Santé 2009 : Les habitudes alimentaires et la production locale

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Santé Les habitudes alimentaires et la production locale ors du confit social qui a marqué péenne. Ils renvoient à un sentiment En 2009, en Guadeloupe, L l’année 2009 en Guadeloupe, de « ventre bien rempli ». Le riz le budget guide les choix de forts questionnements sur la toujours présent dans les pla-cards société guadeloupéenne sont ap- est acheté avec un soin particulier. alimentaires des Guade- parus. Les thèmes du « consommer Il renvoie à des plats symbolisant loupéennes. Les femmes local » et du « produire local » ont la tradition guadeloupéenne et le interrogées pensent qu’en été abondamment débattus. rassemblement familial : ragoût de bœuf, court-bouillon de poisson, Guadeloupe, « on se nour- Le prix des produits, porc roussi. rit bien ». Pâtes, pain, fa- élément déterminant rine et riz sont les bases Malgré les contraintes budgétaires dans les choix de l’alimentation guade- exprimées, les Guadeloupéennes ne Le budget est le premier critère se privent pas de la viande et la vo-loupéenne. Les plus jeunes intervenant dans les choix alimen- laille, aliments essentiels des repas jugent la production locale taires. La qualité est abordée diffé- en Guadeloupe. En effet, ils repré- trop chère, trop peu visible remment selon l’âge.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Santé
Les habitudes alimentaires et la production locale
En 2009, en Guadeloupe, le budget guide les choix alimentaires des Guade-loupéennes. Les femmes interrogées pensent qu’en Guadeloupe, « on se nour-rit bien ». Pâtes, pain, fa-rine et riz sont les bases de l’alimentation guade-loupéenne. Les plus jeunes jugent la production locale trop chère, trop peu visible en grandes et moyennes surfaces et trop peu variée. Le lien entre la prévention des maladies et l’alimen-tation émerge seulement chez les plus âgées. Infor-mer et convaincre seront nécessaires pour que consommer local devienne un acte plus naturel.
Ln se à uientenvoslr .eI eénnplimpren ie brentev « edtnemitn.  »e  L zéurqiram a uocsrd oqui ial  socnitpu,e   l’année 2009 en Guadelo de forts questionnements sur la toujours présent dans les pla-cards société guadeloupéenne sont ap - est acheté avec un soin particulier. parus. Les thèmes du « consommer Il renvoie à des plats symbolisant local » et du « produire local » ont la tradition guadeloupéenne et le été abondamment débattus. rassemblement familial : ragoût de Le prix des produits,olliuob-truoc ,fpo, onssoi pden .i uosscrr bœu élément déterminant dans les choixMalgré les contraintes budgétaires exprimées, les Guadeloupéennes ne Le budget est le premier critère se privent pas de la viande et la vo -intervenant dans les choix alimen - laille, aliments essentiels des repas taires. La qualité est abordée diffé- en Guadeloupe. En effet, ils repré -remment selon l’âge. Associée au sentent une référence au plaisir, par plaisir chez les plus jeunes, elle leur mode de préparation (sauces, implique la notion de fraîcheur grillades, viandes roussies…) et à la et d’origine naturelle des produits santé par leurs apports en protéine. chez leurs aînées. Les jeunes fem-mes orientent également leurs Les femmes âgées de plus de 35 ans choix selon la fonctionnalité des valorisent le porc local, référence produits, les plus âgées s’intéres - absolue. sant davantage à la diversité des Pour leurs cadettes, les produits apports. phares sont le steak haché et le Les pâtes, le pain, la farine et sur- poulet surgelé. Elles apprécient le tout le riz sont des aliments cen - bœuf local, malgré son coût plus traux de l’alimentation guadelou- élevé.
Commandée par l’Observatoire régional de la santé de Guadeloupe (ORSaG) une étude qualitative sur les choix alimentaires des Guadeloupéens1a été menée en août 2009. Cette étude rend compte des comportements revendiqués par les femmes en charge des achats ali-mentaires du foyer. Il s’agit de repérer l’écho des recommandations nutritionnelles du Plan National Nutrition Santé (PNNS) et leur influence éventuelle sur les usages traditionnels. Un second objectif vise à évaluer l’intérêt spontané pour les produits locaux. Les informations recherchées ont été recueillies au Gosier lors de deux ateliers de quatre heures. Ils ont réuni onze femmes de 20 à 34 ans et neuf femmes de 35 ans ou plus, choisies sur la base des catégories socioprofessionnelles, du statut familial et de l’origine géographique.
1) Financée par le Groupement régional de santé publique, le Conseil régional de Guadeloupe et l’Iguavie, elle précède une étude quantitative sur les choix alimentaires des guadeloupéens. L’institut national de prévention et d’éducation pour la santé participe au financement de cette seconde étude (publication des résultats prévue fin 2010).
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Production locale et importation de viande en Guadeloupe en 2008
En tonne
quiètent pas de du risque d’obésité. Les femmes les plus âgées associent la santé à l’alimentation (diabète, ex -cès de sucre) et fustigent les habitu -des des très jeunes.
Selon les plus jeunes, la production locale est trop chère, manquant de visibilité en grandes et moyennes surfaces et de variété. Leurs aînées, plus impliquées, évoquent la supé -riorité des produits locaux et la né -cessité de les acheter pour participer au développement de l’économie régionale. Elles font apparaître le dé -faut d’infrastructures : « il faudrait un grand marché d’intérêt commun, où on ne vendrait que du local ». Les produits alimentaires locaux acti -Source : SAA et Comptes de l’agriculture 2008-2007 - Douanesvent un sentiment d’appartenance et our « ne font pas grossir »…), les fruitsde fierté identitaire. Cepen-dant, la La préférence plepoisson locnatl relevant plutôt de la gourmandise pollution des sols, le rythme perçu sleeesstn  tc clloaenisrt reapmilnuetsne ts j aebfuunrdemgs ééteàa. i raCecesh pecetonenrd daduui-,  (sorbets, desserts). Ces produits fsœus,nael m snoana(udorit-ce  tel ses ptain ceré delévemm eoc sont achetés au minimum une àon, cphoeisr.son surgelé importé, moins trois fois par semaine. Les Gua-de-e laqua issus drpdoiusttnellehcatne te)urltcurpten- ial  lient  de mage loupéennes préfèrent acheter direc -e cLieése s fràu iltas  neot tiloéng udem efrsa îscohnetu r.a sLseos -tement aux producteurs, ce qui les itrailuclecaes.Lal ssoaier, semblent orudp noltcoi légumes ont un caractère plutôt rassure sur la provenance locale des ,snp ne.iasseé sap ralp orudtcoi nolacdeéll produits. Elles perçoivent les gran-fonctionnel (« apport en fibres », des et moyennes surfaces perçues Les 20 principales productionscomme des lieux de vente de pro-Argumenter et convaincre guadeloupéennes en fruits,duits importés. Cependant, elles seseront nécessaires pour que légumes et racines en 2008méfient de l’offre ininterrompue deconsommer local devienn certains fruits (ananas, melon) et dese En tonneproduits trop parfaits en apparenceun acte plus naturel (tomates trop régulières…). Les produits Des produitslaitiers sontInformer les consommateurs, diver-locaux encoren s i d é r é sc o sifier, moderniser par la transforma -peu visiblescomme uti-),ns s laiaosetir ete, charcuignames, éselrg desitfr( stnemius soyoptdalion les et achetés par automatisme..communiquer et créer des labels sont En semaine, les plus jeunes déjeu - -autant d’initiatives pouvant encoura nent rapidement. Un plat principalger l’acte de consommer local dans la constitue le déjeuner, entrée et des -population. sert étant facultatifs. Quelques fem -mes de plus de 35 ans disent compo - A ne-Marie NAUD ser leur repas avec vigilance. n En Guadeloupe, la perception glo - V(IpsosCAOnRtiNllEeLsY) bale de l’alimentation est bonne, les anessa(ORSaG) femmes estiment bien s’alimenter. Les jeunes admettent une européani -Source : Statistique annuelle agricole (SAA)sation de leur alimentation et ne s’in -Pour en savoir plus www.agreste.agriculture.gouv.fr www.manger-bouger.fr
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