DIAGNOSTIC

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Etude globale pré-opérationnelle pour
le développement, l’aménagement et
la valorisation du territoire de La
Trinité-sur-Mer
47° 35’ 06 N
03° 01’ 39 0
Phase 1
DIAGNOSTIC
Réalisation : groupement E. A. U. - Futurouest
Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer
1
Phase 1 - V2 - 17 avril 2009





SOMMAIRE
S O M M A I R E
Gestion du
document
Page 3
Références du document
Introduction
Référence
ET-TRINITE-RAPP2.ppt
interne
4
1. La trajectoire de la Commune
5
Date 17-avr-09
23
• Qu'est-ce que La Trinité-sur-Mer ?
Rédaction du document
36
• Les moyens d’une économie en croissance et en mutation
Rôle Nom
• Quelques éléments d’avenir…
Marielle FROSINI,
Auteurs
38
Didier DELZOR,
principaux
Philippe PLANTAGNEST
2. Le fonctionnement de La Trinité-sur-Mer 39
• Le fonctionnement viaire et urbain du territoire 56
Autre(s) Véronique BISSON,
auteur(s) Loïc de CHATEAUBRIANT
• Les ressources environnementales et les risques 63
• Le fonctionnement écologique 67
Contrôle
Anne VANNIER
qualité
• Le fonctionnement paysager
71
Suivi des modifications du document
3. Les enjeux d’aménagement et de développement
72
Origine de la Contenu de la
Indice Date
modification modification
• Les secteurs à enjeux : la « perle » 73
• ville », les paysages et la ZAE 74
Version
V1.01 24-fev-09
d origine
• Les secteurs à ...
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Etude globale pré-opérationnelle pour le développement, l’aménagement et la valorisation du territoire de La Trinité-sur-Mer 47° 35’ 06 N 03° 01’ 39 0 Phase 1 DIAGNOSTIC Réalisation : groupement E. A. U. - Futurouest Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 1 Phase 1 - V2 - 17 avril 2009 SOMMAIRE S O M M A I R E Gestion du document Page 3 Références du document Introduction Référence ET-TRINITE-RAPP2.ppt interne 4 1. La trajectoire de la Commune 5 Date 17-avr-09 23 • Qu'est-ce que La Trinité-sur-Mer ? Rédaction du document 36 • Les moyens d’une économie en croissance et en mutation Rôle Nom • Quelques éléments d’avenir… Marielle FROSINI, Auteurs 38 Didier DELZOR, principaux Philippe PLANTAGNEST 2. Le fonctionnement de La Trinité-sur-Mer 39 • Le fonctionnement viaire et urbain du territoire 56 Autre(s) Véronique BISSON, auteur(s) Loïc de CHATEAUBRIANT • Les ressources environnementales et les risques 63 • Le fonctionnement écologique 67 Contrôle Anne VANNIER qualité • Le fonctionnement paysager 71 Suivi des modifications du document 3. Les enjeux d’aménagement et de développement 72 Origine de la Contenu de la Indice Date modification modification • Les secteurs à enjeux : la « perle » 73 • ville », les paysages et la ZAE 74 Version V1.01 24-fev-09 d origine • Les secteurs à enjeux : les lisières 76 suite aux réunions • Les secteurs à enjeux : les déplacements et les marais 1° V1.02 17-avr-09 sur la première modification version 76 Conclusion Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 2 INTRODUCTION I N T R O D U C T I O N Un territoire La « tache urbaine » de marqué par les La Trinité-sur-Mer flux (en orange) Le diagnostic constitue la première phase de l’étude globale pré-opérationnelle pour le développement, l’aménagement et la valorisation du territoire de La Trinité-sur-Mer, étude réalisée pour le compte de la Commune depuis le début de 2009 par le groupement E. A. U. - FUTUROUEST. Il a pour but de préciser le positionnement, la trajectoire et le fonctionnement de la Commune, pour mettre en lumière les tendances lourdes d’évolution, les points d’appui et les points d’attention permettant de construire un schéma de développement global. En particulier, ce diagnostic permettra d’alimenter les débats de la phase prospective (phase 2), dont l’objectif sera de construire des scénarios d’aménagement à long terme de la Commune. Le diagnostic porte sur l’analyse de la trajectoire de la Commune sur tous les plans, sur son fonctionnement et sur les enjeux qui se dégagent des analyses, dans une perspective opérationnelle et concrète. Avril 2009 Ce document a été alimenté par les données, études et documents fournis par la Commune de La Trinité-sur-Mer, que les auteurs souhaitent remercier ici pour l’intérêt pris par les services municipaux dans cette démarche. Ce document a été également alimenté par des sources externes (INSEE, UNEDIC, DRE/DDE, DIREN, PAYS D’AURAY, SCOT, PLH, CCI, notaires, etc…) nombreuses et mises en relation et en cohérence. Une mention spécifique dans ce domaine doit être réservée aux résultats du recensement nouveau (populations légales 2009 assises sur les chiffres au 01/01/2006) qui clôt une longue période d’incertitude statistique depuis 1999. Cependant, les résultats du recensement nouveau n’étant pas encore complet, d’autres sources ont été utilisées, et des estimations et projections ont été réalisées pour compléter les données de l’analyse. Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 3 Première partie : LA TRAJECTOIRE DE LA COMMUNE Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 4 L’enveloppe urbaine d’une ville de plus de 6 000 habitants QU’EST CE QUE LA TRINITE SUR MER ? La commune de La Trinité-sur-Mer, selon les chiffres des dernières enquêtes de recensement, comptait, en 2006, 2 853 logements de tous types. On peut estimer qu’au 01/12/2008, compte tenu du rythme de construction, elle en comptait Un territoire environ 2 930 (résidences principales et secondaires). La « tache urbaine » de marqué par les La Trinité-sur-Mer Si La Trinité-sur-Mer était une ville « classique », non touristique, ce nombre de logements flux (en orange) 1 correspondrait à plus de 6 000 habitants . En effet, en 2006, le nombre moyen de personnes par logement («ménages») au sens de l’INSEE, était de 2,3 en France, aussi bien que dans la Région Bretagne, mais de 1,97 à La Trinité-sur-Mer. L’enveloppe urbaine de La Trinité-sur-Mer est donc celle d’une véritable « ville », qui tranche aussi bien avec le cadre largement bucolique de la Commune qu’avec son nombre d’habitants permanents, estimé au 01/01/2006 à 1 531 («population légale» au 01/01/2006). A titre de comparaison, la ville d’Auray, qui comptait 12 420 habitants (huit fois plus que La Trinité), ne disposait que de 6 590 logements en tout (soit 2,2 fois le chiffre de La Trinité-sur- Mer). L’enveloppe urbaine de la Commune et son nombre total de logements influent sur le dimensionnement des réseaux, de l’appareil économique et commercial, de la gestion et du fonctionnement urbains. Une « Ville de résidences secondaires » ? La différence entre le nombre d’habitants permanents de la Commune et le nombre de logements est évidemment liée au nombre des résidences secondaires (environ 2 050 en 2006, et sans doute un peu plus de 2 100 en 2008). Cette situation, n’est pas propre à La Trinité-sur-Mer, nombre de communes balnéaires ou plus généralement touristiques présentant un pourcentage élevé de résidences secondaires. Mais la proportion de résidences secondaires est particulièrement forte, parmi les plus élevées du Département, et, surtout, seules 5 Communes du Morbihan présentent un nombre total de résidences secondaires aussi important que La Trinité-sur-Mer. Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 5 Une « Ville de résidences secondaires » ? (suite) QU’EST CE QUE LA Depuis 1999, date du dernier recensement général, la proportion de résidences secondaires a nettement progressé : TRINITE SUR MER ? Evolution du parc résidentiel total 1999 2006 Evolution Evolution % Les Communes touristiques du Résidences principales (RP) 722 773 51 7,06 % Un territoire Morbihan classés selon leur marqué par les Logements vacants (LV) 37 27 -10 -27,03 % pourcentage de résidences secondaires (Source : INSEE, 99/2006) flux Résidences secondaires et occasionnelles 1 499 2 053 554 36,96 % Dont résidences secondaires 1 483 1 730 247 16,66 % Année Population Nombre de Résidences % Résidences Commune recensement municipale logements secondaires Secondaires 2004 Muzillac 4 218 2 087 229 10,97 % Dont résid. occasionnelles (y c. mobile-homes) 16 323 307 1918,75 % 2007 Surzur 3 276 1 517 179 11,80 % 2005 Mauron 3 170 1 740 206 11,84 % TOTAL 2 258 2 853 595 26,35 % 2006 Nivillac 3 618 1 868 239 12,79 % 2006 Faouet, Le 2 882 1 723 224 13,00 % 2007 Peaule 2 458 1 239 172 13,88 % 2006 Locoal-Mendon 2 895 1 469 204 13,89 % 2007 Le Bono 2 148 1 197 187 15,62 % Le taux d’accroissement des résidences secondaires (+ 5 % par an de 1999 à 2006) est 2005/1999 Ploemeur 18 700 8 596 1 382 16,08 % important, compte tenu des contraintes foncières fortes qui marquent la Commune. Il faut 2005 Port-Louis 2 927 1 810 320 17,68 % 2007 Larmor-Plage 8 415 5 042 913 18,11 % cependant noter que les chiffres de l’INSEE comprennent les résidences secondaires 2005 Noyal-Muzillac 2 193 1 174 223 18,99 % classiques, mais également les «logements occasionnels», dont l'essentiel à La Trinité-sur-Mer 2006 Arradon 5 125 2 871 549 19,12 % 2005 Férel 2 503 1 329 255 19,19 % est composé de mobile-homes, dont l’implantation, réalisée entre les deux recensements, 2005 Belz 3 424 2 031 396 19,50 % compte pour 55 % de l’accroissement des résidences secondaires. 2007 Langonnet 1 907 1 231 271 22,01 % 2004 Guidel 9 682 4 935 1 096 22,21 % 2006 Plouhinec 4 657 2 713 640 23,59 % En conséquence, l’affectation du parc de logements a nettement évolué, avec une proportion de 2005 Crac’h 3 218 1 890 466 24,66 % 2007 Baden 3 976 2 307 574 24,88 % résidences principales qui est passée d’un peu plus du tiers du parc à un peu moins du quart : 2007 Béganne 1 381899235 26,14 % 2004 Ploemel 2 287 1 301 364 27,98 % 1999 Melrand 1 525 1 086 331 30,48 % Affectation du parc résidentiel 1999 2006 2004 Etel 2 081 1 602 521 32,52 % 2007Arzal 1 378954350 36,69 % Résidences principales (RP) 31,98 % 27,09 % 2006 Camoël 815581218 37,52 % 2005 Plouharnel 1 865 1 367 545 39,87 % 2004Saint-Armel 774593241 40,64 % Logements vacants (LV) 1,64 % 0,95 % 2007 Billiers 910665289 43,46 % 2005 Palais, Le 2 537 2 399 1 058 44,10 % Résidences secondaires et occasionnelles 66,39 % 71,96 % 2004 Tour-du-Parc 889 741 332 44,80 % 2006 Groix 2 266 2 375 1 120 47,16 % TOTAL 100,00 % 100,00 % 2004 Gavres 826 860 406 47,21 % 1999 Larmor-Baden 954 849 409 48,17 % 2005 Erdeven 3 063 3 233 1 848 57,16 % 2007 Locmariaquer 1 632 1 889 1 118 59,18 % 2004 Sarzeau 6 941 8 558 5 278 61,67 % Globalement, La Trinité-sur-Mer ne comprend donc que 27 % de résidences principales : la 2007Bangor 8941 167724 62,04 % population permanente, celle qui fait habituellement l’objet de toutes les analyses communales, 2006Sauzon 8601127707 62,73 % 1999 Quiberon 5 073 7 193 4 623 64,27 % est donc, avant tout, une population résiduelle; elle constitue l’ensemble de ceux qui « restent 1999 Penestin 1 527 2 344 1 528 65,19 % sur place » après attribution des logements disponibles à d’autres formes d’habitat. 2006 Saint-Pierre-Quiberon 2 204 3 582 2 399 66,97 % 2005 Ambon 1 480 2 031 1 386 68,24 % 2006 Saint-Philibert 1 442 2 084 1 426 68,43 % Le mode d’affectation des logements nouveaux (construction neuve + division de logements en 2006 Ile-d'Arz 254 522 373 71,46 % lots - logements détruits +/- logements vacants) reflète cette réalité, dont la dernière période 2005Locmaria 7771 373980 71,90 % 2006 Trinite-sur-Mer, La 1 531 2 853 2 053 71,96 % montre l’accélération rapide. 2005 Ile-aux-Moines 527 1 045 770 73,68 % 1999 Saint-Gildas-de-Rhuys 1 436 2 776 2 053 73,96 % 2006 Carnac 4 445 9 573 7 380 77,09 % 2005 Arzon 2 173 5 905 4 685 79,34 % Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 6 2005 Damgan 1 443 3 929 3 185 81,06 % Une « Ville de résidences secondaires » ? (suite) QU’EST CE QUE LA Affectation des logements supplémentaires 1999 2006 Evolution Proportion TRINITE SUR MER ? Résidences principales (RP) 722 773 51 8,57 % Logements vacants (LV) 37 27 -10 -1,68 % Un bourg ancien marqué par les Un territoire résidences secondaires, tout Résidences secondaires et occasionnelles 1 499 2 053 554 93,11 % marqué par les comme les extensions plus récentes et plus balnéaires… flux TOTAL 2 258 2 853 595 100,00 % On voit que depuis 1999, 93 % de l’effort constructif a été affecté aux résidences secondaires : l’affectation en résidence principale a été limitée, et n’a concerné que moins de 9 % des logements supplémentaires de la Commune (17 % si l’on exclut les «mobile homes» du raisonnement).. Il faut noter qu’il s’agit là d’un retournement de tendance, la période 1990/1999 ayant été marquée par une relative progression des résidences principales : Evolution du parc résidentiel total 1999 1990 Evolution Evolution % Résidences principales (RP) 722 638 84 13,17 % Logements vacants (LV) 37 21 16 76,19 % Résidences secondaires et occasionnelles 1 499 1 361 138 10,14 % TOTAL 2 258 2 020 238 11,78 % La Trinité-sur-Mer apparaît donc tout d’abord comme une Ville de résidences secondaires, où la place des résidents permanents est de facto résiduelle. Cette vision, largement partagée par les populations anciennement implantées dans la Commune, doit cependant être modulée - et de plus en plus largement - par l’évolution rapide des modes de vie et des modes d’habiter, évolution particulièrement sensible dans les secteurs très demandés comme le littoral : les résidents secondaires et les résidents principaux ne sont plus deux catégories aux contours bien tranchés, mais tendent, on le verra, à s'interpénétrer au compte d’une véritable mutation des emplois et des périodes de la vie des résidents. Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 7 Le contexte de l’évolution vers « un parc nomade » : une spécialisation accrue QU’EST CE QUE LA TRINITE SUR MER ? Les chiffres des pages précédentes montrent que l’évolution du parc résidentiel vers les résidences secondaires s’est réalisée alors que l’effort constructif local s’accroissait et que le rythme d’augmentation du parc Evolution du nombre de logements Un territoire présentait une forte pente : autorisés (permis de construire) et marqué par les commencés (ouvertures de chantiers) • De 1990 à 1999, le rythme moyen d’accroissement du parc était de 26 flux (Source : SITADEL - DRE Bretagne) logements par an, dont 15 résidences secondaires et 9 résidences principales. • De 1999 à 2006, il était de 85 logements par an, dont 34 résidences secondaires classiques, 43 «mobile homes» et 7 résidences principales. Alors que le rythme d’accroissement total était plus que triplé, le rythme d’évolution des résidences principales baissait de 22 % et celui des résidences secondaires et logements occasionnels progressait de 466 %. Ces chiffres proviennent pour une part des constructions neuves et de l’arrivée des «mobile homes», et d’autre part des divisions de maisons en plusieurs lots, qui se sont accélérées pendant la dernière période. L’évolution de la construction neuve (chiffres SITADEL, émanant de la DRE Bretagne, hors mobile-homes) montre un «pic» de constructions commencées (ouvertures de chantier) de 2000 à 2004, puis un tassement, lié notamment à des difficultés à concrétiser les autorisations de construire (permis de construire), en particulier dans le logement collectif. Le «boom» immobilier, de 2000 à 2007, a été sensible dans toute la France, mais plus encore à La Trinité-sur-Mer. L’accroissement du rythme d’évolution du parc a, dans les faits, accru la tendance à une « mono- spécialisation » dans la résidence secondaire, le nombre absolu de nouvelles résidences permanentes baissant nettement chaque année. Le dynamisme constructif, non négligeable dans la dernière période, a été presqu’exclusivement un dynamisme tiré par la demande externe, à laquelle l’offre a tendu à s’adapter rapidement. Cette «mono-spécialisation» a en effet été renforcée par une rapide évolution de la structure interne du parc : dans la dernière période, les constructions ont été, plus souvent, des constructions individuelles. Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 8 Le contexte de l’évolution vers « un parc nomade » : une spécialisation accrue (suite) QU’EST CE QUE LA TRINITE SUR MER ? Catégories de individuels individuels logements construits collectifs en résidence Total purs groupés pendant la période : Evolution du nombre de logements Un territoire commencés selon les catégories 1990/1999 61,16 % 14,49 % 24,35 % 0,00 % 100,00 % marqué par les (Source : SITADEL - DRE Bretagne) flux 2000/2007 74,77 % 15,77 % 8,11 % 1,35 % 100,00 % La proportion de logements collectifs est tombée à 8 % des constructions neuves, contre 75 % pour l’individuel pur. En conséquence, en 1999, les maisons individuelles représentaient 83 % du parc total de la Commune, et, en 2006, elles en représentaient 84,6 %. Dans le même temps, le logement locatif (social et «libre») a nettement régressé, passant de 23,3 % du parc des résidences principales à 19,8 % en 2006 : près de 100 logements locatifs sont devenus (essentiellement par mutation) des logements de propriétaires-occupants. Le logement social (au sens de la Loi SRU de 2000), dans ce cadre, continue à ne représenter qu’une très faible partie du parc (34 logements pour 100 locataires). La taille de ces logements a également évolué rapidement, passant de 4,5 pièces en moyenne à 4,8 (5,2 pièces pour les maisons, 2,7 pour les appartements), 75 % des résidences principales comportant au moins 4 pièces. L’évolution du parc depuis 1999 a donc avant tout été marquée par un rétrécissement des «cibles» résidentielles, pour l’essentiel vers la résidence secondaire construite en maison individuelle et occupée par ses propriétaires. Les autres formes résidentielles, et, en particulier, le logement locatif (libre et social), le logement spécifique (jeunes, personnes âgées, handicapés, saisonniers, etc…) a de ce fait vu sa part régresser. Ce constat confirme le caractère résiduel de la fonction résidentielle principale de La Trinité-sur-Mer : tout se passe comme si, de plus en plus, sauf action spécifique, complexe, onéreuse et difficile à mener, toute activité foncière et immobilière conduisait «naturellement» à construire des résidences secondaires à l’exclusion de tout autre «produit». Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 9 Le contexte de l’évolution vers « un parc nomade » : la tension du marché QU’EST CE QUE LA TRINITE SUR MER ? L’évolution du parc résidentiel s’est réalisée dans un contexte de tension croissante du marché, que deux facteurs peuvent exprimer : L’évolution des prix immobiliers Un territoire • Les logements vacants sont passés de 37 unités en 1999 à 27 en 2006, chiffre (neuf+ancien, maisons+appartements) marqué par les particulièrement bas (3,5 % des résidences principales et moins de 1 % du parc depuis 1998 - base : 100=2000 total) : ce chiffre montre que le marché local ne possède aucune réserve susceptible flux (Source : PERVAL, chiffres arrêtés au 3° trimestre 2008) d’être mobilisée. • Le prix moyen des logements vendus a été multiplié par 2,4 depuis 2000, chiffre France hors IDF très supérieur à la moyenne du Département et à la moyenne nationale. Morbihan La Trinité-sur-Mer La crise immobilière actuelle impacte évidemment le marché local (le marché de La Trinité-sur-Mer est d’une taille insuffisante pour que ses variations soient analysables, et est dépendant du secteur dit « Golfe et baie de Quiberon » dont les deux pôles principaux sont Carnac et Quiberon), mais celui-ci semble, au moins pour le moment, constituer un « marché-refuge » où les évolutions à la baisse sont mesurées. En 2007, les prix ont encore progressé de presque 9 % pour les appartements et de plus de 7 % pour les maisons, et, au 3éme. trimestre 2008, les appartements anciens et les terrains à bâtir continuaient leur évolution (respectivement + 1,3 % et + 2,6 % sur un an), seules les maisons anciennes connaissant une régression (- 4%). Base : 100 = 2000 Etude de développement, d’aménagement et de valorisation de la Trinité-sur-Mer 10
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