Une bonne année dans tous les secteurs d'activité.

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L'année 2000 a été bonne pour quasiment tous les secteurs d'activité, seul celui des transports stagne. Près de 4000 entreprises nouvelles ont été créées, et les cessations d'activité continuent à diminuer. Le secteur des services et celui du BTP se distinguent comme les plus dynamiques.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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éco nomie
Bi lan de l’an 2000
Une bonne année dans
L’année 2000 a été bonne pour qua si ment tous les sec teurs
d’acti vi té, seul celui des trans ports stagne. Près de 4 000
entre pri ses nou vel les ont été créées, et les ces sa tions d’acti vi té
conti nuent à dimi nuer. Le sec teur des ser vi ces et celui du BTP se
dis tin guent comme les plus dyna mi ques.
es entre pri ses ont été dyna mi ques meu blés qui font aujourd’hui une vive
en l’an 2000 : elles ont accru leur concur rence aux hôtels. Elle est sur toutLe champ Lchiffre d’affai res de 3,4 % (en sen sible pour les hôtels trois et quatre
volume) et leur nombre a aug men té de étoi les dont le taux d’occu pa tion stagneLe champ retenu pour l’article est 6 %. Les entre pri ses arti sa na les ins cri tes autour de 64 % depuis trois ans.celui des entreprises produisant des
à la Chambre des métiers se sont dis tin -biens et services destinés à être Le sec teur du BTP a béné fi cié d’uneguées avec 10 % d’aug men ta tion de leur vendus : c’est le champ dit “ICS”
bonne conjonc ture et enre gistre sa(Industrie, Commerce, Service). Ce acti vi té au cours de l’année 2000.
deuxième année de crois sance après une champ est plus restreint que celui
Le sec teur qui connaît la crois sance laobservé dans le répertoire SIRENE. Il décrue cons tante de 1990 à 1998. Le
plus remar quable est celui des ser vi cesne couvre pas les secteurs primaire et nombre d’entre pri ses y a aug men té de
financier. En sont également exclus, avec 9 % d’entre pri ses sup plé men tai res 7 % en 2000. Cette reprise d’acti vi té est
les établissements relevant du secteur au 1er jan vier 2001, les effec tifs de ce
public ou d’organismes privés sec teur ayant plus que dou blé depuis
(associations), ainsi que certaines 1995. Cette hausse confirme celle de
sociétés civiles. l’année pré cé dente (7 %) ; elle conforte
la pre mière place du sec teur en terme de
nombre d’entre pri ses, acquise en 1996
au détri ment des entre pri ses de com -Lexique
merce. La hausse est par ti cu liè re ment
forte dans le sec teur des ser vi ces auxLe taux brut de création représente le
entre pri ses (13 %) et des acti vi tés immo -rapport du nombre de créations
bi liè res (19 %).d’entreprises sur une période au parc
d’entreprises au début de cette
L’essor de l’acti vi té hôte lière a cepen -période.
dant un peu flé chi : le nombre de cham -
Le taux brut de cessation nombre de bres occu pées a aug men té de 8 % après
dépôts de bilan de l’année rapporté
avoir connu des taux de crois sanceau nombre d’entreprises existantes en Indus tries et ser vi ces ont pro -
appro chant les 20 % en 1998 et 1999. La gres sé de fa çon sen sible de 1990début d’année.
fré quen ta tion tou ris tique de l’île n’est à 2001 pas sant de 37 % de
Le Turnover d’un secteur d’activité l’ensemble des en tre pri ses réu -pour tant pas incri minée avec une aug -est déterminé par le rythme de nion nai ses à plus de 50 %.
men ta tion de 9 %, suc cé dant à la légèrecréation/cessation de ce secteur.
décrue de 1999. Cette évo lu tion est dueSIRENE : Le Système Informatique due à la nette pro gres sion des chan tiersau fort déve lop pe ment des loca tions enpour le Répertoire des Entreprises et publics dont les mon tants enga gés sont
des Etablissements est un réseau en hausse de près de 45 %. Du côté du
interadministratif d’échanges loge ment, le sec teur social a encore vu
d’informations. Ce système gère un décroître les mises en chan tier de 9 %
fichier des entreprises et des
-après la chute de 30 % en 1999. Cepen établissements comprenant pour
dant, l’aug men ta tion de la cons truc tionchaque unité des données sommaires
d’identification et de description. indi vi duelle a per mis de main t e nir autour
de 9 000 le nombre de loge ments cons -
truits dans l’année. Deux indi ca teurs
plus géné raux confir ment la crois sance
L’auteur du sec teur. Les ven tes de ciment ont
pro gres sé de 16 % et les effec tifs recen -
Anatole NEF est volontaire à l’aide sés par la Caisse des congés payés du
technique à la direction régionale de BTP enre gis trent une pro gres sion com -
l’INSEE. pa rable avec près de 15 % d’employésLe nombre d’en tre pri ses aug -
mente dans tous les sec teurs, à sup plé men tai res au cours de l’année
l’ex cep tion des trans ports. 2000.
6économie
tous les sec teurs d’ac ti vi té
Le sec teur de l’industrie, carac té ri sé par demeure néan moins supé rieur à celui
la cons tance de sa pro gres sion au cours des autres sec teurs. Le sec teur des ser vi -
des années quatre-vingt-dix, pour suit sa ces s’est éga le ment distingué en 2000
hausse avec 4,5 % d’entre pri ses sup plé - avec un taux de ces sa tion (8,5 %) deux
men tai res en 2000. Le nombre d’entre - fois moindre que son taux de créa tion
pri ses y est main te nant supé rieur de (17,4 %). Cette péren ni sa tion de l’appa -
25 % à celui de 1995. Les nou vel les reil pro duc tif lui per met de gagner en
entre pri ses béné fi cient de l’expan sion du matu ri té et d’ins tau rer un cli mat de
mar ché local et sont par ti cu liè re ment confiance béné fique au contexte éco no -
dynamiques dans les indus tries de biens mique de l’île. Ain si, alors que 57 % des
d’équi pe ment (+ 11,5 %), et les indus - entre pri ses arti sa na les de l’île affi chaient
tries de bien de consom ma tion (+ 5 %). plus de trois ans d’exis tence en 1990,
72 % d’entre elles avaient dépas sé ceLes entre pri ses com mer cia les s’accrois -
seuil en 2000. nDe puis 1998, l’ef fort de créa tionsent éga le ment de 4 % confir mant la d’en tre prise se sta bi lise tan dis
phase d’expan sion amorcée depuis le Ana tole NEFque les ces sa tions sont en forte
milieu des années quatre-vingt-dix. baisse. Au to tal le nombre d’en -
tre prise aug mente.Cette ten dance fait suite à une phase de
concen tra tion qui avait réduit de 10 % le
nombre des com mer ces entre 1990 et
1995. Ain si, pour la pre mière fois l’an Le pôle éco no mique Nord-ouest se ren force
der nier, le nombre d’entre pri ses de ce
sec teur a dépas sé les niveaux obser vés En 2000, le parc d’en tre pri ses de l’île a de Sainte Rose et de Saint Phi lippe.
pro gres sé de 6 %. D’une ma nière gé né- Ces deux com mu nes, où sont im- en 1990.
rale les com mu nes qui at ti rent le plus plan tées moins de 1 % des en tre pri -
Seul le sec teur des trans ports a vu dimi - d’en tre pri ses sont cel les qui joux tent les ses de l’île, ap pa rais sent comme en
prin ci paux pô les éco no mi ques (Saint De - marge du pro ces sus éco no mique.nuer légè re ment son nombre d’entre pri -
nis, Saint Paul-Le Port, Saint Pierre-leses en 2000 (– 0,5 %). Ce sec teur évolue Au ni veau des mi cro-ré gionsTam pon). Ain si les six com mu nes cô tiè -très peu et les effec tifs n’ont que peu l’Ouest a été plus dy na mique avecres al lant de Sainte Su zanne à Saint Paul
varié depuis plus d’une décennie. une pro gres sion de 8 % de son parcont vu leur parc d’en tre pri ses s’ac croître
d’en tre pri ses. Les mi cro ré gions Nordd ’en vi ron 850 uni tés qui re pré sen tent 60 %
et Sud ont pro gres sé à des ryth mesde la hausse pour l’en semble de l’île.Pérennisation de pro ches de la moyenne réunionnaise
Au ni veau com mu nal, à d’ex cep tion de La (5,2 et 5,8 %). Elles ont cha cune unl’appareil productif
Pos ses sion dont le parc a pro gres sé de nombre d’en tre pri ses voi sin avec
15 %, les plus for tes pro gres sions sont le près de 7 700 en tre pri ses re cen- Au total près de 4 000 entre pri ses ont été fait de com mu nes qui n’ont en core que sées au 1er jan vier 2001. La mi cro -
créées en l’an 2000, prin ci pa le ment dans très peu d’en tre pri ses. Ain si Trois-Bas- ré gion Est reste en re trait avec
sins, l’Entre-Deux et Etang-Salé ont vu 4,6 % de pro gres sion en 2000 et un les sec teurs des ser vi ces et du com -
s’im plan ter quel ques di zai nes d’en tre pri - parc d’en tre pri ses deux fois moinsmerce. Le taux brut de créa tion se sta -
-ses. Les com mu nes les plus dy na mi ques im por tant que ce lui des au tres mi bi lise ain si autour de 16,5 %. Le sec teur ont vu leur dé ve lop pe ment tiré par les cro ré gions de l’île.
le plus dyna mique reste celui du bâti - ser vi ces avec des pro-
ment où le taux se main tient au-des sus gres sions avoi si nant les
des 20 % depuis 1994. Mais c’est aus si 27 % pour ce sec teur dans
les com mu nes de La Pos -celui où le tur no ver est le plus grand.
s es sion et de l’Entre-Deux.Dans l’industrie, le com merce et les
trans ports les taux de créa tions se sont Les Hauts ma ni fes tent
tou jours un faible dy na -réduits au cours de ces cinq der niè res
misme éco no mique. Ain siannées.
le nombre d’en tre pri ses de
Ci laos et de Sa lazie n’aInver se ment, envi ron 2 500 entre pri ses
pra ti que ment pas va riéont dis pa ru et le taux brut de ces sa tion
entre 1999 et 2000. Las’éta blit à 10,3 % en 2000. La baisse de com mune de Saint Phi-
ce taux au cours des trois der niè res lippe, où le nombre d’en -
années augure bien de la péren ni té des tre pri ses était déjà le plus
faible de l’île, l’a vu dé- entre pri ses réu nion nai ses et par voie de
croître (- 5,4 %). Même leconsé quence du cli mat entre pre neu rial
sec teur des ser vi ces, trèsde l’île. Le taux de ces sa tion a for te ment dy na mique en 2000, a ré -
bais sé pour les entre pri ses du BTP (de gres sé dans les com munes
27 à 14 % entre 1996 et 2000). Il
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