Nouvelles entreprises - Les créations dynamisent l'emploi salarié

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Au cours du 1er semestre 1994, plus de 82 000 entreprises ont été créées ou reprises. Elles avaient créé ou préservé 208 000 emplois. Fin 1997, les 47 000 entreprises « survivantes « employaient 176 000 personnes. Les trois quarts des nouvelles entreprises sont des créations ex nihilo. Pour 100 emplois nouveaux en 1994, celles-ci en auront préservé 55, perdu 45 et créé 30 trois ans plus tard. Un grand nombre des emplois perdus est lié à la cessation d'activité de très petites unités : l'emploi de leur dirigeant a disparu avec leur entreprise. En revanche, lorsqu'elles survivent, les entreprises créées ex nihilo développent l'emploi salarié : presque 39 000 nouvelles embauches en trois ans. Les perspectives de croissance sont accrues si, dès le départ, l'entreprise a moins un salarié. Près d'une nouvelle entreprise sur trois est un commerce. Certaines d'entre elles, organisées en réseau, manifestent un fort potentiel de croissance.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 628 JANVIER 1999
Prix : 15 F (2,29 $)
Nouvelles entreprises
Les créations dynamisent l’emploi salarié
Stéphan Challier et Annick Richard,
division Répertoire Sirene et Démographie des entreprises, Insee
er ront poursuivi leur activité, sont à nouveauu cours du 1 semestre 1994, plus
interrogées trois ans puis cinq ans plus tard
de 82 000 entreprises ont été (cf. Pour comprendre ces résultats ).Acréées ou reprises. Elles avaient 82 400 entreprises ont été créées ex nihilo
ou reprises au cours du premier semestrecréé ou préservé 208 000 emplois. Fin
de 1994. Fin 1997, 47 000 étaient encore
1997, les 47 000 entreprises « survivan actives. Parmi les 35 000 entreprises qui ont
tes » employaient 176 000 personnes. cessé leur activité durant cette période, les
trois quarts étaient des entreprises indivi Les trois quarts des nouvelles entrepri
duelles, sans salarié ( schéma).
ses sont des créations ex nihilo. Pour 100 En termes d’emploi, les nouvelles entrepri
emplois nouveaux en 1994, celles ci en ses de 1994 avaient embauché ou maintenu
au travail, cette année là, 208 000 person auront préservé 55, perdu 45 et créé 30
nes. À la fin de 1997, les entreprises « sur
trois ans plus tard. Un grand nombre des vivantes » employaient 176 000 salariés et
emplois perdus est lié à la cessation non salariés (tableau 1). En trois ans, les
mouvements de main d’œuvre auront étéd’activité de très petites unités : l’emploi
nombreux : pour 100 emplois nouveaux en
de leur dirigeant a disparu avec leur 1994, 62 auront été préservés, 38 auront été
entreprise. En revanche, lorsqu’elles perdus et 23 créés. Dans cette dynamique,
les entreprises créées ex nihilo jouent unsurvivent, les entreprises créées ex nihilo
rôle déterminant.
développent l’emploi salarié : presque
Les nouvelles entreprises et leurs emplois39 000 nouvelles embauches en trois
(chiffres arrondis à la dizaine inférieure)
ans. Les perspectives de croissance
Fin 1994 1994 1997 Fin 1997sont accrues si, dès le départ, l’entre
prise a au moins un salarié. 35 380
82 430 47 050
cessations
entreprises entreprises Près d’une nouvelle entreprise sur trois d’activités
est un commerce. Certaines d’entre
elles, organisées en réseau, manifes
- 79 010
emplois tent un fort potentiel de croissance.
( 33 200
emplois salariés)
207 790 175 670
Chaque jour des entreprises se créent. Cer emplois emplois
taines survivront, se développeront, d’au
( 99 000 (107 820 tres cesseront leur activité. Ainsi, après
emplois salariés) emplois salariés)avoir créé ou préservé des emplois, certai
nes continueront à embaucher, alors que Gains d’emplois
d’autres diminueront leurs effectifs. dans les entrepri
ses survivantesLe Système d’information sur les nouvelles
entreprises (Sine) a été conçu pour dresser,
entre autres, un panorama de ces mouve
+ 46 890
ments de l’emploi. Il suit sur plusieurs an
emplois
nées les entreprises créées au cours d’une (+ 42 030
période donnée. Ces nouvelles entreprises emplois salariés)
sont de deux types : les créations pures ex (
ernihilo), et les reprises d’une activité déjà Champ : entreprises créées ou reprises au cours du 1 semestre 1994.
existante. Les « survivantes », celles qui au Source : enquête Sine, Insee.la création, ne le développent que len créés trois ans plus tard. Par rapport àLe potentiel des créations pures
tement. Par contre, les créations pures 1994, le recul est directement lié aux
Les entreprises issues d’une création paraissent offrir un potentiel non négli cessations d’activité : l’emploi du diri
pure sont très différentes des unités geable en matière d’emplois salariés. geant, non salarié le plus souvent, a dis
reprises. Les premières sont généra Entre 1994 et 1997, 34 500 entrepri paru avec l’entreprise. Pour les petites
lement très petites, le plus souvent ses créées ex nihilo ont survécu. Elles entreprises, les disparitions intervien
sans salarié. A contrario, reprendre avaient créé 35 600 emplois salariés nent rapidement, six fois sur dix dans les
une entreprise, c’est reprendre un en 1994 et en ont engendré 38 720 deux premières années de leur vie. Pour
existant en termes de clientèle, d’ou supplémentaires dans les trois années les plus grandes unités, les cessations
tillages mais aussi de main d’œuvre, suivantes (tableau 2). Dans le même interviennent plus tardivement.
en l’adaptant au nouveau départ. Le temps, 30 000 de ces entreprises ont Les reprises, qui constituaient environ
développement de l’emploi, dans les cessé leur activité, faisant disparaître un cinquième des nouvelles entrepri
créations ex nihilo et dans les repri 25 800 emplois salariés. Le dyna ses, rassemblaient le tiers de leur em
ses, sera lui aussi différent. misme des créations pures se mesureploi en 1994. Elles se distinguent
Les évolutions de l’emploi salarié aussi par le taux de renouvellement dedonc, au départ, par une taille
(cf. Pour comprendre ces résultats) l’emploi. Pour 100 emplois salariés moyenne plus élevée quel que soit le
sont plus amples dans les entreprises nouveaux en 1994, 58 auront été pré secteur économique. Au bout de trois
créées ex nihilo que dans les reprises. servés en 1997, 42 auront été perdus ans, l’emploi qu’elles avaient initiale
Dans ces dernières, il est plus fré et 63 créés. ment préservé baisse : sur 100 emplois
quent de voir les effectifs se maintenirEn termes d’emploi total, les créations dans les unités reprises au premier se-
ou n’évoluer que faiblement : les repri pures occupaient 121 500 personnes mestre 1994, il n’en restait que 83 fin
ses, qui permettent dans une certaine fin 1997. Pour 100 emplois en 1994, 1997. Le bilan est de même nature pour
mesure de préserver l’emploi lors de 55 seront préservés, 45 perdus et 30 les salariés et les non salariés : les
entreprises pérennes ont créé 3 300
emplois salariés alors que celles qui
erL’emploi dans les nouvelles entreprises, créées ou reprises au 1 semestre 1994 ont fermé en ont débauché près de
7 400 ; en outre, les cessations d’acti (chiffres arrondis à la dizaine inférieure)
vité ont entraîné la perte de 5 600 em Emplois disparus Emplois créés
plois non salariés, ceux des dirigeantsFin 1997 Fin 1994 entre 1994 et 1997 entre 1994 et 1997
(cessations d’activité) (unités survivantes) et, quelquefois, de leurs conjoints.
Dirigeants non salariés 40 080 72 300 32 500 -
Conjoints collaborateurs 5 450 8 660 -3 270 340 Création nette
Total non salariés 45 530 80 960 35 770 340 d’emplois salariés
1
Dirigeants salariés 14 580 21 650 8 160 1 090
Créées ou reprises, les nouvelles entre-Emplois salariés 107 830 99 000 33 200 42 030
prises ont donc embauché près de 9 000dont : à temps plein 83 860 77 830 25 890 31 920
nouveaux salariés (hors dirigeants) en à temps partiel 23 970 21 170 7 310 10 110
tre 1994 et 1997, malgré l’envionne rTotal salariés 122 410 120 650 41 360 43 120
2 ment conjoncturel peu porteur quiAutres cas 7 730 6 180 1 880 3 430
prévalait à leurs débuts. Les emplois àEmploi total 175 670 207 790 79 010 46 890
temps partiel ont augmenté plus vite1. Les emplois de dirigeants salariés créés entre 1994 et 1997 correspondent à des changements de forme juridique de la
société (passage de personne physique en personne morale). que ceux à temps plein tableau 1( ). La
2. Stagiaires, apprentis et contrats de qualification. diminution du nombre des dirigeants
Source : enquête Sine, Insee salariés est due aux fermetures d’en
treprises qu’ils avaient fondées.
Les entreprises pérennes se sontEn trois ans, 38 700 salariés supplémentaires dans les entreprises créées ex nihilo
rapprochées de la moyenne des entre-
(chiffres arrondis à la dizaine inférieure)
prises françaises par la composition
Emplois disparus Emplois créés entre
Emplois Emplois de leur emploi, leur forme juridique etentre 1994 et 1997 1994 et 1997
fin 1997 fin 1994 leur taille :(cessations d’activité) (unités survivantes)
– lors de la création, les emplois sala Créations ex nihilo
riés intervenaient pour les deux tiersEmploi total 121 530 142 760 64 290 43 060
1 dans l’emploi total ; trois ans plus tard,dont emplois salariés 74 280 61 390 25 830 38 720
ils représentaient les trois quarts desReprises
emplois dans les unités survivantes ;Emploi total 54 140 65 030 14 720 3 830
1 – fin 1997, les nouvelles entreprisesdont emplois salariés 33 550 37 610 7 370 3 310
pérennes étaient majoritairement desTotal nouvelles entreprises
personnes morales. En 1994, une largeEmploi total 175 670 207 790 79 010 46 890
1 majorité d’entrepreneurs créateursdont emplois salariés 107 830 99 000 33 200 42 030
avaient opté pour la forme « personne1. Hors dirigeants salariés.
Source : enquête Sine, Insee physique ». Entre fin 1994 et fin 1997,
¸˚22 000, soit prèsd’un sur deux, auront À l’inverse, dans les services auxLe poids des conditions
mis un terme à leur entreprise ; dans le ménages les apports initiaux sontde départ
même temps, le nombre de « personnes modestes ; mais les perspectives de
morales » n’aura baissé que d’un tiers ; Le secteur d’activité détermine lui croissance de l’emploi y sont limitées.
– leur taille a augmenté, de 2,5 per aussi l’évolution de l’emploi dans les La taille moyenne de ces entreprises,
sonnes fin 1994 à 3,7 fin 1997. L’ac entreprises. Entrent en jeu les condi déjà réduite à la naissance, ne s’ac
croissement de la taille est encore plus tions de départ, en termes de capitauxcroît que faiblement.
important si l’on considère unique financiers et culturels des créateurs Près du tiers des nouvelles entrepri
erment l’emploi salarié. À la fin de 1997,(cf. encadré), qui pèsent différemment ses créées au cours du 1 semestre
la taille moyenne des nouvelles entre selon les secteurs. 1994 l’ont été dans le commerce.
prises atteignait 2,3 salariés, soit un Dans l’industrie, par exemple, la création Cette vitalité est le signe de la forte
doublement par rapport à fin 1994. d’entreprise nécessite des capitaux concurrence qui touche l’ensemble
importants et l’organisation de la pro des entreprises du secteur. Celui ci
duction implique l’embauche de sala- est le plus dynamique en matière deAvoir un ou plusieurs salariés
riés. La hausse des emplois salariés création-destruction d’entreprises etfacilite les perspectives
est forte. Quelques entreprises de d’emplois. En trois ans, la créationde croissance
l’industrie, et parfois du BTP, ont mul- d’emplois salariés aura été impor-
La taille de l’entreprise à sa création tiplié par six, voire plus, leur effectif sa tante. Dans le même temps, bon nom
joue un rôle dans ses perspectives de larié de départ. bre d’entreprises individuelles auront
croissance de l’emploi, en particulier
salarié (tableau 3).
Pour les plus petites, celles qui ne
Les chômeurs aidés, des créateurs presque comme les autrescomptaient aucun salarié en 1994, la
stabilité prévaut : les trois quarts d’entre Les chômeurs ont créé plus de 40 % des Les pouvoirs publics, nationaux ou lo
erelles n’ont pas embauché. Parmi les au nouvelles entreprises du 1 semestre caux, ont mis en place des dispositifs
tres, seulement 7 % ont embauchplusé 1994. Nécessitant des apports finan d’aides publiques dont ont bénéficié
ciers moindres, il s’agissait bien souvent 30 % des créateurs d’entreprises. Parmide deux salariés. Il n’y a pas de diffé
d’une création ex nihilo. ces aides, figure le dispositif ACCRErences notables entre les entreprises
(Aide aux Chômeurs CRéateurs d’Entre issues de reprise et celles créées ex
Trois ans plus tard, leurs entreprises prises) qui présentait en 1994 des con nihilo. Ces très petites entreprises ras
représentent plus de 35 % des survi ditions particulièrement favorables. Ce
semblaient les deux tiers des créations
vantes. Ces unités, mises en place dispositif avait encouragé la mise en
en 1994 ; elles ne comptaient plus que
principalement pour créer l’emploi du place de projets de création portés par
pour la moitié des survivantes.
porteur de projet, ont cependant en les chômeurs car presque les deux tiers
Dès que l’entreprise a, au départ, au gendré un volume de 27 000 emplois de ces créations en avaient bénéficié.
moins un salarié, son parcours en ter salariés. Comme les autres entrepri Plus de la moitié des chômeurs (57 %)
mes d’emplois salariés devient plus ses, elles ont connu en trois ans des qui ont bénéficié d’une aide publique
varié. La proportion d’entreprises res truction et création d’emplois. Mais de étaient toujours à la tête de leur entre
façon plus accentuée : les destructions prise trois ans plus tard. Ce taux detant, dans le temps, dans la même
d’emplois non salariés y ont été plus réussite est identique à la moyenne. Enstrate d’effectifs salariés diminue au
importantes, ainsi que les créations revanche, les chômeurs non aidés sontfur et à mesure que la taille initiale des
d’emplois salariés. Les unités restent beaucoup moins nombreux, relative-entreprises augmente.
cependant encore plus petites que les ment (43 %), à avoir réussi à maintenir
Ainsi parmi les unités pérennes qui
autres entreprises, malgré un quasi leur activité. Enfin, aidées ou non, les
comptaient de 6 à 9 salariés en 1994,
doublement de la taille moyenne qui entreprises créées par des chômeurs de
44 % sont restés dans la même strate,
atteint 1,2 salarié en 1997. longue durée ont moins bien résisté.
20 % sont passés dans les catégories
supérieures et 36 % dans les catégo
ries inférieures.
Parmi les plus grandes, celles de plus
Les itinéraires des entreprises entre les strates d’effectif salarié
de dix salariés, les trois quarts ont sta
En %bilisé ou augmenté leur effectifs. Ces
Nombre Nombre de salariés en 1997« grandes » unités qui représentaient
de salariésà peine 2 % de la population de départ Aucun 1 à 2 3 à 5 6 à 9 10 et plus Total
en 1994
ont presque doublé leur part parmi les
Aucun 72,8 20,4 4,9 1,3 0,7 100 survivantes en 1997.
1 à 2 21,5 53,9 19,4 4,0 1,1 100
Au total, les salariés sont de plus en
3 à 5 10,1 19,4 48,7 16,1 5,8 100
plus concentrés dans les unités les
6 à 9 9,2 4,6 22,0 44,5 19,7 100
plus grandes : les entreprises créées
10 et plus 5,0 5,5 7,6 9,1 72,8 100
au premier semestre 1994 avec plusTotal 51,4 27,6 12,9 4,7 3,4 100
de dix salariés rassemblaient le quart Lecture : parmi les entreprises pérennes n’ayant aucun salarié en 1994, 72,8 % n’en avait toujours aucun en 1997.
de l’emploi salarié ; fin 1997, les survi Champ : entreprises pérennes entre 1994 et 1997.
vantes en regroupaient la moitié. Source : enquête Sine, Insee
?disparu. De ce fait, la taille moyenne sur quatre pense devoir redresser une Cette enquête a porté sur 30 000 entrepri
des entreprises triple presque en trois situation difficile ou vendre son unité. ses. Cet échantillon respecte une représen
ans. La diversité des activités commer- Parmi les entreprises qui estiment ex nihilo outativité par origine (création
ciales fait coexister des entreprises pouvoir se développer, presque une reprise) par secteur économique et par ré
à fort potentiel de développement, sur quatre prévoit de l’accompagner gion (y compris les DOM).
notamment sous forme de réseaux, et par l’embauche de un ou plusieurs sa En 1997, une deuxième enquête a été réa
des unités créées pour préserver lariés. Les chefs d’entreprises de lisée auprès des entreprises toujours en
l’emploi de leur créateur, souvent des moins de cinquante ans se montrent activité. Le questionnaire portait cette fois
petits commerces de proximité. les plus optimistes. ci sur les débouchés, les relations avec les
À rebours, les hôtels cafés restaurants autres entreprises, le bilan de l’emploi et
se montrent relativement inertes : fin Pour comprendre de l’investissement, les principaux problè
1997, ce secteur ne comptait plus que mes rencontrés, et leur avenir. En 1999,ces résultats
pour 7 % de l’emploi des nouvelles entre ces mêmes entreprises seront de nouveau
prises, contre 10 % en 1994. La progres- interrogées avec le même questionnaire
sion de la taille moyenne des entreprisesLa notion de création d’entreprise en qu’en 1997.
est largement inférieure à celle des au globe ici les créations ex nihilo et les
tres secteurs. Les repreneurs sont très reprises. La création résulte de
largement majoritaires. Là encore, les la création d’un établissement jus
rares nouveaux emplois salariés sont qu’alors inexistant. La reprise se poduitr Pour en savoir plus
surtout issus des créations ex nihilo. lorsque une unité reprend, totalement ou
partiellement, l’activité d’un établissement « Les créateurs d’entreprises, les
d’une autre unité. chômeurs aidés et les autres »,Un optimisme mesuré
A.L. Aucouturier et C. Charpail, Pre-Dans cet article, sauf mention contrairepour l’avenir
mières Synthèses, Dares, n° 35.1,
explicite, l’emploi salarié désigne la
août 1997.
L’évolution des effectifs dépend en somme des emplois à temps complet et à
premier lieu de celle de l’activité. Pourtemps partiel d’une entreprise, et ne com « Créations et devenir des entreprises
les jeunes entreprises, qui doivent prend pas celui des dirigeants salariés. de 1987 à 1995 », J. Bonneau et
B. Thirion, Insee Résultats, coll. Sys-pour une grande majorité créer leur Dans les analyses par taille et par secteur,
tème productif, n° 125 126 127, avrilmarché, l’appréhension de leur activi les salariés à temps partiel et à temps
1997.
té future et des moyens nécessaires complet sont confondus.
est un exercice encore plus délicat. Le système d’information sur les nouvelles « Les repreneurs d’entreprises »,
Ainsi, entre 1994 et 1997, une entre entreprises (Sine) permet de suivre les en J. Bonneau, Insee Première, n° 509,
février 1997.prise survivante sur deux a cherché à treprises nouvellement créées durant leurs
accroître son activité, les autres se cinq premières années d’existence.
« Les créations d’entreprises du pre
partageant également entre celles qui Les entreprises sont interrogées l’année de
mier semestre 1994 », X. Monchois et
ont cherché à la maintenir ou à la sau leur création, puis sont suivies au travers J. Bonneau, Insee Résultats, coll. Sys
ver. Les entreprises issues de créa des informations contenues dans le réper tème productif, n° 97 98 ; mars 1996.
tions ex nihilo se sont davantage toire Sirene. Elles sont réintérrogées sur
« L’incidence sur l’emploi des nou consacrées à développer leur activité leurs évolutions et leurs perspectives à
velles entreprises », J. Bonneau
que celles issues des reprises. Près leurs troisième et cinquième anniversaire.
et D. Francoz, Insee Première,
de six fois sur dix, le développement La première phase de ce dispositif a été mise n° 415, novembre 1995.
de l’entreprise s’est accompagné d’un en place en 1994. Les entreprises créées ou
« Le profil du créateur influence laaccroissement de son effectif. reprises au cours du premier semestre 1994
survie de l’entreprise », D. Francoz etPour l’avenir, les entrepreneurs se ont été interrogées sur trois thèmes : le profil
J. Bonneau, Insee Première, n° 372,
montrent plus prudents. Un sur six pro du créateur, les conditions de création et la
avril 1995.
jette encore de se développer mais undescription de la nouvelle entreprise.
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
A RETOURNER A : INSEE CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01 75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE Tarif 1999
Paul Champsaur 1 an, 60 numéros = 530 F (France) 663 F (Europe) 827 F (Reste du monde)
Rédacteur en chef :80,80 $ 101,07 $ 126,08 $
Baudouin Seys
Nom ou raison sociale : ____________________ Activité : __________________________ Rédacteurs : J W Angel,
C. Dulon, A.C. Morin, S. TagnaniAdresse : _______________________________________________________________
Maquette : P. Thibaudeau ___________________________________ Tél : _____________________________
Code Sage : IP99628
Ci joint mon règlement en Francs par chèque à l’ordre de l’INSEE : ___________________________ F.
ISSN 0997 3192
Date : _______________________________ Sgnaturei
© INSEE 1999
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