Panel entreprises 2002

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Ce deuxième numéro de la série Mayotte résultats présente l’activité des grandes entreprises de Mayotte à travers leurs comptes (déclarations fiscales) pour l’année 2002. Les données publiées dans ce document ne concernent que les entreprises qui ont, entre 1995 et 2002, dépassé au moins une fois les 150 k€ de chiffre d’affaires, critère d’entrée dans le panel d’étude. Ces entreprises représentent un peu plus de la moitié de la valeur ajoutée des sociétés et des entrepreneurs individuels à Mayotte. Pour chaque secteur d’activité, ce document reprend, les ratios économiques classiques (chiffre d’affaires, valeur ajoutée, excédent brut d’exploitation ) ainsi que le nom des cinq plus grandes entreprises de chacun de ces secteurs.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Mayotte Résultats N°2 - Septembre 2005

5 euros
INSEE
















Panel entreprises 2002











Panel entreprises 2002 - INSEE 1













































Publication réalisée par l’antenne INSEE de Mayotte
ZI Kawéni - B.P. 1362 - 97600 MAMOUDZOU
Tél : 02.69.61.36.35 - Fax : 02.69.61.39.56
E-Mail : antenne-mayotte@insee.fr
Web : http://www.insee.fr/mayotte

Directeur de la publication : Jean GAILLARD
Rédacteur en chef : Olivier FROUTÉ teur du document : Yuyu CHEN

Impression : INSEE Mayotte
Code SAGE : MAR050284
ISBN : 2-11-095492-02
ISSN : demande en cours
Dépôt légal : avril 2005
© INSEE - 2005
Panel entreprises 2002 - INSEE 2






EDITORIAL


Ce deuxième numéro de la série
Mayotte résultats présente l’activité
des grandes entreprises de Mayotte à
travers leurs comptes (déclarations
fiscales) pour l’année 2002. Les
données publiées dans ce document
ne concernent que les entreprises qui
ont, entre 1995 et 2002, dépassé au
moins une fois les 150 k€ de chiffre
d’affaires, critère d’entrée dans le
panel d’étude. Ces entreprises
représentent un peu plus de la moitié
de la valeur ajoutée des sociétés et
des entrepreneurs individuels à
Mayotte.

Pour chaque secteur d’activité, ce
document reprend, les ratios
économiques classiques (chiffre
d’affaires, valeur ajoutée, excédent
brut d’exploitation…) ainsi que le
nom des cinq plus grandes
entreprises de chacun de ces secteurs.

Olivier Frouté
Chef de l’Antenne Insee de Mayotte



Panel entreprises 2002 - INSEE 3Panel entreprises 2002 - INSEE 4



SOMMAIRE



Page
Article : performance des entreprises à travers leurs comptes de 2002 ............. 6
Méthodologie et définition................................................................................... 9
Tableaux détaillés............................................................................................... 11
Répartition des secteurs d’activité selon des grandeurs économiques .............. 11
Le secteur de l’agriculture 16
Le secteur de l’énergie et de l’industrie .............................................................. 17
Le secteur de la construction.............................................................................. 18
Le secteur du commerce .................................................................................... 19
Le secteur des transports ................................................................................... 20
Les activités financières...................................................................................... 21
Le secteur des services aux entreprises et des activités immobilières............... 22
Le secteur des services aux particuliers, de la santé et de l’action sociale ........ 23
Résumé ............................................................................................................. 24





Panel entreprises 2002 - INSEE 5
Performance des sociétés mahoraises en 2002



En 2002 à Mayotte, l’activité des grandes entreprises dont le chiffre d’affaires a atteint au moins 150 milliers d’euros
reste soutenue. La valeur ajoutée créée pour cette année est estimée à 165 813 k€ à prix courant, soit un taux de
croissance de 10,2 % après 10,7 % en 2001. Par ailleurs, la valeur ajoutée moyenne annuelle par entreprise présente
en 2001 et 2002 a davantage augmenté (+ 12,4 %). Le chiffre d’affaires total dégagé en 2002 s’élève à 580 millions
d’euros.
Tout comme en 2001, vingt sociétés ont réalisé plus de la moitié du chiffre d’affaires total ou de la valeur ajoutée
totale.


Des secteurs d’activité
très concentrés


Cinq secteurs sur huit ont un taux de croissance de la valeur ajoutée supérieur à 13 %. Certains secteurs ne doivent
leur progression qu’à une ou deux entreprises. Cette situation s’explique par la concentration de l’économie
mahoraise et l’étroitesse de son marché. Les trois secteurs les plus dynamiques ont été : le transport, les activités
financières et le commerce.


Évolutions des taux de croissance
25%
20%
15%
10%
5%
0%
CA * VA * EBE *
2000 2001 2002
Sources INSEE - Direction des services fiscaux
* voir définition


Le secteur des transports est en forte reprise. Il a réussi à inverser la tendance observée l’année passée, en passant
d’un taux de croissance négatif de 2,6 % en 2001 à un taux positif de 13,2 % en 2002. Dans la même dynamique le
taux de croissance de la valeur ajoutée dégagée par le secteur de l’industrie et de l’énergie a plus que doublé passant
de 5,5 % en 2001 à 11,8 % en 2002.
Le secteur du commerce bien qu’ayant eu le plus haut taux de croissance a connu un ralentissement dans son activité
du point de vue de la valeur ajoutée. Son niveau de croissance est passé de 19,3 % en 2001 à 13,6 % en 2002. A
contrario le secteur de la construction a réalisé à peine la moitié de la croissance de l’année dernière, sa valeur
ajoutée a progressé seulement de 1,4 % en 2002 contre 2,9 % en 2001. Cependant ce secteur reste un des piliers de
l’économie mahoraise puisqu’il a créé quasiment 17 % de la valeur ajoutée en 2002.

Panel entreprises 2002 - INSEE 6
Une contribution à la croissance très hétérogène


Sept secteurs sur huit ont contribué positivement à la croissance en 2002. Le secteur de l’industrie et de l’énergie, le
secteur du commerce et les services aux entreprises plus les activités immobilières représentent le groupe
traditionnellement le plus créateur de valeur ajoutée à Mayotte. Ces trois secteurs ont totalisé 66 % de la valeur
ajoutée en 2001 et également en 2002 et contribuent à 7,8 points sur les 10,2 points de croissance. Suivent le secteur
des transports et les activités financières qui réalisent 14,5 % de la valeur ajoutée totale et ont contribué chacun à
hauteur d’un point dans la croissance globale alors qu’en 2001, ils totalisent à peine 0,8 point.
Les secteurs de l’agriculture et de la construction ont une contribution négligeable, respectivement 0,1 et 0,3 point.
Seuls les services aux particuliers ont enregistré une chute importante dans la contribution à la croissance. Ils sont
passés d’une contribution positive de 1,8 point en 2001 à une contribution négative de 0,1 point en 2002, et totalisent
seulement 6,6 % de la valeur ajoutée totale.


Un investissement direct faible


En 2002, sur les 404 entreprises présentes dans le panel, 242 entreprises ont réalisé des investissements directs. La
formation brute de capital fixe représente, au total, quasiment 26 millions d’euros, soit 15,7 % de la valeur ajoutée
totale des grandes sociétés et seulement 14,4 % pour les sociétés non financières (SNF). À titre de comparaison, le
taux d’investissement des SNF en métropole s’élève à 18,9 % en 2002. Toutefois une partie des investissements a pu
être financée par des dispositifs de défiscalisation avec montages de sociétés en nom collectif résidant hors de
Mayotte. Le groupe formé par les secteurs de l’industrie et de l’énergie, ceux de la construction et de la finance
cumulent à eux seuls 66 % de la FBCF. Le taux d’investissement par secteur est très contrasté. Seuls l’agriculture, le
secteur de l’industrie et de l’énergie, les activités financières et les services aux particuliers ont atteint ou dépassé la
moyenne nationale. Le taux d’investissement dans les activités financières, à 33 %, est le plus élevé ; les banques ont
essentiellement investi dans la construction de bâtiments. Le secteur de l’agriculture, celui de l’industrie et de l’énergie
et les activités de services aux particuliers ont respectivement un taux d’investissement de 20,5 %, 21,6 % et 18,8 %.


Effectif et formation brute de capital fixe en 2002
en %
40
30
20
10
0
Agriculture Industrie, Construction Commerce Transports Activités Services aux Services aux
Energie financières entreprises particuliers,
plus activités éducation,
immobilièressanté, action
Effectif dans le panel Répartition de la FBCF 2002 Taux d'investissement sociale
Sources INSEE - Direction des services fiscaux

Panel entreprises 2002 - INSEE 7
Un taux de marge supérieur à celui de la métropole


En 2002 dans le panel étudié, l’excédent brut d’exploitation (EBE) a progressé de 22 % et le taux de croissance pour
les SNF est de 23 %. Ce taux est entre cinq à six fois plus faible en métropole. Sept secteurs sur huit ont fait
progresser leur EBE. Cependant leurs taux de croissance sont très dispersés, ils varient entre - 10 % pour la
construction à + 222 % pour l’agriculture. En 2002, le commerce a contribué à lui seul à hauteur de 9,8 points à la
croissance de l’EBE.

En ajoutant le secteur de l’industrie et de l’énergie et les services aux entreprises plus les activités immobilières, la
somme de ces trois contributions atteint 18,8 points sur les 22,4 du total. En 2002, le taux de marge (voir Définitions)
des grandes entreprises de Mayotte a augmenté de 4 points par rapport à l’année 2001, il s’établit désormais à 39 %.
En isolant les SNF, le taux de marge est estimé à 37 % contre 33 % en 2001. Pour comparaison, il est de 32 % en
métropole pour l’année 2002 et il varie rarement de plus d’un point par an. C’est dans les activités financières et dans
les services aux entreprises plus les activités immobilières, les taux de marge sont les plus élevés, plus de 64 %.


La productivité progresse


Après deux années de stagnation (1999 et 2000), la part des charges salariales dans la valeur ajoutée a reculé pour
la deuxième année consécutive. Elle est passée de 59 % en 2001 à 56 % pour 2002. Elle a diminué de plus de sept
points en sept ans. Elle reste encore importante par rapport à la métropole, compte tenu du niveau de SMIG mahorais
qui est inférieur à un demi SMIC métropolitain. La valeur ajoutée par effectif à temps plein a augmenté de 10,4 % pour
l’année 2002. Quatre secteurs sur huit ont une croissance par équivalent temps plein à deux chiffres. Les activités
financières et les services aux entreprises plus les activités immobilières ont respectivement un taux de croissance
par effectif à temps plein de 11 % et 25 % tout en maintenant un rapport de charges salariales sur la valeur ajoutée
stable. Mieux encore le commerce et le secteur des transports qui ont également un taux de croissance par effectif à
temps plein important, respectivement 12 % et 13 %, ont réussi à réduire de façon significative le taux de charges
salariales sur la valeur ajoutée, respectivement de 10 et de 5 points.
Panel entreprises 2002 - INSEE 8
MÉTHODOLOGIE



Le panel

Le panel d’étude est constitué des entreprises dépassant ou ayant dépassé au moins une fois 150 000 euros de
chiffre d’affaires depuis 1995. En outre pour faire partie du panel une entreprise doit être présente deux années
consécutives, la deuxième année étant l’année de l’étude. Cette régle comporte des exceptions notamment lorsque
l’entreprise vient d’être créée ou a cessé son activité. Ainsi ce panel prend en compte les mouvements
démographiques des sociétés : créations et cessations. Le panel 2002 compte 404 sociétés. Quatorze entreprises ont
quitté l’échantillon et vingt-deux ont été introduites dans le groupe dont six créations en 2002, ce qui fait
384 entreprises présentes en 2001 et 2002. Le taux de mortalité dans le panel est de 3,4 %. Les entreprises du panel
représentent 93 % du chiffre d’affaires des entreprises ayant déclaré aux régimes des bénéfices industriels et
commerciaux et de l’impôt sur les sociétés.

Définitions :

CA : le chiffre d’affaires des entreprises.

VA : la valeur ajoutée

Les charges salariales sont la somme du poste : « salaires et traitements » et du poste : « cotisations sociales
patronales ».

La FBCF : en comptabilité nationale, l’investissement porte le nom de FBCF (Formation Brute de Capital Fixe). Le
FBCF est définie comme la valeur des acquisitions nettes de cessions d’actifs fixes par les producteurs résidents. Les
actifs fixes peuvent être : des bâtiments, des logiciels… Ils sont dits fixes car l’actif peut être utilisé de façon continue
ou répétée pendant au moins une année.

Le taux d’investissement est le rapport de la FBCF sur la valeur ajoutée.

L’excédent brut d’exploitation (EBE) est ce qui reste à l’entreprise après paiement des coûts directement liés à la
production de la valeur ajoutée, essentiellement les coûts salariaux.

Le taux de marge est le rapport de l’EBE à la valeur ajoutée. Le taux de marge est un indicateur de profit brut ou de
performance des entreprises.

BUF : dans la comptabilité nationale, pour les comptes des sociétés financières, les paiements d’intérêts sont
considérés comme la rémunération d’un service bancaire rendu, et non pas comme une forme de revenu de la
propriété. Ils ne sont dès lors pas enregistrés dans le compte d’affectation des revenus primaires, mais dans le
compte de production. La valeur ajoutée ou l’EBE des banques n’apparaissent par conséquent plus sous-évalués et
reflètent l’activité réelle des banques. Les intérêts nets reçus sont considérés comme une contribution à la production
bancaire et donc contribuent positivement à la valeur ajoutée. Pour garder une cohérence globale, la branche unité
fictive (BUF) a été ajoutée. Elle fait apparaître dans son compte de production, la consommation intermédiaire
correspondante exactement aux services bancaires financés par les intérêts nets. Etant donné que cette dernière est
le seul poste non nul des comptes de la BUF, sa valeur ajoutée est négative.
Panel entreprises 2002 - INSEE 9Panel entreprises 2002 - INSEE 10

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