Santé et recours aux soins en Nord-Pas-de-Calais

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Depuis le début des années 1980, le recours aux soins a davantage progressé en Nord-Pas-de-Calais qu'en France métropolitaine. Les spécificités régionales se sont ainsi atténuées tant pour les hospitalisations, analyses ou examens, que les consultations de dentistes. La fréquentation de généralistes ou de spécialistes a fortement progressé dans la région ; pourtant le recours aux spécialistes reste en deçà du niveau national. Alors que la région se caractérise par une offre sensiblement moins élevée que la moyenne en médecine de ville, notamment chez les dentistes et les spécialistes, elle se singularise aussi par un surcroît de maladies déclarées, notamment par les personnes de plus de 50 ans. Ce phénomène peut être mis en perspective des modes de vie régionaux et des conditions de travail plus exposées aux risques sanitaires.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Santé et recours aux soins
en Nord-Pas-de-Calais
Réalisée à un rythme quasi décennal
depuis 1960 (cf. Pour comprendre ces
résultats), la dernière enquête sur la
Depuis le début des années 1980, le recours aux soins a davantage santé conduite en 2002-2003 montre un
alignement des comportements régionaux
de recours aux soins sur les pratiquesprogressé en Nord-Pas-de-Calais qu’en France métropolitaine. Les
nationales, notamment s’agissant des
hospitalisations qui constituent le poste de
spécificités régionales se sont ainsi atténuées tant pour les dépenses le plus important. Les spécificités
qui subsistent en Nord-Pas-de-Calais
concernent la médecine de ville.hospitalisations, analyses ou examens, que les consultations de
Ainsi, en 1980, chaque Français consul-
dentistes. La fréquentation de généralistes ou de spécialistes a tait en moyenne un médecin 5,2 fois par
an, les généralistes comptant pour 70%
des actes prodigués (cf. graphique1). Lefortement progressé dans la région ; pourtant le recours aux
Nord-Pas-de-Calais se distinguait alors
par une fréquence de consultations
spécialistes reste en deçà du niveau national.
légèrement inférieure à 5 par an et par
habitant, mais surtout une répartition
sensiblement différente, avec un recoursAlors que la région se caractérise par une offre sensiblement moins
au généraliste dans plus de 82% des
cas. En vingt ans, la fréquence de ces
élevée que la moyenne en médecine de ville, notamment chez les
consultations a beaucoup plus augmenté
dans la région que dans le reste du pays.
Avec 6,3 consultations annuelles pardentistes et les spécialistes, elle se singularise aussi par un
habitant, les Nordistes ont désormais
davantage recours au médecin que les
surcroît de maladies déclarées, notamment par les personnes de
Français (5,6 visites annuelles). Par
ailleurs, si le recours aux généralistes reste
plus de 50 ans. Ce phénomène peut être mis en perspective majoritaire, un rééquilibrage au profit
des spécialistes s’est effectué depuis
1980, particulièrement dans le
des modes de vie régionaux et des conditions de travail
Nord-Pas-de-Calais.
plus exposées aux risques sanitaires.
Christine Tartar Olivier Léon
Insee - Service StatistiqueGraphique 1 : Évolution du recours aux soins entre 1980 et 2003Inférieure à la moyenne nationale,
la fréquentation des spécialistes
a beaucoup augmenté
En effet, le recours aux spécialistes y
progresse de 77% contre 22% au niveau
national (cf. graphique 1). La région
rattrape ainsi partiellement son retard
par rapport aux pratiques nationales
avec 1,5 visite par an et par habitant
contre 1,9 en France.
Les catégories de population qui fréquen-
tent le plus souvent les spécialistes sont
quasiment les mêmes aux niveaux
régional et national. Parmi elles se trou-
vent les enfants en bas âge, les person-
nes de plus de 60 ans mais aussi les
femmes trentenaires et quinquagénaires
(cf. tableau 1). Les ménages aisés font
également beaucoup partie de la clien-
tèle des spécialistes ; les cadres supé- Source : Insee, Conseil régional, Drass, ORS, Cresge - Enquête Santé 2002-2003
rieurs se rendent en effet 2,1 fois par an
en moyenne chez un spécialiste. Pour au cours de la période (cf. graphique 1). annuel de consultations de généralistes
autant, à catégorie fixée, le recours aux En outre, la répartition entre les est plus élevé chez les femmes que
spécialistes reste moins important en consultations en cabinet médical et les chez les hommes, ainsi que chez les
Nord-Pas-de-Calais qu’en France, cet visites à domicile a été complètement nourrissons et les personnes âgées ; il
écart étant plus perceptible chez les modifiée. Par rapport à 1980, les visites se stabilise donc à un niveau plus faible
très jeunes enfants et les individus de à domicile des généralistes ont diminué pour les personnes de 3 ans à 50 ans
plus de 60 ans. de moitié dans la région tandis que les (respectivement 3,5 dans la région et
consultations au cabinet médical ont 2,8 en France).
Le recours aux généralistes pratiquement doublé. Ce changement
est plus fréquent qu’ailleurs de comportement est très probable- Par ailleurs, les employés consultent
ment dû à la modification du rembour- davantage les généralistes que les
Si le recours aux généralistes est beau- sement des visites à domicile à partir cadres ou les artisans, commerçants et
ercoup plus répandu dans la région que du 1 octobre 2002, date de début de chefs d’entreprise. La fréquentation
dans le reste du pays, l’écart s’est l’enquête. Cette tendance s’observe des généralistes est en effet plus forte
accrû depuis 1980. En effet, les consul- également au niveau national. pour les ménages aux revenus moyens et
tations ont progressé de 17,6% en décline au sein des ménages les plus
Nord-Pas-de-Calais entre 1980 et Comme pour les spécialistes, les popu- aisés. Pour les ménages à bas revenus,
2002-2003 pour atteindre 4,8 séances lations qui recourent le plus aux géné- le recours aux généralistes augmente
par an et par habitant contre 3,7 en ralistes sont identiques dans la région et graduellement avec le niveau de
France, ce résultat ayant très peu varié en France. Partout en effet, le nombre ressources sans qu’il existe de rupture
Tableau 1 : Recours aux soins par sexe et âge en 2003
Unité : nombre de recours par an et par habitant
Ensemble Hommes Femmes
Généralistes Spécialistes Dentistes Généralistes Spécialistes Dentistes Généralistes Spécialistes Dentistes
0- 2ans 8,66 2,15 ns 8,58 2,30 ns 8,76 1,98 ns
3- 9ans 3,62 1,24 0,99 3,54 1,13 0,96 3,71 1,37 1,01
10 - 19 ans 2,72 0,78 0,86 2,52 0,87 0,83 2,92 0,70 0,88
20 - 39 ans 3,41 1,78 1,56 2,37 0,93 1,80 4,47 2,64 1,30
40 - 49 ans 3,84 1,34 1,02 3,24 0,87 0,79 4,43 1,80 1,25
50 - 59 ans 6,11 2,00 1,18 5,97 1,30 1,19 6,24 2,65 1,17
60 - 79 ans 8,03 1,84 0,92 7,80 7,83 0,74 8,20 1,85 1,05
80 ans et plus 9,64 0,81 0,87 9,68 0,52 0,66 9,61 0,97 0,99
Source : Insee, Conseil régional, Drass, ORS, Cresge - Enquête Santé 2002-2003entre les ménages bénéficiant des disposi- sociale mis en place à destination des Une médecine de ville nettement
tifs spécifiques de couverture sociale et ménages à faibles revenus leur permettent moins dense que France entière…
ceux se situant dans une tranche immé- désormais de consulter autant que les
diatement supérieure. Pour les ménages classes moyennes, seuls les ménages Face à une pratique de soins qui s’est
aisés, le plus faible recours aux généra- les plus aisés enregistrant un recours un plus intensifiée dans la région qu’en
listes peut traduire un phénomène de peu supérieur. France depuis 1980, la densité de l’offre
substitution au profit des spécialistes. Ce médicale en Nord-Pas-de-Calais est
phénomène reste cependant moins moins importante qu’au niveau nationalAnalyses, examens et hospitalisa-
marqué dans la région où la fréquentation (cf. cartes) au début des années 2000.tions : la région désormais dans la
des généralistes reste soutenue y Avec 48 dentistes pour 100 000 habi-moyenne nationale
ercompris chez les ménages ayant des tants au 1 janvier 2003, la région
ressources élevées. compte parmi les plus faiblementLes analyses, examens et les hospitali-
dotées, bien en dessous de la moyennesations ne singularisent désormais plus
nationale (68 dentistes pour 100 000Consultations de dentistes : la région. Après avoir été en deçà dans
habitants) et loin derrière la régionla région se rapproche de la norme les années 1980, ces pratiques se situent
Provence-Alpes-Côte-d’Azur (92 dentistesdésormais dans la moyenne nationale.
pour 100 000 habitants), la mieux dotéeLes Nordistes consultent moins les Ainsi en 2002-2003, le nombre annuel
de France. S’agissant des spécialistes,dentistes que l’ensemble des Français d’analyses et d’examens par habitant du
le constat est identique : avec 123(respectivement 1,1 fois par an et 1,3 Nord-Pas-de-Calais est identique à celui
spécialistes pour 100 000 habitants, lefois par an) mais l’écart entre la région et de l’ensemble des Français (2,5) alors
Nord-Pas-de-Calais figure parmi lesla France se réduit par rapport à 1980. qu’en 1980 il était inférieur (1,8 contre
trois régions les moins bien dotées avecLa fréquentation annuelle était alors de 1,9). Cette normalisation des pratiques
la Champagne-Ardenne (120) et la1,5 séance par an et par habitant en est davantage le fait des femmes de la
Picardie (110). En France métropo-France contre 0,9 dans la région ; le région qui ont plus recouru à ce type de
litaine, on dénombre 169 spécialistes pourrecours aux dentistes a donc augmenté soins que les hommes (respectivement
100 000 habitants, les régions les plusdans la région tandis qu’il baissait en +56% et +24% en vingt ans).
riches étant l'Île-de-France (234) et laFrance.
région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (220).Dans la région comme en France, près
Pour les généralistes, la densité régio-En France, les dentistes sont davantage de 13% des personnes ont déclaré en
nale est un peu inférieure à la densitéconsultés par des personnes ayant entre 2002-2003 avoir été hospitalisées au cours
nationale (159 généralistes pour20 et 60 ans et davantage par les femmes de l’année écoulée, contre 8% dans la
100 000 habitants contre 163 en Franceque par les hommes. Ce clivage n’existe région et 11% en France au début des
métropolitaine) alors que le recours auxpas dans la région où les hommes années 1980. En Nord-Pas-de-Calais, les
généralistes est supérieur de 30% dansconsultent désormais presque autant femmes l’ont été davantage que les
la région.que les Français, les femmes effectuant hommes et entre 20% à 25% des
0,5 visite de moins que les Françaises personnes de plus de 70 ans sont hospi-
(cf. tableau 1). Comme pour les généra- talisées chaque année.
listes, les dispositifs de couverture
erer Carte 3 : Densité de généralistes par région au 1 Janvier 2001Carte 2 : Densité de spécialistes par région au 1 Janvier 2001
Source : ADELI - Ministère de la santéSource : ADELI - Ministère de la Santéer
Carte 1 : Densité de chirurgiens dentistes par région au 1 janvier 2003…malgré une morbidité plus élevée,
notamment après 50 ans
En Nord-Pas-de-Calais, 70% des
personnes se considèrent en bonne ou
en très bonne santé, contre près de
73% au niveau national. Cet écart
assez faible masque de nettes disparités
selon les tranches d’âge. En effet,
jusqu’à 30 ans, la perception de l’état
de santé des individus est à la fois très
positive et comparable au niveau national.
Entre 30 et 50 ans, des écarts significatifs
commencent à apparaître, chez les
hommes et davantage encore chez les
femmes : près de 80% des Françaises
de cette tranche d’âge se considèrent
en bonne ou très bonne santé, contre
75% dans la région. Enfin, au-delà de
Source : ADELI - Ministère de la Santé
50 ans, l’écart est plus marqué et
atteint jusqu’à 10 points : en France,
en France. S’agissant des maladies déclarée est suivie par un généraliste,60% des sexagénaires ont une vision
non chroniques, l’écart est également contre moins de 70% des cas enpositive de leur état de santé, contre
significatif entre 50 et 70 ans, autant France.seulement un sur deux dans la région.
chez les hommes que chez les
femmes. En effet, les maladies nonLe constat porté par les personnes sur Une hygiène de vie perfectible
chroniques touchent 34% des person-leur propre état de santé est corroboré
nes de cette tranche dans la régionpar l’analyse de la morbidité déclarée, Le niveau de la morbidité régionale, à la
contre à peine 30% en Francec’est-à-dire l’ensemble des maladies. source du recours plus fréquent aux
(cf. graphique 2).Ainsi, après 50 ans, les maladies chro- généralistes, peut être rapproché des
niques, qui affectent davantage les modes de vie régionaux.
Les Nordistes déclarent donc êtrefemmes que les hommes, touchent
davantage atteints de maladies qu’ail-davantage les femmes dans la région D’abord, la pratique régulière d’une activi-
leurs et les maladies dont ils souffrentque dans le reste de la France. Aussi, té physique ou sportive est moins
sont davantage traitées par des géné-54% des femmes quinquagénaires du répandue dans la région. On observe
ralistes. En effet, dans près de 75%Nord-Pas-de-Calais déclarent souffrir ainsi à chaque âge un différentiel d’au
des cas de la région, la maladied’une maladie chronique contre 48% moins 5 points avec le niveau national.
Graphique 2 : Prévalence des maladies Graphique 2 : Prévalence des maladies
non chroniques chez les femmes non chroniques chez les hommes
Source : Insee, Conseil régional, Drass, ORS, Cresge - Enquête Santé 2002-2003 Source : Insee, Conseil régional, Drass, ORS, Cresge - Enquête Santé 2002-2003
Définition : La prévalence correspond au nombre de cas de maladies enregistré dans une population déterminée, en englobant aussi bien les cas nouveaux que les cas
anciens.Chez les personnes de 40 à 60 ans, plus de 66% des Nordistes consomment précédant l’obésité, concerne 37% des
l’écart est maximal et s’approche des 10 de la charcuterie au moins une fois par habitants de la région contre 32% des
points puisque 35% des Nordistes de semaine contre 61% des Français Français et l’indice de masse corporelle
cette tranche d’âge pratiquent une activité (cf. graphique 3). Bien que les glucides (cf. Définition) est en moyenne de 25,3 pour
physique régulière contre 44% des Fran- et les lipides ne doivent pas être surcon- les adultes vivant en Nord-Pas-de-Calais
çais. sommés pour une alimentation saine, la contre 24,6 en France soit juste au-delà
consommation de sodas, habituellement de la limite du surpoids.
Ensuite, les habitudes alimentaires sont plus marquée chez les jeunes, est plus
aussi peu propices à un maintien en importante dans la région. En effet, 46% Par ailleurs, bien que la consommation
bonne santé : ce qui est peu recommandé des 15-24 ans en consomment tous les d’alcool soit globalement moins répandue
est davantage consommé, ce qui est jours dans la région contre 37% des pour les jeunes de la région qu’en
très recommandé est peu consommé. Français du même âge. Enfin, les France (plus de 27% d’abstinents chez
L’apport des protéines est plus favorable hamburgers, pizzas et sandwiches sont les plus de 15 ans contre 23% en France),
par les poissons que par les viandes. très prisés chez les jeunes de la région le constat s’inverse pour les aînés. En
Alors que 70% des Français consomment puisque près de 15% des 15-24 ans en effet, chez les plus de 60 ans, seulement
du poisson ou des crustacés au moins consomment chaque jour contre 11% en 10% des hommes et 27% des femmes
une fois par semaine, ce n’est le cas que France (cf. graphique 4). Conséquence sont abstinents dans la région contre
de 60% des habitants de la région. De probable de ces comportements, l’obésité respectivement 12% et 37% en France.
même, plus de 75% des Nordistes touche 12% de la population et 16% des En revanche, les volumes consommés
consomment de la viande tous les jours adultes contre respectivement 9% et 11% semblent plus importants dans la région,
contre moins de 70% des Français et en France. La surcharge pondérale, stade en particulier pour la bière et les alcools
Graphique 3 : Fréquence de la consommation hebdomadaire d'aliments
Source : Insee, Conseil régional, Drass, ORS, Cresge - Enquête Santé 2002-2003
Graphique 4 : Fréquence de la consommation quoditienne d'aliments
Source : Insee, Conseil régional, Drass, ORS, Cresge - Enquête Santé 2002-2003forts mais pas pour les vins. Il s’agirait aux généralistes. Pour les hommes, les qui peut être rapprochée de comporte-
donc d’une sur consommation festive et rythmes de travail s’avèrent plus ments alimentaires ou de contextes
occasionnelle par opposition à une contraignants dans la région qu’en professionnels spécifiques, contribue
consommation journalière modérée et France. Un Nordiste sur quatre contre un encore aujourd’hui à conserver au
régulière. Français sur six connaît des horaires médecin généraliste sa fonction de
alternants, qui se prolongent après minuit référent de proximité et de premier
Enfin, le tabagisme est autant installé ou débutent avant 5 heures du matin interlocuteur des habitants en matière
en Nord-Pas-de-Calais qu’en France. voire obligent à ne pas se coucher la nuit. de santé.
En effet, près d’une personne sur Par ailleurs, 33% des hommes et 30%
quatre fume régulièrement. En des femmes de la région déclarent
revanche, la première cigarette se adopter des postures pénibles ou fati-
consume plus tôt, en particulier pour gantes pendant le travail, contre 29%
les hommes pour lesquels on des Français et 27% des Françaises.
dénombre 33% de fumeurs réguliers Enfin, l’exposition à la poussière
chez les 15-20 ans dans la région concerne un travailleur sur cinq contre
contre 23% en France. Le nombre de un sur six au niveau national, pendant
cigarettes fumées est également plus que 30% des hommes de la région sont
important : ainsi, chez les 20-40 ans, la exposés au tabac contre 23% dans le
consommation des fumeurs réguliers reste du pays.
atteint 17 cigarettes par jour contre 15
au niveau national. L’augmentation du recours aux soins
depuis 1980 oriente la région vers une
normalisation des pratiques s’agissant desDes conditions de travail
spécialistes, dentistes ou des hospitali-plus difficiles
sations mais aussi vers un ancrage de la
propension à consulter en premier lieuLes conditions de travail influencent
un médecin généraliste. Cette singularité,également la morbidité et le recours
POUR COMPRENDRE CES RÉSULTATS
Depuis 1960, l’Insee réalise auprès des ménages une enquête Santé tous les dix ans environ. La dernière qui date de 2002-2003 fait suite
aux enquêtes conduites en 1980 puis 1990-1991. Ces enquêtes permettent de repérer et mesurer les consommations médicales et l’état
de santé des individus ; elles cherchent par ailleurs à évaluer les comportements individuels dans le domaine de la santé et des soins
médicaux.
La dernière enquête a débuté en octobre 2002 et s’est terminée début octobre 2003. Elle a bénéficié d’extensions régionales en
Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardenne, Île-de-France et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Au total, environ 40 000 personnes
ont été interrogées, dont 4 000 en Nord-Pas-de-Calais, ces dernières constituant 1 600 ménages.
L’extension de l’échantillon en Nord-Pas-de-Calais est le fruit d’un partenariat engagé avec le Centre de recherche en économie de la
santé et gestion, le Conseil régional l’Observatoire régional de la santé, la Direction régionale des affaires sanitaires
et sociales, l’Union régionale des Caisses d’assurance maladie et la Caisse régionale d’assurance maladie.
Définition :
L’indice de masse corporelle (IMC) rapporte le poids exprimé en kilogrammes à la taille exprimée en mètre(s) et élevée au carré.
Directeur de la publication : Jean-Jacques MALPOT - Service Administration des Ressources : Brigitte RABIN -
Service Études Diffusion : Anne FLIPO - Service Statistique : Karim MOUSSALLAM - Rédacteur en chef :
Jean-Luc VAN GHELUWE - Responsable Fabrication : Christian DE RUYCK - Maquettistes : Fabrice
CARLIER, Annick CEUGNIEZ, Laurent DELESALLE - Vente : Bureau de vente - 130, avenue J.F. Kennedy -
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