Synthèse régionale : Une économie fragile

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N° 75 L’année économique et sociale 2011 en Martinique Synthèse régionale Batiment-Logement 2 Une économie fragile 16 Logement : baisse des autorisations de construire en 2011 Actualités Transport maritime 3 2011 en quelques dates 18 Baisse des activités portuaires en 2011 Transport aérien Contexte national et international 20 Amélioration du trafc de passagers, régres- 4 Un regain de tension en 2011 sion du fret aérien Commerce extérieur Automobile 6 En 2011, les importations progressent et 22 Stabilisation du marché de l’automobileles exportations se contractent Épargne-crédit Tourisme 8 Les banques accompagnent la croissance 23 La hausse des nuitées limite les diffcultés de de l’économie l’hôtellerie Prix de détail Emploi-Chômage 10 Poussée des prix en 2011 25 L’emploi salarié en régression 27 Chômage stable en Martinique Créations d’entreprise 29 La progression du nombre de demandeurs 12 Les créations d’entreprise chutent de 18 % d’emploi se poursuit en 2011 en Martinique Solidarité Agriculture 31 Près de 40 000 allocataires du RSA 14 Une année 2011 marquée par une baisse de la consommation en viande Démographie 33 396 000 habitants en 2011 N° 75 - Martinique - Juin 2012 Édito près le début de reprise économique amorcé en 2010, l’année 2011 se caractérise par un certain Aattentisme.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 75 L’année économique et sociale 2011 en Martinique
Synthèse régionale  2Une économie fragile
  Actualités  3 2011 en quelques dates      Contexte national et international  4 tension en 2011 deUn regain     Commerce extérieur  6En 2011, les importations progressent et les exportations se contractent      Épargne-crédit  8 Les banques accompagnent la croissance de l’économie
     Prix de détail  10 Poussée des prix en 2011        Créations d’entreprise  12 Les créations d’entreprise chutent de 18 % en Martinique    Agriculture  14 année 2011 marquée par une baisse Une de la consommation en viande
N° 75 - Martinique - Juin 2012
  netgometnL-itemaB 16 Logement : baisse des autorisations de construire en 2011      Transport maritime 18Baisse des activités portuaires en 2011   Transport aérien 20 du trafic de passagers, régres- Amélioration sion du fret aérien    Automobile 22 du marché de l’automobile Stabilisation    Tourisme  23 La hausse des nuitées limite les difficultés de l’hôtellerie    Emploi-Chômage 25 L’emploi salarié en régression 27 Chômage stable en Martinique 29 La progression du nombre de demandeurs d’emploi se poursuit en 2011    Solidarité 31 de 40 000 allocataires du RSA Près  Démographie 33 396 000 habitants en 2011
Édito
Aco éminoep rserie éc02 n euqromaédub tedrpsèl  eed tvé stulosnoiav fabors,lee  lp ulaptrd sei dnicateurs afchenc nu rapa niatresmtienttlai  Se.lna01 ,0211én ecara se ise ctér xue etrendl paciinpr pour le bien être des ménages, l’emploi, ne repart pas. De façon concomitante, le nombre de demandeurs d’emplois augmente.
Comme chaque année, ce travail résulte de la mobilisation de nombreux partenaires. Je tiens donc parti-culièrement à remercier :
- Mme Fanny-Aude Bellemare, de la Chambre de commerce et d’industrie de la Martinique ; - Mme Dalila Dib, du Pôle emploi ; - Mme Martine Neiss, de la Deal ; - Mme Lucile Vantard, de la Direction de l’Agriculture et de la Forêt Martinique ; M. Nicolas Brun, de l’Iedom ; -- M.Daniel Dandréa, de la Chambre de commerce et d’industrie de la Martinique ; - M. Dominique Lavater, de la Caisse d’Allocations Familiales Martinique ; - Mmes Martine Camus, Cynthia Duchel, Marcelle Jeanne-Rose, Joëlle Nacitas Monette Polomack et MM. Ali Benhaddouche, Fabien Breuilh, Gérard Forgeot, Hugues Horatius-Clovis, Guy Mystille,Nicolas Silvestre et Emmanuel Thioux de l’Insee.
Et vous souhaite une bonne lecture de ce bilan de l’année 2011
Sylvia URGEN
N° 73 - Martinique - Juin 2010
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Synthèse régionale
Une économie fragile
Après la reprise encoura-geante de 2010, l’année 2011 marque un certain attentisme. La croissance des échanges extérieurs se poursuit, mais à un rythme plus lent que l’an-née précédente. La baisse de l’activité portuaire porte prin-cipalement sur le transport en vrac. Côté transport aérien, le trafic de marchandises est également orienté à la baisse. En revanche, le flux de passa-gers continue sa progression, pour partie grâce au lance-ment de la plateforme avec Roissy. Cet afflux de visiteurs n’a pas bénéficié à l’ensemble des acteurs du tourisme. La part de l’hôtellerie classée diminue au profit des autres formes d’hébergement. Seule la réduction du nombre de chambres a permis d’accroî-tre le taux de remplissage.
Ler-etnsnd n eioatré cdee bromitatnemg nomt ,a1r siaune iné e aufort prises diminue en 201 des ayants droit : outre les allo-cette évolution tient uniquement cataires historiques du RMI et de à la fin de l’engouement pour le l’API, le bénéfice de cette allo-statut d’auto-entrepreneur. Hormis cation s’étend aussi à une partie ces derniers, le nombre de nou- des bas salaires. Les ménages ont veaux établissements progresse de également subit un retour de l’in-5 %. Pourtant, les crédits octroyés flation, portée notamment par la aux entreprises sont en retrait par hausse du prix des carburants. rapport à 2010. En revanche, les Dans ce contexte, les achats de collectivités locales ont bénéficié véhicules neufs des ménages se d’un soutien plus important des sont réduits. Seules les acquisi-banques, sans doute pour partie tions des entreprises ont permis lié au plan de relance engagé par de maintenir le volume de vente la Région. de l’an dernier pour ce secteur. Les ménages rationalisent aussi Une diminution du nombre d’em- leur dépenses alimentaires, par plois salariés s’observe dans la exemple en consommant moins plupart des secteurs économiques, de viandes. Pour autant, la pro-et notamment dans la construction duction locale n’augmente pas et l’industrie. Pour autant, la mas- ses parts suite à ces changements se salariale globale résiste, et pro- de comportement. gresse même légèrement durant l’année 2011. De façon concomi- Le nombre de logements autori-tante, le nombre de demandeurs sés à la construction baisse sen-d’emplois continue d’augmenter, siblement en 2011. La faiblesse mais moins rapidement que par le de la croissance démographique, passé. L’augmentation des offres liée notamment à la diminution d’emploi collectées auprès des de l’excédent des naissances entreprises explique cette rela- sur les décès, participe à cette tive amélioration. Globalement, le évolution défavorable. Dans le taux de chômage est quasi stable même temps, les crédits à l’habi-par rapport à l’an dernier, du fait tat s’accroissent, et les crédits à des sorties du marché du travail. la consommation accordés aux  Mais le chômage de longue durée ménages s’amenuisent. progresse nettement.
Concernant les ménages, l’ins-tauration du revenu de solidarité active (RSA) dans les Doms a en-
N° 73 - Martinique - Juin 2010
Gérard FORGEOT
Actualités
2011 en quelques dates
1er janvier Remplacement du Revenu Minimum d’Insertion et de l’Allocation Parent Isolé par le Revenu de Solidarité Active dans les Dom, à Saint-Martin, Saint-Barthélémy et Saint-Pierre-et-Miquelon.
31 janvier Début de la grève à EDF. Les grévistes réclament les 40% de prime de vie chère.
3 février  Décès d’Édouard Glissant. Écrivain, militant anticolo-nialiste, opposé à la guerre d’Algérie, il fut expulsé des Antilles et assigné à résidence au début des années 60.
22 février Leclerc dépose son bilan quelques mois après son ac-cord d’affiliation avec le groupe Lancry et la reprise de deux hypermarchés. 31 mars Josette Manin, conseillère générale du Lamentin est élue au 3ème tour de scrutin à la tête du Conseil gé-néral. Elle devient la première femme à présider une collectivité majeure en Martinique.
6 avril Aimé Césaire entre au Panthéon. Une fresque monu-mentale et une plaque rappelleront sa contribution à la langue française et sa défense des valeurs universelles.
16 mai Déménagement des patients du centre hospitalier du bourg du Lamentin vers celui de Mangot Vulcin.
29 mai Signature d’une charte pour lutter contre l’illettrisme afin de diminuer de moitié en cinq ans l’écart entre le taux d’illettrisme Outre-mer et celui de France métro-politaine.
20 juillet Inauguration du centre hospitalier de Mangot Vulcin.
27 juillet La loi 2011-833 et la loi organique 2011-834 parais-sent au journal officiel. Elles prennent acte de la sup-pression des collectivités territoriales de Guyane et de Martinique et de la création de nouvelles collectivités.
2 août Passage de la tempête Emily. D’abondantes précipita-tions ont entraîné de nombreuses inondations dans le centre et le sud de l’île. De fortes coulées de boue et un important glissement de terrain à Morne Calebasse ont nécessité l’évacuation d’une quarantaine de fa-milles et la mise en place d’un périmètre de sécurité. 2 septembre Le groupe Bernard Hayot reprend l’hypermarché Cora Cluny sous l’enseigne Carrefour. 18 octobre Sérieuses échauffourées à Sainte-Thérèse. Les affron-tements ont opposé les forces de police à des jeunes, suite à la demande de fermeture d’une épicerie dans ce quartier populaire. 30 octobre Le passage du cyvlone THOMAS a provoqué des inon-dations et glissements de terrain mais aucune vistime huamine. Le secteur agricole a essuyé de gros dégâts. 5 novembre Arrivée du vol, désormais hebdomadaire, en prove-nance de Paris Roissy-Charles de Gaulle. Ce projet d’ouverture de ligne figurait parmi les mesures énon-cées suite à la grève de février 2009. 8 novembre Début de la grève de l’ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail). Les employés ont repris le travail après un mois de grève. 29 novembre Les Antilles-Guyane passent au tout numérique. Les 12% des Martiniquais recevant encore la télévision analogique doivent s’équiper d’un téléviseur récent ou d’un décodeur pour recevoir les chaînes du bouquet numérique. 8 décembre Le Préfet Laurent Prévost signe l’arrêté portant déroga-tion à l’épandage aérien pour lutter contre la sercospo-riose noire du bananier. Valable six mois, cette déroga-tion concerne 20 communes du territoire.
N° 75 - Martinique - Juin 2012
Contexte national et International
Un regain de tension en 2011 En 2011 le Produit Intérieur globale et surtout une rup- demandeAu Japon, le tsunami de mars 2011 a Brut mondial a progressé dans le chaine de production de turefortement perturbé l’économie. Celle-dans l’ensemble des régionsci s’est remise en route très rapidement nombreux produits.   Tout au long de l’année 2011, le prixminimisant l’impact de cette catastro-à un rythme moindre qu’enphe sur l’activité qui n’a reculé que de pétrole est resté élevé, laissant du 2010, en raison de la pour- se ls rus es niomiesls utrmcipneorése  d eles édcroinéc .anrET ah,0%7le tsunaïlande,  xirp suite des plans de consoli-niadnopét linaontions sedtiudorp enimals  eesirta set ted-nrtneaniaaidn ,elmol  aaisse dent une b sions sociales. dations bud é ires et d’un regain de tensgiotna autour des La crise épargne les pays émergents dettes souveraines. Dans la2010 et 2011, projections pour 2012 et 2013Croissance du PIB en zone Euro, la reprise a étéEn % enrayée par la rechute de l’été mais les situations des différents pays membres res-tent hétérogènes. Ces per-turbations affectent moins les pays d’Amérique latine et de la Caraïbe dont la crois-sance reste soutenue.
Airesr pe salpèr mieomonécle  d0102 ne elaid-no , l’activité n’a pro-gressé que de 3,9 % en 2011. Cette croissance modérée est à relier : à une moindre contribution de la ·consommation privée, en lien avec des incertitudes sur le marché du tra-vail et à la soutenabilité des dettes souveraines ; à une consommation publique en ·forte décélération, dans le cadre des consolidations budgétaires; ·é-écpre né recleurrès e aplnaoi ntitunotstocks quasi nulltnirubitnod ses unà coe dente, face à une prévision de demande stabilisée
Aux États-Unis, après le ralentissement de l’activité à la fin de l’année 2010, la croissance trimestrielle a accéléré au long de l’année 2011, tirée par la demande extérieure, notamment asiatique, et intérieure (consomma-tion privée et investissement), et avec l’amélioration du marché du travail. En Chine et en Inde, la croissance est restée élevée (respectivement 9,2% et 7,2%). Toutefois l’inflation mena-ce d’éroder les progrès: les prix à la consommation ont augmenté de res-pectivement 5,4% et 8,6%.
Sources : FMI, World Economic Outlook, avril 2012 sauf (*) Insee, comptes nationaux, base 2005 1 Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama 2 Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaï-que, République dominicaine, Saint Kitts-et-Nevis, Sainte Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines, Suriname et Trinidad-et-Tobago. Les prix du pétrole reste élevé Évolution du prix moyen du baril de Brent, pétrole brut léger (Royaume Uni), moyen (Dubai) et lourd (/Texas) (calcul à pondération égale) Unité : $ / baril
Source : Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (unctadstat.unctad.org)
N° 73 - Martinique - Juin 2010
Contexte national et International
Dans la Zo Euroen nE2 persi-ctles pes ,%7,iam 11021 à eusp.cso besgéudrrieasttav esse émdo ruomeinrtt -citivét10,1l a  dans lade ent nel’investissement public. La politique ise l rémonétaire stricte et la moindre crois-  luan ree rcehpurte dme alégtésimr ed no eep tntcoe- mondialsanceamMegllb tnea  nonreiéarfu  é ogprssrebar-ovaf sel ,elemzonnner oevuiu pet enostune ualc orsientreprises ont nepé sesqéd-iuncsa pe, dar des nir l’inflation protégeant les gains de (+1,4%) sur pement dynamiques et un cycle de pouvoir d’achat. Le programme gou-fond de consolidation budgétaire et de stock soutenu. L’évolution de la va- vernemental de réduction des inéga-crise de dettes souveraines, avec une leur ajoutée, plus lente que celle de lités et de la pauvreté, a contribué rechute au milieu de l’année 2011. Les la masse salariale, a entrainé une di- positivement à la croissance en sou-états ont réaffirmé leur engagement en minution de leur taux de marge qui tenant les revenus des plus pauvres matière de discipline budgétaire, pour a atteint son minimum depuis 1986 donc la demande intérieur, ce qui a renforcer leur crédibilité. La Banque (28,6%). compensé une partie de la baisse de Centrale Européenne a intensifié les L’accélération des prix l’a emporté la demande extérieure. recours à des opérations exceptionnel- sur celle des revenus d’activité, en- Au Suriname, la croissance reste sou-les pour apaiser temporairement les trainant un ralentissement des gains tenue grâce aux exportations de pé-tensions financières. Cependant cette de pouvoir d’achat, et, avec des pers- trole et d’or toujours dynamiques. Les détente n’a pas permis de desserrer les pectives médiocres, la hausse du taux matières premières représentent envi-conditions de crédit, limitant le redé- d’épargne des ménages a pesé sur ron la moitié du PIB et près de 90% marrage de l’investissement. De plus, leur consommation, réduisant encore des exportations. La forte hausse des les mesures budgétaires ont pesé sur le sa contribution à la croissance. prix à la consommation (+18%) pèse revenu des ménages, déjà très affectés Malgré la baisse de la demande mon- sur la demande intérieure dont la par la dégradation du marché du travail diale adressée à la France, le commer- contribution à la croissance est faible, et la hausse des prix. ce extérieur n’a plus contribué négati- la pauvreté touchant la moitié de la Les situations des différents membres vement à la croissance en 2011. population. restent très hétérogènes. En Allema- Comparativement aux autres pays de Dans les petites Antilles de l’Organi-gne, la croissance est restée soutenue. la zone euro, l’inflation en France en sation des États de la Caraïbe Orienta-L’Espagne et l’Italie ont fait face à une 2011 est restée limitée (+2,3%), aidé le l’activité est restée morose. La dette demande interne très faible. La Grèce, par le poids du chômage sur le mar- publique a continué de se dégrader le Portugal et l’Irlande ont mis en place ché du travail. en 2011. La reprise de l’activité tou-des plans drastiques de réduction des ristique moindre que dans les grandes déficits entrainant parfois des troublesEn Amérique latineAntilles est restée insuffisante pour sociaux. réduire le surendettement et offrir de Les craintes liées aux tensions sur laité soutena tcvibïse ,u raCas les an detmeilleures perspectives. dette de certains états restent présentes.enueRetour de la croissance en Haïti en En particulier en Grèce et au Portugal et 2011 à +5,6%, cette croissance est dans une moindre mesure en Espagne, Les économies d’Amérique latine et soutenue par l’aide internationale qui subissent les humeurs des marchés de la Caraïbe ont eu une croissance massive consécutive au séisme et par financiers. soutenue en 2011 (+ 4,5 %), cepen- la reprise des transferts des migrants. En 2011 l’inflation accélère égale- dant moindre qu’en 2010 en raison Cette hausse vient compenser quasi ment dans la zone Euro (+2,7% après des tensions en provenance des pays entièrement la chute du PIB de 2010. +1,6%). développés. En dépit du ralentisse- Les personnes les plus vulnérables m a it extérieurs restent toujours confrontées à des Croissance stablecoénidai aslrep osnsdainecre. scmsl  d eatricoino treè  vtieedpx au xuc ed tne sed sel te en Franceievél.éses pté dproont er sm-èip errèsetimae  drseuatrtopxe syap r x En France, le climat des affaires s’est Au Brésil, l’activité a fortement ra- Fabien BREUILH violemment retourné à l’été, le rythme lenti en 2011 (+2,7%), en lien avec la de croissance s’est toutefois maintenu situation des pays développés et les
Pour en savoir plus World Economic Outlook (WEO), “ Growth Resuming, Dangers Remain», avril 2012, http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2012/01/ pdf/text.pdf Regional Economic Outlook, Western Hemisphere, “Shifting Winds, New Policy Challenges”, octobre 2011, http://www.imf.org/external/ pubs/ft/reo/2011/whd/eng/pdf/wreo1011.pdf Note de conjoncture, « La fièvre tombe, le rétablissement sera lent», mars 2012, http://www.insee.fr/fr/indicateurs/analys_conj/archi-ves/0312 ve.pdf _ Les comptes de la nation en 2011, La croissance du PIB se maintient à 1,7 %», Insee Première n°1401, mai 2012, http://www.insee. « fr/fr/ffc/ipweb/ip1401/ip1401.pdf.
N° 73 - Martinique - Juin 2010
Commerce extérieur
En 2011, les importations progressent, les exportations se contractent
mAaprrqèsu éuen ep aarn unénee  2n0et1t0e  Emioped sna tomtn le 011,n 2ellE .% 9 .ed essreogprs ontitar-leibfas %)7 +  (sétrop-mulp tse s prr dets ioduid  esueslauealv ha s atteignent 2,79 milliards d’euros et Après la forte reprise de 2010, les ex--reprise, les échanges marretrouvent leur niveau de 2008 avant portations perdent 2 % de leur valeur tiniquais ralentissent. Lesla crise. Hormis le secteur des hydro- pour atteindre 329 millions d’euros.  importations continuenttirées par les ventes de pé- sont  Ellescarbures naturels où le montant des importations perd 9 %, les princi- trole raffiné et de produits de l’agri-rdyet hpmroe gprleussselre nmt a(i+s  à9  u%n,   À l’inverse, elles bénéficient culture.paux secteurs progressent. Mais les   la hausse des ventes de déchets deimportations sont particulièrement s + 26 %) et les ex- débris d’or en forte progression etpoussées par la hausse des achats de et poratpartièons se réduisent de celles des autres produits manu-pétrole raffiné et de produits des in- de 2 % Le déficit commer- facturés.dustries manufacturières.  cia.l  progresse de 10 %  pour les autres départe- CommeMalgré la baisse des volumes ache-tés, les importations de produits ments d’Outre-mer, la dépendance et atteint 2 4alimentaires progressent de 3 % en de la Martinique avec l’extérieur , milliards importante. En 2011, le déficit estvaleur suite à la hausse des prix. Le d’euros. Les échanges avec s’élève à 2,4 milliards commercialmontant des importations de matériel la France métropolitaine en hausse de 10 %.de transport augmente de 5 %. Les d’euros, restent dominants et le taux de couverture de 12 % res-achats de produits pharmaceutiques Le commerce du rachat d’or tese replient de 3 %. Hors énergie, la faible et se replie d’un point par est en pleine expansion. En 011, les importations retrouvent leur niveau d’avant crise Importations et exportations par secteur d’activité en Martinique en 2011
En million d’euros et millier de tonnes
Source : Douanes, calculs Insee L’espace Caraïbe comprend toutes les îles de la Caraïbe, ainsi que les pays d’Amérique Centrale et du sud qui possèdent une ouverture maritime sur la Caraïbe. Les échanges avec Porto- Rico sont confondus avec ceux des États-Unis faute de données les isolant. On y distingue un groupe de pays signataires de l’accord de libre échange de Cotonou (pays ACP de la Caraïbe) et ceux qui n’en font pas partie (« Pays non-ACP de la Caraïbe »), dans la mesure où ils ne bénéficient pas du même régime douanier dans leurs relations avec l’Union européenne et donc avec les départements français d’outre mer.
N° 75 - Martinique - Juin 2012
Commerce extérieur
rapport à 2010. Ceci signifie que le dans cette zone diminuent de 10 %. pond à 10 % du total. En 2011, les montant des importations est tou- Les approvisionnements auprès des quantités expédiées augmentent jours environ 8 fois plus élevé que autres DFA sont faibles. La Guade- de 1 %. Les envois sont essentiel-celui des exportations. loupe fournit 2,5 % du montant total lement à destination de la France des produits et la Guyane 0,3 %. Il métropolitaine. Les achatss’agit essentiellement de réexpédi- Le commerce de l’or est en pleine en provenance de Franceted te sédhcd  es ébri ,etxetnoc ec snnsioatrtpoexs lerecdt slséipoéoehcn-aaD .trole rafné et itép ed no étropolitainnes portables pour la Guadeloupe, d’or explosent passant de 0,5 mil-m ede poissons, de crevettes et de bois scié pour la Guyane. restent dynamiques0201à 1 rusoe  nlions d1,3 mil-onlie dens roeu C1.01 2iovne se s dEen m2e0u1r1e ,l el ap rFirnacnicpea l fmoéutrronipsosleituari ndee  Le commerce du rachatnt etinesivexcluà l emtnglqi aeB.uesed es la Martinique. Avec 52 % du mon-d’or se développeLa France métropolitaine est le pre-tant des produits importés, sa part mier client de la Martinique. Elle perd deux points sur l’année. Ces Les exportations martiniquaises est destinataire de 47 % des ex-approvisionnements regroupent des sont peu variées. Elles se compo- portations (part en hausse de trois produits très variés : 79 % des pro- sent essentiellement de pétrole points sur l’année), principalement duits alimentaires Mais 59 % des raffiné, de banane et de rhum. En des bananes et du rhum. équipements mécaniques, matériel 2011, le pétrole raffiné représente Les deux autres DFA sont également électrique, électronique et informa- 34 % du montant total des expor- d’importants clients. La Guyane tique et 95 % des produits pharma- tations contre 42 % en 2010. Le achète 22 % des exportations et la ceutiques. volume des exportations chute de Guadeloupe 20 %, essentiellement La France métropolitaine est le four- moitié. Néanmoins, compte tenu du carburant. nisseur de plus de la moitié des vé- de la hausse des prix (le cours an- La part des exportations vers hicules automobiles. L’autre partie nuel moyen du Brent a augmenté l’Union européenne hors France provient principalement d’Allema- de 40 % entre 2010 et 2011), la est de 5 %. Elle augmente de trois gne, du Royaume-Uni et de Corée baisse en valeur est plus faible points en raison de la hausse des du Sud. (19 %). Comme les années précé- expéditions de déchets et débris En 2011, le pétrole brut à destina- dentes, les exportations de pétrole d’or. Les ventes dans les autres tion de la raffinerie SARA provient raffiné vont surtout en Guadeloupe pays de la Caraïbe sont modestes exclusivement de Norvège. La part et en Guyane. et peu variées, constituées pour des achats de produits raffinés est de Les exportations de bananes repré- l’essentiel de sable, de cailloux et 7 %. Pour ces produits, les achats se sentent le quart du montant total. Le de graviers. volume des envois baisse de 12%. font principalement aux États-Unis (essence sans plomb, gasoil et fuel), La France métropolitaine en est la dans Îles Vierges américaines (ga- destination exclusive. Le montant Emmanuel THIOUX soil et fuel) et à Trinidad et Tobago des exportations de rhum corres-(Lcaa prbarutr édaesc taecuhr aetts  geans porilo).venance de Les exportations vers la France métropolitaine continuent d’augmenter l’Union européenne (hors France)échanges de biens et solde commercial en 2011Part de la zone partenaire dans les est de 12 %, en recul d’un point par rapport à 2010. Outre les véhiculesEn % et million d’euros automobiles, ces produits regrou-pent en particulier des moteurs, des ouvrages en fonte, fer ou acier et du matériel électrique. En 2011, la part des importations provenant des pays de la Caraïbe (hors DFA) progresse de trois points suite à la hausse des achats de pé-trole raffiné. En revanche, le mon-tant des importations de ciment du Venezuela et de Colombie, qui constituent un des principaux achats
Source : Douanes, calculs Insee
N° 75 - Martinique - Juin 2012
Épargne-crédit
Les banques accompagnent la croissance de l’économie
Dans un contexte éco-Rythme ralenti nomique incertain, lade l’encours des crédits conjoncture monétaireaccordés par l’ensemble et financière de la Marti-des établissements mno2id0qe1us1et  epe sadtre  csu anrean cactnrécoriiessmséaen ecen  La-éts snel raed elbmenet-sip ti socsndes crédencours entsblissements bancaires atteint 8,2 bancaires et une stabili-milliards d’euros au 31 décem-sation de la sinistralité.bre 2011, progressant de 1,4 % Les encours ban irsur l’année (+4,1 % en 2010). ca esL’encours sain progresse de 1,6 % continuent de progres-(+4,5 % en 2010). Cette évolution ser, notamment pour lestouche principalement les crédits à crédits à long term àl’habitat des ménages et les crédits e, und’investissement des collectivités r me tlocales, alors que l’encours des en-pary trhapporot uàt e2f0o1is0 .r aCleetnttei treprises est en léger repli. progression tient pourDu fait d’une croissance modeste l’essentiel à la croissancede l’économie et d’une conjonc-des crédits à l’habitat desture incertaine, l’encours en faveur  ménages et des créditsdes entreprises diminue de 0,7 % d’investi t desen 2011 (+3,3 % en 2010), à 3,3 ssemenmilliards d’euros. Cette évolution collectivités locales.s’explique par la baisse significa-tive des crédits d’exploitation (de -6,7 % sur l’année) et par la stagna-tion des crédits d’investissement et des crédits immobiliers (-0,2 % globalement).
L’encours des ménages progresse de 3,1 % et atteint 3,0 milliards d’euros en fin d’année 2011 (+5,5 % en 2010), soutenu par les crédits à l’habitat (+4,6 %), mais freiné par les crédits à la consom-mation (-0,5 %). Les concours octroyés aux collecti-vités locales sont en progression de 6,2 % (-3,8 % en 2010) et atteignent 1,1 milliard d’euros, tirés par les crédits d’investissement (+4,6 %) et par les crédits d’exploitation qui augmentent très fortement (multi-
N° 75 - Martinique - Juin 2012
pliés par six sur l’année). Les entreprises conservent leur posi-tion de principaux bénéficiaires des crédits, avec 42,2 % de l’encours sain (dont un tiers lié au finance-ment de l’immobilier), devant les ménages, les collectivités locales et les autres agents.
L’encours des crédits accordés progresse au ralenti Répartition de l’encours sain par catégorie d’agents économiques en Martinique
Source : IEDOM
Évolution des encours plus favorable pour les établissements de crédit locaux Les encours bruts de crédits accor-dés par des établissements installés localement progressent de 2,8 % en 2011 et atteignent 7,4 milliards d’euros en fin d’année (+3,3 % en 2010). L’encours sain progresse de 3,0 % (+3,5 % en 2010). Les ménages, sont les premiers emprunteurs avec un encours de 3,0 milliards d’euros. Cependant,
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