Nouvelles entreprises : la génération 1998 cinq ans après

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Seconde génération d'entreprises à être suivie par l'enquête Système d'information sur les nouvelles entreprises, les créations de 1998 ont une pérennité plus forte que celles de 1994. Les nouveaux entrepreneurs picards de la génération 1998, au nombre de 5 008, choisissent davantage le commerce et les services pour exercer leur activité. Cependant, la survie à 5 ans est meilleure dans la construction, dans l'industrie et surtout dans le secteur de l'éducation, de la santé et de l'action sociale.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°150 - 2005
Nouvelles entreprises :
la génération 1998 cinq ans après
Seconde génération d’entreprises à être suivie par l'enquête Système d’information
1sur les nouvelles entreprises , les créations de 1998 ont une pérennité
plus forte que celles de 1994.
Les nouveaux entrepreneurs picards de la génération 1998, au nombre de 5 008,
choisissent davantage le commerce et les services pour exercer leur activité.
Cependant, la survie à 5 ans est meilleure dans la construction,
dans l’industrie et surtout dans le secteur de l’éducation, de la santé
et de l’action sociale.
Les facteurs internes qui influencent le plus la survie à 5 ans de l’entreprise sont
soit liés au créateur (activité préalable, diplôme et âge), soit à l’entreprise créée
(secteur d’activité, investissement initial, aides publiques et type de clientèle
de l’entreprise). Les dynamiques de l’emploi sont différentes selon le type
de création : la progression de l’emploi salarié en 5 ans est plus importante
dans les créations pures que dans les reprises.
n 2003, après 5 années d’acti-






vité, plus de la moitié (52,3%) E des nouvelles entreprises picar-
des de la génération 1998 ont survécu.
Ce taux est supérieur à la France mé-
tropolitaine (50,8%). Pour les nouvel-
les entreprises, la première année est
déterminante. En Picardie 12% des

nouvelles entreprises de 1998 n’ont pas

franchi ce cap. Au cours des années
suivantes les disparitions sont de moins
en moins nombreuses : 10% la se-
conde année et seulement 5% la cin-
quième année.



Une structure sectorielle
des services, et notamment celui des et l’industrie non agroalimentairedes créations proche
services aux particuliers, est égale- 8,4%. Pour ces deux secteurs, lade la structure du parc existant
ment très prisé par les créateurs pi- moyenne nationale est plus faible (res-
En 1998, comme au niveau natio- cards puisque 18% ont choisi les pectivement 14,4% et 7,2%). D’autres
nal, près de 30% des nouvelles entre- services aux particuliers (16,7% en secteurs d’activité ont moins attiré les
prises picardes ont été créées dans le France) et 12,7% les services aux en- nouveaux entrepreneurs : les trans-
commerce et la réparation. Le secteur treprises (17,5% au niveau national). ports, l’éducation, la santé et l’action
En 1998, la construction a attiré 16,5% sociale ainsi que l’immobilier et l’indus-
1 des nouveaux entrepreneurs picards, trie agroalimentaire.Cf. encadré page 3
ENTREPRISESLa structure sectorielle de ces nouvel-
2,5 fois plus de chances de survie pour un créateur de 40-45 ans
les entreprises est proche de celle du parc
que pour un créateur de moins de 25 ans
des entreprises picardes en 1998. On
Les chances de survie à 5 ans des entreprises créées en 1998
remarque cependant quelques différen-
Chances Chances ces : les nouvelles entreprises évoluent
Variables liées à l'entreprise de survie Variables liées au créateur de survie
davantage dans le secteur des services,
Activité Activité préalablede la construction et du commerce et
Commerce et réparation 1,0 En activité 1,0 moins dans le secteur de l’éducation, de
Services aux particuliers 0,7 Chômeur depuis plus d'un an 0,4 la santé et de l’action sociale ainsi que
Industrie des biens intermédiaires 2,9 Diplôme le plus élevédans l’ensemble du secteur industriel.
Éducation, santé, action sociale 2,0 Bac généraliste 1,0
Des profils de créateurs Activités immobilières 0,5 Bac + 3 et plus 1,3
et d’entreprises plus ou moins CAP/BEP 0,5 Montant des moyens
nécessaires pour démarrer BEPC 0,4 favorables à la survie
Âge
De 7 620-15 245 euros 1,0 Les cinq premières années d’exis-
Moins de 25 ans 0,4
tence sont en général les plus difficiles
0,8 nsDe 3 810-7 620 € De 25 à moins de 30 ans
pour une entreprise : près d’une nouvelle
De 30 à moins de 35 ans 1,0 entreprise sur deux ne passe pas ce cap.
Obtention d'aides publiques De 35 à moins de 40 ans 0,5 Dans 4 secteurs, plus d’une entreprise
Au moins une aide publique 1,0 De 40 à moins de 45 ans 1,0 sur 2 a survécu. Il s’agit des services aux
Pas d'aide publique 0,5 De 45 à moins de 50 ans 1,0 entreprises, de l’industrie, de la construc-
Type de clientèle au démarragetion et de l’éducation, santé, action so-
ciale. Dans 4 autres secteurs, moins Entreprises 1,0
d’une entreprise sur 2 est pérenne au- Particuliers 1,8
edelà de sa 5 année d’existence : le com- Source : Insee - Sine 1998 vagues 1998 et 2003
merce et la réparation, les services aux
L’analyse des chances de survie d’une entreprise 5 ans après sa création est réalisée à l’aide d’unparticuliers, les transports et l’immobilier.
modèle de régression logistique. Pour chaque caractéristique, les effets sont étudiés par rapport àDès le départ, les chances qu’a une
une situation de référence (en gras et italique dans le tableau). Ainsi, on considère une situation de
eentreprise de pouvoir fêter son 5 anni- référence dans laquelle le nouvel entrepreneur est âgé de 40 à 45 ans, a obtenu un baccalauréat
versaire sont conditionnées par certains généraliste et était en activité avant la création. Cet individu choisit comme secteur d’activité le
commerce ou la réparation et il investit entre 7 622 et 15 245 euros au démarrage de son entreprisefacteurs. Pour les entreprises picardes
en 1998. Il obtient au moins une aide publique et sa clientèle est composée d’entreprises. Puis onde la génération 1998, les facteurs les
modifie un seul des critères, tous les autres restant identiques (on dit également toutes choses
plus déterminants au démarrage sont, égales par ailleurs). Il est alors possible d’évaluer les chances de survie de l’entreprise de cet indi-
outre le secteur d’activité vu précédem- vidu par rapport à notre individu de référence. Le modèle suppose que les effets sont additifs : plus
ele coefficient est élevé (supérieur à 1), plus la probabilité est forte que l’entreprise atteigne son 5ment, les moyens financiers engagés,
anniversaire : plus il est faible (inférieur à 1) plus la probabilité est faible que l’entreprise atteigne sonl’obtention d’aides publiques et le type
e5 anniversaire. Une valeur de 1 signifie que la modalité n’a pas d’influence.
de clientèle. Pour les créateurs de cette
génération, les facteurs les plus influents
au départ sont l’activité préalable du
créateur, le niveau de diplôme et l’âge.
Ainsi, un créateur ayant un CAP/BEP prise d’un créateur de moins de 25 ans treprise d’un créateur n’ayant pas béné-
aura 2 fois moins de chances de voir son aura 2,5 fois moins de chances d’attein- ficié d’aide publique aura 2 fois moins
edre son 5 anniversaire que celle d’un de chances de vivre au moins 5 ans queentreprise vivre au moins 5 ans qu’un
créateur ayant le bac. De même, l’entre- créateur de 40 à 45 ans. Ou encore, l’en- celle d’un créateur en ayant bénéficié.


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