Produit intérieur brut auvergnat : une analyse depuis 1990

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u cours de la période 1990-2004, la richesse produite en Auvergne aA augmenté en moyenne de 1,4 % par an. Cette croissance du produit intérieur brut régional figure parmi les plus faibles de la métropole. Les difficultés de l'économie régionale au cours des années 1990-1993 et une progression du secteur des services marchands plus modérée qu'en moyenne nationale constituent quelques-unes des clés de ce constat. La faiblesse de la croissance auvergnate se traduit aussi par le recul de la région au classement du PIB par emploi. Alain BATIFOULIER, Claude WASZAK, INSEE n 2004, avec un produit intérieur avoisine les 21 % (au rythme annuel Ebrut (PIB) de 27,4 milliards d'euros moyen de 1,4 %), celle de l'ensemble (données en volume), l'Auvergne figure des PIB provinciaux atteint 30,5 %, soit eàla19 place du classement des régions 1,9 % par an. de France métropolitaine, rang qu'elle Le retard de l'Auvergne est plus mani- occupait déjà en 1990. La région fournit feste encore au vu de l'évolution du ainsi moins de 2 % de la richesse natio- PIB de certaines régions telles que les nale, loin derrière l'Île-de-France (près Pays de la Loire (+ 45,3 % entre 1990 de 29 % à elle seule). Entre 1990 et et 2004) ou la Bretagne (+ 42,7 %). 2004, la croissance auvergnate se situe Seuls la Lorraine et le Limousin ont parmi les plus faibles de province (mé- une progression plus faible que celle tropole moins l'Île-de-France).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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u cours de la période 1990-2004, la richesse produite en Auvergne aA augmenté en moyenne de 1,4 % par an. Cette croissance du produit
intérieur brut régional figure parmi les plus faibles de la métropole. Les
difficultés de l'économie régionale au cours des années 1990-1993 et une
progression du secteur des services marchands plus modérée qu'en
moyenne nationale constituent quelques-unes des clés de ce constat.
La faiblesse de la croissance auvergnate se traduit aussi par le recul de la
région au classement du PIB par emploi.
Alain BATIFOULIER,
Claude WASZAK, INSEE
n 2004, avec un produit intérieur avoisine les 21 % (au rythme annuel
Ebrut (PIB) de 27,4 milliards d'euros moyen de 1,4 %), celle de l'ensemble
(données en volume), l'Auvergne figure des PIB provinciaux atteint 30,5 %, soit
eàla19 place du classement des régions 1,9 % par an.
de France métropolitaine, rang qu'elle Le retard de l'Auvergne est plus mani-
occupait déjà en 1990. La région fournit feste encore au vu de l'évolution du
ainsi moins de 2 % de la richesse natio- PIB de certaines régions telles que les
nale, loin derrière l'Île-de-France (près Pays de la Loire (+ 45,3 % entre 1990
de 29 % à elle seule). Entre 1990 et et 2004) ou la Bretagne (+ 42,7 %).
2004, la croissance auvergnate se situe Seuls la Lorraine et le Limousin ont
parmi les plus faibles de province (mé- une progression plus faible que celle
tropole moins l'Île-de-France). Tandis de l'Auvergne avec une croissance du
que la progression du PIB auvergnat PIB inférieure à 20 %.De 1990 à 1993,l'économie mondiale est en proie à un ra- Évolution moyenne annuelle des PIB
lentissement. À son échelle, l'économie auvergnate subit régionaux entre 1990 et 2004
une récession. Son PIB diminue en moyenne de 1,1 % par
an. Simultanément, celui de l'ensemble de la province pro- Écart à la moyenne
gresse de 0,8 %, malgré un recul en 1993. L'année 1994 nationale
marque la reprise de la croissance tant au niveau national
que régional. Le PIB auvergnat augmente alors à nouveau.
Jusqu'en 1996,sa progression moyenne de 1,7 % par an est
moins soutenue que celle du PIB provincial (1,9 %). En
1997 et 1998, la tendance s'inverse. En 1998 notamment,
grâce à un excellent contexte dans l'agriculture et dans
l'industrie, le PIB auvergnat effectue un bond de 4,9 %
(+ 3,8 % au niveau province). De+0,4%à+0,9 %
De0%à+0,4 %
De-0,4 %à0%
De-0,7 %à-0,4 %Croissance retardée
Auvergne
pour le PIB auvergnat
© INSEE 2007Évolution du PIB en volume
135
130 Source : INSEE - Comptes nationaux, base 2000
125
120
115
110 Mais l'intermède est trop bref pour permettre à l'Auvergne
Province
105 de se rapprocher durablement de la moyenne provinciale.
100 En effet, à partir de 1999 et jusqu'en 2004, le PIB régional
Auvergne
95 progresse à nouveau plus lentement (+ 1,5 % par an en
90 moyenne contre + 2,1 %). Néanmoins, en 2002, année de
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 croissance nationale faible, il a augmenté plus nettement
Source : INSEE - Comptes nationaux, base 2000 que celui de la province (+ 1,3 % contre + 0,8 %).➤
Une économie industrialisée en manque➤
de services
'Auvergne compte parmi les ré- prend-elle un peu plus d'importance elle a bénéficié d'un rythme de crois-
Lgions françaises les plus industriali- qu'en moyenne nationale. Cette in- sance légèrement supérieur à celui
sées. Dès lors, la part de ce secteur dustrie semble relativement perfor- constaté en province (soit + 2,5 % par
dans la valeur ajoutée régionale mante. En effet, entre 1990 et 2004, an contre + 2,4 %).
En revanche,la région accuse un retard
dans le domaine des services mar-
chands souvent considérés commeRépartition de la valeur ajoutée par secteur d'activité
créateurs de richesses. Le rythme de
Auvergne Province croissance de leur valeur ajoutée,
deux fois moins rapide qu'en pro-1990 2004 1990 2004
vince, reflète cet état de fait.
Agriculture 3,9 % 3,9 % 3,9 % 3,9 % L'Auvergne est traditionnellement
Industrie 18,7 % 21,9 % 18,4 % 19,7 % perçue comme une région agricole.
En réalité, la part de l'agriculture dansConstruction 6,4 % 5,8 % 7,4 % 5,8 %
la valeur ajoutée régionale est faible
Commerce 9,3 % 9,9 % 10,5 % 10,5 % et similaire à la moyenne provinciale.
Services principalement Elle n'a guère varié en quinze ans et la
36,5 % 34,7 % 35,8 % 37,9 %marchands progression de sa valeur ajoutée a été
plutôt lente (+ 1,3 % par an enÉducation 7,7 % 5,6 % 7,3 % 5,6 %
moyenne contre + 1,7 % en province).
Santé, action sociale 8,9 % 9,9 % 8,6 % 8,8 % La part de la construction dans l'éco-
Administration, activités nomie auvergnate (5,8 %) équivaut à
8,6 % 8,3 % 8,1 % 7,8 %associatives celle rencontrée à l'échelon de la pro-
Source : INSEE - Comptes nationaux, base 2000 vince.
INSEE Auveergn 44 Septembre 2007En 1990, elle était de 6,4 % contre vergne : + 0,6 % par an en moyenne provinciale. La vitesse de progression
7,4 % (province). Ce rééquilibrage contre + 0,1 % en province. de sa valeur ajoutée est proche de
entre les deux périodes s'est accom- Entre 1990 et 2004, la part du com- celle de province (+ 1,8 % par an en
pagné d'une croissance plus rapide du merce dans la valeur ajoutée régio- moyenne contre + 1,9 %).➤
secteur de la construction en Au- nale s'est rapprochée de la moyenne
Valeur ajoutée industrielle : emprise des biens➤
intermédiaires
n 2004, l'importance de l'industrie gressent de 1,9 % par an en moyenne La croissance des industries agricoles
Edes biens intermédiaires dans la va- dans la métallurgie et la transforma- et alimentaires (+ 1,7 % par an), infé-
leur ajoutée industrielle de l'Auvergne tion des métaux jusqu'à 9,2 % dans rieure à celle de l'ensemble de l'in-
est bien supérieure à la moyenne pro- l'industrie des composants électri- dustrie, a subi une accélération à par-
vinciale. Sa valeur ajoutée repose ques et électroniques. Le développe- tir de 1997. Un écart avec la tendance
elle-même sur deux piliers majeurs : ment de cette dernière est à relier nationale, favorable à la région, s'est
« chimie-caoutchouc-plastique » à pour partie à la place grandissante des alors développé pour atteindre un pic
hauteur de 45,3 % et « métal- technologies de l'information et de la en 2003. Cette année-là, les effets de
lurgie-transformation des métaux » communication (TIC) au sein de l'é- la canicule ont engendré une intense
pour 30 %. conomie auvergnate. De son côté, la activité du sous-secteur des eaux de
Le déclin de l'industrie textile (- 1,0 % valeur ajoutée des industries des pro- table.
par an en moyenne entre 1990 et duits minéraux bénéficie des retom- Dans l'industrie des biens de consom-
2004) constitue un frein à la crois- bées de la bonne marche du secteur mation, la forte progression des équi-
sance d'ensemble du secteur (+ 2,9 % de la construction depuis le début des pements du foyer (+ 4,0 % par an) ne
par an). Les autres sous-secteurs pro- années 2000. suffit pas à compenser le recul du
sous-secteur « habillement-cuir »
(- 1,8 % par an). La croissance de l'en-
semble de cette activité apparaît alorsRépartition par sous-secteur de la valeur ajoutée
modérée (+ 1,4 % par an). Dans l'édi-
industrielle en volume tion-imprimerie-reproduction, la va-
leur ajoutée est passée en l'espace deAuvergne Province
quatre années d'un montant de
1990 2004 1990 2004 196 millions d'euros (1997) à 395 mil-
Industries agricoles et alimentaires 16,5 % 14,7 % 16,3 % 12,8 % lions (2000).
Dans l'industrie des biens d'équipe-Industrie des biens de
12,3 % 10,6 % 14,3 % 12,5 % ment, la progression de la valeurconsommation
ajoutée (+ 1,9 % par an) a été at-Industrie automobile 1,0 % 1,6 % 4,6 % 6,1 %
ténuée par le résultat de la construc- des biens d'équipement 11,2 % 10,3 % 16,4 % 18,8 % tion navale, aéronautique et ferro-
viaire (- 0,6 % par an). En revanche,Industrie des biens intermédiaires 52,4 % 55,6 % 38,4 % 38,6 %
elle a bénéficié du boom des « équipe-
Énergie 6,6 % 7,2 % 10,0 % 11,2 % ments électriques et électroniques »
Total 100,0 % 100,0 % 100,0 % 100,0 % (+ 5,8 % par an), du fait de la montée
en puissance des TIC.➤Source : INSEE - Comptes nationaux, base 2000
Montée progressive des services aux entreprises➤
ien qu'elle demeure en 2004 la En effet, dans les années quatre-vingt, La croissance de la valeur ajoutée ré-
Bprincipale composante du secteur le marché immobilier régional était en gionale se rapproche alors de la
des services principalement mar- proie à une baisse des demandes de moyenne provinciale (+ 2,3 % par an
chands (36,7 %), la valeur ajoutée des logements en raison d'un contexte en moyenne contre + 2,6 %).
activités immobilières en Auvergne a économique difficile, notamment du En revanche,la trajectoire ascendante
subi une érosion moyenne proche de côté de l'emploi. Jusqu'en 1993, la va- de la valeur ajoutée des services aux
1,0 % par an depuis 1990. Cette situa- leur ajoutée immobilière de l'Au- entreprises illustre bien le « rattra-
tion tranche avec la moyenne provin- vergne baisse en moyenne de 11 % page » de l'Auvergne dans ce do-
ciale (augmentation de 2,3 %). L'essen- par an (province : + 1 %). Ensuite le maine. Entre 1990 et 2004, elle a pro-
tiel de la perte se situe dans la période marché régional a repris progressive- gressé en moyenne de 3,3 % contre
1990-1993. ment son souffle. 3,0 % en province.
INSEE Auveergn 44 Septembre 2007Dans le cas des services opération-
Répartition par branche de la valeur ajoutéenels (+ 5,5 % par an), le développe-
des services principalement marchandsmentestliéàlavolontédesentrepri-
ses d'autres secteurs de se recentrer
Auvergne Province
sur leur « cœur » de métier. Elles ex-
1990 2004 1990 2004ternalisent ainsi de plus en plus cer-
taines fonctions périphériques (net- Transports 7,7 % 9,5 % 10,3 % 10,7 %
toyage, gardiennage, comptabilité…)
Activités financières 9,9 % 8,5 % 11,4 % 9,7 %ou souhaitent bénéficier d'une plus
grande flexibilité au niveau de l'em- immobilières 46,8 % 36,7 % 33,4 % 33,2 %
ploi (recours à l'intérim). Services aux entreprises 23,0 % 31,8 % 31,9 % 35,2 %
La valeur ajoutée des sous-secteurs
Services aux particuliers 12,6 % 13,5 % 13,0 % 11,2 %« postes et télécommunications »
(+ 4,1 % par an) et « conseils et assis- Total 100,0 % 100,0 % 100,0 % 100,0 %
tance » (+ 1,4 % par an) a bénéficié
Source : INSEE - Comptes nationaux, base 2000
indubitablement du boom informa-
tique et des TIC. Enfin la valeur
mais la quote-part du sous-secteurajoutéeprocuréeparlesous-secteur La valeur ajoutée des transports de la
des services personnels et domesti-« recherche et développement » région a augmenté au même rythme
ques est sensiblement équivalentetend à stagner (- 0,4 % par an depuis que celle de province (+ 2,5 % par
(de l'ordre de 40 %). La valeur1990). an). Cette progression répond pour
ajoutéedeces derniers aprogresséEn Auvergne,l'augmentation de la va- partie aux mêmes raisons que celles à
de 3,2 % par an depuis 1990. Enfin laleur ajoutée des services aux parti- l'origine du développement des servi-
progression de la valeur ajoutée desculiers a été un peu plus rapide qu'en ces opérationnels,à savoir l'externali-
activités récréatives, culturelles etmoyenne provinciale (+ 1,5 % par an sation de ces activités par les entre-
sportives est importante (+ 5,5 % parcontre + 1,3 %), en dépit d'une chute prises. De plus, avec l'amélioration de
an).L'ouverturedegrandes sallesdede celle dégagée par le sous-secteur ses infrastructures, l'Auvergne a ac-
spectacles longtemps absentes de lades cafés,hôtels et restaurants (envi- quis une position de carrefour et ce
région ou d'équipements culturelsron - 1,0 % par an). En 1990, celui-ci secteur d'activité revêt une impor-
constitue sans doute une des raisonsfournissait plus de la moitié de la va- tance stratégique pour l'économie
de cette forte poussée.leur ajoutée de ces services. Désor- régionale.➤
Les autres composantes de la valeur ajoutée auvergnate➤
ntre 1990 et 2004, la valeur Mais un écart défavorable se creuse tion a évolué deux fois moins vite que
Eajoutée de l'agriculture auvergnate avec la moyenne provinciale. Il per- l'ensemble de la valeur ajoutée régio-
a progressé moins rapidement que siste jusqu'en 2000. Cette année-là, nale (+ 0,6 % par an). Entre 1990 et
celle de l'ensemble de la province malgré une nouvelle offensive de l'ESB, 1999,leurs rythmes de progression res-
(+ 1,3 % par an contre + 1,7 %). L'ori- la valeur ajoutée auvergnate aug- pectifs ont été en opposition (- 0,5 %
gine de cet écart tient en partie aux mente de 8,5 % grâce à d'excellents paranpourlaconstruction,+1,3 %
productions les plus typiques de l'agri- résultats en productions végétales et pour la valeur ajoutée régionale).
culture régionale. à la revalorisation significative des À partir de 1999, l'activité croissante
Ainsi jusqu'en 1995, les deux valeurs subventions (elles représentent 62 % du bâtiment et des travaux publics,
ajoutées progressent sensiblement au du revenu agricole global). En 2001 et créatrice d'emplois, a dopé sa valeur
même rythme, malgré l'effet pertur- 2002, l'accroissement des subven- ajoutée (+ 2,7 % par an contre + 1,4 %
bateur de la baisse des prix de la tions, couplée au redressement des pour l'ensemble de la valeur ajoutée
viande bovine, l'une des productions cours de la viande bovine, donne un régionale).
phares de l'Auvergne. En 1996, l'appa- sérieux coup de fouet à la valeur Sur la même période,la valeur ajoutée
rition de l'encéphalopathie spongi- ajoutée agricole de l'Auvergne. Mais, du commerce auvergnat a augmenté
forme bovine (ESB) et le début de la en 2003, les conséquences de la sé- plus rapidement (+ 1,8 % par an) que
crise de la vache folle portent un coup cheresse ont l'effet inverse.En 2004,le toute la valeur ajoutée de la région.
sévère à l'agriculture régionale. Sa va- retour à des conditions climatiques Ce développement prend essentielle-
leur ajoutée chute. L'envolée des plus favorables aux rendements ment appui sur celui du commerce de
cours dans ses autres productions permet de redresser partiellement la gros et des intermédiaires. En effet
animales, une moisson en blé excep- situation. pour cette activité, en Auvergne
tionnelle et les subventions d'exploi- Entre 1990 et 2004,en Auvergne,la va- comme en province, la progression
tation ont alors un effet salvateur. leur ajoutée du secteur de la construc- moyenne atteint 4 % par an.
INSEE Auveergn 44 Septembre 2007À un niveau moindre,la valeur ajoutée en moyenne). Pour l'ensemble de la Entre 1990 et 2004, en Auvergne, la
dégagée par le commerce de détail et province, la perte est trois fois plus croissance de la valeur ajoutée dé-
la réparation a suivi une progression importante. gagée par l'administration publique a
légèrement supérieure en Auvergne En Auvergne,la valeur ajoutée du sec- été plus lente que dans l'ensemble de
(+ 1,5 % par an contre + 1,3 % en pro- teur de l'éducation s'est elle aussi ré- la province (+ 1,1 % par an contre
vince). Enfin le sous-secteur du com- duite (- 0,9 % par an).À l'échelon de la + 1,5 %).
merce et de la réparation automobile province, elle est demeurée stable. Celle des activités associatives a suivi
constitue le point faible du secteur.En En revanche, celle du secteur de la un développement plus marqué
effet, à l'inverse des deux autres com- santé et de l'action sociale a augmenté (+ 2,5 % par an), mais en léger déca-
posantes, sa valeur ajoutée s'est à la même vitesse (+ 2,1 % par an) lage avec la moyenne provinciale
érodée au fil du temps (- 0,2 % par an pour ces deux niveaux géographiques. (+ 2,7 %).➤
PIB par emploi : l'Auvergne s'éloigne➤
dans le classement des régions
n 2004, le PIB par emploi en Au-
PIB par emploi et PIB par habitant en AuvergneEvergne s'élève à 56 600 euros, soit
4 500 euros de moins que la moyenne
PIB par emploi PIB par habitant Taux d’emploide province et 31 200 euros de moins
en 2004 en 2003 en 2003qu'en Île-de-France. Ce chiffre posi-
etionne l'Auvergne au 21 rang des ré-
Auvergne 56 641€ 21 521€ 39,7 %
gions métropolitaines, devant le Li-
mousin. La spécialisation agricole et Province 61 167€ 22 753€ 38,8 %
industrielle de l'Auvergne, activités
France métropolitainemoins créatrices de valeur ajoutée 67 011€ 26 072€ 40,5 %
que le secteur tertiaire, explique en
Source : INSEE - Comptes nationaux, base 2000
partie ce résultat.
Le classement de l'Auvergne pour cet
indicateur s'est nettement dégradé
depuis 1990. La région se situait alors chouc-plastique » en particulier. Cette Le classement de l'Auvergne en ter-
een 17 position, devançant en particu- performance est à nouveau constatée mes de PIB par habitant meilleur que
lier les Pays de la Loire et la Bretagne. en 2004 (+ 4,6 % par rapport à 2003). celui en termes de PIB par emploi
En 2004, ces deux régions se situent Elle s'explique par des rendements s'explique par le fait que la région pos-
e erespectivement en 13 et 15 position, agricoles élevés et un secteur de la sède un taux d'emploi assez fort
leur PIB ayant connu une très forte construction très dynamique. (39,7 % contre 38,8 % pour le taux
progression grâce à un tissu productif En 2003, le PIB par habitant classe d'emploi de province).
etrès diversifié. l'Auvergne au 15 rang des régions À l'inverse, une région comme le Lan-
eEntre 1990 et 2004, en Auvergne, la françaises,comme en 1990.Le PIB par guedoc-Roussillon, 11 dans le classe-
progression annuelle du PIB par emploi habitant quantifie la richesse produite ment des régions pour le PIB par em-
eest légèrement inférieure à celle de la rapportée au nombre d'habitants. ploi, se retrouve en 21 position pour
province (2,5 % contre 2,7 %). Cette Cette variable n'est pas un indicateur le PIB par habitant car elle est péna-
progression est irrégulière : en 1998, le de richesse ou de revenu par habitant lisée par un taux d'emploi beaucoup
PIB par emploi auvergnat a connu sa car elle ne tient pas compte des reve- plus faible (34,4 %) que la moyenne
plus forte augmentation (4,8 % par rap- nus de transfert (retraites, allocations provinciale. La progression annuelle
port à 1997) grâce à une croissance im- sociales…). Avec un montant de moyenne du PIB par habitant entre
portante de l'activité industrielle, no- 21 500 euros par habitant, l'Auvergne 1990 et 2003 est de 2,8 % pour l'Au-
tamment celle des biens intermédiaires, se situe en dessous de la moyenne de vergne, comparable à celle de la pro-
et du sous-secteur « chimie-caout- province (22 800 euros). vince (2,9 %).➤
Définitions :
Le Produit Intérieur Brut (PIB) est ce que produit l'économie d'un pays. Il est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes augmentées des impôts
sur les produits (TVA, droits de douanes, taxes spécifiques) moins les subventions sur les produits.
La valeur ajoutée est la différence entre la valeur des biens ou services produits par une entreprise ou une branche et celle des biens et services utili-
sés pour la production, dite des « consommations intermédiaires ».
À l'exception de la valeur des PIB par emploi et par habitant, les chiffres du texte sont exprimés à prix constants. Leur croissance est donc me-
surée en « volume ».L'impact des variations de prix est isolé.Les montants sont corrigés de la hausse des prix par rapport à la donnée de réfé-
rence de 1990.
INSEE Auveergn 44 Septembre 2007Évolution depuis 1990 des PIB par emploi et PIB par habitant
pour les régions métropolitaines
PIB par emploi PIB par habitant
Classement Classement
2004 2003
2004 1990 2003 1990
Alsace 63 367€ 4 2 24 548€ 32
Aquitaine 62 852€ 6 14 23 283€ 69
Auvergne 56 641€ 21 17 21 521€ 15 15
Basse-Normandie 56 904€ 19 22 21 187€ 17 16
Bourgogne 58 560€ 16 12 22 185€ 13 8
Bretagne 58 931€ 15 21 22 328€ 12 19
Centre 60 451€ 9 9 23 239€ 75
Champagne-Ardenne 63 085€ 5 10 22 899€ 10 7
Corse 56 815€ 20 13 19 943€ 22 22
Franche-Comté 58 405€ 17 15 22 369€ 11 10
Haute-Normandie 61 814€ 7 5 23 015€ 94
Île-de-France 87 804€ 1 1 40 484€ 11
Languedoc-Roussillon 60 351€ 11 11 20 094€ 21 20
Limousin 55 470€ 22 20 21 205€ 16 17
Lorraine 60 802€ 8 7 21 121€ 18 14
Midi-Pyrénées 60 117€ 12 16 23 230€ 811
Nord-Pas-de-Calais 59 070€ 14 8 20 344€ 20 21
Provence-Alpes-Côte d'Azur 66 072€ 2 3 23 981€ 46
Pays de la Loire 59 201€ 13 19 23 462€ 512
Picardie 60 430€ 10 6 20 771€ 19 13
Poitou-Charentes 58 008€ 18 18 21 593€ 14 18
Rhône-Alpes 65 215€ 3 4 25 817€ 23
Région ayant progressé dans le classement entre 1990 et 2004 Région au même niveau
Région ayant reculé dans le classement entre 1990 et 2004
Source : INSEE - Comptes nationaux, base 2000
Méthodologie :➤
les PIB régionaux
Directeur
de la publication Les produits intérieurs bruts régionaux sont établis en
> Michel GAUDEY conformité avec le système européen des comptes 1995
Directeur régional de l'INSEE (SEC95), actuellement en base 2000.3, place Charles de Gaulle
Rédaction en chef BP 120 L'estimation des valeurs ajoutées régionales repose sur l'utili-
> Sébastien TERRA 63403 Chamalières Cedex sation des fichiers des comptes des entreprises intégrés dans
> Daniel GRAS Tél.:0473197800 le système unifié de statistiques d'entreprises (SUSE), des fi-
Fax : 04 73 19 78 09Composition chiers CLAP (Connaissance locale de l'Appareil Productif) qui
et mise en page fournissent des effectifs et des rémunérations au niveau des
> Murielle CAVAU établissements et, si nécessaire, du répertoire Sirene.
www.insee.fr/auvergne Pour les plus grandes entreprises, les montants comptables
> Toutes les publications accessibles en ligne sont examinés en détail via le système intermédiaire d'entre-
Création maquette prises (SIE).
> Free Mouse 06 87 18 23 90 La structure des valeurs ajoutées régionales déterminée sur
cette base est appliquée au PIB national pour l'estimationImpression
des PIB régionaux.> Colorteam
Crédit photo
> INSEE Auvergne
eISSN : 1633-2768 - Dépôt légal : 3 trimestre 2007
© INSEE 2007 - Code SAGE : LET074412

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