Une progression plus lente au troisième trimestre 2000 (Flash d'Octant n° 56)

De
Publié par

L'environnement tant international que national reste favorable. L'industrie comme la construction a bénéficié d'un bon niveau d'activité, en léger repli toutefois par rapport au niveau exceptionnel enregistré au trimestre précédent. Le dynamisme des exportations a concerné l'ensemble des secteurs industriels. Le commerce de détail a retrouvé de la vigueur au début de l'automne après un été plutôt décevant. Dans l'agriculture, l'activité était nettement mieux orientée qu'en 1999 du côté des productions animales mais le mauvais temps a pesé sur les productions végétales. La saison estivale 2000 s'est révélée médiocre dans l'hôtellerie et le camping. La croissance de l'emploi et la baisse du chômage se poursuivent.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 7
Nombre de pages : 6
Voir plus Voir moins

Octant
Numéro 56 - Novembre 2000Synthèse
conjoncturelle
Une progression plus lente
au troisième trimestre 2000
L’environnement tant international que national reste favorable.
L’industrie comme la construction a bénéficié d’un bon niveau d’activité, en
léger repli toutefois par rapport au niveau exceptionnel enregistré
au trimestre précédent.
Le dynamisme des exportations a concerné l’ensemble des secteurs
industriels.
Le commerce de détail a retrouvé de la vigueur au début de l’automne après
un été plutôt décevant.
Dans l’agriculture, l’activité était nettement mieux orientée qu’en 1999
du côté des productions animales mais le mauvais temps a pesé sur
les productions végétales.
La saison estivale 2000 s’est révélée médiocre dans l’hôtellerie et le camping.
La croissance de l’emploi et la baisse du chômage se poursuivent.
France entière, la croissance ralentit légèrement au troisième trimestre
France entière, au troisième trimestre 2000, la trimestre et les importations de 4,1 %.
croissance a un peu ralenti. Le PIB a ainsi augmenté de La production industrielle pour l’ensemble de
0,7 % après +0,8 % au deuxième trimestre. A l'instar l’industrie a vivement progressé au troisième trimestre.
des trimestres précédents, la croissance est tirée par la Elle s’est accrue de 1,3 % par rapport au deuxième
consommation des ménages et l'investissement. Les trimestre et tous les secteurs ont participé à cet
accroissement.variations de stocks contribuent également à la
Le rythme des créations d’emploi reste très élevé. Aucroissance.
Les entreprises maintiennent leur investissement. Il troisième trimestre 2000, l’emploi salarié privé s’est à
progresse de 1,6 % après avoir crû de 1,8 % au nouveau accru de 0,8 % ce qui correspond à 118 600
deuxième trimestre 2000. L'investissement des emplois supplémentaires. Tous les secteurs profitent de
ménages ralentit pour le deuxième trimestre consécutif cette progression.
en raison de la moindre progression des achats de Fin septembre 2000, le nombre de demandeurs
logements. L'investissement des ménages augmente d’emploi de catégorie 1 s’élève à 2,296 millions en
de 0,9 % après une hausse de 1,3 % au deuxième données brutes. Sur douze mois, entre fin septembre
trimestre et 2,6 % au premier. 1999 et fin septembre 2000 le chômage affiche un repli
Malgré son dynamisme, le commerce extérieur de 16,2 %. A la fin du troisième trimestre 2000, le taux
apporte une contribution négative à la croissance. Les de chômage au sens du BIT s’établit à 9,5 %, il était de
exportations progressent de 2,3 % au troisième 11,1 % un an plus tôt.
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH5664 - PRIX : 12 FFBretagne : sur un an, une évolution favorable
Les entreprises de la région enregistrent de bons résultats au troisième trimestre 2000, en légère baisse par rapport au niveau exceptionnel
du deuxième trimestre mais en augmentation sur un an. En témoignent les chiffres d'affaires déclarés par les entreprises aux services des
impôts en baisse de 2 % au troisième trimestre par rapport au deuxième. Cependant, sur les trois premiers trimestres 2000, les chiffres
d'affaires progressent de près de 10 % par rapport à la même période de 1999. Les entreprises soutiennent leur effort d'investissement. En
attestent les déclarations de TVA déductibles établies par les entreprises bretonnes qui ont augmenté de 8 % sur un an.
Agriculture : les productions végétales
ont souffert du mauvais temps
Au cours du troisième trimestre 2000, la L’activité d’abattage de gros bovins a
production de lait progresse progressé de près de 8 % en volume entre
Cours du porc charcutier breton -classe E sensiblement par rapport à l’été 1999. le troisième trimestre 1999 et le troisième(Unité : francs / kilo)
Depuis 1998, le prix de référence du lait trimestre 2000. Les cours des principales14
est indexé sur le prix des produits productions sont également en hausse.
Série brute industriels et du fromage destiné à Le cours de la vache s’apprécie de près
l’exportation. En 1999, le prix payé au de 5 % et celui du veau de boucherie de12
producteur avait chuté de 6 centimes. 6 %. Mais avec la résurgence de la crise
Au cours des trois premiers trimestres de l’encéphalopathie spongiforme
2000, le prix de référence s’est revalorisé bovine, la filière pourrait connaître une10
entraînant une augmentation du prix nouvelle crise d’une ampleur au moins
moyen payé au producteur. Au troisième équivalente à celle de 1996.
trimestre 2000, le prix moyen du lait La récolte de blé s’est déroulée8
payé au producteur est ainsi plus élevé tardivement et a été perturbée par le
Série CVS (+8 centimes) que l’année précédente à mauvais temps. Les volumes de blé
la même période, inférieur toutefois au produits sont en baisse de 5 % par
6
1995 1996 1997 1998 1999 2000 prix moyen des onze dernières années. rapport à ceux de 1999 et les rendements
Source : SCEES - CVS : INSEE Le marché de l’oeuf bénéficie d’une inférieurs de plus de 9 % à ceux de 1999.
conjoncture favorable, la peste aviaire La récolte de maïs se termine dans de
qui sévit en Italie lui ayant assuré des mauvaises conditions, la production tant
débouchés. En volaille de chair, les en maïs ensilage qu’en maïs grain est en
abattages de poulets ont continué à diminution par rapport à 1999.
baisser en juillet et août ; à l’inverse, la Les principales productions légumièresLivraisons de lait en Bretagne (Unité : millier d’hectolitres)
dinde bénéficie des problèmes sanitaires sont en baisse par rapport à celles de l’été
5 000
en Italie. Les abattages se sont fortement 1999 en raison notamment des
redressés pendant l’été. Les prix sont à la conditions climatiques médiocres. LaSérie brute
4 600 hausse aussi bien en poulets qu’en récolte de choux-fleurs d’automne a
dindes de près de 5 % sur la période. démarré doucement en septembre, à
Depuis le mois de février 2000, le prix du cause d’un retard de culture. La récolte,4 200
porc s’est bien redressé. Sur les mois de inférieure en septembre à celle de
juillet à septembre 2000, le cours moyen septembre 1999, devrait augmenter
3 800 du porc est en augmentation de plus de sensiblement en octobre. La production
10 % par rapport à l’été 1999. Ce d’artichauts, tout comme la
raffermissement du marché se fait dans de tomates est également en baisse. En3 400
Série CVS un contexte de baisse de la production. raison d’une offre modérée, les cours se
Sur la même période, les volumes sont dans l’ensemble maintenus à des
3 000 produits ont reculé de plus de 3 % dans la niveaux assez fermes, supérieurs à ceux20001995 1996 1997 1998 1999
région. de 1999.Source : SCEES - CVS : INSEE
Industrie : une croissance modéréeEnsemble de l’industrie
Tendance de la production (Unité : soldes d’opinions)
50 Après l’essor enregistré au deuxième production a stagné dans l’industrie du
trimestre, la production industrielle textile-habillement. L’industrie du bois-
40
Production observée bretonne a ralenti un peu pendant les ameublement a bénéficié d’un bon
mois d’été. La demande intérieure s’est niveau d’activité.30
révélée moins soutenue que prévu Dans les biens d’équipement
20 tandis que les marchés à l’exportation se professionnel, la production s’est
sont développés mais insuffisamment infléchie conformément aux
10 pour compenser le fléchissement anticipations formulées lors de l’enquête
observé par ailleurs. du trimestre précédent.0
Le tassement d’activité a été L’accélération du rythme de croissance
Production prévue-10 particulièrement sensible dans le secteur attendue dans l’agro-alimentaire et
des biens de consommation courante. l’industrie automobile ne s’est pas
-20 L’imprimerie-presse notamment a concrétisée. L’un et l’autre de ces19991995 1998 20001996 1997
souffert de l’atonie de la demande. LaSource : INSEE, enquêtes de conjoncture secteurs ont toutefois conservé un bon
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 56 - novembre 20002rythme de production, quasiment l’an 2000. Les carnets de commandes,
semblable à celui enregistré au bien qu’un peu moins étoffés qu’au
printemps. début de l’été étaient encore très bienEnsemble de l’industrie
État de la demande et niveau des stocks (Unité : soldes d’opinions) garnis et les stocks étaient jugés
40 L’activité dans les biens intermédiaires nettement inférieurs à la normale. Par
ne s’est pas infléchie comme pressenti ailleurs, les tensions sur l’appareil de30
précédemment. Le bon niveau de production restaient vives mais
Niveau des stocks
20 production atteint au deuxième n’apparaissaient pas plus fortes début
trimestre s’est maintenu. De bonnes octobre que début juillet.
10
performances ont été réalisées dans Les perspectives étaient
0 l’industrie des matériaux de particulièrement favorables pour les
construction et du verre ainsi que dans biens intermédiaires : la production-10 du papier-carton. s’intensifierait d’ici la fin de l’année pour
-20 répondre à la fermeté de la demande.
Carnets de commandes
Carnets de commandes bien garnis, L’activité augmenterait dans les biens
-30
stocks au plus bas d’équipement professionnel et les
-40 de consommation courante.En
19971995 1996 1998 1999 2000 Selon les chefs d’entreprise interrogés revanche, les professionnels de l’agro-
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
début octobre, l’activité industrielle alimentaire pressentaient un
bretonne continuerait de progresser à un fléchissement d’activité au quatrième
rythme modéré au dernier trimestre de trimestre.
Activité de l’ensemble du bâtiment (Unité : soldes d’opinions) Construction : l’activité reste soutenue
70
50
Activité observée
30 Le secteur de la construction a conservé oeuvre déclarent désormais y être
un bon niveau de production au confrontés. Un an plus tôt, ils n’étaient
10
troisième trimestre 2000, en baisse que 64 % dans ce cas. Dans le gros-
toutefois par rapport au niveau élevé sur oeuvre, ce sont 93 % des chefs-10
Activité prévue lequel il s’était installé depuis un an. d’entreprise qui déclarent rencontrer des
-30 L’affaiblissement du rythme de difficultés de recrutement.
production concerne tous les types de Au cours de l’année 2000, les
-50 travaux, dans le gros-oeuvre comme professionnels du secteur de la
dans le second-oeuvre. construction ont été plus nombreux à
-70
1995 1996 1997 1998 1999 2000 Pour les trois mois à venir, les chefs investir qu’en 1999. Ils ont consacré en
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture d’entreprise anticipent une nouvelle moyenne 1,7 % de leur chiffre d’affaires
baisse d’activité, particulièrement àl’investissement, soit la même part
marquée dans le second-oeuvre pour la qu’en 1999.
construction de logements neufs. Au troisième trimestre 2000, 6 500
Nombre de logements neufs autorisés en Bretagne Début octobre, les carnets de logements ont été mis en chantier dans
5 000 commandes sont encore très étoffés la région, ce qui représente un niveau de
1997 1999 même s’ils accusent un léger repli par production élevé, supérieur au niveau
1998 2000
rapport au niveau record atteint en juillet habituellement enregistré en cette4 000
Moyenne 1990 - 2000 dernier. Les professionnels du secteur période de l’année. Ce bon niveau de
disposent d’un volume de commandes production traduit d’une part la
3 000 correspondant à 4,8 mois de travail par progression de la construction de
salarié dans le gros-oeuvre et 5,3 mois maisons individuelles mais aussi la
dans le second-oeuvre. reprise de la construction de logements2 000
collectifs.Dans ce contexte un peu moins propice
que précédemment, l’opinion des Au cours du troisième trimestre 2000,
1 000 entrepreneurs bretons sur l’évolution 5 900 nouvelles autorisations de
générale de l’activité s’infléchit pour le construire ont été déposées. La
deuxième trimestre consécutif. Les construction de logements continuerait0
jan fév mar avr mai jui jui aou sep oct nov déc tensions sur l’appareil productif se font à bénéficier à court terme de la fermeté
Source : DRE - Sitadel
aussi moins vives : en octobre, 68 % des de la demande en maisons individuelles.
entrepreneurs déclarent utiliser au Mais la faiblesse de la demande en
maximum leurs capacités de production logements collectifs pourrait très viteEnquête réalisée avec l'aide de la
(hommes et machines ), soit 8 points de peser sur l’activité du secteur.
moins qu’en juillet. L’emploi a évolué Sur le marché des bâtiments
favorablement au cours de l’été malgré professionnels, les projets de
les difficultés de recrutement qui réalisations sont proches de ceux
perdurent dans le gros-oeuvre et observés au troisième trimestre 1999.BRETAGNEFFB s’accentuent dans le second-oeuvre.
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT
79 % des chefs d’entreprise du second-
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 56 - novembre 2000 3Hôtellerie et camping :
une sombre saison estivale
des disparités locales apparaissent avecSur les trois principaux mois de la saison
une désaffection particulièrementestivale, de juillet à septembre 2000, lesÉvolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne
prononcée sur le littoral morbihannais ethôtels de la région affichent une baisse100
le littoral du Finistère sud. L’intérieur estde fréquentation de plus de 9 % par
1999 également touché.rapport à la saison 1999. La région a
2000
surtout souffert de la désaffection de la80
clientèle étrangère qui avait largement Dans le camping, la saison estivale 2000
contribué aux bons résultats de la saison est encore plus mauvaise. Les campings
estivale 1999 dans l’hôtellerie. Le repli de la région ont comptabilisé 7 350 00060
de la clientèle étrangère s’élève à plus de nuitées au cours des trois mois d’été.
21 % dans l’ensemble de la région ; le Cela représente un recul de 19 % par
Finistère et le Morbihan étant encore rapport à la saison 1999 qui n’était pas40
plus affectés (respectivement -25 % et exceptionnelle. La baisse de la
-27 %). fréquentation est répartie sur toute la
La clientèle française a également fait période et résulte à la fois de la20
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septem. défaut à la Bretagne mais dans de désaffection de la clientèle étrangère et
Sources : Direction du Tourisme - INSEE Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie moindres proportions. Sur l’ensemble de de la clientèle française : sur un an, la
la période estivale, la baisse de fréquentation étrangère chute de 30 %
fréquentation de la clientèle française et la française de 14 %. Si
avoisine 4 % ; seul le mois de juillet tous les départements subissent les
enregistre une progression de la contrecoups de cette mauvaise saison, le
fréquentation française de près de 3 % Morbihan et le Finistère sont les plus
par rapport à juillet 1999. Cependant, affectés.
Exportations : progressions exceptionnelles
sur un an malgré un recul au troisième trimestre
Bretagne : importations exportations (Base 100 1er trim.1995)
225
Au troisième trimestre 2000, les agroalimentaires ont augmenté de plus
200 échanges commerciaux se sont montrés de 11 % ; celles des véhicules
très dynamiques, en repli cependant par automobiles et des biens intermédiaires
175 rapport aux excellents résultats du de plus de 30 %. Les exportations de
deuxième trimestre. Les exportations en biens d’équipement ont vivement
150 particulier affichent un recul proche de progressé et se retrouvent pour le
13 % par rapport au niveau record du deuxième trimestre consécutif en tête
Importations
deuxième trimestre 2000 mais sur un an, des transactions commerciales.125
entre le troisième trimestre 1999 et le En lien avec une demande intérieure
Exportations troisième trimestre 2000, elles ont100 robuste, les importations ont pour leur
progressé de près de 43 %. Sur un an, part augmenté de plus de 23 % sur un
cette progression est perceptible dans an. Cette progression a été75
20001995 1996 1997 1998 1999 tous les secteurs à des degrés divers. Les particulièrement vigoureuse pour les
Source : DOUANES ventes de produits des industries biens intermédiaires.
Consommation-commerce :
début d’automne propice à l’activité commerciale
surtout dans le commerce de détail non
Immatriculations de voitures neuves en Bretagne spécialisé.France entière, la consommation des
(particulières et commerciales) ménages a progressé au troisième En Bretagne, les enquêtes de
12 000 trimestre de 0,4 % après +0,2 % au conjoncture réalisées par la Banque de
(1)deuxième trimestre. France indiquent :
10 000
Les enquêtes de conjoncture réalisées au « Malgré des divergences selon lesSérie brute
niveau national révèlent que l’activité secteurs, la consommation des ménages
8 000 dans le commerce de gros est jugée très s’avère relativement stable à un bon
favorable par les négociants. Selon eux, niveau en septembre-octobre. Elle
6 000 le volume des ventes fléchit en août- devrait s’accélérer en fin d’année.
septembre mais reste très supérieur à sa Les résultats des commerces
4 000 moyenne de longue période. d’habillement, largement positifs, sont
Série CVS
Dans le commerce de détail, les dus essentiellement à l’accueil favorable
2 000 détaillants jugent leur activité supérieure rencontré par la collection automne
à celle de l’été 1999. En octobre, hiver. De plus, les conditions
0 l’activité reste soutenue mais en baisse météorologiques, maussades depuis la1995 1996 1997 1998 1999 2000
par rapport au début de l’année 2000 rentrée, ont favorisé les achats de grossesSource : OST - CVS : INSEE
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 56 - novembre 20004pièces tels que manteaux et parkas. Elles Portée par les achats de livres en période de été immatriculées au cours de l’été ; ce qui
expliquent également la bonne tenue du rentrée scolaire, l’activité librairie-papeterie représente une baisse de 21,6 % par rapport
secteur de la chaussure. est restée très soutenue en dépit de hausses à l’été 1999. Une baisse identique a été
tarifaires consécutives aux augmentations enregistrée au niveau national. Cependant ceAprès le fort ralentissement de la période
successives du prix du papier. En revanche, repli est en partie imputable à la disparitionestivale, les ventes d’ameublement réalisées
le secteur de l’horlogerie-bijouterie est du système de millésime qui a entraîné unpar les détaillants lors de participation à des
fortement pénalisé par la progression des prix étalement des achats de véhiculessalons de l’habitat ou foires exposition
résultant de la fluctuation de l’or. » auparavant très concentrés au troisièmepermettent un retour à une situation normale
trimestre.et stable en comparaison annuelle. En Après les records enregistrés pendant toute
matière d’électroménager et d’électronique une année, les achats des ménages en
grand public, les opérations anniversaires automobiles fléchissent au troisième
(1) Source Banque de France, service des Affairespratiquées par les hypermarchés ont stimulé trimestre 2000. Ainsi 18 460 nouvelles
régionales de Bretagneles ventes, les prix pratiqués étant au voitures particulières et commerciales ont
demeurant très attractifs.
Le marché du travail bénéficie de la croissance
Évolution trimestrielle de l’emploi salariéUne nouvelle accélération de l’emploi en 2000
Secteur privé non agricole (intérim compris) (% - CVS)
101,6L’emploi salarié privé non agricole - La croissance se poursuit dans tous les
intérim compris - continue de progresser secteurs. Le tertiaire reste le premier 101,4
fortement. En glissement sur les quatre créateur d’emplois. Les créations sont
101,2derniers trimestres (période allant de nombreuses dans le commerce, dans les
juillet 1999 à juin 2000), la variation services aux entreprises et dans le
101,0s’élève à 4,3 % contre 3,2 % au niveau secteur de la santé et de l’éducation.
national (en données corrigées des Dans l’industrie, le rythme de 100,8
variations saisonnières). Ce rythme est progression de l’emploi s’est accéléré.
nettement supérieur à celui observé sur L’évolution est très favorable dans les 100,6
la même période douze mois plus tôt. biens d’équipement et les biens
100,4L’emploi continue à bénéficier de intermédiaires. Les industries de
l’environnement économique favorable de consommation restent plus en retrait.
100,2 eè è e è è è èet d’une consommation soutenue des 1 t.003 t.98 4 t.98 1 t.99 2 t.99 3 t.99 4 t.99 2 t.00Le secteur de la construction continue à
ménages. L’accélération des créations Source : INSEE - URSSAFembaucher, profitant du maintien de la
d’emplois est également liée aux Lecture : l’emploi salarié privé non agricole y compris intérimdemande en logements et de
a progressé de 1,3 % au 1er trimestre 2000 et de 0,9 %mesures prises dans le cadre de la l’allègement de la TVA à 5,5 % sur les au deuxième trimestre 2000.
politique d’aide à l’emploi avec travaux d’entretien-amélioration.
notamment les effets de la réduction du
temps de travail.
Évolution des demandeurs d’emploi de catégorie 1
(CVS - Base 100 janvier 1996)
Chômage : une baisse de 17,5 % 110
entre septembre 1999 et septembre 2000 105
Bretagne
100
étaient à la recherche d’un emploi enLa baisse du chômage se poursuit en France
95
Bretagne. Cela représente un recul deBretagne comme France entière en
17,7 % par rapport à septembre 1999liaison avec la dynamique 90
soit 2,5 % de plus qu’au niveaud’accroissement de l’emploi. Fin
85
national. Malgré tout, la part des femmesseptembre 2000, 96 465 demandeurs
à la recherche d’un emploi dans la 80d’emploi de catégorie 1 (en données
région est encore supérieure de deuxbrutes) étaient inscrits à l’ANPE en
75points à cette même part au niveauBretagne. En données corrigées des
national. 70variations saisonnières, le nombre
1996 1997 1998 1999 2000
La décrue du chômage de longue durées’élève à 93 137 ce qui représente un
Source : DRTEFP
se poursuit plus rapidement que celle derecul de 17,5 % entre septembre 1999 et
Taux de chômage au sens du BITl’ensemble du chômage. Au 30 (en %)septembre 2000. Toutes les catégories
septembre 2000, 31 549 demandeurs 13bénéficient de ce recul.
d’emploi de longue durée étaientLe chômage des jeunes diminue de
comptabilisés en Bretagne soit 25 % de France17,7 %. Au 30 septembre, 19 724 jeunes
12moins qu’un an plus tôt.de moins de 25 ans étaient inscrits à
A la fin du troisième trimestre 2000, lel’ANPE, soit 4 000 de moins qu’un an
taux de chômage au sens du Bureauplus tôt. Pour autant le chômage des
11
International du Travail s’élève à 8,8 %jeunes reste plus important dans la
en Bretagne. Le recul du chômage estrégion que France entière. Les jeunes à
particulièrement prononcé depuis lela recherche d’un emploi représentent 10
début de l’année 2000. Le taux de Bretagne20,4 % de l’ensemble des chômeurs soit
chômage a ainsi reculé de 1,2 point. Surdeux points de plus qu’au niveau
la même période de 1999, il n’avait 9national.
baissé que de 0,3 point.Fin septembre 2000, 52 488 femmes
1995 1996 1997 1998 1999 2000
Source : INSEE
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 56 - novembre 2000 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
RégionIndicateurs trimestriels 3ème trimestre France
2000 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Chiffre d’affaires des entreprises Source : Impôts
-2,2 +8,7Chiffre d’affaires total déclaré (en millions de francs) 139 257 …
Chiffre d’affaires à l’export déclaré (en millions de francs) 9 863 -14,8 +8,6 …
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) 11 241 +0,8 +1,0-12,7
Prix moyen du litre de lait (en francs) 2,08 +12,2 +4,3 +3,6
Abattages de porcs (en tonnes) 259 441 +4,8 -3,4 -3,3
Cours moyen du kg de porc charcutier (en francs) 9,20 -1,0 +10,2 +11,5
Construction Source : DRE
Logements autorisés 5 957 +3,2 +12,6+0,9
Logements commencés 6 498 +48,0 -11,7+36,6
1 149 180 -2,0 +14,3Locaux à usage professionnel (nombre de m2 autorisés) -8,0
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) 2 675 +49,2 -9,2 -1,9
Taux d’occupation moyen en % 68,1 +29,5 -3,8 +1,6
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions de francs) 11 338 +23,4 +21,6-9,1
Exportations (en millions de francs) 15 300 -12,8 +42,5 +10,5
Immatriculations de véhicules neufs Source : OST
(Voitures particulières et commerciales) 18 456 -21,6 -21,5-17,2
Indicateur d’investissements Source : Impôts
…-8,4 +2,7TVA déductible sur immobilisations (en millions de francs) 1 084
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
Ensemble 1 329 -2,4 +3,7-15,3
Industrie 92 -36,6 -24,6 -8,8
Construction 208 +21,6 +17,6-18,4
320 -7,7Commerce -19,4 -14,2
Services 709 -7,6 +2,0 +7,8
Défaillances d’entreprises (1er trim. 2000)* Source : INSEE
Ensemble 346* -2,0 -8,2 -12,0
EMPLOI
Emploi salarié privé (au 30-06-2000) ** Source : INSEE-URSSAF
secteur marchand non agricole
Données corrigées des variations saisonnières
Ensemble 598 700** +4,3 +3,2+0,9
Industrie 180 500** +0,6 +3,7 +1,0
58 600** +4,2 +3,6Construction +0,3
Commerce 124 400** +5,6 +3,4+0,7
Services 235 200** +0,6 +4,4 +4,4
Source : INSEEMARCHÉ DU TRAVAIL
SourChômage
Taux de chômage au sens du BIT (CVS) 8,8 % -16,2 -14,4-3,3
Demandes d’emploi en fin de trimestre (données brutes) Source : DRTEFP
De catégorie 1 96 465 -17,5 -16,2//
De moins de 25 ans 19 724 -17,7 -19,1//
De longue durée 31 549 -25,0 -23,0//
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 30.09.2000
DEFMVariation en % de juillet 1999 à juin 2000 Taux deVariation
catégorie 1 chômage BITen %
Ensemble Industrie Construction Commerce Services série brute (CVS )sur un an
+4,1 +4,6 +6,8 +2,8 -19,8 8,7Côtes-d’Armor +4,7 17 019
Finistère +3,7 +2,1 +4,4 +4,3 +4,6 -15,4 9,529 874
Ille-et-Vilaine +4,1 +3,1 +5,8 +4,8 7,7+4,7 26 491 -19,4
Morbihan +4,4 +4,1 +5,3 +4,6 +4,4 23 081 -16,3 9,7
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEE
INSEE Bretagne
Directeur de la Publication : Jean-Jacques MALPOT36, place du Colombier CS 94439 35044 RENNES Cedex
Tél. : 02 99 29 33 33 Fax : 02 99 29 30 90 Rédactrice en chef : Micheline TESSIER
Pour tout renseignement :
Composition : Jean-Paul MER
Bureau d’information - Tél. : 02 99 29 33 66
Cette note a été rédigée par :
© INSEE 2000 Dépôt légal : 4ème trimestre 2000
Marie-Paule LE BRIS, Monique LE CAM, Denise OLLIVIER
Imprimerie : Média Graphic - Rennes
6 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 56 - novembre 2000

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.