Services et industrie : différents types dinnovations pour améliorer les performances

De
Publié par

Les sociétés de 10 salariés ou plus qui innovent gagnent des parts de marché par rapport aux sociétés comparables qui n’innovent pas. L’écart est d’autant plus important que les sociétés combinent des innovations de produit, de procédé d’élaboration, d’organisation ou de marketing. Dans les services liés aux nouvelles technologies et dans l’industrie, les performances des sociétés qui innovent en produit ou procédé s’améliorent davantage que celles des sociétés qui n’innovent qu’en organisation ou marketing. Comparativement, les sociétés de services d’accueil ou d’appui profitent plutôt des innovations d’organisation ou de marketing. Les sociétés de services de conseil profitent peu des innovations, en termes de gains de parts de marché ou de valeur ajoutée. Un patchwork d’innovations 80 % des sociétés de « services technologiques » innovent Les services intellectuels innovent en organisation Les sociétés les plus grandes réalisent les innovations les plus complètes Services technologiques et industrie de haute technologie : l’innovation de produit comme voie royale Services d’accueil ou d’appui : toutes les combinaisons améliorent les performances Encadré Des regroupements d’activités adaptés à l’étude de l’innovation
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 8
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N° 1256 - SEPTEMBRE 2009
Prix : 2,30€
Services et industrie :
différents types d’innovations
pour améliorer les performances
Christian Cordellier, division Services, Insee
es sociétés de 10 salariés ou plus 80 % des sociétés de « services
qui innovent gagnent des parts de technologiques » innoventLmarché par rapport aux sociétés Les sociétés de l’industrie manufacturière inno-
comparables qui n’innovent pas. L’écart vent plus fréquemment que celles des services
marchands (tableau 1). Ce constat se nuanceest d’autant plus important que les
quand on le décline par type d’innovation : il sesociétés combinent des innovations de
vérifie pour les innovations dans des presta-produit, de procédé d’élaboration, d’or-
tions nouvelles ou des procédés d’élaboration ;
ganisation ou de marketing.
en revanche, les sociétés de services choisis-
Dans les services liés aux nouvelles sent de rénover leur organisation aussi fré-
technologies et dans l’industrie, les quemment que celles de l’industrie et innovent
plus souvent en marketing.performances des sociétés qui innovent
Quand on procède à des découpages adaptésen produit ou procédé s’améliorent
à l’étude de l’innovation au sein de ces deuxdavantage que celles des sociétés qui
grands secteurs (encadré), le constat général
n’innovent qu’en organisation ou marke-
d’innovation plus fréquente dans l’industrie que
ting. Comparativement, les sociétés de dans les services peut s’inverser. Dans les
services d’accueil ou d’appui profitent « services technologiques », la part des socié-
tés innovantes (80 %) est plus élevée que dansplutôt des innovations d’organisation ou
« l’industrie de haute technologie » (66 %),de marketing. Les sociétés de services de
avec laquelle ces services travaillent souventconseil profitent peu des innovations, en
en symbiose, à l’exemple de la recherche et
termes de gains de parts de marché ou de
développement associée à l’industrie pharma-
valeur ajoutée. ceutique. En revanche, cette part est plus faible
dans les « services d’accueil ou d’appui »
(40 %) que dans « l’industrie de basse techno-
logie » (51 %).
Quand elles innovent, les sociétés peuvent le
faire de différentes façons : lancer sur le mar-
ché un produit nouveau ou une prestation nou- Les services intellectuels innovent
velle, changer leurs procédés d’élaboration, en organisation
modifier l’organisation de la société, améliorer
La part des sociétés innovantes varie donc duleur visibilité par des actions de marketing.
simple au double entre les services d’accueilMais le plus souvent, elles ne se limitent pas à
ou d’appui et les services technologiques. Lesun seul type d’innovation et en combinent plu-
oppositions sont encore plus marquées poursieurs afin de gagner des parts de marché,
chaque catégorie d’innovations prise séparé-d’améliorer leurs résultats comptables, et de
ment. Ainsi, alors que la moitié des sociétés dese renforcer dans un environnement concur-
services technologiques innovent en dévelop-rentiel.
pant de nouveaux produits ou de nouvellesInterrogées lors de la quatrième enquête com-
prestations, c’est le cas de seulement unemunautaire sur l’innovation, dite CIS4 (sour-
société sur dix dans les services intellectuels etces), réalisée en 2006, les sociétés décrivent
les services d’accueil ou d’appui (tableau 1).Ilyles innovations qu’elles ont introduites entre
a donc, proportionnellement, cinq fois plus de2002 et 2004. L’impact de ces innovations est
sociétés innovantes dans les services techno-mesuré sur la période 2002-2006, pour laquelle
logiques que dans les services d’accueil ouon dispose de l’ensemble des comptes de
d’appui quand on se limite à l’innovation derésultat des sociétés.
INSEE
PREMIEREproduit ou de prestation, alors qu’il n’y en organisation (42 %), quatre fois plus plus fréquemment que l’industrie de
a que deux fois plus toutes innovations qu’en produit ou prestation et 2,5 fois basse technologie, mais sans se spécia-
confondues. Relativement aux autres plus qu’en procédé ou en marketing. liser dans une forme d’innovation parti-
secteurs, les services technologiques se C’est le seul type d’innovation qu’ils pri- culière.
« spécialisent » donc dans l’innovation vilégient vraiment.
de produit ou de prestation. Les services d’accueil ou d’appui sont en
Les sociétés les plus grandesDe même, les services intellectuels moyenne assez peu innovants. Mais par
innovent plus particulièrement en rapport aux autres secteurs, ils le sont réalisent les innovations
surtout en marketing (20 %) : deux fois les plus complètes
plus fréquemment qu’en produit ou pres-
Des regroupements d’activités
tation. C’est en effet le seul type d’inno- Plus de la moitié des sociétés qui inno-
adaptés à l’étude de l’innovation
vation où la part de leurs sociétés vent combinent plusieurs catégories
En s’inspirant d’analyses internationa- innovantes dépasse la moyenne (18 %) ; d’innovations (tableau 2) (définitions).
les, menées notamment par l’OCDE, on concernant les autres types d’innova- Les sociétés les plus grandes pratiquent
peut répartir les secteurs des services tions, les services d’accueil ou d’appui souvent une forme d’innovation
selon des critères pertinents au regard innovent moins souvent que les autres complexe qui met en jeu plusieurs caté-
de leur activité d’innovation. secteurs. gories d’innovations ; ce sont également
Certaines activités de services aux
Dans l’industrie, ces oppositions sont elles qui dépensent le plus en innova-
entreprises sont destinées à faciliter la
beaucoup moins marquées : l’industrie tion. Les sociétés qui innovent en produitcréation, le partage et l’usage du savoir.
de haute technologie innove toujours ou procédé sont, par ailleurs, plusCes activités sont nommées activités de
services « d’expertise en connais-
sance » par les économistes Proportion de sociétés innovantes par catégorie d’innovations
(knowledge intensive business services en %
ou KIBS). En affinant ce concept, on
Sociétés En produit En procédé En Enpeut distinguer les services d’expertise
innovantes ou prestation d'élaboration organisation marketing
en connaissance plutôt liés aux
Services marchands, dont : 49 15 19 36 21nouvelles technologies ou plutôt liés à
services technologiques 80 52 43 62 36des activités de conseil. On appelle les
services financiers 57 23 32 44 33
premiers « services technologiques » et
services intellectuels 53 11 17 42 17
les seconds « services intellectuels » :
services d'accueil ou d'appui 40 10 15 28 20
les « services »re-
Industrie manufacturière, dont : 55 24 29 35 14
groupent la recherche et développe- haute technologie 66 39 34 46 18
ment (N40 selon la nomenclature basse technologie 51 19 27 31 12
économique de synthèse NES en 114 Autres secteurs* 42 8 17 32 17
postes), les services informatiques Ensemble 46 13 20 34 18
(N21), les télécommunications (N12) et * Industries agricoles et alimentaires, énergie, construction, commerce, transports.
les activités audiovisuelles (P21) ; Lecture : les sociétés industrielles innovent globalement plus (55 %) que celles des services marchands (49 %). Mais ce constat
s'inverse pour certains sous-secteurs définis dans l'encadré.les « services intellectuels »regrou-
13 % des sociétés innovent au moins en produit ou prestation. Les sociétés peuvent innover de plusieurs façons à la fois.pent les services professionnels (N22),
Champ : sociétés de 10 salariés ou plus.
la publicité-études de marché (N24) et
Source : Sessi, enquête statistique publique CIS 2004.
l’architecture-ingénierie-contrôle (N25).
Les « services d’accueil ou d’appui »
constituent un troisième groupe d’activi-
tés de services : les services d’hôtellerie Les grandes sociétés privilégient les combinaisons d’innovations les plus
et de restauration (P10), de l’immobilier
complètes
(M01 et M02), du courrier sans La Poste
Structure de l'emploi Dépense** moyenne(livraisons express, N11), et des servi- Combinaisons d'innovations* Effectif moyen
(en %) (en milliers d'euros)
ces opérationnels, à savoir, location
À dominante produit, procédé et marketing 24,5 246 2 249sans opérateur (N31), intérim et sélec-
À dominante produit et procédé 15,5 144 1 471tion de personnel (N32), sécurité et net-
À dominante produit 9,0 94 530
toyage (N33).
À dominante procédé 8,0 67 512
Dans l’industrie, on distingue, de même,
À dominante marketing 9,5 62 294
les activités industrielles de « haute
Organisation seule 7,5 34 n. d.
technologie » (industrie pharmaceu- Aucune innovation 26,0 38 0
tique, aéronautique, armes, machi- Ensemble 100,0 67 365
nes…) et de « basse technologie »
*Voir définitions pour la liste précise des types d’innovations qui constituent les combinaisons.
(cuir-habillement, imprimerie-édition…)
** Dépenses en 2004 de recherche-développement, acquisition d'équipements, logiciels ou connaissances ; elles ne sont
à partir des regroupements définis par renseignées que pour les sociétés qui ont innové en produit ou procédé ; pour celles qui n'ont innové qu'en organisation, les
l’OCDE. Elles regroupent chacune plus données sont non disponibles (n.d.).
Lecture : les sociétés qui innovent selon une combinaison à dominante de produit, procédé et marketing regroupent 24,5 % desde 25 secteurs de la nomenclature éco-
salariés de l'ensemble des sociétés étudiées ; en moyenne, elles emploient 246 salariés et dépensent 2 249 milliers d’euros ennomique de synthèse en 114 postes, en
2004 pour innover.
fonction du contenu en technologie
Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, pérennes (définitions) de 1998 à 2006, de l'industrie et des services non financiers.
qu'elles sont supposées avoir. Source : Sessi, enquête statistique publique CIS 2004.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREgrandes ou dépensent davantage que sociétés se différencient de leurs technologiques qui travaillent en sym-
celles qui n’innovent qu’en marketing ou concurrentes d’abord par l’innovation de biose avec cette industrie.
organisation. produit ou de prestation : la part de mar-
ché et la valeur ajoutée augmentent plus
Services d’accueil ou d’appui :(ou baissent moins) si les sociétés ont
Services technologiques et réalisé une combinaison d’innovations toutes les combinaisons
comportant l’innovation de produit que siindustrie de haute technologie : améliorent les performances
elles ont innové autrement. De fait, l’in-l’innovation de produit
dustrie de haute technologie réunit les D’autres combinaisons d’innovationscomme voie royale
secteurs les plus innovants en produit : permettent aux sociétés d’améliorer leur
composants électroniques, industrie situation. Les innovations d’organisationLes effets d’une innovation sur les résul-
pharmaceutique, construction automo- ou de marketing profitent davantage auxtats d’une société ne peuvent être obser-
bile. C’est aussi le cas des services services d’accueil ou d’appui qu’àvés qu’un certain temps après la
réalisation de l’innovation. En suivant les
résultats des sociétés en activité entre Les sociétés ayant innové gagnent des parts de marché
1998 et 2006, on mesure l’impact des en %
innovations sur certaines de leurs per-
40
formances. Ces impacts sont différents
Industrie de hautePériode d'innovationselon le secteur d’activité. Ainsi, les
technologie
sociétés qui ont innové entre 2002 et 30
Industrie de basse2004 gagnent entre 2002 et 2006 des
technologie
parts de marché (définitions) sur les
20
Servicessociétés qui n’ont pas innové au cours
technologiques
de cette même période, surtout dans l’in-
Services intellectuelsdustrie de haute technologie et les servi- 10
Services d'accueilces technologiques, et dans une
ou d'appui
moindre mesure dans les services d’ac-
0cueil ou d’appui (graphique). L’innova-
tion semble en revanche moins
susceptible de faire gagner des parts de
–10
marché aux sociétés de services intel-
lectuels ou de l’industrie de basse tech-
–20nologie.
2002 2003 2004 2005 2006Plus les combinaisons d’innovations
Lecture : l'enquête recense les sociétés qui ont innové entre 2002 et 2004. On étudie comment la part de marché des sociétéssont complètes et coûteuses, et plus les
innovantes a évolué sur la période 2002-2006 par rapport à celle des non-innovantes sur la même période. Pour cela, on déter-
sociétés améliorent leurs performances, mine pour chaque année, la médiane des parts de marché des sociétés innovantes et celle des non-innovantes. L’indicateur re-
tenu est le rapport de ces médianes ; le graphique montre comment ce rapport évolue. Ainsi, entre 2002 et 2006, la part deen termes de part de marché, d’emploi
marché médiane des innovantes a progressé de 27 % par rapport à la part de marché médiane des non-innovantes, dans l’in-ou de valeur ajoutée (tableau 3). Dans
dustrie de haute technologie.
les services technologiques et l’industrie Champ : sociétés de 10 salariés ou plus pérennes de 1998 à 2006, de l'industrie et des services non financiers.
Source : Sessi, enquête statistique publique CIS 2004.de haute technologie, on a vu que les
Écarts d'évolutions annuelles des performances entre 2002 et 2006 entre sociétés innovantes et non innovantes
en %
Services Services Services d'accueil Industrie de haute Industrie de basse
technologiques intellectuels ou d'appui technologie technologie
Combinaison d'innovations
Part de Effectif Valeur Part de Effectif Valeur Part de Effectif Valeur Part de Effectif Valeur Part de Effectif Valeur
marché salarié ajoutée marché salarié ajoutée marché salarié ajoutée marché salarié ajoutée marché salarié ajoutée
À dominante produit, procédé,
marketing 5,1 5,1 2,6 3,2 5,5 4,6 4,6 5,9 4,5 5,2 3,0 1,2 3,5
À dominante produit et procédé 5,0 5,9 2,3 4,2 5,4 3,9 5,2 2,5 1,5 2,6
À dominante produit 5,6 4,8 2,9 3,4 3,4 2,1 2,8
À dominante procédé 3,6 4,5 4,2 3,3 2,6 3,1 2,2 1,9 1,4 1,2 1,9
À dominante marketing – 3,1 – 2,1 3,7 3,4 2,7 2,4 2,0 1,1
Organisation seule 4,3 3,7 3,9 3,3 2,3
Aucune innovation 0 0 0 000000000000
Lecture : dans les services technologiques, la part de marché des sociétés qui ont réalisé la combinaison à dominante produit, procédé, marketing évolue plus favorablement de 2002 à 2006 que
la part de marché des sociétés qui n'ont pas innové. L'écart des taux d'évolution annuels est de 5,1 points. Les écarts sont estimés économétriquement. Ceux qui ont au moins 15 chances sur 100
de ne pas différer statistiquement de zéro sont exclus du tableau.
Champ : sociétés de 10 salariés ou plus pérennes de 1998 à 2006, de l'industrie et des services non financiers.
Source : Sessi, enquête statistique publique CIS 2004.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
Évolution de la part de marché médiane des sociétés innovantes
en sus ou en moins de l'évolution de la part de marché
médiane des sociétés non innovantes
INSEE
PREMIERE2002-2004 et concerne les sociétés d’au - La combinaison à dominante produit estl’industrie (tableau 3). Mais ces services
moins dix salariés des secteurs mar- réalisée par les sociétés ayant innové end’accueil ou d’appui profitent aussi de
chands, hors agriculture. La limitation de produit et éventuellement en marketing ou
leurs innovations de produit ou de pro-
l’enquête aux sociétés d’au moins dix sala- en organisation, sans avoir innové en pro-
cédé. En somme, aucune catégorie d’in- riés réduit les services aux particuliers à cédé.
novations ne leur est spécifique, toutes deux secteurs : l’hôtellerie-restauration et - La combinaison à dominante marketing
les services audiovisuels. L’administration est réalisée par les sociétés ayant innovéleur sont profitables ; ce n’est pas le cas
d’entreprises, qui comprend notamment en marketing et éventuellement en procédédans les services technologiques, où
les holdings non financiers des groupes, ou en organisation, sans avoir innové en
seules les combinaisons comportant l’in-
est exclue de l’étude. En effet, les perfor- produit, ou encore par les rares sociétés
novation de produit ou l’innovation de mances économiques de ces holdings re- dont aucune tentative d’innovation n’avait
procédé sont réellement avantageuses. flètent les performances des filiales qui débouché en 2004.
peuvent faire partie de n’importe quel autre - La combinaison « aucune innovation »Dans l’industrie de basse technologie,
secteur de l’économie. n’intègre donc pas ces tentatives.les écarts de performances entre les
Cette enquête est enrichie des comptes de
sociétés innovantes et non innovantes La part de marché d’une société est larésultat des entreprises établis à partir
sont moins marqués que dans les servi- proportion que son chiffre d’affairesdes déclarations fiscales des sociétés.
représente dans le chiffre d’affaires de sonces d’accueil ou d’appui. Aucune combi-
secteur d’activité.naison d’innovations n’est particulièrement Définitions On restreint l’observation aux sociétés pé-
profitable.
rennes, autrement dit restées actives de
Les services intellectuels bénéficient 1998 à 2006 pour étudier l’effet des innova-
Les combinaisons d’innovations de l’é-peu de l’innovation, ce qui confirme le tions sur les évolutions des performances
tude résultent d’une analyse en composan-
et non sur leurs niveaux. En effet, les entre-graphique, sauf quand elle combine la
tes principales suivie d’une classification
prises innovantes tendent à être les mêmesprestation, le procédé et le marketing. ascendante hiérarchique, à partir des
d’une période à l’autre, de sorte que les mê-
On voit même que les innovations à quatre types d’innovations décrits par les
mes écarts de performance se répètent
sociétés répondantes. Elles forment unedominante marketing, c’est-à-dire celles d’une période à l’autre entre les innovantes
partition des combinaisons possibles. Lesoù il n’y a aucune innovation de produit et les non-innovantes.
innovations de différents types mises ainsi
ou de prestation, s’accompagnent de
dans une même combinaison ne portent ce-
pertes de parts de marché pour les pendant pas forcément sur le même projet, Bibliographie
sociétés qui les ont réalisées, par rap- l’enquête ne fournissant pas de précisions
à cet égard.port à celles qui n’ont pas innové du tout.
- La combinaison à dominante produit,Pour améliorer ses parts de marché, son
procédé et marketing est réalisée par les Christian Cordellier, « Les innovations
emploi, sa valeur ajoutée, il apparaît
sociétés ayant innové dans ces trois dimen- dans les services marchands : avant tout
donc que chaque secteur a intérêt à se sions (produit, procédé, marketing) et liées aux nouvelles technologies », Insee
spécialiser dans différentes combinai- éventuellement en organisation. Première n° 1130, mars 2007.
- La combinaison à dominante produit et Élisabeth Kremp, Sylvie Rousseau, « Unsons d’innovations.
procédé est réalisée par les sociétés ayant quart des entreprises innovent - Souvent
innové dans ces deux dimensions et éven- moyennes ou grandes, elles réalisent 60 %Sources
tuellement en organisation. du chiffre d’affaires », Le 4 pages du Sessi
- La combinaison à dominante procédé n° 222, août 2006.
La quatrième enquête communautaire est réalisée par les sociétés qui ont innové Christian Cordellier, « Innovations et per-
sur l’innovation, dite CIS4 a été réalisée en en procédé et éventuellement en organisa- formances des sociétés des services et de
France par le service statistique du ministère tion. l’industrie manufacturière, comparai-
de l’Industrie (Sessi) entre septembre 2005 - La combinaison « organisation seule » sons », Document de travail n° E2009/06,
et mars 2006. Elle porte sur la période se limite à ce type d’innovation. Insee, juin 2009.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
Pour vous abonner aux avis de parution : http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?page=abonnements/liste-abonnements.htm
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
18, Bd Adolphe-Pinard
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :
Jean-Philippe Cotis
OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE - Tarif 2009 Rédacteur en chef :
Gilles RotmanAbonnement annuel : 74€ (France) 92€ (Étranger)
Rédacteurs :
L. Bellin, A.-C. Morin,Nom ou raison sociale : ________________________ Activité : ____________________________
C. Perrel, C. Pfister
Adresse : ___________________________________________________________________
Maquette : S. Couturaud
______________________________________ Tél : _______________________________ Impression : Jouve
Code Sage IP091256Ci-joint mon règlement en Euros par chèque à l’ordre de l’INSEE : __________________________________€.
ISSN 0997 - 3192
Date : __________________________________ Signature
© INSEE 2009
INSEE
PREMIERE

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.