ÉTUDE DE L'ACCESSIBILITÉ A ROISSY

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ÉTUDE DE L'ACCESSIBILITÉ A ROISSY
depuis le Laonnois, le Soissonnais et le Valois


1Le pôle économique de Roissy tel qu'on le considère ici regroupe deux générateurs de
déplacements occasionnels, l'aérogare de Roissy Charles-de-Gaulle et la gare TGV de Roissy, et
le pôle d'emplois correspondant aux zones de développement du Sud de l'aéroport (Paris Nord II et
Villepinte). Il comprend 184 000 emplois en 1990.
2On estime à environ cinq millions le nombre de déplacements en 1990 vers Roissy depuis la
Picardie (dont près de 70% pour le motif domicile-travail). La part modale du fer est de 10% pour
l'ensemble de ces déplacements ; les 2/3 de ces déplacements sont effectués depuis le
département de l'Oise (tous motifs confondus).

La présente étude a pour objectifs :
• d'analyser l'état de la demande de transport vers Roissy (actuelle et future) depuis les villes de
Laon, Soissons, Villers-Cotterêts et Crépy-en-Valois au regard de l'offre de transport
correspondante,
• de dégager des pistes d'amélioration de l'offre de transport actuelle.

RER B
LGV Nord
Ligne SNCF Paris-Laon
Parcours CIF
AÉROPORT
CHARLES-DE-GAULLE

Figure 1 : plan de situation - © IGN Scan 250


1 On utilisera par la suite le terme "Roissy" ou "secteur de Roissy" pour désigner "le pôle économique de Roissy".
2 On appelle "déplacement" un aller et un retour, soit deux sens. Une migration alternante comprend les deux ...
Publié le : lundi 2 mai 2011
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ÉTUDE DE L'ACCESSIBILITÉ A ROISSY depuis le Laonnois, le Soissonnais et le Valois 1 Le pôle économique de Roissy tel qu'on le considère ici regroupe deux générateurs de déplacements occasionnels, l'aérogare de Roissy Charles deGaulle et la gare TGV de Roissy, et le pôle d'emplois correspondant aux zones de développement du Sud de l'aéroport (Paris Nord II et Villepinte). Il comprend 184 000 emplois en 1990. 2 On estime à environ cinq millions le nombre de déplacements en 1990 vers Roissy depuis la Picardie (dont près de 70% pour le motif domiciletravail). La part modale du fer est de 10% pour l'ensemble de ces déplacements ; les 2/3 de ces déplacements sont effectués depuis le département de l'Oise (tous motifs confondus). La présente étude a pour objectifs : ·d'analyser l'état de la demande de transport vers Roissy (actuelle et future) depuis les villes de Laon, Soissons, VillersCotterêts et CrépyenValois au regard de l'offre de transport correspondante, ·de dégager des pistes d'amélioration de l'offre de transport actuelle.
RER B
LGV Nord
Ligne SNCF ParisLaon
Parcours CIF
AÉROPORT
CHARLESDEGAULLE
Figure 1 : plan de situation  © IGN Scan 250 1 On utilisera par la suite le terme "Roissy" ou "secteur de Roissy" pour désigner "le pôle économique de Roissy". 2 On appelle "déplacement" un aller et un retour, soit deux sens. Une migration alternante comprend les deux sens de trajet ; une migration un sens de trajet. DRE Picardie  1  23/10/01
3 1. Evaluation de la demande
1.1. La demande actuelle de déplacements Deux grandes catégories de déplacements sont à prendre en considération : d'une part, les déplacements réguliers correspondant aux migrations alternantes pour le motif domiciletravail entre la Picardie et le secteur de Roissy, et d'autre part, les déplacements occasionnels correspondant à deux destinations : l'aéroport Charles deGaulle pour le motif "prendre l’avion" et la gare TGV CharlesdeGaulle pour le motif "prendre le TGV". Pour 1990, on compte 3,7 millions de migrations alternantes domiciletravail et 1,6 millions de déplacements occasionnels vers le secteur de Roissy depuis la Picardie. Les déplacements domiciletravail représentent donc 70% de l'ensemble des déplacements.
TGV
OISE1 Beauvais
Double voie et plus électrifiée
Double voie et plus non électrifiée
Voie unique non électrifiée Paris
Montdidier
Clermont
Creil Senlis
Roissy
Noyon
Compiègne
ns domiciletravail et d’estimation de fréquentation 0 l’ensemble des déplacements journaliers (tous e et Roissy. Ils se répartissent ainsi :
Villers Cré  Cotterêts enValois
OISE2
Meaux
Soissons
AISNE2
Château Thierry
Laon
 base d'un ographique idors ferrés
la ligne
2 : zones à la ligne
és re 1996). Son object ferroviaire directe entre la ligne de chemin de fer classique Paris Gare du Nord / Creil et Roissy. Les sources utilisées dans le cadre de cette étude sont les suivantes pour l'analyse des déplacements domicile travail : fichier Mirabelle (Insee, RGP90), enquête réalisée auprès de 400 actifs travaillant sur le secteur de Roissy, enquête SNCF de novembre 1995 auprès des usagers des gares du Bassin Parisien, contacts avec Aéroports de Paris. 4 Ibid. DRE Picardie  2  23/10/01
·Les déplacements domiciletravail 5 En 1990, on compte 600 migrations journalières (1sens) du département de l'Aisne vers Roissy. Les migrations alternantes de l'Oise (7 550 migrations par jour) représentent près de 90% de l'ensemble des déplacements vers Roissy. Le sud de l'Aisne (AISNE2), bien que ne représentant que 5% du total des migrants picards vers Roissy, représente 65% du total des actifs de l'Aisne travaillant vers Roissy. Le mode de déplacement principal est la voiture pour 90% des actifs picards pour le motif dom icile travail à destination du secteur de Roissy. Cette situation est le résultat de l'offre actuelle en transport en commun qui oblige à une rupture de charge entre le chemin de fer et le RER B à la Gare du Nord, se traduisant par une différence de temps de parcours d'une heure environ en faveur de la voiture particulière. Les parts modales des transports collectifs ferrés varient selon les zones du secteur de Roissy. Ainsi, on compte plus de migrations alternantes en transports collectifs ferrés vers les zones situées au sud de l'aéroport (Paris II, Villepinte) que vers la plateforme de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Ceci s'explique en partie du fait des horaires très décalés d'une partie des emplois de la plateforme aéroportuaire qui correspondent peu aux périodes de desserte de Roissy par chemin de fer : les emplois liés au fret (travail de nuit et de fins de semaine en grande partie) et liés aux personnels naviguants. L'utilisation de la voiture particulière par la majorité des migrants travaillant à Roissy (résidant dans le sud de l'Oise et notamment CrépyenValois) et les facilités de stationnement pour les employés du site de l'aéroport expliquent aussi cette différence. L'analyse des DADS en 6 1996 confirme cette tendance. La plus grande partie des salariés migrant vers Roissy se concentre dans les zones identifiées précédemment (OISE2).Figure 3 : les salariés picards travaillant à Roissy (Insee  DADS 1996) 5 Ibid. 6  Les données utilisées sont issues d'une exploitation des Déclarations Annuelles Des Salaires (INSEE) sur les déplacements domiciletravail en 1996 (sur la base de cantons). Les DADS recensent l'ensemble des emplois salariés actifs au 31 décembre 1996, en dehors de la fonction publique d'Etat, des salariés agricoles, des activités extraterritoriales et des catégories suivantes : stagiaires, emplois intérimaires, VRP, postes couvrant une durée de moins de 30 jours et postes correspondant à une rémunération nette annuelle inférieure à 15 700 F. Le secteur de Roissy ici pris en compte correspond aux communes situées sur la zone d'activité liée à l'aéroport de Roissy (dont Villepinte et MitryMory). DRE Picardie  3  23/10/01
·Les déplacements occasionnels : Le trafic annuel de la gare TGV est d'environ 450 000 voyageurs (2 sens) en 1996, avec pour principales destinations Paris et Lille. Les picards génèrent environ 120 000 déplacements par an vers la gare Charles de Gaulle. Le motif d'accompagnement d'un voyageur (prendre le TGV ou l'avion) représente une part importante des déplacements picards vers Roissy puisqu'il génère 80 000 déplacements, soit le quart des déplacements pour motif avion et TGV. Cette forte proportion est probablement due à l'importance du mode voiture particulière comme mode de rabattement vers l'aéroport et la gare de RoissyCharles de Gaulle. Les déplacements annuels s'élèvent en 1990 à 10 700 pour prendre le TGV et 78 600 pour prendre l'avion pour l'ensemble des zones OISE2 et AISNE2. La part modale du fer est de 10% pour ces déplacements.
1.2. La demande de déplacements à l'horizon 2015 L’évaluation de la demande à l’horizon 2015 dépend à la fois des hypothèses de croissance démographique et d’évolution de la répartition géographique des lieux de résidence et des emplois. Le scénario adopté dans l'étude SATO considère une nouvelle attractivité urbaine résidentielle et une polarisation de l'emploi prolongée (sic.). En matière de comportement résidentiel, ce scénario marque une forte rupture par rapport à la tendance observée entre 1975 et 1990 qui s'exprimait alors par une périurbanisation. 7 Ce scénario prévoit une augmentation de 30% de la population de OISE2 entre 1990 et 2015 et de 20% de AISNE2 (données valables aussi pour l'ensemble de ces deux départements). A cette échéance, on prévoit un doublement du volume de ces déplacements domiciletravail et une répartition modale tendant vers une affectation de près de 20% sur le fer sous réserves d’amélioration du service (temps de parcours notamment). Les emplois sur la ZALA (Insee) augmenteraient de 60% (soit 87 000 emplois en 2015).
Migrations journalièresEstimation Données1990 2015 (1 sens) intermédiaire actuelles PopulationOISE1 571 000 776 000 (+36%) 644 800 (99) 587 250 (99) OISE2 57 000 75 000 (+32%) 63 480 (99) 61 000 (99) AISNE2 111 000 136 000 (+22%) 120 000 (99) 114 000 (99) EmploisZALA Insee 53 820 87 200 (+62%) 61 800 (96) 79 200 (96) DéplacementsOISE1 2 341 6 193 (x2,6) 3 106 (96) 5 017 (96) OISE2 1 465 3 273 (x2,2) 1 260 (96) 2 857 (96) AISNE2 169 337 (x2) 209 (96) 514 (96) Ratio Dépl./Empl.OISE1 4,4% 7,1% 5% (96) 6,3% (96) OISE2 2,7% 3,8% 2% (96) 3,6% (96) AISNE2 0,4% 0,4% 0,35% (96) 0,65% (96) Tableau 1 : comparais on entre données étude SATO et données actuelles (Insee  DADS96 et Insee  RGP90 et RGP99 1ères estimations)
7 Les prévisions obtenues d'après ce scénario sont a priori valables : la comparaison des données actuelles (RGP99 1ères estimations et InseeDADS96) et des données calculées par ce scénario fait apparaître en estimation interm édiaire une surestimation des données de population et une sous estimation des données sur les emplois dans la ZALA de Roissy. Concernant les zones OISE2 et AISNE2, les données sur la population sont sensiblement les mêmes (5% d'écart entre données réelles et calculées). Si l'on considère que le nombre d'emplois sur le secteur de Roissy aura tendance à s'amenuiser par la suite, les nombres de déplacements étant par hypothèse proportionnels aux nombres d'emplois, les estimations à 2015 sont a priori correctes.DRE Picardie  4  23/10/01
Concernant les déplacements occasionnels pour les zones OISE2 et AISNE2, le scénario prévoit une augmentation moyenne de 90% du nombre des voyages effectués pour le motif "prendre le TGV". Concernant le motif "prendre l'avion", les déplacements en provenance de AISNE2 seraient multipliés par 2,5 et ceux en provenance de OISE2 augmenteraient de près de 85%. Au total, l'ensemble des déplacements vers Roissy (motifs domiciletravail, "prendre le TGV" et "prendre l'avion") serait multiplié par deux entre 1990 et 2015 pour les zones situées le long de la ligne ParisLaon ( OISE2 et AISNE2).
Beauvais
Autoroutes
OISE1
RN31
Routes principales
Ligne TGV Nord
Temps de parcours en voiture particulière moins de 30' de 30' à 1H de 1H à 1H30 plus de 1H30
Montdidier
Clermont
Creil Senlis
Roissy
Paris
Noyon
Compiègne
Cré  enValois
OISE2
Villers Cotterêts
Meaux
Soissons
AISNE2
Laon
ChâteauThierry
y en mps s de e de issy
ment ons,
issy les c tion La Picardie et le secteur de Roissy sont reliés à travers le réseau TGV Nord et le barreau d'interconnexion TGV qui, à partir du triangle de Vemars, relie le TGV Nord au TGV SudEst en contournant l'agglomération parisienne par l'est.
DRE Picardie  5  23/10/01
Le mode ferroviaire n’offre pas des conditions d’accès à Roissy très performantes dans la mesure où les services grandes lignes à partir de Laon, Soissons, VillersCotterêts et CrépyenValois conduisent directement à ParisNord et qu’il convient alors d’effectuer un « rebroussement » en empruntant le RER B pour accéder à Roissy. La liaison LaonParis est moins rapide que la liaison StQuentinParis en raison de l’équipement et du mode d’exploitation de la ligne. Les temps de trajets en RERB étant de 30mn en moyenne sur la liaison Paris Nord / Roissy CharlesdeGaulle, les temps de parcours totaux en transports collectifs (SNCF et RER B avec rebroussement à ParisNord) sont de 2H30 depuis Laon, 2H depuis Soissons, 1H40 depuis Villers Cotterêts et 1H30 depuis CrépyenValois. Les différences de temps de parcours sont donc de 1 heure en faveur de la voiture particulière. Les conditions de desserte ne sont pas très favorables, puisque l'on compte 4 trains LaonParis aux heures de pointe du matin (6H  9H) et 4 trains ParisLaon aux heures de pointes du soir (16H  21H). ·La desserte autocars / autobus : L'accès à Roissy Charles deGaulle peut se faire en quittant le train à StMard (Dammartin) depuis la ligne SNCF LaonParis et en bénéficiant ensuite d’un service d’autocars entre Dammartin et Roissy exploité par les Courriers d’IledeFrance. Toutefois, le manque de correspondances entre les deux modes à Dammartin est actuellement très pénalisant. En effet, peu de trains LaonParis s'arrêtent en gare de Dammartin et les horaires des liaisons routières assurées par la CIF sont calés à Dammartin. Ces dernières relèvent dans l'aprèsmidi les correspondances des trains notamment de banlieue à destination de Paris et donnent dans la matinée correspondance à des trains notamment de banlieue à destination de Paris. Deux trains LaonParis offrent actuellement une correspondance à Dammartin et permettent un accès à Roissy  RER B avant 9h (temps de correspondance à Dammartin de 15min environ). En soirée, une seule correspondance à Dammartin permet de quitter Roissy avant 18h et de prendre la ligne ParisLaon (temps de correspondance de 5min environ à Dammartin). Le temps de parcours entre Dammartin et Roissy  RER B par l'autocar est d'une vingtaine de minutes avec trois correspondances intermédiaires à StMard. L'accès à Roissy via le parcours par autobus permet de gagner une demiheure environ par rapport au trajet par fer avec rebroussement à Paris. Sens Laon  ParisLaonSens Paris Paris Nord 00:00 RER B LGV Nord Roissy RER B Ligne SNCF ParisLaon 22:00 Parcours CIF Dammartin
6  20:00
Dammartin
L'analyse de la demande et de l'offre de transport depuis Laon, Soissons et CrépyenValois vers Roissy laisse apparaître : ·un nombre de déplacements faible vers Roissy.Les migrations journalières de l'Aisne vers Roissy représentent 7% de l'ensemble des migrations de la Picardie vers Roissy (800 déplacements domiciletravail pour AISNE2 contre 5000 déplacements pour OISE2 et 9 000 pour OISE1) ;·une offre en transports collectifs peu compétitivese traduisant par une utilisation de la voiture particulière pour 90% des déplacements.Les parcours par transports collectifs routiers (train + CIF) et ferrés (train + RER B) sont pénalisants du fait du faible nombre de correspondances pour l'autocar et de la rupture de charge à ParisNord pour le RER. Temps de parcours vers Roissy CDG2 : Origine Voiture particulière Train + autocar via l'arrêt Train + RER B via la à Dammartin (CIF) Gare du Nord Laon 1h30 2h00 2h30 Soissons 1h00 1h30 2h00 CrépyenValois 0h30 1h00 1h30
DRE Picardie  7  23/10/01
3. Des pistes d'amélioration de l'offre de transport vers Roissy L’analyse de l’offre de transport pour l’accès à Roissy à partir des principaux pôles économiques de l’Aisne met en lumière la qualité de l’offre routière liée à la desserte directe de l’aéroport par les deux grandes infrastructures que sont l’A1 et la RN2, ainsi que le niveau de service très faible de l’offre ferroviaire qui a essentiellement été déterminée pour servir la région parisienne. On peut penser que les études en cours traitant de la liaison CreilRoissy permettront de faire émerger une solution adaptée à la demande issue d’Amiens, du nord de l’Aisne et su sud de l’Oise. Bien que l’expression de la demande en provenance de CrépyenValois, VillersCotterêt, Soissons et Laon soit plus faible, on peut légitimement s’interroger quant aux possibilités d’amélioration de l’accessibilité à Roissy afin d’offrir une solution alternative à la voiture particulière qui trouvera de plus en plus difficilement sa place sur le site aéroportuaire et les z ones d’emplois associées. ·Peuton relier la ligne ParisLaon aux réseaux ferroviaires desservant Roissy ?Le site de Roissy est actuellement desservi par deux axes ferroviaires : l’interconnexion TGV entre la LGV nord et MarnelaVallée avec arrêts en gare de Roissy 2 et le RER B en provenance de ParisNord avec arrêts en gares de Roissy 1 et 2. Les gares de Roissy 2 TGV et Roissy 2 RER sont jumelées, cette dernière étant pour l’instant gérée en terminus en attendant un éventuel bouclage du RER B par le sud de l’aéroport. La ligne ParisLaon approche ou croise ces axes desservant Roissy sur trois sites : au nord du PlessisBelleville, la ligne ParisLaon se situe en parallèle à environ 3km de la LGV nord dans un environnement relativement dégagé. Si un barreau de liaison est probablement techniquement envisageable, l’exploitation de trains à traction thermique en provenance de Soissons reste incompatible avec celle de TGV sur un axe de plus en plus chargé. En particulier, en admettant une insertion possible sur la LGV nord, puis sur l’interconnexion, que faiton des trains après déchargement des passagers à Roissy 2 ? sud de MitryMory, la ligne ParisLaon croise perpendiculairement l’interconnexion TGV. au On peut également imaginer une liaison entre ces deux axes (sous réserves d’en vérifier la faisabilité technique dans un contexte périurbain), l’incompatibilité d’exploitation citée ci dessus restant toutefois la même. à AulnaysousBois, les deux lignes ParisLaon et RER B divergent, le RER B se dirigeant vers le nord pour rejoindre Roissy. Le contexte très urbain rend très difficile, voire impossible, tout raccordement des branches nord du RER B et est de Paris Laon qui permettrait d’insérer des missions venant de Laon directement sur le réseau RER vers Roissy. De plus, le cadencement des RER rendrait cette insertion problématique, leur trafic devant par ailleurs encore s’accroître avec la réalisation de la liaison CergyRoissy (tangentielle nord). ·De nouvelles correspondances entre services existants. Bien que l’analyse développée ci dessus reste sommaire, il apparaît clairement très difficile de mettre en place une liaison ferroviaire directe entre Laon, Soissons et Roissy, pour des raisons liées aux difficultés techniques d’implantation des barreaux de liaison, aux incompatibilités d’exploitation entre différents services, mais aussi eu égard à la faiblesse relative de la demande. Ce type de projet est aussi générateur d'importants déficits d'exploitation. Dans ces conditions, il convient de rechercher les possibilités d’amélioration des services ferroviaires existants par la mise en oeuvre de nouvelles correspondances. Deux types de dessertes mériteraient d’être étudiés : Les trains en provenance de l’Aisne vers ParisNord ne s’arrêtent pas dans les gares de banlieue pour éviter des charges excessives de passagers franciliens aux heures de pointe. La création de correspondances à AulnaysousBois ou au Bourget entre les services
DRE Picardie  8  23/10/01
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