Un demi-siècle de croissance

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Après la seconde guerre mondiale, la France a connu trente années de croissance régulière, supérieure à celle de la plupart des autres grands pays industrialisés. La fin de cette période fut marquée par le premier choc pétrolier qui souligna l'ouverture internationale désormais importante de l'économie française. La France fut ensuite confrontée à une inflation importante et à un chômage croissant. Une politique stricte et la concurrence internationale ont permis de maîtriser l'inflation, mais les taux d'intérêt réels sont devenus élevés. L'économie française connaît aujourd'hui des fluctuations plus marquées et le chômage demeure important.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 486 SEPT EMBRE 1996
PRIX : 14 F
UN DEMI-SIÈCLE DE CROISSANCE
Magali Demotes Mainard et Gilles Laguerre, Département des comptes nationaux, Insee
de 15 % en 1946, la part des dépenses deprès la seconde guerre mondiale,
reconstruction et d’équipement dans le total
la France a connu trente a ées dnn e des dépenses de l’État passa à plus de 30 %A croissance régulière, supérieure à en 1949. La pénurie en facteurs primaires,
particulièrement en énergie, limita d’abordcelle de la plupart des autres grands pays
la production mais la reconstruction des
industrialisés. La fin de cette période fut infrastructures (notamment de transport)
marquée par le premier choc pétrolier quipermit une allocation plus efficace des fac
teurs de production. Les secteurs prioritairessouligna l’ouverture internationale désor-
renouvelèrent leurs équipements. Dès la fin
mais importante de l’économie française. 1947, la production industrielle retrouva son
La France fut ensuite confrontée à une niveau de 1938.
En revanche, les mauvaises récoltes deinflation importante et à un chômage
1946 et 1947 causèrent un doublement des
croissant. Une politique stricte et la concur-prix agricoles en deux ans. Malgré le souci
rence internationale ont permis de maîtri-des gouvernements de contenir l’inflation,
les salaires furent administrativement rele ser l’inflation mais, les taux d’intérêt réels
vés quatre fois entre 1946 et 1948 : les taux
sont devenus élevés. L’onoméc ie française de salaires furent multipliés par trois.
connaît aujourd’hui des fluctuations plus Les déséquilibres se réduisirent à partir de
1948. D’une part, les récoltes excellentes dem arquées et le chôm age dem eure im portant.
1948 et 1949 stabilisèrent les prix agricoles
et permirent une croissance plus modérée
La période de reconstruction (1944 1948) des salaires (environ 5 % par an). D’autre
fut dominée par la conjonction d’une crois part, l’offre de produits industriels se déve
sance très vive de la production industrielleloppa grâce aux importations de matières
et d’une inflation galopante des prix et des premières et de biens d’équipement per-
salaires. Le redémarrage partit des indus mises par l’aide Marshall (1948 1952). Face
tries de base (énergie et biens d’équipe à cette croissance de l’offre, la demande
ment), priorité des programmes publics souffrit des restrictions budgétaires, aussi
d’équipement. La compression des effectifs les entreprises surveillèrent elles leurs
de fonctionnaires et la diminution des sub coûts. Le ralentissement des prix rendit la
ventions économiques permirent à l’État de détention de stocks moins profitable et les
prendre en charge progressivement des dé ménages reprirent goût à l’épargne (comme
penses d’équipement, jusqu’alors financées en témoigna le succès de l’emprunt national
par des crédits bancaires aux entreprises : de mars 1948). Suite à cette stabilisation,
Croissance du PIB
1
en volume
(1) Aux prix de 1980.
(2) Rapport de l’accroissement de cette
composante entre l’année n 1 et
l’année n, au PIB de l’1.
Source : Comptes nationaux, Insee
Pendant l’année de son cinquantenaire, l’INSEE publie une série d’études rétrospectives
?
INSEE PREMIÈRE1 tion entretenue par la dégradation desSolde du commerce extérieur
finances publiques et par l’alignement
des salaires sur les prix. La guerre
d’Algérie déséquilibra l’économie,
parce que l’envoi du contingent et de
certains réservistes ponctionnait la
main d’œuvre, tandis que la fermeture
du Canal de Suez poussa le prix du
pétrole à la hausse. L’industrie natio
nale ne pouvant subvenir aux besoins
de l’armée, les comptes extérieurs se
déséquilibrèrent (graphique 2).
L’effort de redressement, entrepris
dès juin 1957, fut poursuivi en 1958 :
opération "vérité" sur les prix, suppres-
sion de taxes, suppression de l’indexa-
tion des salaires sur les prix,
encadrement du crédit, lancement de(1) Aux prix courants
Source : Comptes nationaux, Insee la deuxième tranche de l’emprunt
Pinay, compression des dépenses
budgétaires, alourdissement de l’impôt.la répartition administrée des pro rapport à la période précédente (de
l’ordre de + 4,5 % après + 6,5 %).duits industriels fut supprimée en
En juin 1950, la guerre de Corée pro avril 1949 et le raionnement alimen t L’ouverture sur l’extérieur
voqua une flambée des cours des ma taire en janvier 1950. (1959 1973)
tières premières, tandis que la guerrePendant cette période, la croissance
d’Indochine gonflait les dépenses mili La rupture des années soixante vint demoyenne du PIB (aux prix de 1980) fut
taires. Le plan Pinay de 1952 imposa la décolonisation et de l’ouverture delégèrement supérieure à 6,5 % (gra
alors une baisse des prix de certains l’économie vers l’extérieur. Avec lesphique 1) et l’inflation (mesurée par
biens, lança un emprunt pour absorberdébuts du Marché commun, consécutifl’évolution du prix du PIB) de l’ordre de
les liquidités, et décida d’importantes au traité de Rome signé en 1957,35 % en moyenne par an.
économies budgétaires. S’il ne rédui l’économie française sortit du protec
sit pas le déficit public, il stoppa l’infla tionnisme : la CEE remplaça l’EmpireLe début de la planification
tion et déboucha sur une modeste colonial comme partenaire privilégié,à la française (1950 1958)
reconstitution de l’épargne des ména d’où une meilleure spécialisation
Le dirigisme (importance de la planifi ges. L’activité ralentit jusqu’en 1953. sectorielle et des importations plus avan
cation, extension du secteur public) et La pause conjoncturelle de 1952 1953 tageuses. L’abrogation presque totale
le protectionnisme (contingentement put surprendre compte tenu des des contingentements avec les pays
des importations, contrôle des changes, besoins très importants, surtout en loge de l’OECE (Organisation Européenne
inconvertibilité du franc) encadrèrent ment : en effet, la priorité donnée auxde Coopération Economique), la
la mutation de l’économie française auinvestissements de base pendant la baisse des droits de douane avec les
cours des années cinquante. Les mé reconstruction avait différé la satisfac pays de la CEE, le démantèlement du
nages, rassurés sur leurs revenus fu tion des autres demandes. Mais, les contrôle des changes, et une nouvelle
turs par l’instauration de la Sécurité possibilités de financement des entre dévaluation du franc stimulèrent
Sociale et du salaire minimum, contri prises et des ménages restaient vigoureusement les exportations,
buèrent au dynamisme de la consom encore très réduites. Cette pause naguère cantonnées à un rôle secon
mation. Le déficit budgétaire, financé coïncida avec le sentiment diffus daire.
par la création monétaire, permit de qu’après le dynamisme économique De 1958 au premier choc pétrolier, le
moderniser les infrastructures, de sti de la reconstruction, on devait revenir dirigisme s’est progressivement
muler la production et de corriger les à la stagnation des années trente. A ce assoupli : l’État s’est efforcé de créer
inégalités sociales : à l’abri de la climat d’incertitude succéda à partir deun environnement favorable à une
concurrence internationale, l’économie 1954, une longue période d’optimisme croissance à la fois rapide et équili
put tolérer une inflation stimulante qui allait jouer favorablement sur la brée, en laissant l’initiative aux agents
pour la croissance ( + 7,5 % par an croissance malgré les troubles sociauxéconomiques eux mêmes. Comme
pour le prix du PIB). Cependant, de 1956 et 1958. lors de la période précédente, la crois
l’effort de modernisation resta plutôt En 1956, une nouvelle poussée infla sance a été souvent privilégiée sur la
en deçà des performances des autres tionniste résulta de la conjonction de stabilité des prix.
pays occidentaux par manque de facteurs internes et externes. La gau La prise de conscience du dynamisme
stimulation de la concurrence étrangère che arrivée au pouvoir en janvier 1956de l’expansion mondiale accrédita
et faiblesse des efforts à l’exportation. relança la politique sociale. Un sys l’idée d’une croissance durable justi
Pendant cette période, la croissance tème de taxation et de blocage des fiant des investissements importants.
moyenne du PIB fut en léger repli parprix masqua sans l’enrayer une infla La concurrence intérieure et exté
`erieure accéléra l’obsolescence des par la dépression allemande, fut trop 4 République. L’explosion des prix de
équipements, de sorte que le taux ralentie pour assurer le plein emploi. l’énergie et des matières premières
d’investissement s’est redressé pour En 1966, des contrats de programmes opéra un prélèvement sur les revenus
devenir en 1974, à 24 % du PIB, le négociés entre l’État et les entreprisesdes entreprises, du fait des rigidités
deuxième des pays de l’OCDE après permirent le déblocage des prix. Les des salaires et de l’emploi : déjà enta
le Japon. Les nouveaux équipements activités bancaires furent décloison mée depuis quelques années, la profi
furent plus productifs, limitant les nées pour assurer un financement nontabilité des entreprises s’effondra.
besoins en main d’œuvre ou amélio inflationniste des investissements. Dans un premier temps, le gouverne
rant la qualité des fabrications. Le coûtDébut 1968, des mesures conjonc ment contra l’inflation par un plan de
relatif du capital par rapport au travailturelles (subventions fiscales à refroidissement conjoncturel qui compri
s’est très rapidement réduit, du fait del’investissement, extension de la ma brutalement les liquidités (durcis
l’augmentation des salaires, de la dimi déductibilité de la TVA) visèrent à sement de l’encadrement du crédit,
nution des prix réels des matériels renforcer une reprise encore timide. hausse des taux d’intérêt, augmenta
modernes et de plusieurs modifica- Après les grèves de mai 1968 l’infla tion de l’impôt des entreprises). Ces
tions importantes de la fiscalité. tion reprit durablement, tirée à la fois mesures restrictives, s’ajoutant à la
Dans le même temps, les ménages ontpar la demande (hausse des salaires moindre profitabilité des entreprises,
reconstitué progressivement leur suite aux accords de Grenelle), par lesfavorisèrent la première récession
épargne qui atteignit 17,5 % du revenucoûts (nouvelles charges sociales, ré depuis la guerre et gonflèrent le
disponible en 1973. La croissance duction de la durée du travail) et par la chômage (graphique 3 et 4) sans casser
démographique a stimulé la construc création monétaire (déficit budgétaire l’inflation. En septembre 1975, le gou
tion de logements et d’infrastructures et facilités de crédit). En novembre vernement changea de cap et relança
collectives (écoles, hôpitaux). Finale 1968, l’État rétablit provisoirement le l’investissement et la consommation.
ment, la croissance française ( + 5,1 %contrôle des changes, le blocage des La reprise fut vive, mais la hausse des
par an) a été, pendant quinze ans, prix et l’encadrement du crédit pour prix resta supérieure à celle des autres
supérieure à celle de la plupart des surseoir à la dévaluation qui se fit à pays occidentaux, la balance commer
pays occidentaux. froid en août 1969. Le commerce exté ciale fut déficitaire et le franc ne cessa
Après trois années d’expansion sans rieur devint excédentaire de 1970 à de se déprécier de 1976 à 1979.
tension sur les prix, de nouveaux 1973, et la rigueur budgétaire garantit Un plan de blocage des prix et des
symptômes d’inflation apparurent dès un assainissement durable : pendant tarifs publics, de septembre à décembre
1962 du fait du développement exces cinq ans, le budget fut excédentaire. 1976, ralentit l’inflation. La libération
sif du crédit bancaire et de la créationPourtant, la hausse des prix s’enfla à progressive des prix à partir de juin
rapide de francs en contrepartie des partir de 1970, à cause du développe 1978 misa sur la concurrence pour
devises provenant des exportations. ment rapide du crédit bancaire et de lafreiner les hausses à long terme tout
Dans ces conditions, l’accroissement crise du système monétaire international en permettant de restaurer les marges
de la demande lié à l’arrivée des rapa (abandon de la convertibilité or du dollar).des entreprises. La hausse des prix se
triés, et la raréfaction de l’offre du fait ralentit régulièrement pendant trois ans,
de la grève des mineurs et de la vague mais demeura supérieure d’un point à laChocs, crises et turbulences
de froid de l’hiver 1963 débouchèrent moyenne des pays de l’OCDE e1979.n (1974 1995)
sur la hausse des prix. Les taux d’intérêt élevés freinèrent
En septembre 1963, un plan de stabili Aussi l’inflation en France était elle l’investissement et gonflèrent les char-
sation (blocage des prix, encadrement déjà forte quand survint le premier ges financières des entreprises. Enfin
du crédit, rigueur budgétaire) rétablit choc pétrolier (1973 1974) qui l’aggrava l’augmentation du chômage qu’entraî-
le commerce extérieur et la stabilité encore : elle atteint des taux à deux nèrent ces mesures restrictives fut coû-
monétaire, mais la croissance bridée chiffres, inconnus depuis la fin de la teuse budgétairement et politi quement.
1 1
Demande d’emploi Emploi salarié des entreprises non financières
(1) Au 31 décembre de l’année. (1) Au 31 décembre de l’année.
Source : Insee Source : Insee
´ˆLa deuxième vague de hausse des publics furent réduits par l’alourdisse progressions les plus élevées puis la
prix du pétrole en 1979 eut des consé ment des prélèvements obligatoires et contraction la plus forte depuis 1970
quences analogues à celles du premier le contrôle des dépenses de santé. illustrant le caractère plus cyclique de
choc, quoique moins accusées ; mais Enfin, le maintien de taux d’intérêt l’économie. La déréglementation des
le redressement fut d’autant plus long réels élevés freina la demande de cré marchés mondiaux, le repli généralisé
que l’économie était affaiblie et que ledit et ralentit la création monétaire. du crédit, la spéculation immobilière
décalage des politiques économiques Le retour à l’équilibre se paya en termesont vraisemblablement joué leur rôle
différa l’assainissement. d’emplois et de croissance. L’augmen dans le profil accusé du dernier cycle :
En 1981, en effet, la nouvelle majoritétation du chômage fut continue, l’équi les agents économiques semblent
politique donna la priorité à la lutte libre des échanges extérieurs resta avoir buté sur leur contrainte d’endet
contre le chômage, jugé révélateur du précaire et le franc fut plusieurs fois tement à la fin des années quatre
mauvais emploi des facteurs de pro dévalué. En contrepartie, l’inflation fut vingt. Mais l’ampleur du retournement
duction : le gouvernement misa alors durablement jugulée. n’est pas propre à la France : les
sur une relance de la consommation etImpatiemment attendue, la reprise se demandes intérieures des différents
des réformes sociales, à travers une dessina à partir de 1984. D’abord, pays européens ont suivi simultané
politique budgétaire résolument les ménages réduisirent leur effort ment le même cycle, ce qui a contribué
expansionniste (embauche de fonction d’épargne etaugmentèrent leur consom à son amplification.
naires, augmentation des transferts mation ; la contribution de la consomma La croissance moyenne du PIB aux
sociaux et des aides sectorielles à l’in tion à la croissance fut élevée jusqu’enprix de 1980 s’est établie sur cette
dustrie) financée par un endettement 1990. Puis, accompagnant la reprise, période à + 2,2 %. Celle du prix du PIB
croissant et des revalorisations récur les entreprises réinvestirent de plus enapparaît élevée ( + 6,9 %), mais ce
rentes du salaire minimum. La baisse plus jusqu’à la fin de la décennie, d’au constat doit être modulé en fonction
de la durée du travail (39 heures, tant que leurs marges se redressèrent des deux sous périodes : + 10,8 % en
cinquième semaine de congés payés) et que leurs charges d’intérêt se rédui moyenne sur la première décennie
et la possibilité de devancer l’âge de lasirent. La forte demande née de la ré contre + 3,1 % sur la seconde.
retraite devaient favoriser la création unification allemande soutint les
d’emplois. exportations en 1990 et 1991.
Ces mesures ne parvinrent qu’à ralen La croissance ralentit modérément à
tir la montée du chômage. La consom la fin de l’année 1989, quand apparu Pour en savoir plus
mation augmenta, mais la relance rent des tensions sur les capacités de
profita plus aux producteurs étrangers production, puis plus fortement à la mi [1] "Abrégé de la croissance française",
qu’aux entreprises françaises. L’infla 1990. Après un léger rebond au début J.J. Carré, P. Dubois, E. Malinvaud,
Collection Points Economie, Edition dution resta élevée, le déficit extérieur sede 1992, le PIB recula à la fin de l’an
Seuil, 3ème édition, 1983.creusa, les capitaux s’expatrièrent. née et au début de la suivante. En
L’affaiblissement monétaire, sanction choisissant de maintenir la parité du
[2] "Histoire de l’économie française
né par trois dévaluations en 18 mois, franc, la France ne put échapper aux
depuis 1945", J.F. Eck, Collection Cur
rendit un réajustement inévitable. A conséquences de la rigueur monétaire sus, Edition Armand Colin, 4ème édition,
partir de juin 1982, la rigueur s’imposaen Europe. 1994.
durant une décennie, au delà des Le repli des exportations assombrit les
[3] "Description d’une base de donnéesalternances politiques. Le gouverne perspectives des entreprises qui
trimestrielles longues", G. Laroque et al.,ment bloqua les prix et les salaires dediminuèrent leurs investissements
Note Insee, décembre 1990.
juillet à novembre 1982. La sortie du et réduisirent leurs stocks. Le retour
blocage des prix se fit progressive- nement conjoncturel infléchit la pro
[4] "La fin des restrictions : 1946 1949",
ment en utilisant la pression de la gression des revenus des ménages G. Laroque, note INSEE, janvier 1979.
concurrence internationale pour faire qui augmentèrent leur épargne de
[5] "Un cycle inhabituel", D. Eyssartier,participer la France au mouvement précaution au détriment de la consom-
Y. L’Horty, N. Sobczak, in L’économiemondial de désinflation. L’État gela lesmation. Les années 1994 et 1995 témoi
française, édition 1994, Rapport sur lesrémunérations de la fonction publique, gnent d’un redressement encore udent.pr
comptes de la Nation, Le Livre de poche.
tandis que le chômage modéra les L’économie française a ainsi connu
hausses du secteur privé. Les déficits entre 1988 et 1993, d’abord l’une des
Direction Générale :
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ISSN 0997 3192
© INSEE 1996

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