans leur
est dans l’ensemble bien absorbé, les faibles épargne. Le taux d’épargne recule depuis 2003,
créations d’emplois et la stagnation des salaires et il s’établit à 14,9 % en 2005.
pèsent sur le revenu des ménages. L’Espagne et
la France portées par des marchés immobiliers L’indice des prix à la consommation reflue
euphoriques, profitent de demandes intérieures à 1,8 % en moyenne annuelle (2,1 % en 2004),
solides. En Allemagne, la forte modération malgré le prix de l’énergie et grâce au
salariale a « payé » à l’exportation aux prix d’une comportement des prix des produits
consommation privée très déprimée. L’Italie a manufacturés.


1
L’Économie française, comptes et dossiers, Édition 2006
Collection Références INSEE
NOTE DE CONJONCTURE REGIONALE 2006 INSEE AQUITAINE7
Synthèse L’économie française

La France, en 2006, devrait mieux tirer parti de l’environnement
international, en particulier de la reprise allemande
Le premier trimestre 2006 est marqué par
Un rebond de l'économie allemande
un fort dynamisme de l’économie mondiale, tant
2006
en Asie qu’aux États-Unis et même en zone euro,
moyennes annuelles trimestrielles
et consécutivement par une vive accélération des 2003 2004 2005 2006 T1 T2 T3 T4
échanges mondiaux. Dans ce contexte, les prix
Zone Eu ro 0,8 1,8 1,4 2,1 0,6 0,6 0,5 0,5du pétrole continuent de progresser, favorisant
une augmentation de l’inflation, qui est cependant Allemagne -0,2 1,1 1,2 1,8 0,4 0,8 0,5 0,5
restée modérée. Ainsi les banques centrales ont Italie 0,1 0,9 0,1 1,3 0,6 0,3 0,2 0,2
été amenées à poursuivre le relèvement
Espagne 2,9 3,1 3,4 2,6 0,8 0,6 0,6 0,6
progressif de leur taux d’intervention, avec une
France 1,1 2,0 1,2 2,0 0,5 0,6 0,6 0,6répercussion sur les taux à long terme.
Source : Comptes nationaux, EurostatL’année 2006 apparaît comme
Variations du PIB prévisionexceptionnelle sur le plan des flux d’échanges
commerciaux. Le caractère limité de l’impact du Les rythmes de croissance de l’Allemagne
choc pétrolier se confirme. Dans ce contexte
et de la France rattraperaient la moyenne de la
favorable, les rythmes d’activité seraient assez
zone au second semestre, tandis que l’Italie
dynamiques dans l’ensemble des pays
resterait à la traîne.
industrialisés.
Embellie de la croissance en France
Une économie mondiale dynamique
L’économie française a retrouvé depuis
2006
l’été 2005 une croissance plus robuste. Les annuelles trimestrielles
chiffres du premier trimestre de 2006 viennent 2004 2005 2006 T1 T2 T3 T4
confirmer cette tendance. Au-delà d’une
Etats-Unis 4,2 3,5 3,5 1,3 0,8 0,7 0,6 progression du PIB de 0,5 %, la consommation
Japon 2,3 2,6 3,2 0,8 0,9 0,6 0,6 des ménages joue toujours un rôle moteur et les
inquiétudes sur la tenue des échanges extérieurs Royaume-Uni 3,1 1,8 2,4 0,6 0,8 0,6 0,6
sont atténuées. La croissance en 2006 atteindrait
Zone Euro 1,8 1,4 2,1 0,6 0,6 0,5 0,5 2 %, malgré la fragilité de la production
Ensemble pays manufacturière qui ne progresserait que de 1 %.
industrialisés 3,1 2,6 2,9 0,9 0,8 0,6 0,5 Le rebond des exportations françaises est
Source : Données nationales, Banque mondiale, Insee exceptionnel au premier trimestre. Elles devraient
Variations du PIB prévision augmenter au cours des trois trimestres suivant,
en supposant un contexte de change favorable.

La demande intérieure allemande apporte enfin
Redémarrage allemand et expansion
son soutien aux exportations françaises. Les
espagnole dans la zone euro
importations devraient rester soutenues. Le
En zone euro, la croissance du PIB est commerce extérieur ne ferait plus perdre que 0,2
point de croissance en 2006, contre 1 point forte au premier trimestre 2006 : + 0,6 % après
0,3 % au quatrième trimestre de 2005. Le rebond l’année passée.
de la consommation des ménages et des

exportations soutient la production industrielle en
196 000 emplois créés
début d’année. Cependant, la croissance est très
inégale selon les pays : elle reste forte en Cumulé à une augmentation moins rapide
Espagne et demeure en deçà de la moyenne en de la population active tendancielle, l’apport
Allemagne et en France. Sur l’année 2006, conséquent des emplois aidés entraînerait une
l’amélioration du marché de l’emploi et la accélération sensible de l’emploi salarié
poursuite de la baisse du taux d’épargne des marchand. Le nombre de créations d’emplois
ménages dynamiseraient la consommation doublerait en 2006 et atteindrait 196 000 emplois,
privée, tandis que les exportations seraient dont 75 000 dans le secteur privé. L’industrie
soutenues par la bonne tenue de la demande détruirait moins d’emplois, et les embauches
mondiale. L’investissement, par contre, dans la construction et dans le tertiaire marchand
n’accélérerait pas. devraient se poursuivre. Le dynamisme du
Au total, le PIB de la zone euro secteur de la construction ne serait pas encore
progresserait de 2,1 % en 2005 après 1,4 % en affecté par un plafonnement attendu de la
2004. demande de logement suite à la remontée des
taux d’intérêt.
INSEE AQUITAINE NOTE DE CONJONCTURE REGIONALE 20068
Synthèse L’économie française


Vers 9% de taux de chômage fin 2006
Ce scénario intègre pour 2006 un baril de
La baisse du chômage devrait se pétrole en moyenne à 68 dollars (le prix moyen
poursuivre. Le taux de chômage diminuerait
annuel était de 54,4 dollars en 2004 et 38,2
continûment tout au long de l’année pour se
dollars en 2003) et un cours de l’euro à 1,27
situer à environ 9 % en décembre. Il baisse .
depuis le deuxième trimestre de 2005. Il s’établit
Le principal aléa sur ces perspectives
à 9,3 % fin avril 2006. réside dans l’accentuation des déséquilibres

mondiaux qui renforce les risques d’une baisse
L’activité plus dynamique devrait doper les
du dollar susceptible d’affecter les anticipations
salaires. L’augmentation de la consommation des
des entrepreneurs européens. Mais à l’inverse,
ménages serait confortée par une meilleure
on ne peut exclure qu’à très court terme l’élan de
orientation du pouvoir d’achat, maintenue par une l’économie mondiale entraîne une dynamisation
stabilisation de l’inflation en dessous de 2 %
plus importante de la zone euro ▄
(1,8 % en décembre 2006). Le pouvoir d’achat du
revenu disponible des ménages croîtrait de 2,4 %
en 2006.




Croissance attendue des exportations en 2006
(au prix de 2000, données cvs-cjo, moyennes trimestrielles ou annuelles, en %)
(poids en 2004 2005 2006
2004 2005 2006
2000) T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
PIB (100 %) 0,50,80,10,60,10,0 0,6 0,3 0,5 0,6 0,6 0,6 2,0 1,2 2,0
Importations (28 %) 0,83,21,60,91,21,4 2,4 2,2 1,1 2,3 2,0 1,7 6,0 6,5 7,6

Dépenses de
consommation des
ménages (54 %) 0,7 0,8 0,0 1,2 0,6 0 0,8 0,4 0,9 0,7 0,5 0,5 2,5 2,2 2,6
Dépenses de
consommation des
administrations (24 %) 0,50,70,30,20,10,0 0,6 0,0 0,5 0,5 0,4 0,4 2,1 0,9 1,4
FBCF totale dont (19 %) -0,1 1,6 -0,1 1,1 0,8 0,8 1,6 0,9 0,2 1,1 1,0 0,9 2,6 3,7 3,5
ENF-entreprises non financières (11 %) 0,4 2,5 -0 1,3 0,5 0,4 2,2 1,1 -0,1 1,4 1,1 1,1 4,2 4,1 2,6,
Ménages (5 %) 0,72,10,81,20,71,3 0,6 0,7 0,5 0,6 0,7 0,6 4,1 4,0 2,6
Exportations (29 %) 0,1 1,2 0,2 1,3 -0,5 0,7 2,9 1 3,0 1,3 1,1 1,4 3,3 3,2 7,4
Contributions à l'évolution du PIB (en points de PIB)
Demande intérieure hors stocks 0,50,90,10,90,50,2 0,9 0,4 0,7 0,7 0,6 0,6 2,4 2,2 2,5
Variations de stocks 0,2 0,4 0,4 -0,4 0,1 0,1 -0,4 0,2 -0,7 0,2 0,3 0,1 0,3 0,0 -0,3
Échanges de biens et services -0,2 -0,6 -0,4 0,1 -0,5 -0,2 0,1 -0,4 0,5 -0,3 -0,3 -0,1 -0,7 -1,0 -0,2
prévisionSource : Insee - Comptes de la nation Note conjoncture de juin 2006
France : Equilibre ressources - emplois en volume
NOTE DE CONJONCTURE REGIONALE 2006 INSEE AQUITAINE9
Synthèse Les tendances en Aquitaine

La construction et les services,
des secteurs porteurs pour l’emploi en Aquitaine en 2005


L’emploi aquitain salarié marchand Des progrès sur le marché du travail
progresse en 2005, et plus vite qu’au
niveau national. L’emploi salarié augmente En 2005, le chômage en Aquitaine a
dans le secteur de la construction et dans diminué de 5,2%, à l’image de la situation en
France métropolitaine. La baisse continue début celui des services, tandis que le commerce
2006 : sur la période fin avril 2005 -fin avril 2006, le perd un peu de sa vitalité. Le nombre de
nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 1 a chômeurs diminue au cours de l’année, en
chuté de 9,9 %, contre 8,4 % au niveau national. Le particulier chez les jeunes. Le taux de
chômage des jeunes a fortement régressé ainsi chômage, fin mars 2006, s’établit à 9,3 %,
que, dans une moindre mesure, celui des femmes niveau qu’il n’avait pas atteint depuis 4 ans.
et des chômeurs de longue durée. Le marché du La sécheresse en 2005 pénalise les
travail a été plus dynamique, en particulier au productions agricoles. Le revenu des
second semestre. Fin mars 2006, le taux de agriculteurs chute encore.
chômage s’établit à 9,3 % de la population active, La création d’entreprises se maintient
niveau auquel il n’était pas descendu depuis mars à un bon niveau. Les touristes reprennent
2002. Il est inférieur au taux de chômage national le chemin de l’Aquitaine, un peu plus
(9,5 % fin mars 2006). nombreux qu’en 2004. La dynamique
Au 30 avril 2006, 104 400 Aquitains commerciale de la région s’affaiblit avec
recherchent un emploi, et un sur trois est inscrit à une baisse sensible des exportations en
l’ANPE depuis plus d’un an. 2005.
2005 est l’année de la mise en place du

plan de cohésion sociale, avec de nouveaux
dispositifs ciblés selon le type d’employeur et le type
En Aquitaine, en 2005, l’activité semble
de public. Le contrat d’avenir, qui s’adresse au repartie avec une embellie sur l’emploi salarié
secteur non marchand et aux bénéficiaires de
plus nette qu’au niveau national, une
minima sociaux, semble donner de moins bons
amélioration du marché du travail, et un retour
résultats en Aquitaine que dans les régions des touristes à la saison estivale. Le bâtiment
voisines.
va. Par contre, les revenus des agriculteurs
continuent de chuter et les exportations
Un manque d’eau et des productions agricoles
régionales diminuent sensiblement.
en baisse

La sécheresse en 2005 pénalise les La construction et les services, des
rendements et réduit les volumes de productions
secteurs créateurs d’emploi
végétales. La filière oléagineuse se développe

cependant, dopée par les ouvertures sur les
La croissance de l’emploi salarié
biocarburants. Les productions légumières ont
marchand semble accélérer en 2005. La
bénéficié de prix d’un bon niveau, contrairement au
construction et les services sont les secteurs
secteur fruitier pour lequel l’insuffisance de la
créateurs d’emploi. L’industrie perd moins
consommation continue à freiner les cours. La
d’effectifs que les années précédentes. Les
viticulture est toujours en difficulté avec des
industries agricoles et alimentaires ont de bons
perspectives en terme de consommation et
résultats en termes d’emploi. Les effectifs du
d’exportation limitées. Les éleveurs bovins ont pu
secteur des industries d’équipement se
maintenir leurs prix en anticipant la baisse de la
stabilisent, tandis que disparaissent des postes
demande. Deux problèmes sanitaires sérieux
dans le secteur des biens de consommation,
touchent la région en 2005 : d’une part une
dans celui des biens intermédiaires et dans le
prolifération d’algues ayant entraîné un arrêt de la
secteur automobile. La création d’emploi dans
production d’huîtres au printemps, d’autre part
le secteur du commerce ralentit.
l’épizootie de grippe aviaire commencée dès
Au total, le nombre d’emplois salariés l’automne. Les revenus des agriculteurs, et en
dans le secteur privé marchand non agricole particulier de certains viticulteurs, continuent leur
est en hausse de 2,1 % sur l’année en chute.
Aquitaine, si l’on tient compte de l’intérim. La En 2006, les craintes de sécheresse ne sont pas
situation est nettement meilleure dans la région totalement écartées. Des mesures sont mises en
qu’au niveau national (0,4 %). place pour retrouver un équilibre dans la viticulture.
INSEE AQUITAINE NOTE DE CONJONCTURE REGIONALE 200610
Synthèse Les tendances en Aquitaine

logements et sur l’équipement des logements.
Bonne santé pour la construction La région maintient un excédent
commercial, mais il ne cesse de s’amenuiser
depuis 2002. Les principaux pays partenaires de En 2005, le dynamisme du secteur de
la construction reste soutenu et place l’Aquitaine restent les États-Unis, l’Espagne,
l’Allemagne et le Royaume-Uni. l’Aquitaine parmi les régions françaises les
plus performantes. Les évolutions régionales Les résultats du début 2006 sont plus
encourageants ; les exportations reprennent de la sont plus élevées que celles observées au
vigueur depuis l’été 2005. En particulier, la niveau national. Les autorisations de
construction de logements continuent de tendance à l’export des « boissons » s’améliore.
progresser après un accroissement
particulièrement élevé en 2004 (+ 29 %). En Un retour des touristes durant la saison estivale
2005, elles dépassent les 40 400 unités, soit
15 % de plus qu’en 2004. Le nombre de Le retour des touristes dans les campings et
logements commencés dans la région s’élève les hôtels pendant l’été se ressent, il est moins
à 34 000 ; il progresse de 31 % tandis qu’il prononcé qu’au niveau national. Un peu plus de
augmente plus modérément de 13 % en Français dans les campings, un peu plus
France. Cette forte hausse est surtout le fait du d’étrangers les hôtels, en particulier plus de
secteur collectif. Sur les 410 000 logements touristes espagnols, tel est le bilan de la saison
commencés en France, 8 % sont des mises en estivale 2005 par rapport à celle de 2004. Le
chantier aquitaines. Ces volumes de résultat estival atteint 17,4 millions de nuitées pour
construction régionaux atteints en 2005 les hôtels et les campings. Dans ces derniers,
représentent le double de ceux des années l’installation d’hébergements légers (mobile-home,
1990. chalet…) sur les emplacements de passage se
développe et ces emplacements équipés sont
Bilans positifs pour les transports de préférés aux emplacements nus.
voyageurs Sur l’année 2005, la fréquentation totale dans
les hôtels aquitains est équivalente à celle de 2004,
avec un peu plus d’étrangers (+3 %) et un peu La reprise de l’activité économique
moins de Français (-1 %). bénéficie dans la région aux transports de
voyageurs, quel que soit le mode de transport.
La fréquentation des trains express régionaux, Une dynamique de création dans les services
les TER, augmente de 9 %. Le trafic voyageurs aux entreprises et la construction
dans le transport aérien, en particulier à
l’international, progresse et l’aéroport de Après une forte hausse en 2004, le nombre
Bordeaux dépasse ainsi les trois millions de de créations d’entreprises fléchit en 2005, mais
passagers transportés. demeure à un niveau élevé. 16 900 entreprises sont
Le transport de marchandises progresse créées en Aquitaine. Le nombre de créations pures
par voie maritime. En revanche, qu’il s’agisse se maintient. La dynamique de création se poursuit
du fret ferroviaire ou du transport combiné, les dans les services aux entreprises et la construction.
résultats sont à la baisse. L’Aquitaine conserve son quatrième rang parmi les
régions métropolitaines avec un taux de création de
Une mauvaise année pour les exportations 12,1 %

L’année 2005 se caractérise dans la
région par une baisse sensible des
exportations (- 5 %), à contre courant de la
tendance nationale (+ 4 %). Seulement trois
régions ont enregistré une diminution encore
plus sensible de leurs exportations. La baisse
est surtout due à la contraction des ventes
dans les secteurs de la construction
aéronautique et des boissons. La région perd
une place par rapport à l’année précédente et
se retrouve au 13eme rang des régions
exportatrices. Les importations, moins
sensibles aux spécialisations structurelles des
régions, suivent la tendance nationale à la
reprise. La consommation des ménages, avec
une hausse du pouvoir d’achat de 1,1% , ne se
dément pas. Elle porte en partie sur les
NOTE DE CONJONCTURE REGIONALE 2006 INSEE AQUITAINE11

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.