Premier bilan économique et social 2005 en Haute-Normandie - des signes encourageants pour l'emploi

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En 2005, la Haute-Normandie a connu une amélioration sensible de sa situation sur le marché du travail. En effet, le taux de chômage s'établissait à 10,3 % fin 2005, en recul de 0,6 point par rapport à 2004, grâce à une décrue des demandes d'emploi au deuxième semestre 2005. Le chômage suit ainsi la même tendance qu'au plan national (-0,5 point, à 9,5 %), qui devrait se poursuivre au 1er semestre 2006. Parallèlement, les effectifs de l'emploi haut-normand ont augmenté de 0,7 % entre le 3è trimestre 2004 et le 3è trimestre 2005, progression entraînée par les services aux particuliers et aux entreprises mais toujours freinée par la chute de l'emploi industriel. Au plan national, la création d'emploi s'est trouvée également modérée par les pertes enregistrées dans l'industrie. Par ailleurs, les créations d'entreprises en Haute-Normandie se sont maintenues à un bon niveau, bien qu'en baisse par rapport aux excellents résultats enregistrés en 2004. Le commerce extérieur haut-normand a été marqué par la forte hausse de la facture pétrolière en 2005. Parallèlement, l'activité portuaire s'est tassée légèrement au Havre mais a repris vigueur à Rouen. Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte de croissance modérée de l'activité française. En 2005, le PIB de la France a augmenté de 1,4 % après 2,1 % en 2004. Malgré la hausse des produits pétroliers, l'inflation est restée maîtrisée (les prix à la consommation ont augmenté de 1,8 % en moyenne annuelle).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 53 - Mars 2006
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
ANALYSES CONJONCTURELLES
QUAND LE BÂTIMENT VA…
« Vous le savez, à Paris, lorsque le bâti- PREMIER BILAN
ment va, tout profite de son activité » a ÉCONOMIQUE ET SOCIAL 2005 EN HAUTE-NORMANDIE
pu dire Martin Nadaud en 1850 lors
d’un discours à l’Assemblée nationale.
Cette phrase est restée célèbre dans Des signes encourageants
l’histoire sous la forme simplifiée de
« Quand le bâtiment va, tout va. ».
Cette assertion s’est vérifiée au cours de pour l’emploi
la période récente en France. Depuis
plusieurs années, en effet, l’activité de la
construction a tendance à épouser la
Fabien CARRÉcourbe de l’activité économique géné-
rale : activité ralentie de la période 1991
à 1997 ou nette reprise entre 1997 et
2001. En 2005, la Haute-Normandie a connu une amélioration sensible de sa situa-
Depuis l’activité de la construction reste
tion sur le marché du travail. En effet, le taux de chômage s’établissait àcependant à un niveau élevé alors que
la croissance générale est à nouveau 10,3 % fin 2005, en recul de 0,6 point par rapport à 2004, grâce à une décrue
plus modeste. L’année 2005 aura été des demandes d’emploi au deuxième semestre 2005. Le chômage suit ainsi la
une année exceptionnelle pour le bâti-
même tendance qu’au plan national (- 0,5 point, à 9,5 %), qui devrait se pour-ment. En particulier, le nombre de loge-
ments neufs mis en chantier atteint suivre au 1er semestre 2006. Parallèlement, les effectifs de l’emploi haut-nor-
presque 400 000, chiffre record depuis
mand ont augmenté de 0,7 % entre le 3e trimestre 2004 et le 3e trimestre 2005,1979. Cette forte progression est at-
tribuée à la conjugaison de conditions progression entraînée par les services aux particuliers et aux entreprises
bancaires et fiscales favorables.
mais toujours freinée par la chute de l’emploi industriel. Au plan national, la
En Haute-Normandie également, la
création d’emploi s’est trouvée également modérée par les pertes enregis-construction neuve est très dynamique
en 2005 avec plus de 8 700 logements, trées dans l’industrie. Par ailleurs, les créations d’entreprises en Haute-Nor-
chiffre très proche du record observé en
mandie se sont maintenues à un bon niveau, bien qu’en baisse par rapport1999. La croissance est particulièrement
forte pour les logements collectifs, deux aux excellents résultats enregistrés en 2004.
fois plus élevée que la progression
Le commerce extérieur haut-normand a été marqué par la forte hausse de la
nationale.
Ainsi, alors que la croissance globale facture pétrolière en 2005. Parallèlement, l’activité portuaire s’est tassée légè-
reste modérée, l’activité de la construc- rement au Havre mais a repris vigueur à Rouen.
tion en général et du logement neuf en
Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de croissance modérée de l’acti-particulier permet, comme au plan na-
tional, de développer l’emploi et con- vité française. En 2005, le PIB de la France a augmenté de 1,4 % après 2,1 % en
tribue ainsi à atténuer les effets négatifs
2004. Malgré la hausse des produits pétroliers, l’inflation est restée maîtriséede la poursuite de la baisse de l’emploi
industriel. (les prix à la consommation ont augmenté de 1,8 % en moyenne annuelle).
Denis CAVAUD
Chef du Service des Études et de la Diffusion
n 2005, 6 055 entreprises ont été par rapport à 2004 (11,2 % contre
11,9 %), suivant ainsi la tendance natio-Ecréées en Haute-Normandie. AprèsS O MM A IRE
nale (12,2 % contre 12,5 %). Les sec-les records atteints en 2004, les créa-
ANALYSES CONJONCTURELLES teurs de l’industrie et du commerce onttions sont en baisse par rapport à l’année
enregistré les plus fortes baisses (res-précédente (- 4 % dans la région contre
PREMIER BILAN ÉCONOMIQUE ET SOCIAL 2005
pectivement - 15 % et - 9 %). L’immobi-- 0,8 % au plan national, en données cor-EN HAUTE-NORMANDIE
Des signes encourageants pour l’emploi. . . . . . 1 lier et les services aux entreprises ont faitrigées des variations saisonnières), tout
exception en affichant des créations enen se maintenant à un bon niveau. LeLE MARCHÉ DE L’EMPLOI AU 3e TRIMESTRE 2005
EN HAUTE-NORMANDIE hausse, respectivement de 17 % ettaux de création d’entreprises dans la
Près de la moitié du territoire
1,4 %. Par ailleurs, le nombre d’entrepri-gagne des emplois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 région diminue ainsi légèrement en 2005ANALYSES CONJONCTURELLES
ses créées de toutes pièces a subi une baisse moins marquée CHÔMAGE : EN RECUL
que celui des entreprises reprises et réactivées (- 1,8 % contre
- 7,0 %), mais n’a pas suivi la tendance nationale à la hausse Au 31 décembre 2005, le taux de chômage en Haute-Nor-
(+ 0,7 %). Les créations pures ont ainsi représenté 64 % du mandie s’établissait à 10,3 % de la population active, en recul
total des créations dans la région, soit une progression d’un de 0,6 point par rapport au 31 décembre 2004. Cette décrue du
point par rapport à 2004. Cette part reste inférieure au taux na- chômage est ainsi légèrement plus marquée qu’au plan natio-
tional (71 %). nal (- 0,5 point, à 9,5 % de la population active) et la Haute-Nor-
mandie figure parmi les régions de France métropolitaine où
cette amélioration a été la plus sensible (après l’Ile-de-France,
EMPLOI : LES SERVICES, le Languedoc-Roussillon et la Corse). Cependant, elle se main-
MOTEUR DE LA CRÉATION D’EMPLOIS tient au 5e rang des régions de France métropolitaine les plus
touchées par le chômage.
Entre le 3e trimestre 2004 et le 3e trimestre 2005, l’emploi
salarié marchand s’est accru de 0,7 % en Haute-Normandie, TAUX DE CHÔMAGE EN HAUTE-NORMANDIE
accélérant légèrement sa progression par rapport à l’année
14précédente (+ 0,2 %).
La croissance de l’emploi s’est maintenue à un rythme qua-
13
siment constant de + 0,2 % toute l’année, à l’exception du 1er
trimestre 2005. Début 2005, en effet, l’emploi haut-normand a 12
fléchi de 0,1 % en raison d’une accélération de la perte d’em-
11plois dans l’industrie et d’une relative atonie dans le secteur des
Haute-Normandieservices.
10Les services restent le moteur de la création d’emplois
France(+ 3 % sur un an). Ce dynamisme a été notamment soutenu par
9
les services aux particuliers. Dans les services aux entreprises,
le secteur du conseil-assistance et celui des services opéra- 8
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005tionnels ont également enregistré de bons résultats (respective-
ment+4%et+3%).A l’opposé, les transports et les activités Source : INSEE Unité : % de la population active
financières ont fait preuve d’une croissance assez hésitante et
Après avoir commencé l’année à la hausse, le taux de chô-irrégulière (+ 0,3 % sur un an).
mage régional s’est maintenu à 11 % durant tout le premier se-
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ MARCHAND mestre 2005 avant d’amorcer une décroissance légèrement
PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ ET DÉPARTEMENT plus tardive qu’au plan national, au 3e trimestre. Cette diminu-
2004 2005 tion s’est poursuivie et accélérée en fin d’année. Le nombre de
Évolution
3e 4e 1er 2e 3e sur 1 an demandeurs d’emploi haut-normands (catégories 1, 2 et 3 hors
trimestre trimestre trimestre trimestre trimestre
activité réduite) est ainsi passé de 83 700 au 31 décembre
Industrie -0,8 -0,6 -1,0 -0,6 -0,5 -2,7
2004 à 77 600 au 31 décembre 2005, soit une baisse de 7 %Construction 0,0 0,5 1,0 0,0 1,1 2,7
Commerce 0,0 1,0 -0,2 0,2 -0,2 0,8 durant l’année 2005 (après - 0,6 % en 2004). Cette amélioration
Services 0,7 0,8 0,4 0,8 1,0 3,1
a surtout profité aux jeunes de moins de 25 ans (- 8 % en 2005
Eure -0,1 0,5 -0,8 0,3 0,0 0,1 contre + 2 % en 2004) et aux femmes (- 7 % en 2005 après
Seine-Maritime 0,1 0,3 0,0 0,2 0,5 1,0
- 0,8 % en 2004). Les chômeurs de longue durée sont égale-Haute-Normandie 0,0 0,3 -0,1 0,2 0,3 0,7
Source : INSEE - URSSAF Unité : % (données CVS) ment moins nombreux.
Dans la construction, l’emploi a gardé un bon rythme de
CONSTRUCTION : UNE BONNE ANNÉEcroissance sur l’année (+ 2,7 % après + 1,1 %) malgré une
pause marquée au 2e trimestre. C’est le seul secteur à ne pas
En 2005, 8 700 logementsavoir subi la baisse connue par l’emploi régional au 1er tri-
LOGEMENTS COMMENCÉSont été mis en chantier enmestre 2005.
EN HAUTE-NORMANDIE
Haute-Normandie, soit 1 500 deL’emploi dans le commerce est resté bien orienté, mais de ma-
plus qu’en 2004. Le nombre de 10 000nière moins franche (+ 0,8 % après + 0,5 %). Si le commerce de
logements commencés est ainsidétail a progressé de 2 % sur un an, le commerce de gros a pour-
8 000en augmentation de 20 %suivi sa chute tout au long de l’année (- 1,8 % sur un an).
(après+1% en 2004), embellieEnfin, l’emploi industriel a continué sa dégradation au
6 000
plus particulièrement marquéemême rythme que l’année précédente (- 2,7 % après - 2,8 %).
aux 1er et 4e trimestres. Ce dy-Seules ont été épargnées les IAA, la métallurgie et la produc- 4 000
namisme a été soutenu par lation de combustibles, pour lesquelles la hausse de l’emploi a
2 000construction de logements col-été de 1 % à 2 %. Dans toutes les autres branches de l’in-
lectifs (+ 50 % à 3 300 loge-dustrie, l’emploi a diminué. En particulier, les industries textile
0
ments, après - 2 % en 2004),et automobile ont vu leur emploi régresser respectivement de 2001 2002 2003 2004 2005
dont les autorisations de cons-7 % et 6 % sur un an et l’habillement/cuir, activité la plus
Source : DRE Unité : nombre
truire avaient fortement augmen-touchée, de 22 %.
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 53 - Mars 2006ANALYSES CONJONCTURELLES
LES ÉCHANGES EXTÉRIEURS DE BIENS EN HAUTE-NORMANDIEté l’année précédente (+ 84 %). Tous types de logements
Les exportations FAB (1) Les importations CAF (1)confondus, les autorisations de construire ont continué de
Évolution Évolutioncroître, mais d’une manière nettement ralentie (+ 9 % en 2005,
2004-2005 2004-2005après + 36 % en 2004). La tendance des mises en chantier et
2005 (%) 2005 (%)
des autorisations est globalement la même au plan national
Agroalimentaire 2 049 -4,7 1 462 10,1
(+ 12 % dans les deux cas). dont : Agriculture 812 -4,7 490 0,1
IAA 1 237 -4,6 972 15,9Les surfaces de locaux non
LOCAUX COMMENCÉS Industrie manufacturière 16 436 3,5 10 918 -1,2résidentiels mis en chantiers ontEN HAUTE-NORMANDIE dont : IAA 1 237 -4,6 972 15,9
aussi connu une hausse en Biens de consommation 2 814 -1,1 2 034 4,4
1 400 Automobiles 3 436 -6,1 1 387 -3,2Haute-Normandie (+ 5 % en
Biens d’équipement 2 081 8,8 1 462 -2,7
1 200 2005 après + 2 % en 2004, soit Biens intermédiaires 6 851 9,1 5 039 -4,9
2
près de 50 000 m de plus), alors1 000 Énergie 3 550 46,5 13 280 39,7
qu’elles ont stagné au plan natio-
Total (1) 20 797 8,6 24 688 17,3800
nal (+ 0,1 %). La construction de
600 2
locaux agricoles (400 000 m de 25 000
400 surfaces mises en chantier, soit
20 000
+ 27 % par rapport à 2004) et du200
secteur santé-social 15 0000
2
2001 2002 2003 2004 2005 (105 000 m , soit cinq fois plus
10 000qu’en 2004) ont soutenu cetteSource : DRE Unité : nombre
croissance. A l’inverse, la mise 5 000
en chantiers de locaux industriels et d’enseignement est en
2 0baisse (94 000 m de moins qu’en 2004). Les autorisations de 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
construire permettent de rester optimiste pour les mois à venir Exportations FAB Importations CAF
(+ 25 % en 2005, après + 10 % en 2004).
Source : Douanes Unités : million d’euros, %
(1) les totaux ne font pas apparaître les doubles comptes des Industries agroalimentaires (IAA).
COMMERCE EXTÉRIEUR : ACCROISSEMENT
(12 % des importations). La Norvège et la Russie occupent lesDE LA VALEUR DES ÉCHANGES
rangs suivants (respectivement 8 % et 7 % des importations
totales).L’année 2005 a été marquée en France par une forte dégra-
Parmi les exportations, l’énergie a occupé aussi une placedation du solde commercial (- 33 milliards d’euros en 2005
après - 17 milliards en 2004), qui s’explique en grande partie importante : elle a représenté 17 % des exportations régionales
de 2005, soit 3 550 millions d’euros. Malgré une baisse des ex-par la facture pétrolière. Les importations haut-normandes ont
portations de produits agroalimentaires et d’automobiles, l’in-connu une progression soutenue et constante tout le long de
l’année. En hausse de 17 % en 2005, après une évolution sem- dustrie haut-normande a exporté davantage qu’en 2004
blable en 2004, elles se sont élevées à 24 690 millions d’euros. (+ 2,6 %). Ces ventes ont surtout concerné les équipements
mécaniques et les biens intermédiaires (+ 9 %) à l’exception duElles occupent une place toujours plus importante dans les im-
portations françaises (6,5 %). Les exportations, de leur côté, textile. En revanche, les exportations ont fléchi de 5 % pour les
ont retrouvé de la vigueur après plusieurs années d’hésitation produits agricoles. Plus de la moitié de ces exportations ont été
destinées à l’Union européenne (13 % vers le Royaume-Uni) et(+ 9 % en 2005 à 20 800 millions d’euros, après + 1,3 % en
10 % ont été vendues en Amérique du Nord (8 % pour les2004). Cependant, après s’être bien reprises au 2e trimestre,
elles sont restées hésitantes sur le second semestre. Etats-Unis).
La hausse des importations en 2005 est imputable en
grande partie à la très forte progression de l’énergie importée
(+ 40 %). La valeur de cette dernière s’est en effet élevé à PORTS : LÉGER TASSEMENT AU HAVRE,
13 280 millions d’euros, soit un quart de l’importation nationale BONNE REPRISE À ROUEN
d’énergie. Dans une moindre mesure, les importations de pro-
duits agroalimentaires ont aussi sensiblement augmenté En 2005, avec un trafic de marchandises hors avitaillement
(+ 16 %). A l’inverse, contrairement au plan national, les impor- de 75 millions de tonnes (données provisoires), le port du
Havre a connu un léger repli de son activité par rapport àtations de produits industriels ont diminué (- 1,2 %, à 10 920
l’année précédente (- 2 %, après + 7 % en 2004). Ce recul s’estmillions d’euros) sauf dans les biens de consommation
(+ 4,4 %). Dans les biens intermédiaires, la baisse des importa- manifesté principalement dans le trafic de vracs liquides (qui re-
présente les deux tiers du trafic total), en régression de 2 %,tions (- 4,9 %) n’a concerné que les produits chimiques et plas-
soit un million de tonnes de moins qu’en 2004. Dans ce do-tiques. Pour les autres biens intermédiaires (composants élec-
triques, produits métalliques ou papetiers), les importations ont maine, la nette progression des produits pétroliers raffinés
connu une hausse de 15 %. Dans l’ensemble, une grande part (+ 23 %), surtout dans le sens des importations (+ 50 %, à
6 millions de tonnes), n’a pas suffi à compenser la chute dudes importations provient de l’Union européenne (40 %), sur-
tout du Royaume-Uni et d’Allemagne (respectivement 10 % et trafic de pétrole brut (- 8 %). Egalement en baisse (- 3 %), le
9 %). Cependant, de par l’importance de l’industrie pétrolière, trafic conteneurisé a atteint 21 millions de tonnes en 2005. A
l’inverse, le tonnage traité de vracs solides a augmenté de 10 %le principal fournisseur de la région reste l’Arabie-Saoudite
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 53 - Mars 2006 3ANALYSES CONJONCTURELLES
LE TRAFIC DU PORT DU HAVRE (hors avitaillement) AÉROPORTS : NOMBRE DE PASSAGERS STABLE
Part des AU HAVRE, EN PROGRESSION À ROUEN
différentes Évolution
marchandises 2004-2005
2004 2005 (1) (%) (%) En 2005, le trafic passager de l’aéroport du Havre-Octeville
Nombre de navires entrés 7 459 6 965 /// -6,6 est quasiment stable (- 1 % par rapport à 2004) pour s’établir à
51 500 passagers. Cette évolution est le résultat d’une crois-Vracs liquides 47 784 46 826 62,7 -2,0
dont : Pétrole brut 37 023 34 080 45,6 -7,9 sance du nombre de passagers sur lignes régulières (+ 4 000)
Produits raffinés 8 817 10 878 14,6 23,4
et d’un recul légèrement plus important de la fréquentation desHydrocarbures gazeux 441 395 0,5 -10,4
vacanciers et des passagers de vols non réguliers (- 4 700).DuVracs solides 4 374 4 802 6,4 9,8
dont : Aliments pour animaux 136 123 0,2 -9,6 côté des marchandises, le fret a continué de s’effondrer : en
Charbon 2 196 2 882 3,9 31,2
2005, il a été cinq fois inférieur à celui de 2004, passant deCiments 438 387 0,5 -11,6
66 tonnes à 13 tonnes. Cependant, malgré ce repli global du
Autres Marchandises 24 018 23 048 30,9 -4,0
trafic aéroportuaire, les mouvements d’avions au Havre ont en-dont : Conteneurs 21 560 20 829 27,9 -3,4
registré une hausse de 12 % pour atteindre 28 200 vols.Ensemble des marchandises
embarquées et débarquées 76 175 74 676 100,0 -2,0 L’aéroportdeRouen-ValléedeSeineavulenombredepas-
Source : Port Autonome du Havre Unité : millier de tonnes sagers repartir légèrement à la hausse (+ 1,2 %, à 40 000 pas-
(1) Données provisoires.
sagers) après avoir reculé pendant deux années consécutives.
Sur les lignes régulières, cette augmentation concerne le trafic
LE TRAFIC PASSAGER AU HAVRE (ferries)
de passagers embarquant ou débarquant à Rouen (+ 7 %), le
Évolution
nombre de passagers en transit restant stable.Le fret recule de2004 2005 (1) 2004-2005 (%)
8 % et se maintient tout juste au-dessus de la barre desPassagers débarqués 313 342 9,3 embarqués 318 337 6,0 40 tonnes. Enfin, l’aéroport de Rouen a compté 2 700 mouve-
Total de passagers 631 679 7,6
ments d’avions en 2005, soit 240 de plus qu’en 2004.
Source : Port Autonome du Havre Unité : millier
(1) Données provisoires.
LE TRAFIC DE L’AÉROPORT DU HAVRE-OCTEVILLE
ÉvolutionLE TRAFIC DU PORT DE ROUEN
2004 2005 2004-2005 (%)
Part des
Passagers commerciaux (1) 52 187 51 528 -1,3différentes Évolution
dont : Passagers lignes régulières 19 695 23 476 19,2marchandises 2004-2005
Transit lignes 4 629 4 896 5,82004 2005 (%) (%)
Passagers vacances 20 133 18 707 -7,1
Nombre de navires entrés 3 499 3 474 /// -0,7 Non réguliers 7 730 4 449 -42,4
Vracs liquides 9 422 10 748 48,8 14,1 Fret (kg) 65 936 12 909 -80,4
dont : Pétrole brut 40 0 0,0 -100,0
Mouvements d’avions 25 232 28 163 11,6Dérivés énergétiques
dont : avions commerciaux 3 346 3 511 4,9et noniques 6 664 7 828 35,6 17,5
avions non 21 886 24 652 12,6
Vracs solides 7 647 8 036 36,5 5,1
Source : Aéroport du Havre-Octeville Unités : nombre, %
dont : Céréales 5 282 5 937 27,0 12,4 (1) Hors petits avions et vols militaires.
Charbon 512 374 1,7 -27,0
Engrais 265 273 1,2 3,0
Autres marchandises 3 128 3 225 14,7 3,1 LE TRAFIC DE L’AÉROPORT DE ROUEN-VALLÉE DE SEINE
dont : Conteneurs 1 166 1 352 6,1 16,0
Évolution
Ensemble des marchandises 2004 2005 2004-2005 (%)
embarquées et débarquées 20 197 22 009 100,0 9,0
Passagers commerciaux (1) 39 605 40 063 1,2
Source : Port Autonome de Rouen Unité : millier de tonnes dont : Passagers lignes régulières 15 128 16 157 6,8
Transit lignes 17 006 16 902 -0,6
Passagers vacances 1 897 2 265 19,4
Non réguliers 5 574 4 739 -15,0
pour atteindre 4,8 millions de tonnes, sous l’impulsion du trafic
Fret (kg) 43 508 40 122 -7,8
de charbon dans le sens des entrées (+ 27 %, à 2,5 millions de
Mouvements d’avions 2 448 2 688 9,8
tonnes) comme des sorties (+ 75 %, à 0,3 million de tonnes). dont : avions commerciaux 1 896 2 043 7,8
avions non 552 645 16,8Enfin, contrairement au trafic de marchandises, le nombre de
Source : Aéroport de Rouen-Vallée de Seine Unités : nombre, %passagerssurlesliaisonstransmancheauportduHavreapro-
(1) Hors petits avions et vols militaires.
gressé en 2005 (+ 8 %) pour atteindre 679 000. Globalement,
avec 7 000 entrées de navires en 2005, le port du Havre a
compté 500 escales de moins qu’en 2004. AGRICULTURE : RECUL DE LA PRODUCTION CÉRÉALIÈRE
En 2005, le port de Rouen a traité 22 millions de tonnes de ET BONS RÉSULTATS POUR LE COLZA
marchandises, soit un trafic en hausse de 9 % par rapport à
l’année précédente (après - 8 % en 2004).Cette progression a En 2005, les surfaces céréalières ont augmenté de 1,2 %
étésensibledans les vracs liquides (+ 14 %), surtout grâceaux dans l’Eure par rapport à 2004 alors qu’elles ont légèrement di-
produitspétroliersraffinés,danslesvracssolides(+ 5 %)dyna- minuéenSeine-Maritime(- 0,4 %).Lesrendementssontgloba-
misés par le trafic de céréales (+ 12 %), comme dans le trafic lement orientés à la baisse, après les très bonnes performan-
conteneurisé(+ 16 %).Al’inverse,letraficpassagers’estréduit ces enregistrées en 2004.
d’un tiers par rapport à 2004 pour s’élever à 21 000 personnes. Les surfaces ensemencées en blé ont augmenté de 3 500
Enfin, le nombre de navires entrés au port de Rouen se main- hectares (ha)en2005.Cependant,laproductions’estavéréenet-
tient à un niveau pratiquement stable (7 000 arrivées). tement moins bonne qu’en 2004, surtout en Seine-Maritime où
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 53 - Mars 2006ANALYSES CONJONCTURELLES
NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A
elle a chuté de 13 % (- 6 % dans l’Eure). Le rendement de blé
s’est établi ainsi à 80 quintaux par hectare (qx/ha) (contre 89 en
2004). Les cultures d’orge et d’escourgeon ont enregistré une di-
SENIORS ET MARCHÉ DU TRAVAIL
minution de leurs surfaces et de leur rendement. Là encore, la
EN HAUTE-NORMANDIE
Seine-Maritime est plus touchée que l’Eure (production en recul,
respectivement, de 12 % et 3 %). Enfin, les surfaces de maïs se En 1999, les seniors, personnes âgées de plus de 50 ans,
sont réduites dans l’Eure mais le rendement s’y est amélioré. Les représentent 31 % de la population totale de la Haute-Nor-
résultats restent inchangés en Seine-Maritime. mandie. Leur taux d’activité (actifs et chômeurs) est de
Les surfaces de colza se sont accrues de 3 200 ha en 2005, 29,3 % mais le taux d’emploi n’est que de 25,8 %. Le secteur
dont 2 200 en Seine-Maritime. Les rendements sont restés sta- public emploie 22 % de seniors contre 17,5 % dans le sec-
bles par rapport à 2004 (38 qx/ha), malgré un léger tassement en teur privé.
Seine-Maritime. Parmi les cultures industrielles, les surfaces de Le temps partiel concerne 17 % des emplois, tous âges
betteraves se sont réduites ainsi que la production. Le rendement confondus ; il est moins fréquent chez les seniors, à 15,6 %.
Les seniors sont particulièrement exposés aux suppres-recule à 765 qx/ha, contre 786 en 2004. En ce qui concerne le lin,
sions d’emplois avec 24,6 % des licenciements économi-les surfaces ont nettement diminué dans l’Eure, avec un rende-
ques ; leur part dans les chômeurs de longue durée estment inchangé (70 qx/ha), alors qu’elles ont progressé de 350 ha
importante.en Seine-Maritime pour un rendement de 68 qx/ha (contre 66 en
2004). Enfin, les surfaces et les productions sont à la hausse pour La place des seniors sur le marché du travail en Haute-Normandie /
les pommes de terre, surtout dans l’Eure, et le rendement de DRTEFP ; Catherine Stipon. - In : Ten Info. - N° 23 (2005, déc.) ; 8 p.
pommes à cidre s’améliore (179 qx/ha).
LES EMPLOIS DANS LE SECTEUR DE LA
JEUNESSE ET DES SPORTS ENFRÉQUENTATION HÔTELIÈRE : LÉGER FLÉCHISSEMENT
HAUTE-NORMANDIE
En 2005, l’hôtellerie haut-normande homologuée a vendu
En Haute-Normandie, le secteur de la jeunesse et des
3 045 000 nuitées. Ce chiffre est en baisse de 1,8 % par rapport à
sports concentre 4 500 emplois en 1999. Le nombre de ces
2004, mais reste supérieur à celui de 2003. La durée moyenne
emplois a pratiquement doublé en dix ans.
des séjours reste inchangée (1,6 nuit). L’affaiblissement de la fré-
On trouve plus de femmes parmi les animateurs sociocul-
quentation hôtelière affecte principalement la clientèle française
turels puisqu’elles représentent 63 % des effectifs tandis que
(- 2,7 %) en raison de séjours plus courts. A l’inverse, le nombre
les hommes sont plus nombreux parmi les moniteurs, éduca-
de nuitées vendues aux étrangers est en légère progression. Les teurs sportifs et sportifs professionnels.
hôtels homologués 0 étoile ont vendu 1 054 000 nuitées, soit un Dans le secteur de la jeunesse et des sports, les hommes
tiers des nuitées vendues en 2005. Dans ce type d’hôtel, le sont autant concernés que les femmes par le chômage :
nombre de personnes accueillies a augmenté mais les durées de 1 600 personnes étaient inscrites à l’ANPE en juillet 2005.
séjour plus courtes ont provoqué une baisse des nuitées vendues. Les demandeurs d’emploi les plus nombreux sont les plus
Pendant la saison touristique (de mai à septembre), les hôtels jeunes (moins de 26 ans), très rares sont les chômeurs de
haut-normands ont vendu 1 544 000 nuitées, soit 1,1 % de moins plus de 50 ans.
que sur la même période en 2004. En particulier, la fréquentation
Portrait statistique des emplois et des formations liés à l’anima-
française, qui représente 60 % des ventes hôtelières, a reculé de
tion sportive et socioculturelle en Haute-Normandie / DRDJS
2,1 % sur la saison estivale. Haute-Normandie, Observatoire des Métiers et des Qualifications.-
(2005, nov.) ; 4 p.
FRÉQUENTATION TOURISTIQUE POUR LA HAUTE-NORMANDIE EN 2005
Hôtellerie homologuée Campings homologués L’ASSAINISSEMENT COLLECTIF
Dont mai à Saison 2005
EN SEINE-MARITIMEAnnée 2005 septembre mai à septembre
Nombre de nuitées 3 045 1 544 595
D’après le recensement de la population de 1999, 86 %Français 2 114 937 330
Etrangers 931 607 265 des logements de Seine-Maritime sont raccordés au réseau
Durée de séjour 1,6 1,5 3,2 collectif tout à l’égout contre 80 % pour la France entière.
Français 1,5 1,5 4,3
La Seine-Maritime est donc un département bien desserviEtrangers 1,7 1,6 2,4
malgré une grande part d’habitat diffus. Cependant dans l’estSource : INSEE - Direction du tourisme Unités : millier de nuitées, jour
Avertissement : contrairement aux données présentées dans le Premier Bilan de l'année du département, un grand nombre de logements est raccordé
2004, ces données incluent les nuitées vendues dans l'hôtellerie classée 0*. à l’assainissement autonome.
L’assainissement collectif du département repose sur
Durant la saison 2005, les campings haut-normands ont 325 stations desservant 561 communes. Le poids des gran-
vendu près de 600 00 nuitées, soit une hausse de 3,5 % par des est prépondérant : 71 communes sont raccor-
rapport à la saison 2004. Les vacanciers français y ont été plus dées aux stations de Rouen, Le Havre et Elbeuf, correspon-
nombreux qu’en 2004 (+ 5,3 %, à 330 000 nuitées) mais ont dant à plus de la moitié de la population du département.
raccourci la durée de leur séjour (4,3 jours par personne, contre
Données statistiques / Jacques Caron ; DRDAF. - In : Agreste
4,5 en 2004). Plus modestement, la fréquentation étrangère a Seine-Maritime. Situation mensuelle. - (2006, janv.) ; 4 p.
progressé de 1,2 %, à 265 000 nuitées, pour une durée de
Nelly LANNEFRANQUEséjour inchangée (2,4 jours par personne)
Corinne MARISSIAUX
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 53 - Mars 2006 5

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