TPE-PME : un tissu en fort renouvellement qui soutient l'emploi sur l'ensemble des territoires

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En Lorraine, les Très Petites Entreprises (TPE) et les Petites et Moyennes Entreprises (PME) indépendantes représentent plus de neuf établissements sur dix, près de 45% de l'emploi total marchand, et contribuent pour moitié à la valeur ajoutée du secteur marchand produite dans la région. Près d'une TPE-PME sur trois exerce son activité dans l'artisanat. Avec une implantation fine et homogène sur tout le territoire de la Lorraine, elles maintiennent l'emploi dans les zones rurales mais aussi périurbaines où elles se développent le plus. En 10 ans, le nombre de TPE-PME a crû de 4,1%. Cette évolution modérée contraste avec le renouvellement permanent de l'appareil productif régional qui la nourrit, caractérisé par un processus de création-destruction très intense. Ce dernier a concerné plus de 80 000 établissements sur la période. Dans les TPE-PME, les salariés sont plus jeunes, un peu moins qualifiés et rémunérés que dans les grandes entreprises. Les TPE-PME sont de plus en plus présentes dans les secteurs innovants qui connaissent une croissance récente mais forte de la création d'entreprise, qui place la Lorraine dans la moyenne supérieure des régions françaises. L'innovation ne se limite pas aux secteurs innovants. Elle est une préoccupation de nombreuses TPE-PME, avec comme domaine prioritaire d'application les services offerts aux entreprises.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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°
68N TPE-PME:
En Lorraine, les Très Petites Entreprises (TPE) et les Petites et
Moyennes Entreprises (PME) indépendantes représentent plus de neuf
établissements sur dix, près de 45% de l’emploi total marchand,
et contribuent pour moitié à la valeur ajoutée du secteur marchand
produite dans la région. Près d’une TPE-PME sur trois exerce son activité
dans l’artisanat. Avec une implantation fine et homogène sur tout
le territoire de la Lorraine, elles maintiennent l’emploi dans les zones
rurales mais aussi périurbaines où elles se développent le plus.
En 10 ans, le nombre de TPE-PME a crû de 4,1%. Cette évolution
modérée contraste avec le renouvellement permanent de l’appareil
productif régional qui la nourrit, caractérisé par un processus de
création-destruction très intense. Ce dernier a concerné plus de 80 000
établissements sur la période. Dans les TPE-PME, les salariés sont plus
jeunes, un peu moins qualifiés et rémunérés que dans les grandes
entreprises. Les TPE-PME sont de plus en plus présentes dans
les secteurs innovants qui connaissent une croissance récente mais forte
de la création d’entreprise, qui place la Lorraine dans la moyenne
supérieure des régions françaises. L’innovation ne se limite pas aux
secteurs innovants. Elle est une préoccupation de nombreuses TPE-PME,
avec comme domaine prioritaire d’application les services offerts
aux entreprises.
En 2003, la Lorraine compte près de dans une grande entreprise ou dans un
78 000 établissements au sein de son sec- groupe. Dans cette dernière catégorie figu-
teur marchand (1). Parmi ceux-ci, les TPE in- rent près de 3 300 TPE ou PME, non indé-
dépendantes représentent près de huit pendantes qui sont intégrées à un groupe.
établissements sur dix mais n’emploient que
17% des salariés lorrains (environ 70 000 sa-
Près d’un emploi marchandlariés).LesPMEindépendantesnereprésen-
tent que 10% des établissements lorrains, sur deux dans la région
pour un peu moins de 90 000 salariés
En tenant compte de l’emploi non salarié, les(21%). Plus de six salariés sur dix travaillent
TPE indépendantes représentent 23% de
l’emploi régional marchand, et les PME indé-
(1) Hors agriculture et services financiers. pendantes 21%. Au total, près de 45% de
Vl’emploi marchand est concentré Entre 1993 et 2004, le nombre établissement sur cinq. Le sec-
dans les TPE-PME indépendantes de TPE a progressé de 9%. Cette teur du transport a vu disparaître
de groupe. augmentation n’a pas été uni- plus d’un tiers de ses petits éta-
La Lorraine fait partie des régions forme selon les secteurs. Plus de blissements, principalement dans
qui, en proportion, comptent le 7% despetitsétablissementsdu le secteur du transport de mar-
moins de TPE et le plus de PME. commercededétailtraditionnel chandises. A contrario, les agen-
Les TPE lorraines, moins nom- ont ainsi disparu sur cette pé- ces de voyage se sont multipliées.
breuses en proportion, emploient riode.Àl’inverse,denouvellesac-
une plus faible part des salariés. tivités se sont développées,
Maintenir l’emploiLa part de l’emploi dans les PME comme le commerce de détail
dans les zones ruralesest en revanche équivalente à non alimentaire sur les marchés,
celle observée au niveau national. le commercededétaildivers(or- et périurbaines
dinateurs, téléphones mobiles, etc.)Par rapport au nombre d’habi- Les TPE et les PME tiennent une
et la vente à domicile.tants, la Lorraine fait partie des place particulière dans le système
régions françaises où les TPE ont LesTPE desindustriesagroali- productif régional. Implantées sur
le plus faible poids. Cette faible mentaires ont perdu plus d’un l’ensemble du territoire, elles con-
présence des TPE s’observe dans
tous les secteurs d’activité. Si elle L'emploi non salarié dans les TPE :
est particulièrement nette pour le 5% de l'emploi total marchand
secteur du conseil et de l’assis-
TPEtance, d’autres secteurs, comme
sans salarié
5%le commerce de détail, les hô-
tels-restaurants, la santé-action
Grandes entreprises TPE1à9
sociale et la construction comp- et groupes salariés
18%56%tent moins de TPE par habitant
en Lorraine qu’en France.
PME 10 à 19
salariésEn Lorraine, environ 15% des TPE
8%
et 23% des PME appartiennent à
des secteurs exposés à la concur-
PME 20 à 49
rence internationale. Si, pour les salariés
8%
TPE, la proportion de ces établisse-
ments est la même que pour la PME 50 à 249
salariésprovince, il n’en est pas de même
5%
pour les PME. La Lorraine est la Note : estimation de l'emploi salarié et non salarié
région où la part des PME expo- Source : Insee, Sirene 2003
sées est la plus faible.
TPE-PME : support de l'emploi dans l'espace rural
Part des TPE-PME dans l'emploi
(%)
Saint-Avold
70 - 100
57 - 70
48 - 57
Verdun Metz
40 - 48
35 - 40
18,1 - 35
Morhange
Bar-le-Duc
Nancy
Effectif dans les établissements
de plus de 250 salariés
4 300
1 000
Ligny-
en-Barrois
Vittel
Épinal Note : Estimation de l'emploi salarié et non salarié 2004.
Lissage à 15 km : la densité représentée ici n'est pas
la valeur ponctuelle attachée à chaque commune mais
une «moyenne» calculée dans un rayon de lissage de 15 km.
La carte estompe ainsi les disparités locales pour montrer
les grandes tendances de la répartition spatiale de la part
des TPE-PME dans l'emploi.
Source : Insee, Sirene - CLAP
2
IGN
-
Insee
2006tribuent à animer l’économie et à compter l’agriculture). Dans les La Lorraine compte trois systè-
maintenir l’emploi local. communesdeplusde500 habi- mes productifs locaux (SPL), l’in-
tants de ces mêmes espaces, les dustriedusciageduboisL’emploi des TPE et des PME,
TPE occupent encore entre 25% (Saint-Dié), Meuse Mécanique, lecomme l’ensemble de l’emploi lor-
et 30% de l’emploi et les PME de «pôle lorrain de l’ameublement etrain, est largement concentré
20% à 30%. A contrario, dans du bois» (Vosges de l’Ouest). Résul-dans les grandes aggloméra-
les pôles urbains, l’emploi dans tant d’une démarche d’associa-tions : Nancy et Metz-Thionville,
les grandes entreprises est majo- tion, ces SPL ne sont pas tousainsi que dans quelques agglomé-
ritaire. repérables et ne comprennentrations de moindre ampleur : For-
pas l’ensemble des aggloméra-bach, Épinal, Saint-Dié- L’emploi dans les TPE a évolué dif-
tions sectorielles lorraines.des-Vosges et Longwy. féremment selon les zones entre
1995 et 2003. Les progressions En Lorraine, quelques aggloméra-Le paysage s’avère différent
lesplussignificativesont étéen- tions de TPE et de PME résultentlorsque l’on observe la part de
registrées en périphérie des pô- d’avantages naturels associés àl’emploi dépendant des TPE et
les urbains. Pour partie, ces une tradition locale. Il s’agit pourPME par rapport à l’emploi total.
évolutions résultent de dynami- l’essentiel d’implantations ancien-
Ce n’est pas seulement dans l’es- ques démographiques. Cepen- nes liées à des activités artisana-
pace à dominante rurale, que les dant, c’est dans la Meuse, les, ainsi Mirecourt bénéficie
TPE et PME contribuent forte- département où la population d’une réputation internationale
ment au maintien de l’emploi, stagne, que les emplois dans les dans le domaine de la lutherie et
mais également dans les espaces TPE ont le plus augmenté en pro- des instruments de musique.
dits «multipolarisés». La propor- portion, même si ces évolutions
tion d’emploi dépendant des TPE concernent, au total, un nombre
Démographieest ainsi très forte dans les plus limité d’emplois.
petites communes, qu’elles se si- des établissements :
Lespertesd’emploidansles PMEtuent dans l’espace à dominante un renouvellement
ont affecté une part plus impor-rurale ou dans la couronne des permanenttante du territoire lorrain. En ef-pôles urbains.
fet, les PME occupent en Entre 1993 et 2003, le nombre
Lorsque la population est infé- proportion plus d’emplois que les d’établissements lorrains apparte-
rieure à 500 habitants, les TPE TPE dans les secteurs industriels, nant à une TPE ou une PME, que
représentent environ 50% de qui ont été fortement touchés par celle-ci soit indépendante ou non
l’emploi salarié marchand (sans les difficultés économiques. d’un groupe, a progressé de 4,1%.
Un dynamisme résultant du différentiel entre taux d'entrée et taux de sortie
Entrées, sorties et évolution du nombre d'établissements par zone d'emploi entre 1993 et 2003
17 Taux d'entrée (%)
Metz
16
Bassin Houiller
15
Nancy
Thionville
Toul14
Briey
Sarreguemines
Lunéville13 Évolution positiveÉpinal
Saint-Dié négative
LongwyRemiremont-
12 Gérardmer
Sarrebourg
Commercy
11 Meuse du NordVosges de
l'Ouest
Bar-
le-Duc Taux de sortie (%)
10
11 1410 12 13 15 16
La taille des ronds est proportionnelle à l'évolution du nombre d'établissements entre 1993 et 2003
Source : Insee, Sirene
3Cette évolution décennale, somme moyenne, trois ans après leur ins- sements pérennes, qui inscrivent
toute modeste, masque des mouve- tallation, près des deux tiers des leur développement dans la durée.
ments de grande ampleur. établissements repris sont encore Enfin,ladynamiquedecréa-
en activité contre 44% pour lesEn effet, en 10 ans, plus de tion-destruction des établisse-
établissements créés ex nihilo.La80 000 établissements ont été ments entraîne des répercussions
pérennité des activités est égale-créés ou repris en Lorraine. Ces sur les postes de travail concernés
ment fonction du secteur d’activitécréations sont presque totale- par ces mouvements. Chaque
et de l’exposition au marché. Ainsi,ment compensées par des dispa- année, près d’un poste de travail
les services marchands sont plusritions ou des cessions sur trois est impliqué par la démo-
fragiles que les établissementsd’établissements. La résultante graphie d’établissements. Cette
créés dans l’industrie. En re-de ces entrées et sorties laisse réallocation d’emploi est plus
vanche, les activités créées dansapparaître un solde net positif de marquée dans les services que
lesservicesnon marchandspré-près de 3 000 établissements. dans l’industrie. Elle se fait très
sentent une longévité supérieure à majoritairement au sein du mêmeCes mouvements ont un impact sur la moyenne. secteur d’activité et au sein de lala localisation et la structure des ac-
même zone d’emploi. Dans les sec-tivités productives en Lorraine. Sur En 10 ans, l’emploi salarié dans teurs où les effectifs ont augmentéla période, l’appareil productif se les TPE-PME a augmenté de 10% sur la période, pour un poste derenforce dans tous les départe- et a accompagné la croissance du travail perdu, deux sont créés. Àments lorrains, sauf dans la Meuse nombre d’établissements. Si à long l’inverse, dans les secteurs en dé-où il recule de 1,3%. Près de 42% terme, il existe bien un lien positif clin, pour un emploi créé, un em-des établissements sont implantés entre création d’établissements et ploi et demi disparaît.en Moselle en 2003. La zone de création d’emplois, à court terme
Metz est celle qui a connu le plus cette relation peut être invalidée.
fort développement depuis 1993, En moyenne, pour une année Les ouvriers
sans toutefois rejoindre Nancy en donnée, la création d’emploi induite représentent un salarié
termedenombred’établissements par la création d’établissements ne sur deux dans les PMEimplantés. Le développement de la parvient pas à compenser les per-
zone messine est caractérisé par Les salariés des TPE-PME lorrai-tes occasionnées par les fermetu-
un dynamisme des créations, mais nes apparaissent comme moinsres d’établissements. Ce solde
également par un fort taux de dispa- «qualifiés» que ceux des TPE-PMEannuel négatif s’explique pour
rition. Ainsi, loin des idées reçues, le françaises. Cette différence estpartie par le fait que les créateurs
processus de croissance découle de probablement liée, surtout pour leoptent très souvent pour un statut
mouvements conjoints permanents taux d’encadrement, à la struc-de non salarié. De plus, la taille
de créations et de disparitions d’acti- ture sectorielle de la région.moyenne des créations est infé-
vité.Leszonesendéclinsontengé- rieure à la taille moyenne des dis- En Lorraine, le taux de qualification
néral celles dans lesquelles les paritions. Au total, la croissance ouvrière, le taux de technicité et le
volumes de créations et de dispari- des effectifs salariés observée sur taux d’encadrement sont également
tions sont les plus faibles. 10 ans est soutenue par la crois- plus faibles dans les TPE-PME que
sance de l’emploi dans les établis- dans les grandes entreprises.La structure de l’appareil productif
lorrain a également évolué. La Lor-
Répartition des salariés lorrains par âge et sexeraine s’inscrit dans la tendance
lourde des régions françaises qui
0,0
Âgese caractérise par un développe-
65 Hommes Femmes
ment massif des services et un re-
60cul de l’industrie. Les services sont
en croissance dans toutes les zo- 55
nes d’emploi de la région. Le recul
50industriel est partout constaté sauf
à Toul et à Sarreguemines, où l’im- 45
plantation de la SMART a impulsé
40
la création d’établissements dans
35le secteur industriel.
30Le développement du tissu produc-
tif d’un territoire dépend non seule- 25
ment de la vitalité des créations
20
mais également de la pérennité %
des établissements. Entre 1993 et 15
4 1 0 1 2 42003, les établissements repris 3 2 3
résistent mieux que les établisse- TPE PME Grandes entreprises
Source : Insee, DADS 2003ments nouvellement créés. En
4Les ouvriers forment la catégorie À caractéristiques identiques, un ainsi à 4,4 milliards d’euros pour
socioprofessionnelle prédomi- salarié lorrain d’une TPE perçoit les TPE (25% du total régional)età
nante dans les PME lorraines un salaire horaire net inférieur de 3,8 milliards d’euros pour les
(50% des salariés contre 42,5% 14% à celui d’un salarié d’une PME (22%). En ce qui concerne la
dans les TPE et 49,1% dans les gran- grande entreprise. Pour les PME, valeur ajoutée par salarié, les TPE
des entreprises). Plus du tiers des la différence est de 10%. employeuses (41 200 euros)etles
salariés des TPE (38,3%) occu- PME (37 600 euros) se classent
pent un poste d’employé, contre juste en dessous de la moyenneContributeurs
27,8% dans les PME et 23,2% des régions de province (respecti-importants à la richesse
dans les grandes entreprises. vement 41 600 euros et 38 000 eu-
régionale
ros). La valeur ajoutée par salarié
Les apprentis occupent 3% des
Les TPE-PME jouent un rôle im- diffère peu selon la taille de l’en-
postes salariés en Lorraine. Près
portant dans l’économie lorraine treprise mais énormément selon
de la moitié réalisent leur période
avec près de 40% du chiffre le secteur d’activité. Ainsi, elle
d’apprentissage en entreprise
d’affaires régional. Elles se si- varie du simple au quadruple,
dans une TPE.
tuent en milieu de tableau des passant de 26 700 euros pour
La moyenne d’âge des salariés régions françaises (38% en les services aux particuliers à
lorrains (36,8 ans)est un peuplus moyenne pour la province). En 97 000 euros dans le secteur de
élevée que la moyenne nationale 2003, en Lorraine, le chiffre l’énergie. Elle s’accroît également
(36,1 ans). En Lorraine, les jeunes d’affaires des 57 400 TPE ayant avec l’ancienneté de l’entreprise.
hommes sont proportionnelle- fourni une déclaration fiscale s’é-
Les TPE consacrent deux tiers de
ment plus nombreux dans les lève à 12,6 milliards d’euros.
leur valeur ajoutée aux frais de
TPE-PME que dans les grandes Les 4 120 PME lorraines ont
personnel, tandis que dans les
entreprises. L’âge moyen des généré un chiffre d’affaires
PME, ce ratio dépasse 80%. Par
femmes est constant, quelIe que proche de celui des TPE avec un
conséquent, les TPE ont une ren-
soit la taille de l’entreprise. La total de 11,9 milliards d’euros.
tabilité plus élevée que les PME.
proportion des salariés de 50 ans Les TPE-PME ont apporté à l’éco- Ainsi, le taux de marge brute s’é-
et plus est moins élevée dans les nomielorraineunpeu moinsdela lève à 33% dans les TPE em-
TPE-PME (17,5%) que dans les moitié de la valeur ajoutée régio- ployeuses. En ce qui concerne les
grandes entreprises (19,6%). Elle nale. Cette dernière se monte PME, le taux de marge brute des
est plus importante que dans les
TPE-PME françaises (16%). En Besoins et capacités de financement des TPE-PME lorraines
Lorraine, les secteurs les plus
Délais moyens en jours«vieillissants» sont : l’énergie, les
Soldeindustries des biens de consom-
Secteurs d’activité du créditDélais Délaismation, les transports, les activi- Stocks
inter-clients fournisseurstés financières et immobilières,
entreprises*
l’éducation, santé, action sociale.
Industries agricoles et alimentaires 20 29 -9 12
Le recours au temps partiel est Industrie des biens de consommation 78 59 18 48
très courant dans les TPE lorrai-
Industrie automobile 63 44 18 42
nes (un postedetravail surtrois
Industries des biens d’équipement 76 50 26 37
contre un sur cinq pour les PME et
Industries des biens intermédiaires 76 58 18 52
les grandes entreprises).
Énergie 15 15 -1 1
En Lorraine, en 2003, la moitié Construction 65 52 14 25
des postes sont occupés à temps Commerce 28 46 -17 42
complet pendant toute l’année. Transports 77 38 38 4
Ce taux descend à 37% pour les Activités immobilières 31 52 -21 166
TPE. Les emplois à temps com-
Services aux entreprises 67 35 32 10
plet pendant toute l’année concer-
Services aux particuliers 10 37 -27 14
nent seulement 38% des femmes
Éducation, santé, action sociale 13 7 6 1
(57% des hommes), 31% des ou-
TPE sans salarié 36 51 -16 63vriers non qualifiés et 37% des
Ensemble TPE 37 41 -4 31employés (60% et plus pour les au-
tres catégories socioprofessionnel-
PME de 10 à 19 salariés 51 47 4 34
les). C’est dans l’industrie (66%)
PME de 20 à 49 salariés 52 44 7 41
et la construction (58%)que les
PME de 50 à 249 salariés 41 40 1 35
tempscompletsannuelssontles
Ensemble TPE-PME 42 43 -1 37plus nombreux.Àl’inverse,ilyen
a beaucoup moins dans le com-
(*) Il représente les créances commerciales nettes des dettes fournisseurs de même nature en jours de
merce (46%) et les services chiffre d’affaires
(40%). Source : Insee, Système unifié de statistiques d’entreprises (SUSE) 2003
5moins de 50 salariés est de deux fois plus vite que les le même volume d’emploi. Les
17%, contre 24% pour celles de effectifs. Au final, sur la période, établissements des secteurs in-
plus de 50 salariés. Les grandes l’évolution des effectifs des novants sont quasi exclusive-
entreprises ont un taux de marge TPE-PME est de +9,2%. Les trois ment localisés dans les
brute inférieur aux TPE-PME quarts des effectifs supplémentai- agglomérations ou à proximité
(17%). res sont dus à la croissance des immédiate.
TPE (+17,2%) tandis que les PME
Lesexportationsdeproduitset Par rapport à la province, la Lor-
ont eu une croissance plus mo-
marchandises vers l’étranger raine se situe légèrement sous la
dérée (+4,3%). Dans le même
sont principalement le fait de moyenne de la province pour la
temps, la valeur ajoutée des TPE
grandes entreprises. Les proportion d’établissements ap-
aaugmentédeprèsde22%,
TPE-PME ne représentent ainsi partenant à des secteurs inno-
celle des PME de moins de 50
que 14% des exportations des vants. Parmi les secteurs
salariés de 15% et celle des PME
entreprises de la région avec un innovants les mieux représentés
de plus de 50 salariés de 11%.
chiffre d’affaires total à l’export dans les TPE-PME, figurent la fa-
Les 5% des entreprises qui ont
de 1,2 milliard d’euros. Une si- brication d’équipements de con-
créé le plus d’emplois sont à l’ori-
tuation géographique privilégiée trôle des processus industriels, le
gine de 45% des créations d’ef-
et un tissu industriel important conseil en systèmes informati-
fectifs et de 57% de la valeur
permettent cependant à la Lor- ques, les activités de réalisation
ajoutée supplémentaire.
raine de bien se positionner à de logiciels et de pages Web, le
l’exportation. Avec un taux traitement des données.
Innovation : la Lorrainemoyen d’exportation de 5%, les
Environ 260 établissements decomble son retardTPE-PME lorraines se classent
PME et TPE des secteurs inno-ainsi dans le peloton de tête des La Lorraine compte en 2003,
vants ont été créés en Lorrainerégions françaises. Le chiffre 1 820 établissements apparte-
en 2005. Entre 2000 et 2004,d’affaires à l’export est réalisé à nant au domaine des secteurs
la Lorraine est une des régions45% par des entreprises du innovants (cf. encadré), dépen-
où la création dans les secteurssecteur industriel. Les taux d’ex- dant de 1 470 entreprises, soit
innovants a le plus progressé.portation y sont élevés (14% pour environ 19 000 emplois. La ma-
l’ensemble du secteur), en particu- jorité des établissements des Cette évolution n’a cependant rien
lier pour l’industrie automobile secteurs innovants se situent d’exceptionnel : l’Alsace, la Pi-
(35%) et l’industrie des biens in- dans les plus grandes entrepri- cardie et Champagne-Ardenne
termédiaires (16%). ses. Les TPE et PME des sec- ont réalisé des performances su-
teurs innovants emploient pour périeures. Au total, le taux deLes TPE sont dans une situation
leur part un peu moins de création de la Lorraine est, enplutôt confortable au niveau de
4 000 personnes. Les PME inté- 2005, très proche de la moyenneleur trésorerie puisque les délais
grées dans un groupe occupent de la France de province.de paiement des clients sont en
moyenne inférieurs à ceux des
fournisseurs. À l’inverse, les PME
Innovation : la Lorraine dans la moyenne
lorraines peuvent rencontrer quel- des régions françaises
ques difficultés de trésorerie avec
des clients qui tardent à les payer
Part des TPE et PMEpar rapport aux délais imposés
des secteurs innovants (%)
par leurs fournisseurs.
5,3 - 5,4
1,7 - 5,3Le secteur d’activité influe forte-
1,4 - 1,7
ment sur les délais de paiement. 1,0 - 1,4
Ainsi, les transports, les services
aux entreprises, les industries de
biens d’équipement ont un solde
interentreprises très positif et
sont dans une situation de prê-
teurs. Inversement, les services
Nombre d'établissementsaux particuliers, le commerce et
des secteurs innovants
les industries agricoles et alimen-
taires bénéficient de ressources 5 500
1 300financières grâce aux délais de
paiement.
Entre 1998 et 2003, en Lor-
raine, la valeur ajoutée, qui me-
sure la richesse créée par les
Source : Insee, Sirene 2003
entreprises, a progressé presque
6
IGN
-
Insee
2006Les résultats de l’enquête 2005 Quatre obstacles à l’innovation
de l’ODEL (cf. encadré) révèlent sont fréquemment soulignés par
que les services offerts par l’en- plus du tiers des entreprises, il s’a-
treprise représentent le domaine git : des difficultés à anticiper les Laurent AUZET
prioritaire d’application de l’inno- besoins et contraintes du marché,
vation. Les ressources allouées à des difficultés à évaluer le retour Yann KUBIAK
l’innovation durant les trois der- sur investissement, du manque de
nières années sont restées sta- disponibilité du personnel et du Benjamin MÉREAU
bles pour 62% des entreprises et coût élevé du développement de
ont progressé pour un tiers des l’innovation. Les principales mesu- Brigitte VIENNEAUX
répondants. res souhaitées par les chefs d’en-
treprises pour renforcer Khaled ZAININELestrois actionsprivilégiées
(CRCI de Lorraine)l’innovation sont : la baisse de laparplusdelamoitiédes entre-
fiscalité et des charges sociales, leprises lorraines pour renforcer
renforcement des aides au finance-l’innovation sont : les voyages,
ment de l’innovation, les témoigna-notamment les visites de
ges d’expériences innovantesclients ou de distributeurs et
réussies.concurrents, le benchmarking,
et l’analyse de la valeur pour la
Deux tiers des entreprises consacrentrecherche du meilleur rapport
moins de 5% du chiffre d'affaires à l'innovation
qualité-prix. Il existe une forte
Répartition des entreprisescorrélation entre ces actions et
selon la part du chiffre d'affaires (CA) consacrée à l'innovation (%)
la taille des entreprises.
Part du CA (%)
-de5Enquête sur l’innovation
13% 5à9
ODEL 2005
10 et +
L’Observatoire Des Entreprises
de Lorraine (ODEL) mis en place
par la Chambre Régionale de
Commerce et d’Industrie a réali-
sé, en juin 2005, une étude sur 23%
le management de l’innovation
dans les entreprises lorraines
de 5 salariés et plus des sec- 64%
teurs de l’industrie, du BTP, du
commerce et des services mar-
chands. Les traitements ont été
effectués sur la base de 1 185
entreprises répondantes em-
ployant au total environ 92 000
salariés.
Source : Enquête CRCIL-ODEL - juin 2005
Définition
Le périmètre retenu pour suivre les sec- A et B), d’appareils d’instrumentation et de dustriels, chimie organique et inorganique
teurs technologiquement innovants s’ins- mesure (332 A et B et 333Z), de connec- de base, matériel plastique) ainsi que la
pire d’un ensemble de travaux d’analyse tique (313Z) et de composants (321 A, C pharmacie industrielle (NAF 241 A, E, G, L
économique réalisés au sein de l’Insee, de et D) ; et 244 A et C). Il s’agit de secteurs carac-
la DGE et de l’OCDE. Il inclut les secteurs - les secteurs distributeurs de technolo- térisables par un degré significatif d’inno-
liés aux technologies de l’information et de gies de l’information - commerce de gros vation technologique tel que mesuré par
la communication (TIC), aux produits phar- de matériel informatique, y compris les im- leurs dépôts de brevets répartis par do-
maceutiques, aux biotechnologies et aux portateurs (NAF 518 G et H) ; maine au sens de l’étude
nouveaux matériaux. La détermination des - les secteurs des services de technologies “Technologies clés pour l’industrie fran-
secteurs liés aux TIC s’inspire des travaux de l’information - de télécommuni- çaise à l’horizon 2000". Ces secteurs, dit
menés dans le cadre de l’OCDE et com- cations (NAF 642), services informatiques innovants, sont définis à partir des activi-
prend : et location de matériel informatique (NAF tés exercées par l’entreprise, en consé-
72 et 713 E), services audiovisuels (921, quence, certaines entreprises de ces
- les secteurs producteurs de technologies 922 A, B, D, E et F). secteurs peuvent ne pas être innovantes,
de l’information - fabrication d’ordinateurs et d’autres, hors de ces secteurs, peuvent
et de matériel informatique (NAF 300 A et Les autres secteurs comprennent quel- l’être.
C), de TV, radio (323Z) et téléphones (322 ques sous-ensembles de la chimie (gaz in-
7Champ de l’étude Une TPE sur trois dans l’artisanat
TPE : entreprise de moins de
En 2005, parmi les 26 000 TPE et PME immatriculées au répertoire des mé-10 salariés
tiers, 87% exercent une activité artisanale à titre principal, c’est-à-dire qu’elles
PME : entreprise de moins de
réalisent la totalité ou une part prépondérantedeleurchiffred’affairesdansles
250 salariés
activités artisanales. Elles représentent un tiers des entreprises du secteur
marchand de la région. Elles emploient au total 87 300 salariés, soit plus d’un
salarié lorrain sur dix, mais 41% d’entre elles n’emploient aucun salarié. Au to-Le champ des entreprises étu-
tal, si on prend en compte l’emploi non salarié, l’artisanat fait travailler plus dediées dans l’encadré ci-contre
100 000 personnes. Les entreprises artisanales sont localisées à 80% dansse limite aux entreprises de
l’espace urbain, répondant ainsi aux besoins des 83% de Lorrains qui y résident.moins de 250 salariés inscri-
tes au répertoire des métiers Le secteur de la construction, premier employeur de l’artisanat lorrain,
qui exercent leur activité arti- concentre 41% des entreprises artisanales et emploie près de 32 000 sala-
sanale à titre principal, c’est- riés. Les activités de réparation, transport et autres services, où prédominent
à-dire qui réalisent la totalité les métiers de la coiffure et de la réparation automobile, comptent 6 950 en-
ou une part prépondérante de treprises et 18 000 salariés. Dans le secteur de l’alimentation, 1 880 entre-
leur chiffre d’affaires dans les prises artisanales emploient 12 660 salariés. La boulangerie-pâtisserie en
activités artisanales. représente près des deux tiers, tant en nombre d’entreprises qu’en effectifs
salariés. Le travail des métaux emploie près de 12 700 salariés dans 1 380
entreprises artisanales, notamment dans les travaux de chaudronnerie et de
mécanique générale.
Enfin, plus de 2 600 entreprises exercent une activité dans le travail du bois,
du textile ou d’autres fabrications (imprimerie, fabrication de matériel médi-Savoir plus :
co-chirurgical et d’orthopédie...).
Les entreprises artisanales individuelles représentent 56% de l’ensemble des
entreprises lorraines et emploient 18% des effectifs salariés de
l’artisanat. Plus de la moitié des chefs d’entreprises individuelles n’emploient- Rapport OSEO sur l’évolution des
aucun salarié. Ce sont majoritairement des hommes. En Lorraine, les femmesPME - Édition 2005 - OSEO anvar -
dirigent cependant 21% des entreprises individuelles artisanales, alors queLa documentation française.
dans l’ensemble de la France, elles représentent à peine 19% des postes de di-
- Site Internet : www.insee.fr rigeants.
Quant ils constituent une société, les artisans choisissent neuf fois sur dix la
SARL ou l’EURL. Le plus souvent de petite taille (moins de 10 salariés), ces en-
treprises pourvoient toutefois 54% de l’emploi salarié artisanal régional.
Plus de quatre dirigeants d’entreprises individuelles ou de sociétés sur dix ont
plus de 50 ans. Par conséquent, le problème du renouvellement de l’encadre-
ment se posera, quand de nombreuses entreprises artisanales seront appe-
Ministère de l’Économie,
lées à changer de main dans les 10 prochaines années.
des Finances et de l’Industrie
Dans les entreprises artisanales lorraines, 72% des salariés sont des hom-Insee
mes. Près des trois quarts d’entre eux occupent des emplois d’ouvriers. LesInstitut National de la Statistique
femmes ont le plus souvent des postes d’employées.et des Études Économiques
Direction Régionale de Lorraine Les ouvriers constituent 60% des emplois artisanaux. Environ 20% des sala-
15, rue du Général Hulot riés sont des employés de services administratifs d’entreprises, du com-
CS 54229 merce, ou des services à la personne. Les professions intermédiaires
54042 NANCY CEDEX (techniciens, contremaîtres, agents de maîtrise...) représentent 12% des ef-
Tél :03 83 91 85 85 fectifs, et les dirigeants salariés et les cadres d’entreprises 6% des effectifs de
Fax :03 83 40 45 61
l’artisanat lorrain.
www.insee.fr/lorraine
En 2003, quelque 7 400 apprentis apprennent leur métier dans les entrepri-
ses artisanales lorraines, notamment dans le bâtiment, les métiers de bouche,DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
les services à la personne (coiffure, esthétique) et la mécanique automobile.Jean-Paul FRANÇOIS
Directeur régional de l’Insee Entre 1995 et 2005, le nombre d’entreprises artisanales a augmenté de 8% en
Lorraine, et l’emploi salarié artisanal de 18%, soit un gain de 13 000 postes.
COORDINATION RÉDACTIONNELLE
Le bâtiment est le secteur le plus créateur, avec 20% d’entreprises de plus enChristian CALZADA
dix ans, et une croissance de ses effectifs de 22%. Dans les activités de répa-Gérard MOREAU
rations et services, 8% d’entreprises et 27% de salariés supplémentaires ap-
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET portent leurs compétences à la clientèle lorraine. Les services de soins à la
RELATIONS MÉDIAS personne notamment se sont développés de façon remarquable. Les entrepri-
Jacqueline FINEL ses de réparation automobile, un peu moins nombreuses, emploient plus de
5 000 personnes en 2005, soit 25% de plus qu’en 1995. Dans le secteur du
RÉDACTRICE EN CHEF travail des métaux, les entreprises sont plus nombreuses (+12%), de même
Agnès VERDIN que les emplois salariés (+22%).
A l’inverse, certains secteurs enregistrent des baisses notables. Le textileSECRÉTARIAT DE FABRICATION
perd 20% de ses entreprises artisanales, et 38% de ses emplois salariés.MISE EN PAGE - COMPOSITION
Dans les métiers du bois et de l’ameublement, 14% des entreprises et 10%Marie-Thérèse CAMPISTROUS
Marie-Odile LAFONTAINE des emplois disparaissent. Enfin, dans l’alimentation, alors que les effectifs
sont en légère hausse (+2%), le nombre d’entreprises recule fortement
ISSN : 0293-9657
(-19%).
© INSEE 2006
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