Un essoufflement de l'économie régionale

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Au cours du premier semestre 2003, plusieurs secteurs présentent des signes d'essoufflement en Languedoc-Roussillon, après une année 2002 qui est restée globalement favorable à l'économie régionale. Les ménages, porteurs de l'essentiel de la dynamique économique régionale, ont limité leur consommation, entraînant le plafonnement des achats de véhicules neufs et la diminution des ventes de biens alimentaires et non alimentaires dans le commerce de détail. Pour l'hôtellerie, le début de la saison touristique a été fortement perturbé par les événements nationaux et internationaux avec une baisse de la fréquentation, notamment de la clientèle étrangère. En revanche, pour les campings, la clientèle française a permis de compenser la baisse de la fréquentation de la clientèle étrangère. Après une forte perturbation climatique, la production agricole et plus particulièrement les productions animales et de fruits et légumes, est en repli. Une reprise éventuelle des cours des vins AOC, après la hausse du prix des vins de table et de pays, pourrait limiter l'effet sur les revenus de la baisse des rendements viticoles due à la sécheresse. Parmi les secteurs qui résistent bien, l'activité de la construction s'est maintenue avec un bon niveau dans le bâtiment favorisée par la demande de logements neufs, et avec une tendance à la reprise dans les travaux publics. Dans l'industrie, l'activité a cessé de se dégrader mais demeure à un niveau en deçà de ses capacités. Globalement, cette évolution contrastée de l'économie selon les secteurs d'activité conduit à une progression de l'emploi, essentiellement dans le bâtiment et le tertiaire. Pour ce dernier, la croissance démographique engendre une augmentation des effectifs dans les services aux particuliers et les services non marchands des secteurs sanitaire et social.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Novembre 2003N° 11 -
Un essoufflement de l'économie régionale
Claude MICHEL
Au cours du premier semestre 2003, plusieurs secteurs présentent des signes d'essoufflement en
Languedoc-Roussillon, après une année 2002 qui est restée globalement favorable à l'économie régiona-
le.
Les ménages, porteurs de l'essentiel de la dynamique économique régionale, ont limité leur
consommation, entraînant le plafonnement des achats de véhicules neufs et la diminution des ventes de
biens alimentaires et non alimentaires dans le commerce de détail.
Pour l'hôtellerie, le début de la saison touristique a été fortement perturbé par les événements
nationaux et internationaux avec une baisse de la fréquentation, notamment de la clientèle étrangère. En
revanche, pour les campings, la clientèle française a permis de compenser la baisse de la fréquentation
de la clientèle étrangère.
Après une forte perturbation climatique, la production agricole - et plus particulièrement les pro-
ductions animales et de fruits et légumes - est en repli. Une reprise éventuelle des cours des vins AOC,
après la hausse du prix des vins de table et de pays, pourrait limiter l'effet sur les revenus de la baisse
des rendements viticoles due à la sécheresse.
Parmi les secteurs qui résistent bien, l'activité de la construction s'est maintenue avec un bon
niveau dans le bâtiment favorisée par la demande de logements neufs, et avec une tendance à la reprise
dans les travaux publics. Dans l'industrie, l'activité a cessé de se dégrader mais demeure à un niveau en
deçà de ses capacités.
Globalement, cette évolution contrastée de l'économie selon les secteurs d'activité conduit à une
progression de l'emploi, essentiellement dans le bâtiment et le tertiaire. Pour ce dernier, la croissance
démographique engendre une augmentation des effectifs dans les services aux particuliers et les services
non marchands des secteurs sanitaire et social.
La décrue du chômage se poursuit. Fin juin, le taux de chômage régional s'établit à 13,5% contre
9,5% pour la France. Cette réduction de l'écart à 4 points n'avait pas été atteinte depuis dix ans.
L'essoufflement de l'économie régionale devrait se poursuivre au second semestre 2003. En effet,
l'activité des entreprises industrielles devrait rester hésitante, la faiblesse de la consommation limitant les
anticipations sur la reprise des investissements. A contrario, la construction devrait maintenir son acti-
vité à un haut niveau au moins jusqu'à la fin de l'année. Le tertiaire et les services aux personnes
devraient, quant à eux, connaître une croissance mais à un rythme plus modéré. La progression de l'em-
ploi dans le tertiaire pourrait cependant ne pas être suffisante pour contenir le chômage.SOMMAIRE
Contexte national et international. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Marché du travail et emploi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
L’activité selon les secteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Tourisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Agriculture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
SOURCES
Les données publiées dans ce document sont issues de différentes sources :
Note d’analyse conjoncturelle de la Direction Générale de l’INSEE
Notes de conjoncture sectorielle de l’Insee Languedoc-Roussillon
publiées à rythme trimestriel ou quadrimestriel :
Industrie
Bâtiment
Travaux publics
Commerce de détail
Commerce de gros
Tourisme
Les statistiques des organismes suivants :
Assedic Languedoc-Roussillon
Direction régionale de l’Equipement
Direction régionale du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle
Note de la Cellule économique régionale du BTP du Languedoc-Roussillon
Note de la Direction régionale de l’Agriculture et de la forêt
La rédaction de cette note a été achevée le 15 octobre 2003.
2 L’économie du Languedoc-Roussillon en milieu d’année 2003 © InseeLE CONTEXTE NATIONAL EET INTERNATIONAL
A l’unisson de la zone euro,
Indicateur résumé de l'opinion des ménagesl’économie française stagne
- France -
Unité : solde cvs d'opinions des ménages en %L’économie française continue de marquer le pas au cours du pre- + 10
mier semestre 2003. Après avoir connu une évolution positive au 0
premier trimestre grâce à la progression de la consommation, le PIB
- 10
a de nouveau baissé de 0,3 % au cours du deuxième trimestre. Par
- 20
rapport au même trimestre de l’année précédente la croissance du
- 30PIB est nulle. La consommation des ménages qui constituait le prin-
- 40cipal facteur de croissance s’est repliée, l’effet des hausses de pou-
- 50voir d’achat de la fin 2002 s’étant réduit.
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Source : INSEE - enquête nationale de conjoncture
Les prémices d’une reprise aux Etats Unis
L’environnement international de la zone euro reste peu porteur.
La demande globale adressée à l'industrie
Avec les difficultés de réorganisation de l’Irak après les opérations - France -
militaires, le climat d’incertitude demeure. Il n’a pas permis un Unité : solde CVS des opinions des chefs d'entreprises en %
+ 40
redressement des anticipations des entrepreneurs et des ménages.
L’Allemagne, notre principal partenaire, connaît également de
+ 20
lourdes difficultés et une charge importante de déficits budgétaires.
0
Aux États-Unis, des signes d’accélération de la croissance sont
- 20
apparus. Le PIB a progressé de 0,.8 % au second trimestre 2003
après + 0,4 % au premier trimestre avec une augmentation de l’in-
- 40
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003vestissement. Pour la deuxième moitié de l’année, les capacités de
Source : INSEE - enquête nationale de conjoncturerebond apparaissent beaucoup plus significatives pour les États-
Unis que pour la zone euro. La politique budgétaire y est nettement
contra-cyclique et la politique monétaire depuis longtemps accom-
modante. Le désendettement des entreprises et l’ajustement de
l’emploi y sont mieux engagés. Enfin, l’évolution récente des taux de
change est favorable à la croissance à court terme aux États-Unis,
Indicateur synthétique du climat des affaires
alors qu’elle pèse sur les anticipations des entrepreneurs - France -
européens. Dans ces conditions, la croissance américaine accélé- Unité : Niveau 100 moyenne de longue période
130
rerait au second semestre, tout en restant en deçà de sa tendance
120
de long terme.
110
100
L’horizon de fin d’année reste sombre
90
Au deuxième trimestre, de nombreux aléas négatifs se sont 80
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003cumulés, de nature à expliquer une croissance du PIB de -0,3 %
Source : INSEE - enquête nationale de conjoncture
seulement, bien en deçà de la prévision effectuée en juin.
L’économie française connaîtrait au second semestre une évolution
très proche de celle observée en moyenne dans la zone euro. La
progression de l’activité resterait très modérée et l’économie pour-
rait entrer en récession. En effet, l’augmentation de la consomma-
tion serait limitée par le contexte budgétaire et la poursuite de l’ajus-
tement de l’emploi. Le redressement de l’investissement serait, pour
sa part, conditionné par les faibles perspectives de la demande tant
intérieure qu’à l’exportation. Au total, la croissance en France serait
de 0,2 % au troisième trimestre et de 0,4 % au quatrième. En
moyenne annuelle, l’évolution du PIB national 2003 resterait proche
de zéro.
© Insee L’économie du Languedoc-Roussillon en milieu d’année 2003 3
MARCHÉ DDU TRAVAIL EET EEMPLOI
Une baisse de l’emploi industriel…
Emploi dans les entreprises de 10 salariés et plus Après la forte reprise de l’emploi industriel en 2000, le secteur perd
selon les secteurs
à nouveau des emplois. Cette tendance à la réduction des effectifs Unité : indice base 100 en janvier 1998
130
industriels, perceptible dès l’année 2002, se poursuit en 2003. La
tertiaire
reprise de l’activité étant incertaine pour l’industrie régionale, la 120
réduction des effectifs devrait continuer au cours du second bâtiment
110semestre 2003.
industrie
100… compensée par l’évolution de l’emploi
dans le bâtiment et le tertiaire 90
1998 1999 2000 2001 2002 2003
Sources : ASSEDIC - INSEE Languedoc-RoussillonL’activité soutenue dans le bâtiment a permis au secteur de mainte-
nir ses effectifs à leur plus haut niveau atteint en milieu d’année
2001. Avec des carnets de commandes encore bien remplis, les
effectifs devraient rester stables au cours des prochains mois.
Les demandes d'emploi en fin de mois
Unité : indice base 100 en décembre 2000Dans le secteur tertiaire, l’emploi continue de se développer. La 120
hausse des effectifs, particulièrement forte depuis 1997 (plus de 115
20 % en cinq ans et demi, soit 3,8 % en moyenne annuelle), s’est
110
Francepoursuivie au cours du premier semestre. Lié à la croissance démo-
105
graphique qui est une caractéristique robuste de la région, l’emploi
100
dans les services aux particuliers et les services non marchands des
Languedoc-Roussillon
95secteurs sanitaire et social devrait poursuivre sa progression.
90
20032001 2002
Sources : DRTEFP - INSEE Languedoc-Roussillon
Des demandes d’emploi stabilisées depuis 18 mois
En Languedoc-Rousillon, 118 230 demandeurs d’emploi de catégorie
1 étaient inscrits à l’ANPE fin juin 2003, contre un peu plus de Evolution semestrielle de l'offre totale d'emplois
Unité : % sur glissement semestriel brut 120000 fin 2002. La quasi-stabilité du nombre de demandes d’em-
+ 27,0ploi dans la région depuis un an et demi s’oppose à l’augmentation
Languedoc-Roussillon+ 22,0
constatée au niveau national (respectivement 1 % et 9 %). France+ 17,0
+ 12,0
Alors qu’ils étaient les principales victimes de la reprise du chômage + 7,0
depuis mi-2002, les jeunes demandeurs d’emploi de moins de 25 ans + 2,0
- 3,0connaissent à leur tour, dans la région, une stabilisation de leur situa-
- 8,0tion: leur nombre a cessé d’augmenter depuis plus de trois mois..
S1S2 S1 S2 S1 S2 S1 S2
20031999 2000 2001 2002
Sur le versant de l’offre d’emplois, la région se distingue encore du Sources : DRTEFP - INSEE Languedoc-Roussillon
niveau national en affichant une légère progression de l’offre totale
(+ 0,7 % contre - 3,6 % an niveau national). Mais l’offre d’emplois
durables y est, comme au niveau national, encore en recul (-6,8 %
contre - 8 % au niveau national). Ainsi, la non-détérioration du mar- Evolution récente des taux de chômage
ché du travail régional passe-t-elle essentiellement par une offre Unité : indice base 100 en décembre 1999
100
d’emplois temporaires ou saisonniers.
95
France
Le chômage à son plus bas niveau
90
85Sur un marché du travail moins dégradé, la décrue du chômage s’est
Languedoc-Roussillonpoursuivie en Languedoc-Roussillon au cours du second trimestre 80
2003, l’écart avec le niveau national continuant ainsi de se réduire.
75
Cet écart n’est plus que de 4 points aujourd’hui, niveau plancher qu’il 2000 2001 2002 2003
Sources : DRTEFP - INSEE Languedoc-Roussillonn’avait pas atteint depuis plus de 10 ans. Le taux de chômage fin juin
atteignait 13,5 % en Languedoc-Roussillon contre 9,5 % au niveau
national.
4 L’économie du Languedoc-Roussillon en milieu d’année 2003 © Insee
L’ACTIVITÉ SSELON LES SECTEURS
Le marché de l’immobilier d’entreprises
se stabilise
L'activité dans le bâtiment
Unité : solde brut d'opinions des chefs d'entreprises en %Dans la région, la demande de bureaux, qui représente + 60
désormais 80 % de l’immobilier d’entreprises, concentre les + 40
effets de l’évolution des activités des entreprises. + 20
Après une période active marquée par l’équilibre entre l’offre
0
et la demande de bureaux, le marché de l’immobilier d’en-
- 20
treprise tend à plafonner. Si le volume des transactions reste
- 40
correct, les investisseurs notent un plafonnement des prix du observée prévue
- 60
2m . Ainsi, le ralentissement conjoncturel de l’activité a limité 20011998 1999 2000 2002 2003
Source : INSEE - enquêtes de conjoncture en Languedoc-Roussillonles augmentations de loyer et entraîne une demande de
locaux restructurés.
Des prix encore à la hausse Les carnets de commande dans le bâtiment
pour l’immobilier d’habitation Unité : solde brut d'opinions des chefs d'entreprises en %
+ 30
+ 20
La croissance accélérée des prix de l’immobilier et la fai-
+ 10
blesse de l’offre de logements neufs incitent les ménages à 0
devenir propriétaires en passant par la construction de leur - 10
- 20logement et, surtout, à consentir des emprunts d’un montant
- 30plus élevé d’autant plus que l’impact des emprunts sur le
- 40budget des ménages reste limité avec la baisse des taux
- 50
d’intérêt. 2001 2002 2003 1998 1999 2000
Source : INSEE - enquête régionale de conjonture
Parallèlement, le nouveau dispositif de Robien devrait à nou-
veau inciter les investisseurs à accroître leur offre locative,
surtout dans la capitale régionale à forte population étudian-
te. Avec la réduction des délais de construction pour la mise Une activité de nouveau proche de la normale
en service des logements, les investisseurs disposent éga- pour les travaux publics
lement d’une réactivité plus forte. La demande devrait donc
se maintenir, en particulier pour les investissements en loge- Au cours du premier semestre 2003, l’activité des travaux
ments neufs. publics a retrouvé une nette croissance avec un niveau d’ac-
tivité proche de la normale. Le ralentissement de l’activité en
2002 résultait surtout de la diminution de la demande
Un bon niveau de commandes publique. Même si elle reste limitée en 2003, les com-
dans le bâtiment mandes se redressent pour le secteur privé. Avec des car-
nets de commandes mieux garnis, l’activité se maintiendrait
L’activité du bâtiment au premier semestre 2003 est restée à un bon rythme au cours des prochains mois.
soutenue à la fois dans le gros œuvre et le second œuvre.
Les carnets de commande restent bien garnis avec, respec-
tivement, 5,1 mois et 4.5 mois.
Dans ces conditions les chefs d’entreprises devraient main- L'activité dans les travaux publics
tenir leurs effectifs salariés sans difficulté. Les perspectives Unité : solde CVS d'opinions des chefs d'entreprises en %
+ 90
d’activité sont favorables avec une demande bien orientée
+ 60
pour les prochains mois.
+ 30
0
- 30
- 60
observée prévue
- 90
1998 1999 2000 2001 2002 2003
Source : INSEE - enquêtes régionales de conjoncture
© Insee L’économie du Languedoc-Roussillon en milieu d’année 2003 5
L’ACTIVITÉ SSELON LES SECTEURS
L’activité industrielle amorce un rebond L'activité dans l'industrie
Unité : solde brut d'opinions des chefs d'entreprises en %Après une chute particulièrement sévère en 2001 et 2002, l’activité + 40
industrielle régionale amorce un rebond au premier semestre 2003. + 30
L’amélioration concerne les trois branches du secteur, même si elle + 20
est un peu moins tangible dans celui des biens intermédiaires. Les
+ 10
chefs d’entreprises estiment que la demande est bien orientée mais ils
0
restent sceptiques quant aux perspectives à venir, compte tenu sans observée
- 10 prévue
doute de l’environnement national.
- 20
2001 2002 2003 1998 1999 2000
Evolution contrastée dans le commerce de gros Source : INSEE - enquêtes de conjoncture en Languedoc-Roussillon
Après une forte décélération des ventes durant l’année 2002, le com-
Les ventes et commandesmerce de gros tend à se redresser dans son ensemble depuis le début
dans le commerce de grosde l’année 2003. Cependant l’évolution est contrastée selon les
Unité : solde brut d'opinions des chefs d'entreprises en %
+ 30branches du secteur. L’amélioration est plus sensible dans le secteur
commandes
+ 20des biens alimentaires, où ventes et commandes sont à la hausse. Du
ventescôté des biens non alimentaires, la forte progression des ventes de + 10
biens intermédiaires permet de compenser, d’une certaine façon, la 0
perte de vitesse des biens d’équipement. Comme dans l’industrie, les - 10
chefs d’entreprises du secteur des biens non alimentaires, estiment le
- 20
niveau des commandes relativement insuffisant, et attendent sans
- 30
doute un rebond d’ampleur nationale pour exprimer leur optimisme. 20022000 2001 2003
Source : INSEE - enquêtes de conjoncture en Languedoc-Roussillon
Baisse des ventes dans le commerce de détail
Les ventes dans le commerce de détail
Après la chute des ventes du commerce de détail dans le secteur des
Unité : solde brut d'opinions des chefs d'entreprises en %
+ 40biens non alimentaires, celui des biens alimentaires est également
Produits alimentaires+ 30
touché. La faiblesse des ventes gagne ainsi les différents secteurs
+ 20
des biens de consommation. Les ventes de vêtements et le textile + 10
0sont particulièrement en repli, ainsi que les biens d’équipement du
Tendance- 10foyer et ceux destinés aux loisirs. Seules les ventes de produits pour
- 20
l’aménagement de l’habitat échappent à cette tendance. - 30
Produits non alimentairesAinsi, la consommation des ménages du Languedoc-Roussillon s’es- - 40
- 50souffle-t-elle à son tour et, de ce point de vue, la région semble
20032000 20022001rejoindre la tendance nationale. La baisse des commandes se prolon-
Source : INSEE - enquêtes de conjoncture en Languedoc-Roussillon
ge pour tous les produits non alimentaires, à l’exception encore une
fois des produits destinés à l’aménagement de l’habitat.
Zoom sur les immatriculations Zoom sur les créations d’entreprises
de véhicules particuliers neufs
Une année au-dessus de la normalePlafonnement
Les créations d’entreprises au cours du premierAvec un peu plus de 39000 nouvelles immatriculations
semestre de l’année 2003 se situent au-dessus de la
dans la région, les ventes de véhicules pour les particu-
tendance moyenne avec plus de 4 300 créations par tri-
liers sont repassées en dessous de la barre symbolique
mestre. Ces créations se concentrent surtout dans leerdes 40 000 unités au cours du 1 semestre. Elles avaient
secteur des services, elles compensent la faiblesse desfranchi ce seuil à chaque premier semestre depuis
créations dans l’industrie. Ce mouvement est certaine-l’année 2000. Ces résultats situent donc la demande des
ment sous-tendu par la perspective d’activité pour des
ménages en retrait par rapport aux trois années
personnes désireuses de créer leur propre emploi dans
écoulées. Ils reflètent l’essoufflement de la consomma-
la région. tion des ménages dans la région.
Les immatriculations trimestrielles Les créations d'entreprises
de véhicules particuliers neufs
Unité : nombre/moyenne mobileUnité : le véhicule25 000 4 750
22 500
4 500
20 000 moyenne mobile
4 250
17 500
Tendance 15 000 4 000
12 500 3 750
10 000
3 5001998 1999 2002 20032000 2001 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Source : DRE - INSEE Languedoc-Roussillon Source : INSEE Languedoc-Roussillon
6 L’économie du Languedoc-Roussillon en milieu d’année 2003 © Insee
TOURISME
Un bon niveau de fréquentation dans Les nuitées dans les campings languedociens
les campings mais un repli dans l’hôtellerie cumul sur 5 mois en glissement
Unité : millier de nuitées18 000
17 500Le début de la saison touristique a été fortement perturbé en
17 000Languedoc-Roussillon, comme en France, par les évènements
16 500
nationaux et internationaux.
16 000
15 500
La saison touristique avait déjà difficilement démarré en mai et
15 000
juin, compte tenu des mouvements sociaux, des difficultés de 14 500
14 000transports et de l’annulation des festivals de l’été. Elle s’est pro-
été été été été été été
longée avec avec une nette baisse de fréquentation en juillet. La 1998 1999 2000 2001 2002 2003
fréquentation étrangère a également chuté. La moindre présen- Source : DRT - INSEE Languedoc-Roussillon
ce des ressortissants allemands peut s’expliquer par la faiblesse
Les nuitées dans les hôtels du Languedoc-Roussillonactuelle de leur économie. Celle des touristes américains est
cumul sur 12 mois en glissementpeut-être une conséquence de la guerre en Irak.
Unité : millier de nuitées
8 000
Dans les campings, le début de saison 2003 a bien résisté avec 7 750
8,86 millions de nuitées contre 9 millions pour la période corres- 7 500
pondante de 2002, soit un léger fléchissement de 1,5 %. Les taux
7 250
d’occupation sont restés proches de la normale avec 64,5 %
7 000
contre 66,4 % en 2002. Malgré les conditions atmosphériques
6 750
difficiles dues à une chaleur élevée en août, la saison devrait se
6 500
terminer favorablement.
2000 2001 2002 2003
Source : DRT - INSEE Languedoc-Roussillon
Dans l’hôtellerie, la diminution de la fréquentation est sensible,
en particulier dans l’hôtellerie de 3 et 4 étoiles avec le retrait de
la clientèle étrangère. Pour les 7 premiers mois de l’année, la fré-
quentation hôtelière s’élevait à 3,9 millions de nuitées contre 4,1 millions pour la période correspondante de 2002. Cette bais-
se de fréquentation est à relativiser par le fait que 2002 fut une année record. Cependant, le taux d’occupation est également
en baisse; en juillet il était en retrait de plus de 3 points avec 65,5 % contre 68,6 % en juillet 2002.
© Insee L’économie du Languedoc-Roussillon en milieu d’année 2003 7
AGRICULTURE
Des effets contrastés de la sécheresse
et de la canicule
Cours des vins de table et vins de pays
Unité : euro/hectolitreLa sécheresse du printemps et la canicule de l’été ont marqué
60,0
Vins de tableles productions régionales de fruits et légumes, tant du point de
Vins de paysvue de la qualité que des quantités. Globalement, avec des ren-
dements en baisse et un surcoût de production dû à l’arrosage, 50,0
les prix à la vente ont beaucoup augmenté. Conséquence positi-
ve de ces aléas climatiques, les fruits sont arrivés précocément
40,0à maturité et ont été d’une qualité exceptionnelle.
30,0Les cours des vins continuent de progresser 20031998 1999 2000 2001 2002
Source : ONIVINS - INSEE Languedoc-Roussillon
Les prix du vin devraient poursuivre leur reprise en bénéficiant
d’une très haute qualité et de moindres quantités pour le millési-
me 2003. Ainsi, l’ensemble des AOC, qui étaient restés en retrait
de la reprise des cours, pourraient-ils bénéficier à leur tour d’une Volume des vins sortis des chais des récoltants
remontée de leurs prix. Unité : millier d'hectolitres
6 500
La progression des cours s’est poursuivie régulièrement pendant
5 500
tout le premier semestre. Les vins de table ont atteint 4,13 euros
le degré hecto en juillet 2003, contre 3,13 en juillet 2002. Pour les 4 500
vins de pays, la progression est également très marquée avec
une appréciation de plus d’un euro par degré hecto en un an: 3 500
5,10 euros le degré hecto en juillet 2003, contre 4,03 en
juillet 2002. 2 500
2001 2002 20031998 1999 2000
Source : Direction régionale des douanes - INSEE Languedoc-RoussillonTous vins confondus, les sorties de chais restent soutenues et
s’élèvent à plus de 4,5 millions d’hectolitres au premier trimestre
2003. Favorisant une baisse des stocks à la propriété, elles vont
dans le sens de la hausse des cours.
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