Premier bilan économique et social de 2000 en Haute-Normandie : le tertiaire dynamise l'emploi

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Au cours de l'année 2000, 5 100 créations d'entreprises ont été enregistrées. Ce chiffre est le plus faible des cinq dernières années. Il est en diminution de 4% par rapport à 1999 contrairement au total national qui progresse de 1%. L'écart est encore plus important concernant les créations nouvelles avec -4% pour la région au lieu de +4% au niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 3
Lettre
Mars 2001 statistique
et
économique
de Haute-Normandie
Exceptionnel ?
A l’instar du langage diploma-
tique, le langage du conjonctu-
riste est d’ordinaire très nuancé
Évolution de la structure par âge des Haut-Normands
et tout émaillé de qualificatifs
entre 1990 et 1999subtils et de périphrases pruden-
tes. Il n’est pas rare de rencontrer
des “tendances haussières” Une population jeune
plutôt que des hausses, ou “de
légers fléchissements du taux de mais vieillissante
croissance” - à ne pas confondre
avec des ralentissements – ou
encore “des signes d’atténuation
Sandrine ROCHELLE
de la dégradation”-ànepas
confondre avec une reprise. Le
conjoncturiste partage avec le di-
vite qu’au niveau national. L’âge moyenTraditionnellement, laplomate un sens aigu de la
des Haut-Normands passe de 36 ans enprudence. Haute-Normandie est une
Or, ne lit-on pas dans le dernier 1990 à 38 ans pour 1999. L’allongement
numéro d’Aval, en gros titre et en région ayant une population de la durée de vie et un taux de natalité
couleur “L’emploi en 1999 : une ralenti (mais toujours supérieur au tauxrelativement jeune. Mais ce
année exceptionnelle”. Le lecteur
national) en sont les raisons. La pyra-
constatera, dans ce nouveau phénomène s’accompagne
mide des âges des Haut-Normands senuméro, qu’au 1er semestre 2000
maintenant d’un vieillissement, rétrécit à sa base, confirmant une baissel’activité a été “très dynamique”,
que l’automobile matériel de du nombre des plus jeunes. La part desqui se produit de façon plus
transport a connu “une activité moins de 20 ans dans la population est
très soutenue qui a atteint un rapide qu’au niveau national. La importante, passant de 29% en
niveau exceptionnel au 2ème tri-
1990 à 26,6% en 1999, mais elle restestructure de la population parmestre”, que les biens intermé-
supérieure à celle du niveau national.diaires “atteignent des niveaux âge montre que l’espace à
L’Eure demeure un département plusexceptionnels grâce à une de-
dominante rurale estmande très dynamique” etc… jeune que la Seine-Maritime : en 1999, la
Au delà de cette simple approche population des moins de 20 ans est derelativement plus âgé. Les
lexicologique, on constatera que 27,3% dans l’Eure contre 26,3% en
l’année 1999 avait été très favo- classes d’âge du baby-boom
Seine-Maritime. Parallèlement, la part
rable en matière de production et
représentent une part des personnes de plus de 60 ans aug-également en terme d’emploi
mente dans la région, passant de 17,8%(+18 000 emplois salariés) et que importante de la population des
l’année 2000 se présente encore en 1990 à 19,5% en 1999. Le déséqui-
communes périurbaines.mieux. Quant aux perspectives libre entre le nombre d’hommes et de
pour le début de 2001, elles res- femmes intervient dès 60 ans et s’ac-
tent très bonnes mais un peu en
centue avec l’âge. Les femmes sont ainsi
retrait par rapport à l’année
presque deux fois plus nombreuses que2000.
Au dernier recensement de la population les hommes à partir de 80 ans. En 1999,2001 sera-t-il encore
en 1999, la Haute-Normandie comptait“exceptionnel” ? la Haute-Normandie comptait 331 cente-
1 780 400 habitants, grâce à un taux naires, dont 291 étaient des femmes.
Jean LEMATTRE d’accroissement annuel moyen de
Chef du Service des études
0,27% depuis 1990. Comme partout en
et de la diffusion
France, la population haut-normande UN DÉFICIT DE JEUNES ADULTES
vieillit, mais plus rapidement. La part des
jeunes diminue plus rapidement et la La pyramide des âges en Haute-Nor-
SOMMAIRE proportion des plus âgés augmente plus mandie présente les mêmes grandes ca-
POPULATION TOTALE PAR SEXE ET ÂGE EN HAUTE-NORMANDIE EN 1990 ET 1999
POPULATION 1990 1999
Évolution de la structure par âge Hommes Femmes Ensemble % Hommes Femmes Ensemble %
des Haut-Normands entre 1990 et 1999
Une population jeune mais vieillissante 1 De0à19ans(1) 257 397 246 405 503 802 29,0 242 362 231 610 473 972 26,6
De 20 à 39 ans 267 638 267 327 534 965 30,8 248 119 249 436 497 555 27,9
De 40 à 59 ans 195 748 194 173 389 921 22,4 230 505 231 101 461 606 25,9
De 60 à 74 ans 92 197 110 464 202 661 11,7 102 298 122 704 225 002 12,6ANALYSES CONJONCTURELLES
75 ans et plus 35 905 70 653 106 558 6,1 42 699 79 605 122 304 6,9
Total 848 885 889 022 1 737 907 100,0 865 983 914 456 1 780 439 100,0Premier bilan économique et social de 2000
en Haute-Normandie Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 ; exploitation principale (lieu de résidence) Unités : individu, %
Le tertiaire dynamise l’emploi 4 (1) âge “0” incomplet car ne prend en compte qu’une partie de la génération 1990 en 1990 et la génération 1999 en 1999. Âge atteint en
cours d’année.
POPULATIONPOPULATION DE LA HAUTE-NORMANDIE - PYRAMIDE DES ÂGES EN 1990 ET 1999ractéristiques qu’au niveau national. Le
poids relatif des classes d’âge moyen se
HOMMES âge FEMMES
renforce encore. Ce sont maintenant
trois personnes sur dix qui ont entre 30 et 90
Déficit des naissances 8549 ans. Cette population correspond en
dû à la guerre 1914-1918 80grande partie aux générations du
75
baby-boom. Plusieurs classes d’âge pré-
70
Déficit des naissancessentent des déficits de population. Les 199065dû à la guerre
deux plus anciennes correspondent aux 1939-1945 60
moindres naissances dues aux deux 55
50guerres mondiales de 1914-1918 et de
Baby-boom
451939-1945. La troisième classe défici-
40 1999taire coïncide avec les jeunes adultes de
35
18 à 26 ans environ. Cette tranche d’âge
30
correspond en grande partie au déficit 25
des naissances enregistrées dans les 20
années soixante-dix. Ce phénomène est 15
10renforcé par les départs relativement
5nombreux de ces jeunes vers d’autres
0régions. Enfin, les naissances au cours
15 10 5 0 0 5 10 15des années quatre-vingt-dix sont en
moyenne moins nombreuses que pen- Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unité : millier d’habitants
dant la décennie précédente.
STRUCTURE PAR ÂGE DES HAUT-NORMANDS SELON LE TYPE DE TERRITOIRE
âgeDES PÔLES URBAINS JEUNES
100
Les naissances des années 80
PÔLESsoixante-dix marquent la fin du
URBAINS
60baby-boom. La sous représentation ac-
tuelle de jeunes adultes est le résultat de
40
ce recul des naissances mais aussi de Haute-Normandie
départs de population importants. Ce 20
Pôles urbainsphénomène est surtout visible dans les
0zones périurbaines. Les étudiants pour-
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8suivant leurs études plus longtemps et
les jeunes adultes entrant dans la vie
100active se retrouvent plutôt dans les
zones urbaines de la région, ou même
80
ZONEShors de la région. Il est en effet plus facile Haute-Normandie
PÉRIURBAINES
de trouver son premier emploi dans les 60
grandes agglomérations. De la même
40manière, des jeunes peuvent être
Zones périurbaines
amenés à poursuivre des études supé-
20
rieures longues hors de la région, et no-
tamment en région parisienne. Le 0
département de l’Eure est plus touché 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8
par ces départs que la Seine-Maritime.
Ainsi, les pôles urbains, où réside 56,6% 100
de la population de Haute-Normandie,
ZONES 80présentent un net excédent de popula-
À DOMINANTE Haute-Normandie Zones à dominante ruraletion pour cette classe d’âge par rapport à RURALE 60
la moyenne régionale.
40
20
DYNAMISME ET VIEILLISSEMENT
DES ZONES PÉRIURBAINES 0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8
Les classes d’âge de 35 à 50 ans et
leurs enfants (jusqu’à 18 ans) sont les Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N° 3 - Mars 2001plus présentes dans les zones périurbai- NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A
LA POPULATION DES PAYS nes. Entre 1990 et 1999, l’essentiel des
nouveaux arrivants dans ces communesTout comme au niveau régional, la L’APPRENTISSAGE EN HAUSSE
population des huit pays actuellement est constitué de jeunes couples de 25 à
Avec 230 000 contrats conclus en 1999, les em-recensés en Haute-Normandie connaît 39 ans avec de enfants. Ce phé- bauches en contrats d’apprentissage ont connu
un recul des naissances depuis le
une progression de 4% par rapport à 1998. Biennomène de migrations existant depuis la
début des années quatre-vingt et un
que toujours majoritaires, les jeunes qui préparentfin des années soixante-dix déjà, lesvieillissement de la population. On peut un diplôme de niveau V (CAP-BEP) sont moins
noter trois grands groupes de pays. Le communes périurbaines connaissent dès nombreux avec 71% des contrats signés, soit 2
premier groupe concerne les pays lors un relatif vieillissement de leur popu points de moins qu’en 1998. Les secteurs tradition- -
ayant une proportion des plus de 60 nellement utilisateurs de l’apprentissage (coiffure,lation par le poids croissant des plus de
ans assez élevée (entre 22 et 25%) commerce et réparation automobile, artisanat ali-
40 ans dans leur population totale. Toute-comme le Pays de Bray ou le pays de mentaire, commerce de détail, hôtellerie-restaura-
Risle-Charentonne et, à un moindre fois, la vitalité des zones périurbaines tion) représentent 66% des contrats signés en
degré, le pays d’Avre et d’Iton ou celui 1999 (contre 67% en 1998).dans l’influence de Rouen, du Havre et
de Risle-Estuaire. Ces pays connais Par ailleurs, de nouveaux secteurs utilisateurs- de la région parisienne est bien réelle.
tels que les services aux entreprises et l’industriesent très peu d’écart de proportion
Les cantons où la population des moins des biens d’équipement ont accru très sensibleentre les quatre grands groupes d’âge. -
ment leur recours à l’apprentissage (respectiveLe deuxième groupe concerne le pays de 20 ans est supérieure à la moyenne -
ment +22% et +7% par rapport à 1998). Dans cesdes Hautes Falaises avec une popula- régionale se trouvent dans l’est de
secteurs, les jeunes préparent un diplôme de l’en-tion relativement jeune et dont la part
l’Eure, dans les cantons périphériques seignement supérieur.des plus de 60 ans est de l’ordre de
de Rouen et du Havre ainsi que dans Les contrats d’apprentissage en 1999 / Sanchez,20%. Le troisième groupe rassemble
Ruby. - In : Premières informations et premièresdes pays jeunes. Il s’agit des pays du l’ouest de la Seine-Maritime.
synthèses DARES. - N° 48.3 (2000, nov.);8p.Roumois et “Entre Seine et Bray”, à do-
minante périurbaine et, à moindre titre,
HAUTE-NORMANDIE :du pays de Caux-Vallée de Seine, plus
UNE POPULATION RURALE PLUS ÂGÉE LA BAISSE DU CHÔMAGE SE CONFIRMEurbain. Ces pays ont un déficit de popu-
lation relativement important pour les De septembre 1999 à septembre 2000, le
âges de 20 à 24 ans voire même “un nombre de demandeurs d’emploi en Haute-NorLa Haute-Normandie, traditionnelle --
creux” très marqué pour les 20 à 29 ans mandie a baissé de 16,2%, autant qu’au niveaument jeune, connaît un vieillissement de
dans les pays du Roumois et “Entre national. Cette décrue est relativement plus pro-
sa population plus accentué qu’auSeine et Bray”. Ces deux pays sont noncée dans l’Eure (-19,6%) qu’en Seine-Maritime
niveau national. Les cantons où la part (-15%). Les chômeurs de longue durée diminuentaussi caractérisés par un poids plus im-
mais ils représentent encore 37% des demandeursportant dans leur population des per- des plus de 60 ans est supérieure à celle
d’emploi haut-normands.sonnes de 35 à 54 ans représentant un des moins de 20 ans sont dans l’ouest de
Les principaux bénéficiaires de la baisse dutiers des habitants de ces pays.
l’Eure et dans l’est de la Seine-Maritime, chômage sont les adultes agés entre 25 et 49 ans
(-17,1%).cantons traditionnellement ruraux. Les
Les jeunes de moins de 25 ans bénéficient
communes de
aussi du recul du chômage (-16,7%) mais leur part
l’espace à dominante parmi les demandeurs d’emploi reste importante
(23,5% dans notre région contre 18,4% au niveaururale connaissent la
France) surtout en Seine-Maritime (24,2%).moyenne d’âge la plus
Le marché de l’emploi au 3ème trimestre 2000 /
élevée (40 ans en
DRTEFP - In :TEN. - N° 57 (2000, déc.) ; 23 p.
1999) et la plus forte
proportion de person DES MAMANS DE PLUS EN PLUS AGÉES-
nes de plus de 60 ans, La délivrance de certificats de santé lors des
trois examens médicaux des enfants avant le 8ede l’ordre de 23%. Ces
jour, au 9e mois et au 24e mois, rendue obligatoirecommunes ont égale-
par la loi du 15 juillet 1970, nous livre des indica-
ment une répartition teurs de nature médicale et socio-démographique.
plus “lisse” de leur po Ainsi, on observe une progression continue de-
l’âge moyen des femmes qui accouchent dans unepulation, due à son
année. Ce chiffre est passé de 27, 6 ans en 1986 à
vieillissement, puisque 29 ans en 1995.
25,6% de la popula- En 1998, près de 53 enfants sur 1 000 ont une
mère de 38 ans et plus. La proportion la plustion a moins de 20
élevée se situe à Paris avec 88,6‰. La Seine-Ma-ans, 26% a entre 20 et
ritime se situe dans la moyenne, l’Eure un peu en
39 ans et 25,4% a dessous avec 45‰.
Le taux d’allaitement maternel en France est enentre 40 et 59 ans.
augmentation constante : de 44,5% en 1992, il at-C’est dans l’espace
teint 48,8% en 1998. La région parisienne (65,3%)
périurbain que les dif- et l’est de la France ont les taux les plus élevés.
Ce chiffre atteint même 72,2% en Martinique. Laférences entre les
Seine-Maritime est nettement en dessous de laclasses d’âge sont les
moyenne avec 39,8%.
plus marquées avec
Principaux indicateurs issus des certificats de
30% de la population santé / Bussière Emilie ; DREES. - In : Document
de travail : coll. statistiques. - N° 17 (2000, déc.).qui a entre 40 et 59
ans et 16,4% qui a
Nelly LANNEFRANQUEplus de 60 ans
Florence PIMENTA
N° 3 - Mars 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 3ANALYSES CONJONCTURELLES
Premier bilan économique et social de 2000 en Haute-Normandie
Le tertiaire dynamise l’emploi
Francis COUVOUT
région. L’Eure, qui avait mieux résisté jusqu’au 3e trimestre, terEn France, profitant d’un environnement international très por --
mine l’année par une chute sensible au 4e trimestre.teur et de la reprise des investissements, l’activité a été très dy-
namique au 1er semestre 2000. Toutefois, l’apparition de Selon les statistiques provisoires de l’UNEDIC, l’emploi sa-
larié en Haute-Normandie dans les secteurs marchands nontensions inflationnistes liées au choc pétrolier a freiné la
consommation des ménages dès le printemps. La croissance agricoles aurait progressé sur un rythme accéléré, passant de
+1,6% en glissement annuel en septembre 1999 à +4,2% un andu PIB en volume atteint 3,2% en moyenne sur l’année. Elle re-
plus tard et rejoindrait presque le rythme moyen national. Lenouvelle le record de 1998 et s’inscrit sur la ligne de la nouvelle
tendance apparue dès 1997. La consommation des ménages tertiaire reste l’élément le plus dynamique, la construction enre-
gistre cependant une évolution équivalente à la moyenne régioprogresse de 2,3% comme en 1999. Les gains de compétitivité -
liés à la baisse de l’Euro ont bien profité aux exportations qui nale et l’industrie serait devenue positive depuis le second
trimestre.progressent de +13% (après +4% en 1999). Le développement
Au cours de l’année 2000, le chômage poursuit la décruedes importations a suivi sur un rythme aussi soutenu (+14%
après +4%). Néanmoins, l’augmentation des cours du pétrole amorcée à la mi 1997. A la fin du 3e trimestre 2000, le taux de
chômage en Haute-Normandie s’établit à 11,5% de la populadevrait réduire considérablement l’excédent commercial. Les -
capacités de production largement sollicitées ont incité les tion active, en données corrigées des variations saisonnières.
Sur un an, il diminue de 1,6 point comme au niveau national.chefs d’entreprise à poursuivre leurs efforts en matière d’inves-
L’écart reste ainsi de 2 points en défaveur de la région. L’Euretissement productif (+6% après +9%).
La croissance et les effets à court terme de la réduction du conserve aussi un avantage comparable sur la Seine-Maritime
(10% contre 12,1%).temps de travail ont permis de nombreuses créations d’em-
plois. L’emploi total progresserait de +2,4% soit une augmenta Fin décembre 2000, le nombre de demandeurs d’emploi de-
catégorie 1 inscrits en Haute-Normandie s’élève à 75 340 pertion d’environ 560 000 postes. Conjointement, le chômage -
sonnes (données CVS). Sur un an, la baisse est très nettepoursuit la décrue amorcée en 1997 et s’établit, fin décembre, à
9,2% de la population active au sens du BIT, soit une baisse de (-15%), légèrement moins forte qu’au niveau national (-16%) ou
dans l’Eure (-17%). Quand on ajoute les demandeurs d’emploi1,4 point en un an.
Les prix à la consommation ont augmenté fin décembre de de catégorie 6 le recul est encore de -15% (après -10% en
1999).+1,6% en glissement annuel.
HAUTE-NORMANDIE : FORTE ACTIVITÉ DANS L’INDUSTRIE INDUSTRIE : UNE ACTIVITÉ VIGOUREUSE
ET LE BÂTIMENT
En 2000, l’industrie, entraînée par les biens intermédiaires,
les biens d’équipement professionnel et l’automobile-matérielAu cours de l’année 2000, 5 100 créations d’entreprises ont
été enregistrées. Ce chiffre est le plus faible des cinq dernières de transport a connu une activité très soutenue qui a atteint un
niveau exceptionnel au 2e trimestre. Un fléchissement est ceannées. Il est en diminution de 4% par rapport à 1999 contraire --
ment au total national qui progresse de 1%. L’écart est encore pendant apparu au 3e trimestre, au moment où l’activité culmi-
nait dans les biens de consommation. La demande globale neplus important concernant les créations nouvelles avec -4%
cesse de progresser, confortée par une extérieure quipour la région au lieu de +4% au niveau national. Les secteurs
en baisse sont d’abord les commerces avec -17% sur l’année s’est ressaisie depuis un an. Les capacités de production sont
bien employées et des goulots d’étranglement apparaissentsuite à un creux très net au 3e trimestre. L’industrie hors IAA
limite ses pertes à 2%. En revanche, les services, grâce aux même dans certains secteurs. Les prévisions demeurent bien
orientées, comme pour la production industrielle en France enservices aux entreprises et aux services aux ménages progres-
général. Les effectifs, profitant de la croissance, suivent unesent de 2%. L’activité vigoureuse dans le bâtiment favorise les
créations dans ce secteur en hausse de 13% sur un an. Il im tendance accélérée depuis 1997. Un ralentissement de leur vi- -
tesse de progression semble néanmoins se dessiner au 2e seporte de rappeler que plus des trois quarts des créations d’en --
treprises ont lieu dans le commerce ou les services. La mestre. Les industriels, anticipant une demande dynamique
pour les prochains mois, tirent parti du ralentissement pour reconstruction n’intervient que pour 15%. Les départements -
constituer leurs stocks, largement sollicités depuis plus de deuxconnaissent, tous les deux, des reculs équivalents à celui de la
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N° 3 - Mars 2001ANALYSES CONJONCTURELLES
ans, et qui sont d’ailleurs tombés à leur plus faible niveau nels grâce à une demande très dynamique. Certaines branches
depuis cinq ans. connaissent même des goulots d’étranglement. Cela paraît le
Les IAA, après une activité record au 1er semestre, enregis cas pour les métaux et les matériaux de construction. Les effec- -
trent un ralentissement au 3e trimestre, sans doute consécutif à tifs sont aussi orientés à la hausse et devraient le rester.
la crise de la vache folle et à la suppression des farines Après un creux au 1er trimestre, les biens d’équipement
animales. professionnel se sont ressaisis, entraînés par le matériel élec-
Les biens intermédiaires atteignent des niveaux exception trique et électronique où le niveau d’activité est exceptionnel,-
avec saturation des moyens de production. En revanche, la mé-
canique reste en deçà de ses possibilités.
TENDANCES RÉCENTE ET PROBABLE Dans les biens de consommation, l’activité se maintient à un
DANS L’INDUSTRIE EN HAUTE-NORMANDIE
bon niveau depuis le début de l’année. A l’exception du
50 cuir-chaussures, les résultats sont au-dessus de la moyenne
dans les autres branches. Parachimie-pharmacie, bois-ameu-
40
blement et presse-imprimerie se montrent les plus dynamiques.Tendance récente de la production
L’automobile-matériel de transport connaît également une30
activité soutenue qui pourrait néanmoins faiblir en fin d’année.
20
En 2000, les immatriculations de véhicules particuliers
neufs régressent davantage en Haute-Normandie qu’au niveau10
Tendance probable de la production
national (-2% contre -1%). Elles dépassent juste les 55 300
0 mais ce résultat demeure encore nettement supérieur à ceux
de 1997 et 1998. Le taux de pénétration des marques étrangè--10
Janvier Janvier Janvier Janvier res recule d’un demi-point et reste nettement au-dessous de la1998 1999 2000 2001
moyenne nationale (36% contre 41%). La part des véhicules au
Source : INSEE - Enquête mensuelle dans l’industrie Unité : solde d’opinions en %
gazole représente 53% des immatriculations neuves régiona-
les. Elle fait un bond de +5 points comme dans le reste de la
NIVEAUX DES STOCKS DE PRODUITS FABRIQUÉS France. L’écart demeure ainsi de 4 points en faveur de la
ET TENDANCE RÉCENTE DE LA PRODUCTION DANS L’INDUSTRIE région. L’évolution des cours du brut et la sous taxation relative
EN HAUTE-NORMANDIE
du gazole par rapport au super peuvent expliquer cette hausse.
50
Le phénomène observé en Haute-Normandie est plus accentué
dans l’Eure qu’en Seine-Maritime : baisse plus marquée du40
Tendance récente de la production total des immatriculations neuves, taux de pénétration des mar-
30 ques étrangères plus faible mais part des véhicules au gazole
plus forte.
20
Niveau des stocks
de produits fabriqués
10
BÂTIMENT : UNE ACTIVITÉ SOUTENUE
0
-10 En 2000, comme c’est le cas chaque année, l’activité a ra-
Janvier Janvier Janvier Janvier
lenti dans le bâtiment en début d’année puis est repartie, en-1998 1999 2000 2001
traînée par le gros oeuvre, mais sur un rythme moins vigoureuxSource : INSEE - Enquête mensuelle dans l’industrie Unité : solde d’opinions en %
qu’en 1999. Contrairement à 1999, les grandes entreprises en-
registrent de meilleurs résultats que les PME. Cependant, les
TENDANCES RÉCENTE ET PRÉVUE DES EFFECTIFS
DANS L’INDUSTRIE EN HAUTE-NORMANDIE effectifs sont globalement orientés à la hausse depuis plus d’un
30 an. L’activité se montre nettement plus dynamique dans l’Eure
qu’en Seine-Maritime. En particulier le début de l’année a susci-20
té une activité redoublée dans les entreprises du second
10 oeuvre.Tendance récente des effectifs
0 En 2000, les logements commencés diminuent plus en
Haute-Normandie qu’au niveau national et se situent à 6 820,
-10
en dessous des excellents niveaux de 1999 et 1998. La baisseTendance prévue des effectifs
-20
est imputable à l’Eure (-19%) et en particulier aux logements
-30 collectifs dans ce département qui tombent à un niveau très
bas. En revanche, en Seine-Maritime, la hausse des logements
-40
Janvier Janvier Janvier Janvier Janvier Janvier Janvier collectifs compense le recul des constructions individuelles.
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Les autorisations sont également en baisse alors qu’elles aug-
Source : INSEE - Enquête trimestrielle dans l’industrie Unité : solde d’opinions en % mentent en France ; l’accroissement dans l’Eure ne suffit pas à
N° 3 - Mars 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 5ANALYSES CONJONCTURELLES
équilibrer la baisse de 16% en Seine-Maritime. AÉROPORTS : LES SUPPRESSIONS DE LIGNES RÉGULIÈRES
Dans le non résidentiel, les surfaces commencées reculent FONT CHUTER LE TRAFIC AU HAVRE
de 9% en Seine-Maritime et ne déclinent que faiblement dans
2l’Eure. Le total régional s’élève à près de 1,1 million de m , donc La reprise par Air France et ses filiales des deux aéroports
nettement au-dessus des niveaux 1997 à 1999. Les surfaces haut-normands s’est traduite par une suppression de lignes ré-
autorisées sont globalement en baisse. Elles chutent de 16% gulières. Depuis novembre, Octeville n’assure plus que la liai-
en Seine-Maritime et remontent de 11% dans l’Eure. son avec Londres ; son trafic de 118 500 passagers
commerciaux a chuté de 15% sur l’année. Boos est obligé de
se limiter à une seule ligne régulière, celle de Lyon, qui est com-
mune avec celle du Havre, grâce à quoi son trafic passager rePORTS : TRAFIC RECORD DE CONTENEURS POUR LE HAVRE -
monte un peu.
Après une pause en 1999, le port du Havre renoue avec la
croissance (+5,6%) et atteint les 67,5 millions de tonnes (MT).
Le Havre se positionne donc comme le deuxième port français COMMERCE EXTÉRIEUR : IMPORTATIONS EN FORTE HAUSSE
à égale distance entre ses deux rivaux Marseille et Dunkerque.
Il faudrait remonter plus de vingt ans en arrière pour trouver des Sur les neuf premiers mois de l’année 2000, les importa-
chiffres supérieurs, c’est-à-dire à une époque où les sources tions font un bond de 43% par rapport à la même période de
d’énergie nationale étaient en très grande partie d’origine pétro 1999. Hormis les produits agricoles, tous les autres secteurs-
lière. Les sorties progressent davantage que les entrées (+11% sont en augmentation sensible. En particulier, le doublement
contre +4%), mais celles-ci demeurent nettement majoritaires à des importations de produits énergétiques contribue à lui seul
cause des importations de pétrole brut. L’amélioration de l’en pour deux tiers à l’évolution. Les exportations augmentent-
semble est imputable aux produits pétroliers raffinés et aux aussi mais moins fortement (+18%) et atteignent presque les
conteneurs en hausse globale de 3 MT. Avec un total de près de 93 milliards de francs. Comme pour les importations, tous les
14 MT, en progression de 8%, les conteneurs confortent la posi secteurs sont en hausse à l’exception des produits agricoles.-
tion dominante du Havre comme premier port français dans ce La plus forte contribution est aussi fournie par les produits éner-
domaine et apportent des arguments favorables à la construc gétiques mais biens de consommation et biens d’équipement-
tion d’un nouveau port à conteneurs baptisé Port 2000, néces réunis font mieux.-
saire pour faire face à la concurrence des géants de la Mer du La majorité des échanges extérieurs de la Haute-Nor-
Nord. mandie se fait avec l’Union européenne. Comme les années
Le port de Rouen recule de 5% mais réalise tout de même précédentes, le premier fournisseur et client de la Haute-Nor-
22,8 MT, un chiffre supérieur à ceux des années 1994 à 1998. mandie est encore une fois, de loin, le Royaume-Uni. Pour les
La baisse est due aux exportations de céréales qui chutent de fournisseurs, on trouve ensuite l’Arabie Saoudite devant la Nor-
25%. Hors céréales, le tonnage augmente de 6% et s’élève à vège et l’Allemagne et du côté clients, l’Allemagne et l’Espagne
16,2 MT, son plus haut niveau jamais atteint auparavant. Le presqu’à égalité.
trafic des conteneurs progresse de 2% et dépasse les 1,1 MT.
Les produits forestiers sont en repli de 7%. En revanche, les
produits ensachés (sucre, farine et autres) sont en hausse de AGRICULTURE : UNE ANNÉE PEU FAVORABLE
10%. AUX CULTURES VÉGÉTALES
Au terme de l’année 2000, la situation du port de Dieppe
reste très préoccupante. Le trafic total diminue encore de 15% L’année 2000 ne restera pas dans la mémoire comme un
et n’atteint plus que 600 000 tonnes contre plus de 2 MT en bon millésime : crise de la vache folle et conditions climatiques
1995. Le tonnage de la Gare Maritime ne cesse de s’effondrer ; bien humides n’ont guère apporté de satisfaction. Les cours de
il s’est réduit cette année à 75 000 tonnes. En outre, la liaison la viande bovine ont chuté au 2e semestre. La décote est de
quotidienne avec Newhaven n’a pas été assurée pendant toute plus de 30% sur un an pour les vaches. Les cours du boeuf ré-
l’année. Le taux de remplissage était insuffisant pour encoura sistent un peu mieux. En revanche, les cours du porc se sont-
ger l’armateur à persister au-delà du 30 octobre. Le nombre de ressaisis et terminent l’année en hausse, de plus de 20% par
passagers diminue ainsi de 4% après une chute de moitié en rapport à 1999. Les cours du lait sont en augmentation continue
1999. De son côté, le port de commerce recule de 9%. La plu au 2e semestre, en partie grâce aux compléments de prix.-
part des postes sont en baisse : huiles, fruits et légumes, sables Les productions de blé enregistrent des rendements moins
et carbonates perdent 20% et plus de leurs tonnages. Les élevés que les deux années précédentes. Les résultats sont ce-
seules satisfactions proviennent de la pêche, en augmentation pendant meilleurs dans l’Eure qu’en Seine-Maritime avec 81
de 13%, et de la plaisance. L’espérance repose maintenant sur quintaux à l’hectare (qx/ha) contre 77qx/ha. Les bons résultats
le rachat du port privé de Newhaven par le Conseil général de de 1998 et 1999 ont sans doute incité les agriculteurs à semer
Seine-Maritime. L’investissement est très onéreux et les tra davantage de blé. Les surfaces ensemencées progressent en-
vaux de modernisation demanderont du temps. effet de 2%, soit près de 5 000 ha. Les rendements de
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N° 3 - Mars 2001ANALYSES CONJONCTURELLES
l’orge-escourgeon diminuent légèrement (71 qx/ha après 74 clients et représentent près de la moitié des clients étrangers,
qx/h). En revanche, les surfaces cultivées augmentent de 18%, ont été plus nombreux en juillet mais accusent un très fort recul
mais restent en dessous du niveau de 1998. Oléagineux et pro en août. Les Belges ont boudé le mois de juillet mais sont reve- -
téagineux déçoivent. Les rendements du colza chutent à 30 nus en août. Le nombre des touristes allemands est stable. En
qx/ha, en baisse continue depuis trois ans. Les rendements des revanche, les Hollandais ont très nettement accru leur pré-
pois protéagineux, qui s’étaient accrus au cours des deux cam sence au cours de l’été 2000. La part des étrangers reste-
pagnes précédentes, baissent à nouveau (50 qx/ha). Les condi presque stable avec 34% des nuitées et cela, dans l’Eure-
tions climatiques n’ont pas facilité la récolte des betteraves dont comme en Seine-Maritime. Par contre, les durées moyennes
le rendement redescend en dessous des 70 tonnes à l’hectare. de séjour demeurent un peu plus longues en Seine-Maritime et
pour les étrangers en général.
Entre mai et septembre 2000, la fréquentation des cam-
pings haut-normands a nettement fléchi par rapport à celle deTOURISME : UNE SAISON SANS DYNAMISME
l’été 1999 (-22%). La baisse est aussi plus importante pour les
Après quatre années en progression continue, la fréquenta étrangers que pour les Français (-26% contre -19%). Toutes les-
tion des hôtels haut-normands connaît en 2000 un recul de 9% nationalités sont également touchées, en particulier les Hollan-
qui la fait retomber à 1,9 million de nuitées, donc en dessous de dais, qui sont les premiers clients devant les Britanniques et les
son niveau de 1998, mais au-dessus de ceux des trois années Allemands. La part des étrangers recule de deux points à 41%.
1995 à 1997. Il y a sans doute un effet de reflux après les évé Elle est plus forte dans l’Eure qu’en Seine-Maritime. Les durées-
nements exceptionnels qui ont nettement favorisé le tourisme moyennes de séjour des Français restent supérieures à celles
en Haute-Normandie au cours de l’été 1999 : Armada du siècle, des étrangers (4,1 jours contre 2,3). Le même phénomène a
éclipse et ensoleillement estival. Dans l’ensemble, la baisse est lieu dans les deux départements mais les durées moyennes de
légèrement plus forte pour les étrangers que pour les Français séjour sont sensiblement plus longues en Seine-Maritime que
(-11% contre -8%). Mais la situation est très contrastée selon dans l’Eure
les mois et les nationalités. La fréquentation des Français est
en baisse très nette en juillet et août (-21%) alors que celle des
étrangers est stable. Les Britanniques, qui restent les premiers Rédaction achevée le 31 janvier 2001
LES PAYS
EN
HAUTE-NORMANDIE
L’INSEE a réalisé, pour chaque pays, un document de synthèse sous
forme de diagnostic territorial. Il fait apparaître les grandes
caractéristiques de la zone, ses forces et ses faiblesses, ainsi que les
principaux atouts de son développement futur.
Chaque document constitue une information de base, fiable et
objective. Présentés à l’identique, ils facilitent la comparaison entre
les différents pays.
Ces documents sont disponibles à :
INSEE HAUTE-NORMANDIE
Prix 25f - 3,81€ 8, quai de la Bourse 76037 ROUEN cedex
Le numéro Tél : 02 35 52 49 63 - Fax : 02 35 15 06 32
Internet : http://www.insee.fr
N° 3 - Mars 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 7L’ACTUALITÉ À L’INSEE
L’INSEE propose…
…des produits adaptés aux besoins
Si les produits “fiche profil” et “fiche cartographique” sont considérés comme des produits prêt à l’emploi, d’autres possibilités d’exploitation des ré-
sultats du recensement de la population de 1999 sont offertes à nos utilisateurs.
Des bases de données locales…
Ces bases donnent accès à tous les résultats du recensement sous une forme intégrable aux outils informatiques classiques
…au niveau communal et supra-communal
Les bases de données “Communes” et “Territoires” (niveau supra-communal) permettent de sélectionner facilement les indi-
cateurs statistiques appropriés au domaine d’étude et à la zone géographique. Ils peuvent ensuite être mis en forme dans un ta-
bleur ou dans un système d’information géographique. Ces bases sont adaptées à la réalisation de ses propres tableaux de bord ou
de ses propres cartes.
La série “Communes” s’adresse à tous les acteurs du développement local, à toutes études d’implantation locale.
La série “Territoires” permet d’analyser les grands territoires et de se comparer à d’autres zones.
De la commune au niveau France en passant par les principaux regroupements (régions, départements, zones d’emploi) vous ob-
tiendrez 800 indicateurs pour établir le portrait statistique de votre zone dans la série “Profils”. Pour des études plus approfon-
dies, vous vous intéresserez à la série “Analyses” : regroupés en douze thèmes, 12 000 indicateurs y sont présents. La série “Ré-
férences” se limite à une sélection de 100 indicateurs-clés pour toutes les communes.
Pour compléter votre information, la série “Mobilités”, pour des zones bilocalisées, croisent origine et destination des différents
déplacements : déplacement domicile-travail, déplacement domicile-étude et changement de résidence entre 1990 et 1999.
Des tableaux statistiques
Une base documentaire indispensable pour toutes les études. Ces tableaux permettent de trouver un chiffre de référence ou quelques données de cadrage
sur des thèmes très variés. La plupart des produits sont proposés en fascicules départementaux, fascicule “France” et cédérom “France”.
Les fascicules et le cédérom “Populations légales”
Les chiffres de populations légales pour les communes
et cantons, avec rappel des chiffres de 1990.
Les fascicules et le cédérom “Évolutions
démographiques”
Les chiffres d’évolution de la population et des
logements.
Les fascicules et le cédérom de l’exploitation principale “Tableaux Références et Analyses”
Une centaine d’indicateurs “Références” pour 1982, 1990 et 1999 ;
vingt-cinq tableaux thématiques “Analyses” et huit tableaux rétrospectifs.
Et aussi, des tableaux à la demande, sur des territoires personnalisés
Pour des études sur des zones spécifiques : un quartier, un pays, une zone d’implantation… Pour plus d’informations,
des tableaux “Références”, “Analyses” et “Mobilités” peuvent vous être proposés. contactez l’INSEE au 02 35 52 49 94
ACCUEIL, CONSEIL, INFORMATION INSEE Haute-Normandie : Directeur régional : Jacques JACOB ; Service des
Du lundi après-midi au vendredi soir de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h études et de la diffusion : Jean LEMATTRE ; Service statistique : Christian
Service téléphonique : 02 35 52 49 94 - Télécopie : 02 35 15 06 32 COPENOLLE ; Service de l’administration des ressources : Jean-Paul BOCQUET
Indices courants (serveur vocal 24h/24) : 08 92 68 07 60 (2,21 F/mn) Aval : Directeur de la publication : Jacques JACOB
Service vidéotex Rédacteur en chef : Marie-France GUILLIEN
Informations générales : 3615 INSEE (1,01 F/mn)
Pour plus d’informations avec possibilité de les recevoir par télécopie : © INSEE 2001 - ISSN : en cours - Dépôt légal : mars 2001 - N° CPPAP : 1543 AD -
3617 INSEE (5,57 F/mn) Code Sage : AVAL0368
Consultation SIRENE : 3617 SIRENE (2,23 F/mn) Imprimerie IPP 560 bis, route de Dieppe 76250 Déville-lès-Rouen Tél : 02 35 76 33 30
8, quai de la Bourse Principaux indices de prix : 3617 PVI (2,23 F/mn)
76037 Rouen cedex L’INSEE sur Internet : http://www.insee.fr Prix : 25 F - 3,81€

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