Chapitre "Santé" extrait du Bilan économique et social 2003 

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Accueil des personnes âgées en Picardie En Picardie, les établissements pouvant prendre en charge les personnes âgées se composent de maisons de retraite, de structures de logement foyer et de services de soins de longue durée. Si les unités de soins de longue durée accueillent principalement des personnes âgées, elles s'adressent également aux personnes poly-handicapées, pluri-handicapées et aux personnes jeunes en fin de vie. A ce dispositif s'ajoute le service de soins infirmiers qui permet un maintien à domicile des personnes dépendantes ne pouvant ou ne souhaitant pas être admis en établissement. De même, depuis quelques années, des familles d'accueil agréées et contrôlées par les conseils généraux, sont habilitées à prendre en charge des personnes âgées, les agréments étant délivrés pour un accueil permanent ou intermittent d'une à trois personnes. Globalement, on s'accorde à dire que les personnes handicapées sont vieillissantes à partir de 40-45 ans, compte tenu de l'augmentation de leur fatigabilité physique et psychique. Cependant, il semble que l'appréciation du vieillissement soit relative et varie selon les handicaps et en fonction des critères d'évaluation retenus par les professionnels. Intégrer divers indicateurs sanitaires et sociaux pour mesurer l'offre de soins La Picardie est l'une des régions françaises les moins bien pourvues en matière de médecins. Ainsi, elle possède la densité de spécialistes la plus faible (112,3 pour 100 000 habitants contre 170,8 en France métropolitaine) et se place en troisième position des régions les plus déficitaires en densité d'omnipraticiens libéraux derrière le Centre et la Champagne-Ardenne (91,6 pour 100 000 habitants contre 104,2 pour la France métropolitaine). Comme pour de nombreux indicateurs, les contrastes à l'intérieur de la région sont très importants. Les cartographies permettent de visualiser les différences qui existent entre les 112 "cantons plus" de Picardie.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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AccueildespersonnesâgéesenPicardie
SANTÉ
EnPicardie,lesétablissementspouvantprendreenchargelespersonnesâgéessecomposentdemaisonsderetraite,destructuresdelogementfoyeretdeservicesdesoinsdelonguedurée.Silesunitésdesoinsdelongueduréeaccueillentprincipalementdespersonnesâgées,ellessadres-sentégalementauxpersonnespoly-handicapées,pluri-handicapéesetauxpersonnesjeunesenfindevie.Acedispositifsajouteleservicedesoinsinfirmiersquipermetunmaintienàdomiciledespersonnesdépendantesnepouvantounesouhaitantpasêtreadmisenétablissement.Demême,depuisquelquesannées,desfamillesdaccueilagrééesetcontrôléesparlesconseilsgénéraux,sonthabilitéesàprendreenchargedespersonnesâgées,lesagrémentsétantdélivréspourunaccueilpermanentouintermittentduneàtroispersonnes.n 2004, la Picardie dis- élargir l’offre en direction des une augmentation de près de âgées apparaît sensiblementEpose de 19 779 places personnes âgées, les services 70% depuis le début des an- déséquilibrée. Avec au totalment dont près de 70% en mai- structures alternatives au pla- Enfin, le nombre de places dispose d’une capacité d’ac-son de retraite, les logements cement en établissement, se pourvues en familles d’accueil cueil nettement supérieure àfoyers et les unités de soins de sont fortement développés, de est de 97, pour 141 places celles de l’Aisne (6 848 places)longue durée se partageant façon constante ces dernières agréées au 1er janvier 2004 en et de la Somme (6 664 places).équitablement le reste des pla- années, couvrant assez bien Picardie. Plus précisément, on observeces. Depuis le début des an- l’ensemble du territoire de la ré- Entre les trois départe- en Picardie, une concentrationnées 1990, la capacité d’accueil gion. En 2004, ces services ments picards, l’offre en ma- beaucoup plus forte des struc-en établissements a augmenté comptent 2 500 places, soit tière d’accueil pour personnes tures d’accueil dans les terri-de près de 15% dans la région,avec une évolution plus rapide         du nombre de places en loge-      ment foyer soit +34 %, contre  +17% en maison de retraite et$'(seulement +5% en unité desoins de longue durée.Lesservicesdesoinsinfirmiersàdomicile:unealternativepourlespersonnesâgéesLes établissements pu-blics et privés se partagent àparts égales les places propo-sées dans la région. Globale-ment, le secteur public a ten-dance à couvrir une populationplus dépendante par l’intermé-diaire des unités de soins delongue durée, alors que le sec-teur privé accueille une partplus importante de personnesvalides dans des structuresd’hébergement foyer.Grâce à une politique vo-lontariste de l’État, visant à78INSEE PICARDIE Dossiers - numéro 35 - 2004
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toires situés au sud de la ré-gion. Ces territoires sont aussiles plus densément peuplés.Toutefois, rapportée à la popu-lation potentiellement concer-née, c’est-à-dire les habitantsâgés d’au moins 75 ans, l’Oisedemeure le département lemieux équipé avec 203 placespour 1 000 personnes âgéesd’au moins 75 ans, contre 175places dans l’Aisne et seule-ment 152 places dans laSomme. Le meilleur équipe-ment de l’Oise au regard de lapopulation doit toutefois êtrerelativisé car les structures dece département accueillentégalement des personnesâgées en provenance d’Île-de-France.Ce niveau d’équipementrelativement élevé dans l’Oiseet dans une moindre mesuredans l’Aisne, permet en Picar-die de disposer d’une meilleurecapacité de prise en chargedes personnes âgées qu’enmoyenne nationale : pour1 000 personnes âgées de plusde 75 ans, la capacité d’accueilatteint 177 places en Picardiecontre seulement 154 placesen moyenne en France.Ausuddelarégion,desstructuresdaccueiltrèsconcentréesetplusdiversifiéesDans chacun des trois dé-partements, la capacité deprise en charge en maison deretraite, est à peu près équiva-lente, oscillant entre 110 et 120places pour 1 000 habitantsâgés d’au moins 75 ans. Demême, la capacité d’accueil enunités de soins et en servicede soins infirmiers à domiciley est très proche.Cet écart entre l’Oise et lesdeux autres départementss’explique pour l’essentiel par
Santé       $'
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une meilleure capacité d’ac- moins 75 ans, juste devant le thieu dont le niveau de capa-cueil en foyer logement dans Santerre-Oise (58 places). Ces cité d’accueil se situe parmi lesl’Oise, soit 52 places pour taux sont trente fois supérieurs plus élevés en Picardie. Ces1 000 habitants d’au moins 75 à celui observé dans la zone structures sont localiséesans, contre 15 dans l’Aisne et d’emploi d’Amiens, expliquant majoritairement à Abbeville, laseulement 5,5 dans la Somme. en grande partie l’écart de ca- deuxième agglomération duAu contact direct de l’Île-de- pacité d’accueil global des per- département de la Somme.France, le département de sonnes âgées entre ces terri- De la même manière, lel’Oise oriente davantage ses toires majoritairement urbains, niveau assez faible d’accueilactions en matière d’aide aux soit aux alentours de 220 pla- observé dans la zone d’emploipersonnes âgées vers le déve- ces pour 1 000 habitants d’au du Laonnois de 147 placesloppement de ce mode d’hé- moins 75 ans dans le Sud-Oise pour 1 000 habitants âgés d’aubergement, répondant ainsi et Beauvais contre seulement moins 75 ans est vraisembla-aux demandes exprimées par 146 places dans la zone blement lié à l’influence deune partie de sa population d’Amiens. Reims sur la partie est de lacomposée d’anciens Franci- En Picardie, le Vimeu est zone où l’implantation de l’en-liens, aux ressources en la zone d’emploi la moins bien semble des structures (y com-moyenne plus élevées que la pourvue en structure d’accueil pris le service de soins infir-population locale. avec seulement 115 places miers à domicile) est faible.Jouxtant la région capitale, pour 1 000 habitants d’au D’ici 2030, le poids desles zones d’emploi du Sud- moins 75 ans. Ceci est lié aux personnes âgées devrait dou-Oise et de Beauvais sont les structures de la zone, très ru- bler pour atteindre près de 13%territoires ayant développé le rale et peu urbanisée. Une par- de la population totale de laplus ce type d’hébergement tie de la population potentiel- Picardie. Ce phénomène de-avec respectivement une ca- lement concernée profite des vrait entraîner une demandepacité d’accueil de 62 et 60 pla- structures existantes dans la croissante en places en struc-ces pour 1 000 habitants d’au zone voisine d’Abbeville-Pon- tures d’accueil et en servicesINSEE PICARDIE Dossiers - numéro 35 - 200479
foyerestlocatari.eLselgomenepeaonrshneerébeéglnemegotnesteoneincinprartcepfeéL.oinnsuede,anlleirvfaL.ecitarutcanisniifecdeosdomicilrmiersàdnoucesenitce.SleviermérecadiradvaiotypuentugemeelonslsemonotuatnosstIl.s)ifativpr(edaterredruo-serneonâgss,éeédepdnnaecdsepentiellementlahcneersseegratesniondrepdese:âégcotasvaurpeponnesersoirnfermisossiineégâel,osreenndelaphabituelmocilielaeuadicédmontiipcresrprus,etroppaln.Iatioalisspitlohinrérevedpménu-s-53ro4002tiniféDMaisionsereondet:rtiareeghbé80INSEEIPACDREIDsoisreàtnanerpmocsnogeloelisfoalapsser,elemtnviceserversetditceldfitnemlocsneéeâgpeeonrsutnneessforfnaprestatimbledecceulaeojlidcommentquepletcli:retropmoemog.Luryefotenseéatlbsiesemtnsspécifiques.Ceiblnb-éhegreassresuantsius,innionréuledslana,tatrurseriseischanbldeecivres,eiremrifeséquipoffredemtnsteedsolegqls:uecevitessedresnemeuostplasenmiseététuedelbnasecdleilamfesLs.éetnolieuccadsplacementiveaulbsiesemtneéatrheeunecrrchetlaanreulosnoitsednaetsedpulans60ledontrepedtnâsennosemsesgéndpedéiiritnodêrtsechers,et/oudontaromédlilc-,enitsuàedlapaisas,eimonotuadteerp(uxleilértnpveeilidemociàdtienmainleevediunelitsedàicomreleurtouodnot.c,)e/tadée,etntédégrsésderdesurjo,noitasuopuo/tenehàutaliospiislbpmsoiuet,esessitnem.anceshorsétablweekneduovcaièygnneetshdaseisnisecériasaidespéquuneoprua-cicifuqensairtcerlimpcoleitnessesetca.Univielasdeedlniseosétdugnoudeeérec:éttliabemsstenidpsneesdsesionsdelongueduréopmoc,enutnatrgeerébhà,ntmeepsredssnnoentpasayanrauleuéatténtodtnldevieetonomienocat-sllieecnaeunrvsussceeiteritetnstdmeneraitestetdnteosrepruoplieucacdsleilam.Fenanisationpermetnnseâégse:ogrderpasicrtieultnatcalieucaplàtile,habitreàelsr,mocirudrspede,âgsneonteleutixueréno
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de soins à domicile, ce qui né-cessitera une action volonta-riste des collectivités compé-tentes (Etat, Conseils géné-raux), dans le but d’une aug-mentation des places certes,mais aussi d’une adaptation del’offre de prise en charge auxbesoins réels de la population,sur des territoires infra dépar-tementaux.Alexandre CARPENTIERDrass
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