Recherche et développement en Lorraine : secteur public très présent

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En Lorraine, le secteur de la Recherche et Développement compte 6 900 emplois (en équivalent temps plein), soit 2% des effectifs de R&D en France. Rapportées au PIB, les dépenses de R&D sont deux fois plus faibles qu'en moyenne nationale. Malgré la faiblesse de sa recherche privée, en particulier dans les secteurs de haute technologie, la Lorraine peut néanmoins compter sur une recherche publique très présente et en plein essor. En 2003, le secteur public y totalisait 54% des dépenses de R&D et regroupait six emplois sur dix. Les collaborations de plus en plus fréquentes entre les entreprises et les laboratoires publics, ainsi que la forte augmentation des créations d'entreprises innovantes, sont des atouts indéniables pour le développement futur de la recherche en Lorraine.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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°
43N Recherche et développement
en Lorraine :
En Lorraine, le secteur de la Recherche et Développement compte
6 900 emplois (en équivalent temps plein), soit 2% des effectifs de R&D
en France. Rapportées au PIB, les dépenses de R&D sont deux fois plus
faibles qu’en moyenne nationale.
Malgré la faiblesse de sa recherche privée, en particulier dans les
secteurs de haute technologie, la Lorraine peut néanmoins compter sur
une recherche publique très présente et en plein essor. En 2003, le
secteur public y totalisait 54% des dépenses de R&D et regroupait six
emplois sur dix. Les collaborations de plus en plus fréquentes entre les
entreprises et les laboratoires publics, ainsi que la forte augmentation
des créations d’entreprises innovantes, sont des atouts indéniables pour
le développement futur de la recherche en Lorraine.
L’avènement des économies fondées mais arrive après les pays nordiques (4,3%
sur les connaissances met en avant les activi- en Suède, 3,5% en Finlande et 2,6% au Dane-
tés de Recherche et Développement comme mark), le Japon (3,1%), les États-Unis (2,8%)
l’un des facteurs majeurs de la croissance fu- et l’Allemagne (2,5%). Dans l’Union euro-
ture d’un territoire : elles permettent d’y déve- péenne, la R&D est financée à 55% par les
lopper les compétences humaines et de entreprises. En France, ce taux est de 63%.
promouvoir l’implantation de secteurs à forte Les objectifs de l’Union européenne en ma-
valeur ajoutée. De finalité marchande ou non, tière de recherche et développement, tels
ces activités peuvent viser l’obtention de qu’ils sont fixés par la stratégie du sommet
connaissances nouvelles comme l’élaboration de Lisbonne, sont d’atteindre, d’ici 2010,
ou l’amélioration de procédés et de produits. une intensité de R&D d’au moins 3% pour
Elles sont ainsi le fait des secteurs public ou l’ensemble de l’UE et un financement des dé-
privé, et parfois de leur conjonction au sein de penses de R&D assuré aux deux tiers par les
technopoles organisées pour mutualiser les entreprises. Pour atteindre une intensité d’au
savoirs. Étudier l’ampleur et la pluralité des ac- moins 3% d’ici 2010, la France devra faire
tivités de R&D en Lorraine permet de mieux des efforts importants et encourager tout
cerner les perspectives de développement du particulièrement les entreprises, «en retard»
territoire et de situer son positionnement par dans leurs dépenses de R&D par rapport aux
rapport aux autres régions. entreprises des grands pays comparables.
En 2003, l’intensité de recherche et dévelop- En 2003, les dépenses consacrées à la re-
pement (mesurée par la part des dépenses de cherche et développement en France s’élèvent
R&D dans le PIB) était de 2,2% en France, ce à 34,6 milliards d’euros. Elles fournissent du
qui la situe dans une bonne moyenne mon- travail à un peu plus de 346 000 équivalents
diale. Elle devance l’Europe des 25 (2%), temps plein (ETP) dont la moitié de cher-
Vcheurs. Les entreprises jouent un Les dépenses publiques de R&D veloppement des administrations
rôle majeur dans l’activité de re- se répartissent entre trois grands lorraines représentent 2,6% de
cherche et développement en types d’organismes : les EPIC (éta- l’ensemble des dépenses régionali-
France avec 63% des dépenses et blissements publics à caractère indus- sées des administrations françai-
56% des effectifs, le reste étant le triel et commercial), les EPST ses, mais cette part est beaucoup
fait des administrations. (établissements publics à caractère plus élevée pour les universités
scientifique et technologique)etles (3,8%) et le CNRS (3,5%).Le montant régionalisé (hors dé-
universités. En moyenne nationale, En 2002, la Lorraine comptait
fense et associations, Institutions sans
34% des dépenses de R&D des 76 600 étudiants (3,5% de la popu-
but lucratif sauf Curie et Pasteur)dela Part du PIB
administrations viennent des EPIC, lation étudiante française). Ceux-cilorrainDépense Intérieure de Recherche
30% des EPST et 36% des uni- représentaient 3,3% de la popula-consacréeet Développement (DIRD) française
versités. Cependant, la répartition tion lorraine, soit un peu moinsàlaR&D:s’élève à 33,3 milliards d’euros,
de ces dépenses varie d’une ré- que la moyenne nationale (3,7%).très modestedont 0,55 milliard pour la Lor-
ème
gion à l’autre. En Lorraine, les uni- Les étudiants de 3 cycle univer-raine. Elle participe à 1,6% des dé-
versités sont très présentes avec sitaire, «qu’on peut considérerpenses françaises de R&D, loin
54% des dépenses de R&D des comme représentatifs de la créa-derrière l’Ile-de-France (43%). Avec
administrations de la région. Les tivité scientifique», sont moins1,1% de son produit intérieur brut
EPST, grâce notamment au CNRS bien représentés en Lorraineconsacré aux dépenses de R&D, la
ème
(26%), ont un poids également im- (3,1% des étudiants de 3 cycle). IlsLorraine est nettement en deçà
portant. A titre de comparaison, sont néanmoins très productifs.des moyennes française (2,2%)et
les dépenses de recherche et dé- Ainsi, avec 5,8 thèses soutenueseuropéenne (2%). En Lorraine, on
comptabilise 6 900 ETP dont
La recherche et développement en Lorraine en 20033 200 de niveau «chercheur», soit
Part dans le totalrespectivement 2,0% et 1,8% des
Valeur2003
français (en %)effectifs nationaux.
Population 2 324 426 3,9
PIB (M €) 49 343 3,2Six emplois sur dix
Dépenses intérieures de recherche 547 1,6
dans le public et développement (DIRD) (M €)
dont entreprises (M €) 250 1,2Contrairement à l’ensemble du ter-
dont administrations (M €) 297 2,6ritoire, la recherche en Lorraine
Emploi total 848 611 3,5est dominée par le secteur public.
Effectifs R&D (ETP) 6 879 2,0En 2003, elle est une des trois ré-
gions, avec le Languedoc-Roussil- dont entreprises 724 1,4
lon et le Nord-Pas-de-Calais, où les dont administrations 4 155 2,9
dépenses de recherche et dévelop- ETP : Équivalent temps plein
Sources : Insee - Ministère de l’éducation nationale, Direction de la programmation et dupement des administrations dépas- développemement
sent celles des entreprises. Ainsi,
en Lorraine, 54,3% des dépenses Faible présence de la recherche privée en Lorraine
de R&D proviennent des adminis-
Dépenses intérieures de R&D des régions françaises et part de la recherche privée
trations, contre 37,4% en en 2003
moyenne nationale. En termes d’ef-
fectifs, la prédominance des admi-
Dépenses intérieuresnistrations sur les entreprises est
régionales de recherche
encore plus marquée. Avec 60,4% (en M€)
des effectifs de recherche et déve-
14 300
loppement dans les administra-
tions, la Lorraine est largement
au-dessus du niveau français
550
(44,2%).
En 2003, la Lorraine a consacré
Part du secteur privéprès de 300 millions d’euros à la dans les dépenses
de rechercherecherche publique, soit 0,6% du (en %)
son PIB. Elle se classe ainsi au hui-
75 et plus
tième rang des régions françaises de 65 à 75
de 50 à 65pour l’intensité de R&D des admi-
moins de 50
nistrations, assez loin toutefois des
régions Languedoc-Roussillon
(1,4%) et Midi-Pyrénées (1,3%)et
en dessous de la moyenne natio-
Source: Ministère de l'Education nationale, Direction de la programmation et du développement
nale (0,8%).
2
© IGN - Insee 2005taux d'évolution (en %)
ème
pour 100 étudiants de 3 cycle, blique, elle se situe ainsi dans le a été la plus faible (+14% en moyenne
la Lorraine se classe au deuxième premier tiers des régions françai- nationale). Ceci est dû en particulier
rang des régions françaises der- ses grâce à un réseau important à la baisse des effectifs de R&D
rière Midi-Pyrénées (5,9%)etde- d’écoles d’ingénieurs et des étu- dans les entreprises (-9%), tandis
vant Rhône-Alpes (5,3%). En diants portés vers la recherche. Entreprises : que les effectifs de R&D des admi-
1998, les étudiants des universi- les effectifs nistrations ont suivi la tendance na-Ce constat s’est renforcé ces der-
tés lorraines ont soutenu 421 de recherche tionale (+13% en Lorraine contre 11%nières années. Si entre 1997 et
thèses. Quant aux élèves ingé- en baisse en France métropolitaine).2003, l’évolution de la DIRD en
nieurs, ils sont très bien repré- Lorraine (+25%) était identique à
sentés : 6 000 étudiants, soit Les entreprises participentcelle de la France, la contribution
5,5% du total français. des secteurs public et privé était peu à la R&D
bien différente. En effet, en Lor-
La relative bonne performance duÉvolution contrastée raine, les moyens consacrés à la
secteur public ne doit pas cacher
entre recherche privée recherche publique ont augmenté
les faiblesses de la Lorraine, no-
de 48% et ceux consacrés à laet publique tamment sur la contribution des
rechercheprivéede6%, tandis
La Lorraine est une région aty- entreprises à l’effort de re-
qu’en France la progression a été
pique dans la mesure où la majori- cherche régionale.
respectivement de 24% et 25%.
té des effectifs et des dépenses
Avec 3% d’effectifs de R&D supplé-de Recherche et Développement En 2003, les entreprises lorrai-
mentaires entre 1997 et 2003, lasont le fait des administrations. nes ont consacré 250 millions
Lorraine est la région où la hausseAu niveau de la recherche pu- d’euros à la R&D, soit 0,5% du
PIB lorrain. Cet indicateur classe
la Lorraine au dix-huitième rang
L'université domine la recherche publique lorraine des régions françaises, loin der-
rière l’Île-de-France (2,2% et 45%Répartition des dépenses publiques de R&D par type d'organisme en 2003
de la DIRDE française) et Midi-Pyré-
France nées (2,4%), et bien au-dessous
métropolitaine
de la moyenne nationale (1,4%).
France
En 2003, les entreprises lorrai-de province
nes comptaient seulement 2 700
Ile-de-France
emplois ETP, soit 1,4% des effec-
tifs nationaux de R&D des entre-
Alsace
prises. Le déficit est encore plus
marqué pour les chercheursLimousin
(1 160 emplois ETP en Lorraine)qui
Midi-Pyrénées ne représentent que 1,15% des
chercheurs travaillant dans les
Lorraine entreprises en France. Avec une
%
densité de recherche du secteur0 20 40 60 80 100
privédedouzeemplois ETPpour
Établissements publics Établissements publics 10 000 habitants, la Lorraine faità caractère scientifique à caractère industriel Universités
et technologique (EPST) et commercial (EPIC) partie des régions françaises les
Source: Ministère de l'Education nationale, Direction de la programmation et du développement
moins bien loties.
Disparité des évolutions entre régions La R&D est généralement une af-
faire de grandes firmes et la Lor-
Évolutions des dépenses de R&D entre 1997 et 2003
Dépenses intérieures rainenedérogepas àlarègle.
de Recherche
et développement Ainsi, 56% (65% pour l’ensemble de
100 (DIRD)
la France) des dépenses de R&D
DIRD des entreprises
privée en Lorraine proviennent80
DIRD des administrations d’entreprises de grande taille
60 (1 000 salariés et plus). En ce qui
concerne les chercheurs, la ré-
40 partition est beaucoup plus équi-
librée en Lorraine que pour
20 l’ensemble de la France. Ainsi, en
Lorraine, 38% des chercheurs
0
travaillent dans des entreprises
Lorraine BourgogneChampagne- Midi- Limousin France
de moins de 250 salariés (25%PyrénéesArdenne métropolitaine-20
en France) et 36% dans des gran-
Source: Ministère de l'Education nationale, Direction de la programmation et du développement des entreprises (58% en France).
3technologie, c’est-à-dire des prises lorraines. Le numéro 1Entreprises innovantes :
secteurs où la part des emplois mondial, MITTAL STEEL, possèdeen plein essor
dédiés à la recherche est supé- également un centre de R&D en
Grâce à un dynamisme récent, la rieure à 15%. Ainsi, en 2003, les Lorraine, à Gandrange. Le centre
Lorraine rattrape son retard au secteurs de haute technologie re- de recherches d’ASCOMÉTAL :
niveau des entreprises innovantes groupent 3% des dépenses de Centre de recherche européenne
(secteurs des technologies de l’infor- R&D des entreprises de la région, sur les aciers spéciaux (CREAS),
mation et de la communication, de la contre 45% en moyenne natio- est implanté à Hagondange.
pharmacie, de la biotechnologie et nale. Cependant, des recherches
En pointe :des nouveaux matériaux). Les entre- innovantes sont menées dans des La désignation récente des pôles
prises innovantes ont suivi le la R&D dans secteurs dont l’intensité technolo- MIPI (Matériaux Innovants et Produits
boom de la création d’entreprises la sidérurgie gique est dite intermédiaire au re- Intelligents) et Fibres naturelles
depuis 2003 et la Lorraine a plei- gard de la part des emplois Grand Est dans la liste des pôles
nement profité de ce phénomène consacrés à la R&D. C’est le cas de compétitivité retenus par le
puisqu’elle enregistre la deuxième de la sidérurgie où la Lorraine oc- gouvernement permettra à la Lor-
plus forte progression (3,5 fois plus cupe une place centrale. Ainsi, à raine d’accroître sa compétitivité
de créations en 2004 qu’en 2002). Maizières-lès-Metz, ARCELOR RE- et sa visibilité dans des domaines
Avec un taux de création de 9,2% SEARCH, le centre de R&D de la variés tels que l’automobile, la mé-
en 2002, la Lorraine occupait le branche produits plats carbone du canique, l’énergie, le papier-car-
dernier rang des régions françai- GROUPE ARCELOR, numéro 2 mon- ton, le bois et le textile. Ce sera
ses (13,3% en moyenne française). dial, représente le plus important l’occasion de renforcer des liens
En 2004, avec un taux de créa- potentiel de recherche acier en existant entre les entreprises, les
tion d’entreprises innovantes de Europe, avec près de 500 person- centres de formation et les unités
16,6%, elle se classe au-dessus nes. Son budget équivaut au quart publiques et privées de re-
de la moyenne nationale (15,5%). des dépenses de R&D des entre- cherche.
Cette même année, les entrepri-
ses innovantes représentent Définitions
1,8% du tissu productif lorrain. La
Lorrainesesitue ainsiausep- Les dépenses intérieures corres- le nombre de chercheurs, on ra-
pondent aux travaux de R&D (DIRD) mène leseffectifsàuneunité com-tième rang national, loin de
exécutés sur le territoire national, mune qui est l’équivalent d’unel’Ile-de-France mais au niveau de la
quelle que soit l’origine des fonds. activité annuelle à temps plein pour
moyenne des régions de province.
Elles comprennent les dépenses une personne. Ainsi les ensei-
courantes (la masse salariale des gnants-chercheurs sont comptabili-
personnels de R&D et les dépenses sés pour 50% de leur temps.Hautes technologies :
de fonctionnement) et les dépen-
déficit important Brevets : sont comptabilisés les dé-ses en capital (les achats d’équipe-
pôts de brevets par voie nationalements nécessaires à la réalisationLa production technologique, que
auprès de l’Institut National de lades travaux internes à la R&D et lesl’on peut évaluer grâce aux dépôts
Propriété Industrielle (INPI). La ré-opérations immobilières réalisées
de brevets, est en retrait en Lor- partition par région est faite grâcedans l’année).
raine. Sur la période 2000-2003, à un comptage fractionnaire en
La recherche publique civile est fonction du lieu de résidence du ouselon l’INPI, 260 brevets ont été
organisée autour de trois types des inventeurs (dans le cas dedéposés en moyenne chaque
d’organismes : co-auteurs, une fraction du brevet
année en Lorraine. Ceci repré-
- les établissements publics à ca- est attribuée à chacun). Comme la
sente 1,9% des dépôts de bre- ractère scientifique et technolo- désignation des inventeurs peut
vets par la voie nationale (cf. gique (EPST) : le CNRS, l’INRA, être effectuée jusqu’à 16 mois
l’INSERM, l’ORSTOM, l’INRIA, le après le dépôt, les dernières don-définitions). La Lorraine, avec un in-
CEMAGREF, ... nées complètes disponibles datentdice de 2, est spécialisée dans le
- les établissements publics à ca- de 2000.
domaine de la consommation des
ractère industriel et commercial La répartition régionale de la R&D :
ménages. Près du tiers de ses (EPIC) : le CNES, le CEA, l’ONERA, les travaux exécutés dans les entre-
brevets sont déposés chaque l’ANVAR, l’ADEME, ... prises sont intégralement répartis
- les universités.année dans ce secteur. Elle oc- dans les régions par les entreprises
elles-mêmes. Une partie des travauxcupe également une bonne place
Les effectifs de R&D : ils corres-
exécutés dans les administrationsdans le secteur des procédés in- pondent à l’ensemble des person-
ne peut pas être répartie dans les
dustriels avec un indice de spécifi- nels - chercheurs et personnels
régions. Il s’agit de ceux qui relèvent
de soutien technique ou adminis-cité de 1,3. Au contraire, elle est de la Défenseet decertaines asso-
tratif - qui effectuent les travauxtrès déficitaire dans les secteurs ciations. Les comparaisons régiona-
de R&D.
les ne tiennent donc pas compte desde haute technologie (électronique,
Équivalent temps plein :uncertain dépenses et emplois affectés à ceschimie, pharmacie) comme le
nombre de personnes consacrent à travaux. En 2003, les dépenses non
montre l’analyse des dépenses de
la recherche une partie seulement régionalisées représentaient moins
R&D par secteur d’activité. La de leur activité et exercent d’autres de 10% de la DIRD des administra-
Lorraine souffre d’une quasi-inexis- fonctions comme l’enseignement. tions et 3,7% des dépenses inté-
Pour ne pas gonfler artificiellement rieures de R&D.tence des secteurs dits de haute
4part de la Lorraine dans l'ensemble de la France en 2000 (en %)
Trois priorités pour la R&D en Lorraine
Il y a une certaine ambiguïté à constater Ce constat donne la mesure de l’enjeu et création d’activité. Ces deux dossiers
que la fonction R&D pourrait être consi- des ambitions nécessaires si l’on consi- doivent expérimenter cette démarche
dérée à la fois comme un point fort de la dère que la recherche a de plus en plus pour se diffuser à d’autres pôles de
Lorraine, si l’on regarde son positionne- vocation à être un outil à part entière du compétences lorrains.
ment honorable en matière de recherche développement économique territorial. - Le dossier du réseau de transfert de
publique (secteurs d’excellence, effectifs, technologie : ce a connu un dé-De ce point de vue, au moins troisème
8 rang national en termes de part des veloppement marqué en Lorraine, il né-dossiers sont prioritaires :
dépenses dans le PIB), et une vraie fai- cessite aujourd’hui un renforcement
- Le dossier des pôles de compétitivité lor-blesse au regard du très net déficit d’in- s’appuyant tout d’abord sur l’élabora-
rains : les thématiques et les compéten-vestissement dans la recherche privée tion d’un tableau de bord de l’innovation
ème ces, scientifiques et technologiques, qu’ils(18 rang des régions). propre à guider le pilotage de l’action
mettent en œuvre se situent au cœur des
De façon globale, nous retenons que l’in- publique, sur une facilitation de l’accès
grands défis du développement durable
vestissement R&D en Lorraine repré- au réseau (lisibilité plus forte pour les
(énergie, sécurité, santé, environnement)
sente1,6%del’effort national,cequi entreprises), sur une imbrication plus
et s’inscrivent dans les développements
ème
positionne notrerégionen15 rang forte du secteur de l’enseignement su-
technologiques du futur.Le«Pôle Fi-
des régions françaises, positionnement périeur et de la recherche, et sur un
bres» fait émerger un nouveau secteur
qui atteste du chemin à parcourir pour renforcement des compétences dispo-
industriel «Fibres» s’organisant dans la
se situer dans la dynamique que la Com- nibles en lien direct avec les besoins
complémentarité des secteurs bois-pa-
munauté européenne s’est fixé comme des entreprises en termes d’évaluation
pier-textile pour porter une dynamique
objectif en matière de recherche et d’in- du marché, d’évaluation des technolo-
d’innovation. Le «Pôle Matériaux Inno-
novation. Cet objectif est fondé pour une gies en place ou en émergence, en ter-
vants-Produits Intelligents MIPI» symbo-
part essentielle sur l’augmentation de mes d’information sur les compétences
lise tout un autre pan de la mutation
l’effortprivédeR&D.C’estsansdouteà de formation ou de recherche disponi-
économique de la Lorraine qui a fait évo-
ce niveau quelaLorraineprésenteun bles mais aussi, plus globalement, en
luer un cœur de compétence historique
handicap majeur au regard des indica- phase avec les besoins stratégiques de
vers la mise en œuvre des solutions maté-
teurs présentés dans cette étude. développement.
riaux du futur, «innovantes et intelligen-
ème
-Ledossierdeseffectifsde3 cycle : lestes», répondant aux défis du monde
Toutefois il faut aussi affirmer que le défi formations doctorales sont aujourd’hui unmoderne.
de l’innovation impose une réflexion gé- enjeu fondamental de lisibilité de l’Ensei-
La Lorraine affirme également, à tra-nérale en Lorraine sur toute la dyna- gnement supérieur d’une région. Il s’agit
vers ces dossiers, son positionnementmiquedetransfert entrenos aussi d’un enjeu fondamental et très di-
géographique stratégique (seule régioncompétences de recherche et la créa- rect pour le maintien et même l’élévation
française ouvrant sur trois frontièrestion d’activité. On s’aperçoit en effet que de notre potentiel de recherche.
européennes) en investissant un champla recherche publique régionale, malgré
de coopération transfrses fortes spécialisations et points d’ex-
cellence est finalement à la fois peu en ontalier de premier plan susceptible de Véronique CERRUTI
phase avec les secteurs économiques dessiner les contours d’un territoire in-
Conseil économique et social
lorrains et peu initiatrice de création terrégional européen d’innovation.
de Lorraine
d’activités dans les secteurs aujourd’hui Un des enjeux des pôles de compétitivité
porteurs de développement économique réside dans la mise en œuvredecequi
et de valeur ajoutée. Ainsi, si les labora- fondeladoctrinedecette procédureà
toires lorrains sont fortement engagés savoir : l’élaboration d’une nouvelle orga-
dans des contrats de recherche, ce par- nisation de la politique économique terri-
tenariat est très nettement orienté vers toriale mettant en place un réseau actif
des entreprises extérieures à la région, et dynamique des acteurs économiques
ce qui signifie soit qu’il n’est pas suffi- Voir : «L’innovation en Lorraine» -- des acteurs de la recherche, de la for-
samment porteur de dynamique innova- Rapport du Conseil économique et socialmation, du transfert technologique - et
trice au plan local, soit qu’il ne trouve de Lorraine - juin 2004 :desacteurs publicsdansl’objectifde
pas à se développer faute d’un environ- www.cr-lorraine.fr/ces/rapports/faire avancer l’innovation, d’aboutir à la
nement économique adéquat. 2004.asp
Les brevets de la consommation des ménages très présents en Lorraine
3,5
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
Consommation Procédés Ensemble Machines- Chimie Électronique-Instrumentation
industriels pharmaciedes ménages- mécanique- électricité
BTP transports
Domaines technologiques
Source: Institut National de la Propriété Industrielle (INPI)
5Bloc Performances
Ouverture Formation Innovation
Régions économiques
Franche-Comté peu dynamique mixité population forte main d’œuvre qualifiée
chômage faible participation entr. étrang. faible nombre de thèses faible
niveau
Auvergne main d’œuvre peu qualifiée
d’innovation nombre de thèses élevé
moyen
Centre peu dynamique mixité population forte
recherche
chômage faible participation entr. étrang. élevée
à dominante
Haute- main d’œuvre qualifiée
privée
Normandie chômage élevé nombre de thèses faible
niveau
Picardie peu dynamique mixité population forte main d’œuvre peu qualifiée
d’innovation
faible
Champagne-
Ardenne chômage élevé participation entr. étrang. élevée
Ile-de-France performances élevées mixité population très forte main d’œuvre très qualifiée
dynamique
niveau
Midi-Pyrénées dynamique mixité population forte main d’œuvre qualifiée
d’innovation
participation entr. étrang. faible nombre de thèses élevé
fort
Rhône-Alpes performances élevées
très dynamique
Bretagne dynamique mixité population faible main d’œuvre qualifiée répartition
niveau privé/public
d’innovation
au niveauAquitaine dynamique mixité population forte main d’œuvre peu qualifiée moyen
chômage élevé participation entr. étrang. élevée nombre de thèses élevé de la
moyenneBourgogne peu dynamique création entr. innovantes dynamique
chômage faible nombre de thèses faible nationale
Pays de la Loire dynamique mixité population faible main d’œuvre qualifiée
niveauparticipation entr. étrang. faible
d’innovation
Basse- peu dynamique main d’œuvre peu qualifiée faible
Normandie chômage faible
Limousin mixité population faible nombre de thèses faible
Provence-Alpes- dynamique mixité population forte main d’œuvre qualifiée
Côte d’Azur chômage élevé participation entr. étrang. élevée nombre de thèses élevé
niveau
Languedoc- dynamique main d’œuvre peu qualifiée
d’innovation
Roussillon participation entr. étrang. faible
moyen
Alsace performances élevées mixité population forte main d’œuvre qualifiée
recherche
très dynamique
à dominante
Lorraine peu dynamique
publique
chômage faible participation entr. étrang. élevée nombre de thèses élevé
niveau
Poitou- dynamique mixité population faible main d’œuvre peu qualifiée
d’innovation
Charentes participation entr. étrang. faible nombre de thèses faible
faible
Nord-Pas- peu dynamique mixité population forte main d’œuvre qualifiée
de-Calais chômage élevé
Description des variables du tableau de synthèse
Bloc performances économiques Bloc ouverture
Productivité du travail : PIB / emploi total, année 2003. Taux de « melting pot » : proportion d’étrangers au sein de la po-
pulation, année 2001.Taux de polarisation : proportion de population résidant au sein
de pôles urbains de plus de 5 000 emplois, année 2001. Actifs étrangers : proportion de population active étrangère au
sein de la population active totale, année 2001.Taux de chômage, année 2004.
Entreprises : pourcentage d’entreprises à participation étran-Concentration : part des quatre plus gros secteurs industriels
gère, année 1999.dans l’emploi salarié total (estimations d’emplois), année 2003.
Salariés : pourcentage de salariés travaillant dans des entrepri-Croissance de l’emploi, 1999-2003.
ses à participation étrangère, année 1999.
Croissance du PIB, 1999-2003.
Investissements : part des investissements réalisés par les en-
treprises à participation étrangère, année 1998.
Solde migratoire, recensement population 1999.
Taux de création d’entreprises innovantes, année 2004.
Variation du taux de création d’entreprises innovantes,
2000-2004.
6Configurations régionales de l’innovation en France
Le développement économique régional, à travers des processus troisième catégorie regroupe des régions avec une diversité de po-
d’innovation, repose sur l’accession et l’acquisition de compéten- pulation importante où la participation étrangère dans l’économie
ces scientifiques favorisant la création et la diffusion de connais- est beaucoup plus faible. On y trouve l’Auvergne, la Franche-Comté,
sances au sein des entreprises localisées dans la région, aptes à le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, le Nord-Pas-de-Calais et
renforcer son attractivité. La capacité à innover d’un territoire se- Rhône-Alpes.
rait le produit d’un environnement attractif, capable de former ou Le deuxième grand ensemble est caractérisé par les régions peu
attirer des individus qualifiés. ouvertes vers l’international. Il s’agit de la Basse-Normandie, de la
L’analyse vise à caractériser les profils des régions françaises sur Bretagne, du Limousin, des Pays de la Loire et de Poitou-Charen-
les trois plans suivants : les performances économiques, tes. La Bourgogne se démarque de ces régions avec un taux de
l’ouverture, la formation-qualification de la main-d’œuvre. Les ré- création d’entreprises innovantes très élevé et un dynamisme très
gions sont regroupées compte tenu de la proximité de leur profil ; marqué dans ce domaine ces dernières années.
regroupement effectué sur la base d’une analyse qualitative des
Formation et la qualification de la main-d’œuvredifférents profils régionaux, aidé si nécessaire par une Analyse en
Composantes Principales et une classification hiérarchique. L’Île-de-France se démarque des autres régions par un niveau de quali-
ème
fication de la main-d’œuvre très élevé (16,3% de diplômés de 2 etQuant au thème de l’innovation, les régions ont été regroupées se-
ème
3 cycles universitaires contre 9,3% en moyenne nationale).lon deux critères : le niveau d’innovation (densité de recherche,
DIRD/PIB, dépôts de brevets) et la part du secteur privé dans la Un ensemble de régions de province se caractérise par une forte
èmerecherche (dépenses et effectifs). présence d’étudiants de 3 cycle et de publications de thèses ain-
si qu’un niveau de qualification élevé de la main-d’œuvre. On y re-Performances économiques
trouve l’Alsace, la Bretagne, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes- Côte
Un premier ensemble regroupe les régions «performantes» (forte d’Azur et Rhône-Alpes.
productivité du travail) et en croissance (PIB et emplois). C’est le
L’Auvergne, l’Aquitaine, le Languedoc-Roussillon et la Lorraine
cas de l’Alsace et Rhône-Alpes. L’évolution récente pour
ont également un niveau de publications de thèses assez élevé
l’Île-de-France est un peu moins favorable tandis que l’Aquitaine, le
(mais inférieur aux précédentes régions) et surtout une main-
Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur ont un taux
d’œuvre moins qualifiée.
de chômage assez élevé.
A l’opposé, on trouve des régions moins productrices de thèses.
La Bretagne, Midi-Pyrénées, les Pays de la Loire et le Poitou-Cha-
La Franche-Comté, la Haute-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais et
rentes bénéficient d’évolutions récentes favorables malgré une
les Pays de la Loire ont malgré tout une main-d’œuvre qualifiée
performance économique en retrait.
et/ou une population d’étudiants assez importantes.
A l’opposé, certaines régions restent peu dynamiques. La Cham-
La Basse-Normandie, la Bourgogne, le Centre, la Champagne-
pagne-Ardenne, la Haute-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais et la
Ardenne et la Picardie souffrent de l’attraction de l’île-de-France.
Picardie souffrent, en plus de ce faible dynamisme, d’un taux de
Le Limousin et Poitou-Charentes ont des profils similaires.
chômage supérieur à la moyenne. L’Auvergne, la Basse-Nor-
mandie, la Bourgogne, le Centre, la Franche-Comté, le Limousin Recherche de correspondances
et la Lorraine manquent de dynamisme et ont des performances
La synthèse des résultats des différentes analyses par plan per-
économiques plus faibles malgré un taux de chômage inférieur à la
met de mettre en évidence des correspondances entre les profils
moyenne nationale et une spécialisation sur quelques secteurs in-
régionaux de chacun de ces plans.
dustriels assez forte.
On observe ainsi une correspondance entre les profils d’innovation
Ouverture
et de formation des régions : les régions «innovantes» sont aussi
Il est possible de distinguer les régions sur la base de leur degré celles dont la main-d’œuvre possède un niveau élevé de qualifica-
d’ouverture à l’international (présence de population étrangère et tion. Par ailleurs, les régions «innovantes» se révèlent être les plus
participation étrangère dans l’économie régionale) et de leur po- dynamiques et performantes, c’est particulièrement le cas de la ré-
tentiel de création d’entreprises innovantes. gion Rhône-Alpes. Enfin le degré d’ouverture d’une région, appré-
hendé notamment au regard du melting pot de nationalités qu’elleUn premier ensemble regroupe les régions avec une forte pré-
abrite, semble aller de pair avec un niveau d’innovation fort, en par-sence de populations étrangères (taux de melting pot et taux d’é-
ticulier en Ile-de-France, Rhône-Alpes, sans que l’on puisse générali-trangers dans la population active importants). Cet ensemble se
ser à d’autres régions.subdivise en trois sous-catégories. La première est composée de
l’Île-de-France qui a un profil très différent des autres régions. En ef- La Lorraine fait partie de ces régions mal classées en termes de
fet, avec 12,6% d’étrangers dans sa population, son taux de mel- niveau d’innovation et de qualification de la main-d’œuvre, la
ting pot est deux fois plus élevé que la région classée en seconde connaissance et la spécialisation développées au cours des der-
position. La seconde catégorie est composée de l’Alsace, de l’Aqui- nières décennies dans des industries traditionnelles ayant consti-
taine, du Centre, de Champagne-Ardenne, de la Haute- Normandie, tué un handicap et ce malgré une forte mixité de la population et
de la Lorraine, de la Picardie et de Provence-Alpes- Côte d’Azur. La une importante production scientifique.
Description des variables du tableau de synthèse
Bloc formation Bloc innovation
ème
Proportion d’étudiants (3 cycle + ingénieurs) dans la popula- Densité de recherche : effectifs R&D / emploi total, année
tion, année 2002. 2003.
Nombre de thèses par habitant, année 1998. DIRD / PIB, année 2003.
Part des diplômés de second et troisième cycles universitaires Nombre de brevets déposés par habitant, année 2003.
dans la population, année 1999. Part du secteur privé dans la recherche : effectifs (en équivalent
temps plein) et dépenses, année 2003.
7Les Centres Régionaux d’Innova-Savoir plus : Forte collaboration
tion et de Transfert Technologiquepublic-privé
(CRITT) sont des interfaces entre
- «État des lieux des activités de re- Les conventions industrielles de la recherche publique et les entre-cherche et développement en
formation par la recherche (Cifre) prises. Créés au début des an-Nord-Pas-de-Calais» - Insee Nord-
peuvent être un moyen de recen-Pas-de-Calais - Pages de Profils n° 7- nées 1980 sous l’égide du
juin 2005 ser les partenariats entre re- ministère chargé de la recherche,
cherche publique et recherche ils ont pour but de faire progres-- «La recherche en Bourgogne» -
privée. Ce sont des contrats d’au ser le niveau technologique desInsee Bourgogne - Insee Bourgogne
moins deux ans, portant sur desDimensions n° 110 - avril 2004 PME-PMI, en s’appuyant sur les
programmes scientifiques précis, compétences disponibles dans les
- «Progression modeste de la re- devant déboucher sur des innova- établissements publics de re-cherche et développement» - Insee
tions concrètes. D’après l’Associa- cherche ou d’enseignement situésPays de la Loire - Informations statis-
tion Nationale de la Recherchetiques n° 173 - juillet 2005 dans leur environnement. Avec
Technique, 80% des conventions onze CRITT (dont huit labellisés), la
- «La sidérurgie en Lorraine : pour ont généré des suites industrielles Lorraine est très bien pourvueun nouvel avenir» - Conseil écono-
(brevet, produit, savoir-faire)et dans le domaine. A titre de com-mique et social de Lorraine - Les rap-
chaque convention a donné lieu enports du CES Lorraine n° 9 - 2005 paraison, c’est la région qui dé-
moyenne à trois publications. Ce tient le plus de centres labellisés
- «Chiffres de la recherche» - Minis- type de partenariat est amené à sur le territoire français (20%)ettère de l’éducation nationale, Direc-
se développer, et devrait passer le plus grand nombre de CRITTtion de la programmation et du
de 860 conventions signées au ni-développement : (10%), avec la Haute-Normandie
veau national en 2003 à 1 500 et l’Ile-de-France.
http://cisad.adc.education.fr/rep en 2010. Entre 1981 et 2004,
eres/public/chiffres/default.htm
ce sont près de 13 000 docto-
- «Les statistiques de la propriété in- rants qui ont préparé leur thèse
dustrielle» - Institut national de la Benjamin MÉREAUen convention Cifre. Au cours de
propriété industrielle : Insee Lorrainecette période, 2,9% des conven-
tions ont été réalisées avec deshttp://www.inpi.fr/ Sébastien CHANTELOT
entreprises lorraines et 4,6%
Chargé de recherche au LEREPS,
Site Internet : www.insee.fr avec des laboratoires lorrains. Laboratoire d’études et
Ceci montre l’implication de la ré- de recherches sur l’économie,
gion Lorraine dans ce domaine les politiques et les systèmes
èmeMinistère de l’Économie, (6 rang) mais aussi la difficulté ociaux, Université des Sciences
des Finances et de l’Industrie
sociales de Toulouse 1pour les doctorants de trouver
Insee
des entreprises régionales pou-
Institut National de la Statistique
vant les accueillir (plus de laboratoi-et des Études Économiques
Direction Régionale de Lorraine res que d’entreprises).
15, rue du Général Hulot
CS 54229
54042 NANCY CEDEX La R&D au sein de la Grande Région
Tél :03 83 91 85 85
Fax :03 83 40 45 61
En Europe (UE 25), les En termes d’effectifs, en Lorraine contrewww.insee.fr/lorraine
dépenses consacrées à le personnel de R&D 327 en Wallonie, 485
la Recherche et au Dé- représente 2,1% de au Luxembourg, 506DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
veloppement représen- la population active en Sarre et 800 enJean-Paul FRANÇOIS
tent 1,9% du PIB. Au au Luxembourg. En Rhénanie-Palatinat.Directeur régional de l’Insee
sein de la Grande Ré- Rhénanie-Palatinat et
COORDINATION RÉDACTIONNELLE La métallurgie et lagion, seule la Rhé- en Sarre, ce taux est
Christian CALZADA construction sont lesnanie-Palatinat produit respectivement de
Valérie GUILLEMET seuls secteurs où laun effort plus important 1,2% et 1,1% tandis
Lorraine arrive à(2% du PIB). La Sarre qu’enLorraine0,9%
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET concurrencer ses voi-avec un peu plus de 1% de la population ac-
RELATIONS MÉDIAS sins européens, tan-de son PIB consacré à tive occupe un emploi
Jacqueline FINEL disqu’elle est trèsenla R&D est en deçà de la assimilé àlaR&D.
retrait dans les sec-Lorraine (1,1%). Dans
RÉDACTRICE EN CHEF D’après l’Office Euro- teurs des technolo-ces deux régions, le sec-
Agnès VERDIN péen des Brevets, la gies de l’informationteur public joue un rôle
Lorrainedéposemoins et de la communica-prépondérant. A l’in-SECRÉTARIAT DE FABRICATION
de brevets que ses voi- tion et des biotechno-verse, en Wallonie, auMISE EN PAGE - COMPOSITION
sins frontaliers. En ef- logies.Luxembourg et en Rhé-Marie-Thérèse CAMPISTROUS
fet, en 2002, 200nanie-Palatinat, ce sontMarie-Odile LAFONTAINE
demandes de dépôtsles entreprises qui four-
N° à la CPPAP AD 176 de brevets par millionnissent l’essentiel de l’ef-
ISSN : 0293-9657 d’actifs ont été faitesfort de R&D.
© INSEE 2006
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