Un salarié sur deux d'un grand établissement travaille encore dans l'industrie

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Les 30 000 établissements de plus de 50 salariés du secteur marchand emploient 5,2 millions de salariés au 1er janvier 2002. La moitié d'entre eux travaillent encore dans l'industrie, malgré le recul de certaines activités traditionnelles.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 915 - JUILLET 2003
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Un salarié sur deux
d’un grand établissement
travaille encore dans l’industrie
Cyrille Van Puymbroeck, division Synthèse des statistiques d’entreprises, Insee
es 30 000 établissements de plus d’établissements confondues). Le commerce
de gros représente quant à lui 280 000 emploisde 50 salariés du secteur marchand
dans les grands établissements (graphique 1).Lemploient 5,2 millions de salariés
erau 1 janvier 2002. La moitié d’entre eux
travaillent encore dans l’industrie, malgré L’emploi baisse fortement
le recul de certaines activités traditionnel- dans l’industrie
les. Beaucoup de ces établissements sont
Alors que depuis le début des années 70,localisés dans la moitié nord de la France
l’emploi a augmenté de 25 % danset les spécialisations régionales restent
l’ensemble de l’économie concurrentielle, il
marquées par l’histoire. Certaines zones
n’a augmenté que de 3 % dans les grands
d’emploi dépendent fortement de quel- établissements. Dans l’industrie, la crise éco-
ques gros établissements qui structurent nomique et monétaire du milieu des années 70
la vie économique locale. marque le début de la disparition de nombreux
La spécialisation régionale a sensible- Répartition en 2001 par secteurs
ment diminué jusqu’au milieu des an- de l’emploi salarié
nées 70, avant de se stabiliser. En %
60L’Île-de-France fait exception, avec une
Grands établissements
spécialisation dans les services qui s’est 50
Ensembleaccentuée. La progression de l’emploi
40
dans les grandes structures commercia-
30les explique en partie une répartition plus
20équilibrée des grands établissements sur
le territoire, avec une tendance à la 10
concentration autour des grandes villes.
0
Industrie Commerce ServicesBâtiment
Lecture : On représente en clair la répartition de l’emploi dans les
er grands établissements uniquement, et en foncé la répartition de l’em-On dénombre, au 1 janvier 2002, 30 000 éta-
ploi dans l’ensemble des établissements.blissements de plus de 50 salariés dans le
Source : Bridge et Estimations d’emploi - Insee
secteur marchand. Ils appartiennent à 21 000
entreprises (Sources) et emploient 5,2 mil- Évolution comparée de l’emploi dans les
lions de personnes, soit un tiers de l’emploi grands établissements et dans l’ensemble
salarié sur le total du champ considéré. Base 100 en 1970
500L’industrie concentre encore 50 % des sala- Grands établissements Industrie
Grands commerceriés (2,55 millions) des grands établissements
Grands services400
contre seulement 29 % toutes tailles d’établis- Ensemble industrie
Ensemble commercesements confondues. Ainsi, 63 % de l’emploi
300 services
industriel se situe dans des établissements de
plus de 50 salariés. Cette part atteint même
200
90 % dans l’automobile, l’aéronautique et la
construction navale. Le développement des 100
grandes surfaces explique les 500 000
0emplois salariés dans les grands établisse-
ments du commerce de détail (32 % de
l’emploi salarié de ce secteur toutes tailles Source : Bridge et Estimations d’emploi - Insee
1970
1973
1976
1979
1982
1985
1988
1991
1994
1997
2000
INSEE
PREMIEREemplois. C’est notamment le cas dans le Mais certains secteurs de l’industrie ont Un poids croissant
secteur des biens de consommation, en échappé à cette baisse de l’emploi : des grands établissements
particulier dans le textile et dans l’équi- l’agroalimentaire compte 300 000 sala-
dans le commerce
pement du foyer. Les grands établisse- riés dans les grands établissements et ce
ments de l’habillement ont employé nombre reste stable depuis le milieu des À l’inverse de l’industrie, l’emploi a aug-
jusqu’à 300 000 personnes, elles ne années 70. menté dans le commerce et dans les ser-
sont plus que 70 000 début 2002. La baisse de l’emploi industriel dans les vices. Dans les grands établissements de
L’emploi a aussi fortement diminué dans grands établissements a été de même commerce, il a même été multiplié par 4,4
l’automobile (- 130 000 emplois depuis ampleur que dans l’ensemble de en 40 ans, passant de moins de 200 000
1975, soit - 30 %), dans les équipements l’industrie (graphique 2) : le poids des en 1961 à 870 000 en 2001. Cela tient au
mécaniques (- 150 000, soit - 40 %) et dans grands établissements y est stable développement de la grande distribution,
l’énergie hors EDF-GDF : - 100 000, soit depuis 30 ans, les deux tiers des générale et spécialisée : le commerce
- 75 %, essentiellement à cause de la dis- emplois industriels se trouvant dans des occupe, début 2002, 500 000 personnes
parition des emplois miniers (Sources). structures de 50 salariés et plus. dans des établissements de 50 salariés et
plus. Le développement des échanges, Poids des grands établissements dans l’ensemble de l’emploi
en partie lié au commerce international, a
Services aux particuliers provoqué une hausse de l’emploi dans le
1970 2001
commerce de gros et les transports : aux entreprises
l’emploi a été multiplié par quatre en 40Activités immobilières
ans dans le commerce de gros, par sixTransports
dans les transports.
Commerce
Le poids des grands établissements dans
Construction
l’emploi est passé de 18 à 30 % dans le
Energie
commerce et de9à18% dans les servi-
Industrie des biens intermédiaires
ces, sous l’effet notamment d’une ratio- des biens d'équipement
nalisation dans l’organisation du travail.
Industrie automobile Par ailleurs, la hausse de l’emploi dans
Industrie des biens de consommation le secteur des services aux entreprises
Industries agricoles et alimentaires traduit le poids croissant des groupes :
leurs sièges sociaux, classés en général
0 2040 6080 100
dans ce secteur, ont fréquemment plus
En %
de 50 salariés (graphique 3).Source : Bridge et Estimations d’emploi, Insee
Part des 10 plus grands établissements dans l’emploi Densité d’emploi dans les établissements de plus
en 1999 par zones d’emploide 50 salariés par zones d’emploi
2
Emploi au km dans les grands établissements Part dans l’emploi salarié
Plus de 15 Plus de 20 %
Entre 4 et 15 Entre 15 et 20 %
Moins de 4 Moins de 15 %
Source : Bridge - Insee Source : Bridge et Recensement de la Population - Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREdes années 70 avant de remonter légè- présence d’un très grand établissementUne localisation géographique
rement depuis. Mais cette hausse est qui structure le reste du tissu écono-qui demeure marquée
due essentiellement à l’Île-de-France, mique local, fait d’établissements nette-
par l’histoire
dont le poids est très important dans ment plus petits. Ce dernier cas se
En plus du pourtour des grandes villes, l’ensemble de l’emploi : les grandes retrouve souvent dans des zones plus
les grands établissements sont particuliè- entreprises ayant souvent leur siège particulièrement rurales, en particulier
rement situés dans la moitié nord dans l’agglomération parisienne, l’admi- dans le Grand Ouest de la France et dans
(carte 1). Il s’agit le plus souvent pour ces nistration d’entreprises y a pris un poids le Centre. Les établissements concernés
régions d’industries traditionnelles. Ainsi, important, ce qui entraîne une forte spé- sont alors fréquemment liés à des indus-
la Bretagne est spécialisée depuis long- cialisation de la région dans ce secteur. tries traditionnelles, souvent déclinantes
temps dans l’agroalimentaire, qui Cependant, en général, les régions les (carte 2).
regroupe 23 % des emplois dans les plus peuplées offrent une grande gamme Autre cas, plusieurs très grands établisse-
grands établissements de la région. d’emplois et sont donc moins spéciali- ments d’un secteur donné présents dans la
L’automobile garde une forte présence en sées. Les régions moins urbanisées sont zone entraînent une spécialisation forte
Lorraine ou en Franche-Comté, même si souvent présentes dans quelques domai- de celle-ci dans les secteurs de ces établis-
l’emploi dans ce secteur a considérable- nes, comme l’agroalimentaire ou certains sements. Ainsi, la zone d’emploi de
ment diminué. Le Nord et l’Est ont subi secteurs de l’industrie. À l’exception de Roissy, dont plus de 60 % de l’emploi sala-
plus particulièrement les pertes d’emploi l’Île-de-France, la spécificité sectorielle rié est regroupé dans 10 établissements,
de secteurs comme le textile ou l’extrac- des régions est le plus souvent en est spécialisée dans les transports.
tion de produits minéraux, qui y étaient baisse : le développement du commerce, La véritable contribution des grands éta-
particulièrement représentés. La pré- présent de manière plus uniforme sur blissements dans la zone dépasse leur
sence de ports importants, comme Le l’ensemble du territoire, estompe les dif- propre emploi : il faudrait prendre en
Havre ou Marseille, favorise l’implanta- férences entre les régions (graphique 4). compte les emplois indirects chez les
tion d’établissements des secteurs de Cependant, des spécialités industrielles sous-traitants, éventuellement dans
l’énergie. En revanche, certaines demeurent. L’intégration plus grande d’autres secteurs, et les emplois induits par
régions sont particulièrement dotées en des établissements locaux dans le mar- la présence dans la zone des salariés de
grands établissements sans avoir déve- ché national, voire mondial, les rend plus ces établissements et de leurs familles.
loppé pour autant une spécificité forte sensibles à la conjoncture générale de
dans un secteur : c’est le cas de l’Alsace leur secteur. Même si le poids relatif de
Des emplois plutôt mieuxou de Rhône-Alpes. Le poids des grands ces établissements diminue, la région
établissements diminue au fur et à mesure subit plus directement les effets d’une répartis sur le territoire
que l’on descend vers le sud. Ils sont ainsi variation conjoncturelle de l’activité dans
peu présents dans les cinq régions du Sud ses secteurs principaux. Les emplois des grands établissements
de la France. L’importance de l’aéronau- sont globalement mieux répartis sur le
tique en Aquitaine et Midi-Pyrénées en territoire au début des années 2000
L’emploi local peut dépendreapparaît d’autant plus atypique. qu’au début des années 60 (gra-
phique 5). En effet, tout au long de lafortement d’une activité
période, l’industrie est restée plus
La spécialisation régionale À un niveau d’observation plus fin, la concentrée que le commerce, dont les
se réduit zone d’emploi (Définitions), quelques établissements sont plus dispersés géo-
établissements peuvent avoir un poids graphiquement parce que plus proches
La spécificité sectorielle des régions a important en termes d’emploi salarié. des lieux d’habitation. Or, le nombre
diminué sensiblement jusqu’au milieu Parfois, la zone se caractérise par la d’emplois a diminué dans l’industrie. Les
Spécificité des régions Répartition spatiale des emplois
50 dans les grands établissements
Ensemble Île-de-France 60
Industrie Commerce45
Serv. March EnsemblePACA Nord-Pas-de-Calais
50
40
40
35
30
30
20
25
10
20
0
1961 1965 1969 1973 1977 198119851989 1993 1997 2001
Lecture : l’indicateur présenté ici est un coefficient de Krugman (cf définitions) . Il mesure la spé-
cificité de chaque région, c’est-à-dire sa spécialisation dans des secteurs différents des autres Lecture : l’indicateur présenté ici est un coefficient de Gini (cf. définitions). Il varie entre zéro
zones. Cet indice varie de 0 quand la zone ressemble pour tous les secteurs au reste du territoire quand l’emploi d’un secteur est parfaitement réparti entre les régions et 100 quand tout l’em-
à 100 quand elle est entièrement spécialisée dans des secteurs qu’on ne retrouve pas ailleurs. ploi d’un secteur est situé dans une région.
Source : Bridge - Insee Source : Bridge et Estimations d’emploi - Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
1961
1964
1967
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1976
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1985
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1991
1994
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PREMIEREintérim) et les services aux particuliers. Ensecteurs qui ont perdu le plus d’emplois grandes aires urbaines proposent une
revanche, l’étude ne prend pas en compte(industrie minière, habillement ou équi- large gamme d’activités et sont donc peu
les secteurs de l’agriculture, des banques
pement du foyer) sont parmi les plus spécialisées. À l’inverse, l’emploi dans
et assurances, de la santé, de l’éducation
concentrés. À l’inverse, l’emploi a aug- les grands établissements des zones et de l’administration. Outre EDF-GDF, on
menté dans le commerce. Cependant, il rurales est en forte baisse : depuis 1975, a par ailleurs éliminé les établissements de
France Telecom, de la SNCF et de la RATP.a aussi sensiblement augmenté dans il est passé de 1,1 million à 730 000.
Les données de Bridge sont complétéesquelques secteurs très concentrés,
d’une part par les estimations annuelles
comme l’administration d’entreprises.
d’emploi toutes tailles d’établissements Poids des 10 plus grandes airesPar ailleurs, à l’intérieur de chaque confondues et d’autre part par l’emploi au
urbaines dans l’emploigrand secteur, la concentration géogra- recensement 1999 par zones d’emploi.
des grands établissements*phique a baissé du début des années 60
En % Définitionsau milieu des années 70, alors que
44l’emploi et le nombre d’établissements
de plus de 50 salariés s’accroissaient Établissements et entreprises : une entre-
42
fortement. Puis la crise, entraînant des prise est une unité économique juridique-
ment autonome. Elle est composée d’un ourestructurations et une baisse du
40
plusieurs établissements, lieux géographi-nombre d’établissements industriels, a
ques où est exercée son activité.
parfois conduit à une remontée de la 38 Zone d’emploi : regroupement de commu-
concentration géographique. nes pour lesquelles la proportion de rési-
36 dents travaillant dans la zone est jugée
suffisante. En pratique, l’Insee a construit
les zones de manière à minimiser le nombreLes grands établissements 34
de déplacements domicile-travail entre zo-
se concentrent autour
nes. Ce découpage du territoire, réalisé en32
des grandes aires urbaines 1983 puis redéfini en 1994 en 348 zones,1975 1982 1990 1999
est adapté à l’analyse locale du marché du*Dans l’ordre décroissant pour l’emploi dans les grands éta-
blissements : Paris, Lyon, Lille, Marseille-Aix, Toulouse, Bor- travail.La population et l’emploi se concentrent
deaux, Strasbourg, Nantes, Grenoble et Rennes. Ces dix Aires urbaines : ensemble de communesde plus en plus autour des grandes aires
aires urbaines comptent 37 % des habitants et 35 % des em- d’un seul tenant et sans enclave, constitué
urbaines (Définitions). Ce phénomène plois de l’ensemble de la France en 1999. Le zonage pris en par un pôle urbain et par des communes ru-
compte est celui de 1999 pour toutes les années présentées.se retrouve, mais de manière moins rales ou unités urbaines (couronne périur-
Source : Bridge - Insee
marquée, pour les grands établisse- baine) dont au moins 40 % de la population
résidente ayant un emploi travaille dans lements. En effet, les dix plus grandes
pôle ou dans des communes attirées par ce-Sourcesaires urbaines en termes de grands éta-
lui-ci. Il peut arriver qu’une aire urbaine se
blissements concentrent 43 % des
réduise au seul pôle urbain.
emplois des grands établissements en Les données sur les grands établissements Indicateur de Krugman : indicateur permet-
1999 contre 36 % en 1975 (graphique 6). sont issues de la base Bridge (Base Rela- tant de mesurer la spécificité globale d’une
tionnelle Inter-régionale de Données sur zone, c’est-à-dire sa spécialisation dansCe phénomène de péri-urbanisation a
les Grands Établissements). Cette base des secteurs, détaillés en 36 postesété particulièrement sensible dans la
fournit des informations sur l’emploi dans (NES36), peu présents ailleurs. Pour cela,
décennie 80 : les établissements des
les grands établissements depuis 1961, à on compare la structure sectorielle de la
industries traditionnelles disparaissent partir de diverses sources administratives. zone à celle de l’ensemble du territoire en
tandis que se créent, notamment dans Outre l’emploi salarié, on dispose de l’infor- sommant les écarts absolus entre les deux
mation sur l’activité de l’établissement structures. L’indicateur est nul quand lale commerce, des établissements plus
(NES 36) et sur sa localisation géogra- zone ressemble parfaitement au territoire,proches des zones fortement peuplées.
phique (commune). égal à 100 quand la zone est entièrement
Ceci explique que ne figurent plus
Dans cette étude, on entend par industrie spécialisée dans des activités que l’on ne re-
parmi les aires urbaines les plus dotées les secteurs de l’agroalimentaire, des biens trouve pas ailleurs.
en grands établissements des zones de consommation, de l’automobile, des Indicateur de répartition spatiale :il
biens intermédiaires et d’équipement et en- mesure le degré de concentration géogra-comme Besançon (automobile, horlo-
fin de l’énergie (hors EDF-GDF). Le com- phique des établissements d’une activitégerie) ou Valenciennes (charbon, sidé-
merce inclut la réparation automobile, le donnée dans certaines zones en calcu-
rurgie) et, qu’à l’inverse, Nice soit
commerce de gros et le commerce de dé- lant un indicateur de Gini : plus le coeffi-
apparue. À l’exception de Paris, où le tail. Les services comprennent les trans- cient de répartition est fort, moins l’emploi
poids des services est important, ces ports, les aux entreprises (hors dans le secteur est réparti sur le territoire.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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