Enquête Vie quotidienne et santé

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Limitations dans les activités et sentiment de handicap ne vont pas forcément de pair En France métropolitaine, une personne sur dix, vivant chez elle, considère avoir un handicap, selon l’enquête Vie quotidienne et santé de 2007. Cette perception est bien sûr souvent associée à une limitation dans les activités ou à des difficultés pour accomplir certaines actions. Cependant, les personnes déclarant être limitées dans leurs activités sont deux fois plus nombreuses que celles qui considèrent avoir un handicap. Au-delà de 60 ans, les personnes interrogées peuvent avoir tendance à associer leurs limitations fonctionnelles à leur vieillissement et non plus à un handicap. Considérer avoir un handicap est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes jusqu’à 40 ans. Les limitations fonctionnelles déclarées ne sont pas non plus de même nature : plus souvent motrices pour les femmes, sensorielles pour les hommes. Le type de gênes rencontrées et leur sévérité jouent sur la perception du handicap. Ce sont les limitations fonctionnelles motrices et sensorielles, telles que marcher, monter un étage, parler ou entendre qui jouent le plus sur la propension à déclarer un handicap. À structure par sexe et âge comparable, les habitants de la Guyane, la Guadeloupe ou de la Réunion déclarent plus souvent que ceux des autres régions des obstacles importants à accomplir certains actes. En revanche, ils considèrent moins souvent avoir un handicap. Une personne sur dix considère avoir un handicap, mais une sur cinq être limitée dans ses activités Après 60 ans, les limitations sont davantage associées au vieillissement qu’au handicap À partir de 40 ans, les femmes déclarent plus de limitations que les hommes Limitations physiques et mauvais état de santé accentuent la sensation de handicap Une perception du handicap moindre en Guadeloupe, en Guyane et à la Réunion Encadrés 1. Questions autour du handicap dans l’enquête Vie quotidienne et santé 2. L’enquête Vie quotidienne et santé, et ensuite... 3. Définition légale du handicap
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1254 - AOÛT 2009
PRIX : 2,30€
Enquête Vie quotidienne et santé
Limitations dans les activités et sentiment
de handicap ne vont pas forcément de pair
Loïc Midy, division Enquêtes et études démographiques, Insee
n France métropolitaine, une personnelle, mais elle permet néanmoins
d’éclairer la perception du handicap.personne sur dix, vivant chez elle,
Considérer avoir un handicap va en général deEconsidère avoir un handicap, selon
pair avec des difficultés à réaliser certaines
l’enquête Vie quotidienne et santé de 2007.
activités. Mais la correspondance est loin d’être
Cette perception est bien sûr souvent parfaite. La part de personnes concernées
associée à une limitation dans les activités dépend fortement du critère retenu (encadrés 1
ou à des difficultés pour accomplir certai- et 3). Si une personne sur dix considère avoir
un handicap, elles sont deux fois plus nom-nes actions. Cependant, les personnes
breuses à déclarer « être limitées un peu oudéclarant être limitées dans leurs activités
beaucoup dans les activités qu’elles peuvent
sont deux fois plus nombreuses que celles
faire en raison d’un problème de santé ou d’un
qui considèrent avoir un handicap. handicap ». Interrogées de manière plus
Au-delà de 60 ans, les personnes interro- détaillée sur treize actions élémentaires (lire,
gées peuvent avoir tendance à associer se concentrer, monter un escalier...), 35,4 %
des personnes déclarent des difficultés pour enleurs limitations fonctionnelles à leur
accomplir certaines, 11,7 % déclarent mêmevieillissement et non plus à un handicap.
beaucoup de difficultés, et 3,5 % une impos-
Considérer avoir un handicap est plus fré-
sibilité totale d’accomplir certains actes. Ces
quent chez les hommes que chez les fem- différents critères ne se recoupent par ailleurs
mes jusqu’à 40 ans. Les limitations que partiellement. Parmi les personnes
fonctionnelles déclarées ne sont pas non dans l’impossibilité totale d’accomplir un ou
plusieurs actes élémentaires, une sur cinq neplus de même nature : plus souvent motri-
considère pas pour autant avoir un handicap.ces pour les femmes, sensorielles pour les
Peut-être bénéficient-elles d’un environnement
hommes.
ou d’aides adaptés leur permettant de compen-
Le type de gênes rencontrées et leur sévé- ser leurs difficultés.
rité jouent sur la perception du handicap.
Ce sont les limitations fonctionnelles
motrices et sensorielles, telles que mar- Après 60 ans, les limitations
cher, monter un étage, parler ou entendre sont davantage associées
qui jouent le plus sur la propension à au vieillissement qu’au handicap
déclarer un handicap.
À structure par sexe et âge comparable, La perception du handicap dépend aussi de
l’âge : des difficultés vues comme des handi-les habitants de la Guyane, la Guadeloupe
caps avant 60 ans, peuvent à des âges plusou de la Réunion déclarent plus souvent
avancés n’être considérées que comme des
que ceux des autres régions des obsta-
conséquences naturelles du vieillissement.
cles importants à accomplir certains ac- En 1999, 37 % des personnes de 60 ans et
tes. En revanche, ils considèrent moins plus considéraient le vieillissement comme la
souvent avoir un handicap. cause de leurs déficiences, d’après l’enquête
Handicap-Incapacités-Dépendance (sources).
De fait, si les limitations fonctionnelles ou
handicaps augmentent avec l’âge, c’est la« Considérez-vous avoir un handicap ? ». Cette
proportion de personnes déclarant des diffi-question, posée dans l’enquête Vie quotidienne
cultés importantes pour effectuer certainset santé (VQS) de 2007 (encadrés 1 et 2) peut,
actes qui augmente le plus après 65 ans danscertes, laisser beaucoup de place à l’appréciation
INSEE
PREMIEREl’enquête VQS. Cette proportion passe Présence d’au moins une limitation fonctionnelle importante
de 16 % entre 60 et 64 ans à 77 % selon l’âge et le type de
au-delà de 90 ans, le cumul de difficultés Au moins une limitation fonctionnelle importante (en %)
se développant encore plus fortement. Âge Sexe Intellectuelle
Sensorielle Motrice Tout typeEn comparaison, la proportion de per- ou psychique
sonnes considérant avoir un handicap
augmente moins rapidement après 60
0-9 Hommes 1,1 0,5 1,4 2,3
ans, passant de 14 % entre 60 et 64 ans Femmes 0,9 0,5 1,1 1,9
à 57 % au-delà de 90 ans.
10-19 Hommes 1,4 0,7 2,2 3,2
Femmes 1,0 0,9 1,3 2,5
Àpartirde40ans,les femmes 20-29 Hommes 1,3 0,9 1,7 3,2
déclarent plus de limitations Femmes 1,5 1,2 1,5 3,3
que les hommes 30-39 Hommes 1,8 2,0 2,1 4,6
Femmes 1,9 2,3 1,7 4,8
Avant 40 ans, les femmes considèrent
40-49 Hommes 3,5 3,8 2,3 7,9
un peu moins souvent avoir un handicap
Femmes 3,8 5,2 2,4 9,0
que les hommes. Ce constat s’inverse
50-59 Hommes 6,6 7,6 3,0 13,4
au-delà de 80 ans. Femmes et hommes
Femmes 6,4 9,5 3,1 14,7
ne déclarent pas non plus les mêmes
60-69 Hommes 8,3 9,7 3,9 16,9limitations dans les actes quotidiens.
Femmes 6,8 12,9 3,9 18,0Après 40 ans, les femmes se plaignent
70-79 Hommes 15,6 19,1 7,7 29,6plus souvent d’au moins une limitation
Femmes 12,7 25,4 8,1 32,3fonctionnelle importante. Ainsi, au-delà
de cet âge, elles ressentent plus fré- 80-89 Hommes 27,9 35,9 17,3 49,1
quemment que les hommes des difficul- Femmes 26,0 45,1 19,1 55,6
tés motrices et à partir de 80 ans plus de 90 et plus Hommes 49,4 57,6 36,6 70,9
difficultés intellectuelles ou psychiques. Femmes 54,2 67,7 41,2 79,5
En revanche, entre 60 et 90 ans, les
Champ : France, population vivant en ménage ordinaire (définition).
hommes signalent plus souvent des diffi- Source : Insee, enquête Vie quotidienne et santé 2007.
cultés sensorielles importantes (tableau 1)
Encadré 1et tout particulièrement des difficultés
auditives : chez les octogénaires, 21 %
des hommes et 16 % des femmes en Questions autour du handicap dans l’enquête Vie quotidienne et santé
déclarent.
Dans l’enquête Vie quotidienne et santé quotidienne comme se repérer sur un iti-
(VQS), les limitations d’activité (ou restric- néraire ou compter l’argent). Enfin, une
tions de participation à la vie en société) question complémentaire permet deLimitations physiques et mauvais
sont appréhendées de manière globale mieux cerner la sévérité des limitationsétat de santé accentuent
grâceàlaquestionsuivante:«Laper- fonctionnelles déclarées : « La personne
la sensation de handicap sonne est-elle limitée dans les activités est-elle dans l’impossibilité totale d’ac-
qu’elle peut faire en raison d’un problème complir une ou plusieurs des activités ci-
De multiples facteurs influent donc de santé ou d’un handicap (à la maison, tées précédemment ? ». À partir de ces
simultanément sur le fait de considérer au travail, à l’école...) ? ». questions, on distingue les personnes qui
avoir un handicap. En raisonnant à Une série de treize questions plus objecti- n’ont aucune limitation fonctionnelle,
âge, sexe, limitation et indicateur de ves passe ensuite en revue de possibles puis, parmi celles qui ont des difficultés,
limitations fonctionnelles, c’est-à-dire des on définit trois catégories de populationsanté similaires, il est possible de faire
difficultés à accomplir des actes élémen- « emboîtées » :la part de chaque facteur. Ainsi, consi-
taires : « La personne a-t-elle des difficul- – les personnes qui ont au moins une limi-dérer avoir un handicap décroît avec
tés pour monter un étage d’escalier ou tation fonctionnelle ;l’âge à partir de 60 ans, après avoir
marcher 500 mètres ? ». L’enquête – les personnes qui ont au moins une limi-
augmenté jusqu’à 30 ou 40 ans. À dif-
couvre en partie : les limitations fonction- tation importante ;
ficultés déclarées identiques, les jeu-
nelles sensorielles (difficultés pour lire, – les personnes qui ont au moins une limi-
nes adultes considéreraient plus
voir un visage, parler ou entendre) ; motri- tation fonctionnelle absolue.
facilement avoir un handicap que ces (difficultés pour monter un étage ou L’enquête comporte aussi une question sur
leurs aînés et les femmes un peu pour marcher 500 mètres, lever le bras, se la perception du handicap : « La personne
moins que les hommes. servir de ses mains, se pencher) ; intel- considère-t-elle qu’elle a un handicap ? ».
D’autres facteurs, en dehors de l’âge lectuelles ou psychiques (difficultés pour Elle renseigne également sur l’état de san-
se concentrer, pour prendre des initiati- té à travers deux questions : « Comment estet du sexe, influent sur le fait de consi-
ves dans la vie quotidienne, pour com- l’état de santé général de la personne ? » ;dérer avoir un handicap. L’impossibi-
prendre les autres ou se faire « La personne a-t-elle actuellement une oulité totale d’effectuer un ou plusieurs
comprendre, pour mémoriser, pour ré- plusieurs maladie(s) chronique(s) ou pro-actes augmente de manière très
soudre les problèmes de la vie blème(s) de santé durable(s) ? ».
importante la probabilité de ressentir
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PREMIEREun handicap (+ 19 points). Les person- loin. Les difficultés intellectuelles ou influence également fortement la
nes considèrent plus fréquemment psychiques – certes plus difficiles à probabilité qu’elle considère avoir un
avoir un handicap quand elles décla- appréhender par l’enquête – joueraient handicap. Cette probabilité augmente
rent des difficultés pour marcher ou moins fortement. Dans l’esprit des de 28 points entre un état de santé
monter un étage, ou des difficultés enquêtés, le handicap resterait donc jugé « bon » et un état de santé jugé
importantes pour parler, entendre, ou surtout lié aux difficultés physiques. « mauvais ».
dans une moindre mesure, voir de L’état de santé général de la personne
Une perception du handicap
Limitation fonctionnelle et handicap déclarés par région moindre en Guadeloupe,
Personnes ayant en Guyane et à la RéunionPersonnes considérant
Région au moins une limitation
avoir un handicap (en %) La proportion de personnes considé-fonctionnelle importante (en %)
rant avoir un handicap varie de moins
Alsace 9,9 8,2
de 8 % en Guyane, Réunion, Guade-Aquitaine 12,7 11,3
loupe et Île-de-France, à plus de 12 %Auvergne et Limousin* 14,5 11,9
en Languedoc-Roussillon (tableau 2).Basse-Normandie 10,8 8,4
Bourgogne 12,4 10,7 La proportion de personnes déclarant
Bretagne 10,5 10,0 avoir au moins une limitation fonction-
Centre 12,3 10,5 nelle varie de moins de 10 % en
Champagne-Ardenne 14,2 11,0 Alsace, Guyane et en Île-de-France, à
Franche-Comté 13,2 10,9 plus de 14 % en Auvergne et Limousin,
Guadeloupe 12,4 7,3
Languedoc-Roussillon et Cham-
Guyane 9,8 4,6
pagne-Ardenne.
Haute-Normandie 12,5 9,3
Ces écarts entre régions se réduisent
Île-de-France 8,9 7,4
dès lors que l’on tient compte des diffé-Languedoc-Roussillon 14,3 12,6
rences de structures par sexe et âge.Lorraine 12,0 10,0
Ainsi, à pyramide des âges compa-Martinique 11,8 8,6
Midi-Pyrénées 12,9 11,6 rable, ce sont les habitants de Guyane,
Nord - Pas-de-Calais 12,4 10,4 Réunion, Champagne-Ardenne et
Pays de la Loire 10,8 9,3 Picardie qui déclarent plus souvent avoir
Picardie 13,4 10,4 une limitation fonctionnelle importante
Poitou-Charente 12,7 10,3 (avec une proportion de personnes
Paca et Corse* 13,6 11,6
concernées supérieure de plus de deux
Réunion 10,5 6,8
points à la moyenne). Les habitants
Rhône-Alpes 10,8 9,0
d’Île-de-France, Basse-Normandie et
France 11,7 9,8 Bretagne le déclarent le moins souvent
(cartes 1 et 2).* Les régions ont été regroupées pour des questions d'effectifs.
Champ : France, population vivant en ménage ordinaire (définition). Ni la pyramide des âges, ni même les
Source : Insee, enquête Vie quotidienne et santé 2007.
limitations ou indicateurs de santé
Proportion de personnes considérant avoir Proportion de personnes ayant une limitation
un handicap fonctionnelle importante
(à structure par âge et sexe identique) (à structure par âge et sexe identique)
(écart en points par rapport à la moyenne nationale) (écart en points par rapport à la moyenne nationale)
1,4 à 2,31,0 à 1,5
0,7 à 1,30,7 à 0,9
– 0,2 à 0,6 – 0,3 à 0,6
– 1,8 à – 0,3 – 1,6 à – 0,4
-Note : l’Auvergne et le Limousin, ainsi que Paca et la Corse ont été regroupés pour des ques Note : l’Auvergne et le Limousin, ainsi que Paca et la Corse ont été regroupés pour des questions
tions d’effectifs. d’effectifs.
Lecture : à structure par sexe et âge identique à celle de la France, l’Alsace aurait une proportion de Lecture : à structure par sexe et âge identique à celle de la France, l’Alsace aurait une proportion de
personnes considérant avoir un handicap inférieure de 0,8 point à la moyenne nationale. personnes considérant avoir un handicap inférieure de 0,7 point à la moyenne nationale.
Champ : France, population vivant en ménage ordinaire (définition). Champ : France, population vivant en ménage ordinaire (définition).
Source : Insee, enquête Vie quotidienne et santé 2007. Source : Insee, enquête Vie quotidienne et santé 2007.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
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PREMIERErecensées (encadré 2). Vingt-six questionsdisponibles n’expliquent cependant plus souvent avoir un handicap que ce
ont été posées aux enquêtés. Le but essen-entièrement les variations du handicap que suggèrent leur âge et leurs autres
tiel de VQS était d’affiner l’échantillon de
ressenti selon les régions. En Guade- caractéristiques.
l’enquête Handicap santé, qui s’est dé-
loupe, en Guyane et à la Réunion, les roulée en 2008 et dont les résultats seront
habitants considèrent beaucoup moins disponibles à l’automne 2009.
Sources L’enquête Handicap-Incapacité-Dépen-souvent avoir un handicap que ce que
dance (volet ménages) a été réalisée finsuggèreraient leur âge ou les réponses
1999 auprès d’un échantillon de 21 760
qu’ils donnent sur leurs difficultés ou
personnes. Cette enquête a permis d’éta-L’enquête Vie quotidienne et santé
leur santé. À l’inverse, en Bretagne, blir, pour la première fois en France, une(VQS) a été réalisée par l’Insee en 2007,
Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon estimation du nombre de personnes tou-principalement par voie postale auprès
chées par les divers types de handicaps, deet Aquitaine, les personnes considèrent d'un échantillon de personnes récemment
décrire leur situation sociale et de relever
l’aide dont ils bénéficient.
Encadré 2
Définition
L’enquête Vie quotidienne et santé, et ensuite...
Réalisée en 2007 par l’Insee, l’enquête l’ensemble de la France (hors
Un ménage, ou encore « ménage ordi-
Vie quotidienne et santé (VQS) a été prin- extensions d’échantillons dans les dé-
naire », au sens du recensement, désigne
cipalement conçue pour surreprésenter partements d’outre-mer), l’enquête VQS
l’ensemble des personnes qui partagent la
ensuite, dans l’enquête Handicap santé permet en revanche des analyses par même résidence principale sans que ces
menée en 2008, les personnes suscepti- classe d’âge fine ou par région. Pour cette personnes soient nécessairement unies
bles de présenter un handicap. Seule enquête, ce sont les personnes vivant en par des liens de parenté (en cas de cohabi-
cette deuxième enquête permettra d’estimer ménage ordinaire (définition), c’est-à-dire tation, par exemple).
Les personnes vivant dans des habitationset de décrire de façon précise les person- à leur domicile, qui ont été interrogées.
mobiles (y compris les mariniers et lesnes ayant des déficiences, des limitations Cet échantillon ne permet pas de mesurer
sans-abri) ou résidant en collectivitéfonctionnelles ou des restrictions d’activité les difficultés rencontrées par l’ensemble
(foyers de travailleurs, maisons de retraite,
ainsi que leurs difficultés au quotidien, des personnes très âgées, souvent en
résidences universitaires, maisons de dé-
les aides auxquelles elles recourent et institution. Il permet néanmoins de faire
tention...) sont considérées comme vivant
celles dont elles auraient besoin. Avec des analyses fiables sur les liens entre
« hors ménages ordinaires ».
238 000 répondants de tous âges pour différents problèmes de santé.
Bibliographie
Encadré 3
Ravaud J.-F., Letourmy A., Ville I., « Les
populations handicapées : une question deDéfinition légale du handicap
point de vue », Document de travail - Série
Selon la loi du 11 février 2005 pour l’égali- ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un étude n° 16, Drees, juillet 2001.
té des droits et des chances, la participa- trouble de santé invalidant ». Les situa- Ravaud J.-F., Letourmy A., Ville I., « Les
tion et la citoyenneté des personnes tions de handicap sont donc le résultat de méthodes de délimitation de la population
handicapée : l’approche de l’enquête dehandicapées : « constitue un handicap, l’interaction entre l’état de santé ou les
l’Insee Vie quotidienne et santé », Popula-au sens de la présente loi, toute limitation limitations fonctionnelles de la personne
tion n° 2, Ined, 2002.d’activité ou restriction de participation à et des facteurs environnementaux. Par
Cambois E., Désesquelles A., Ravaud J.-F.,
la vie en société subie dans son environ- exemple, une personne paraplégique se
« Femmes et hommes ne sont pas égaux
nement par une personne en raison d’une déplaçant en fauteuil roulant ne peut pas
face au handicap », Population et société
altération substantielle, durable ou défini- accéder seule au quatrième étage d’un
n° 386, Ined, janvier 2003.
tive d’une ou plusieurs fonctions physi- immeuble sans ascenseur mais peut ac- Mormiche P., « Le handicap se conjugue
ques, sensorielles, mentales, cognitives céder à une maison de plain-pied. au pluriel », Insee Première n° 742, octobre
2000.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
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