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LA CROISSANCE
DES ENTREPRISES INNOVANTES
CRÉÉES EN RHÔNE-ALPES
Etude exploratoire sur les facteurs de dispersion de la population
des entreprises créées entre 1997 et 2006 en Rhône-Alpes
Avec le soutien de oseo.fr LA CROISSANCE
DES ENTREPRISES INNOVANTES
CRÉÉES EN RHÔNE-ALPES
Etude exploratoire sur les facteurs de dispersion de la population
des entreprises créées entre 1997 et 2006 en Rhône-Alpes 2
Analyse conduite sur la population
des entreprises accompagnées
par OSEO Rhône-Alpes
Etude réalisée par :
Alain Asquin et Marc Chastand
Centre de recherche Magellan
IAE de l’Université Jean Moulin - Lyon 3 3
Avant-propos
Favoriser l’innovation et la croissance des PME est la mission confiée par les pouvoirs publics à OSEO.
L’accompagnement des jeunes entreprises innovantes est au cœur de cette mission. En effet, ces
jeunes entreprises créées sur la base de nouvelles technologies deviendront peut-être, pour certaines,
les fleurons du savoir-faire français, pour d’autres, les grandes entreprises de demain.
Depuis 1999, année de lancement par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche du Concours national de la création d’entreprises de technologies innovantes
et de la mise en place de structures d’accompagnement tels que les incubateurs et les fonds
d’amorçage, le niveau de création d’entreprises en France est devenu l’un des meilleurs d’Europe.
Ainsi, en Rhône-Alpes, deuxième région française dans ce domaine, OSEO et ses partenaires
accompagnent ...
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DES
LA CROISSANCE ENTREPRISES INNOVANTES CRÉÉES ENÔHRA-ENSEPL
Etude exploratoire sur les facteurs de dispersion de la population des entreprises créées entre 1997 et 2006 en Rhône-Alpes
Avec le soutien de
DES
LA CROISSANCE ENTREPRISES INNOVANTES CRÉÉES ENRHÔNE-ALPES
Etude exploratoire sur les facteurs de dispersion de la population des entreprises créées entre 1997 et 2006 en Rhône-Alpes
2
Analyse conduite sur la population des entreprises accompagnées par OSEO Rhône-Alpes
Etude réalisée par : Alain Asquin et Marc Chastand Centre de recherche Magellan IAE de l’Université Jean Moulin - Lyon 3
Avant-propos
Favoriser l’innovation et la croissance des PME est la mission confiée par les pouvoirs publics à OSEO. L’accompagnement des jeunes entreprises innovantes est au cœur de cette mission. En effet, ces jeunes entreprises créées sur la base de nouvelles technologies deviendront peut-être, pour certaines, les fleurons du savoir-faire français, pour d’autres, les grandes entreprises de demain.
Depuis 1999, année de lancement par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du Concours national de la création d’entreprises de technologies innovantes et de la mise en place de structures d’accompagnement tels que les incubateurs et les fonds d’amorçage, le niveau de création d’entreprises en France est devenu l’un des meilleurs d’Europe.
Ainsi, en Rhône-Alpes, deuxième région française dans ce domaine, OSEO et ses partenaires accompagnent chaque année plus de 60 jeunes entreprises innovantes.
Compte tenu du nombre significatif de ces créations, des mesures d’accompagnement mises en place par l’Etat et les Collectivités territoriales et de l’enjeu majeur qu’elles représentent pour l’économie et l’emploi, il nous est apparu naturel et important de s’intéresser à leur devenir.
OSEO Rhône-Alpes a confié à l’IAE de l’Université Jean Moulin - Lyon 3, une étude à caractère exploratoire sur plus de 500 jeunes entreprises de Rhône-Alpes, de tous secteurs, accompagnées par OSEO innovation entre 1997 et 2006. L’intérêt de cette initiative est de décrire le comportement de ces entreprises au cours de leurs toutes premières années d’existence afin de mieux appréhender leur modèle de développement et leur pérennité. Ainsi, l’enquête réalisée sur la base d’un échantillon représentatif permet d’avancer un certain nombre d’hypothèses quant aux facteurs impactant leur croissance, qu’ils soient internes ou issus de leur environnement.
En quelques années, l’impact économique de ces entreprises est réel, en particulier grâce à quelques belles réussites, mais toutes ne sont pas destinées à devenir des leaders mondiaux, et le chemin de la croissance peut être long !
En initiant la réflexion, OSEO participe à sa mission. C’est en connaissant mieux les mécanismes de croissance des jeunes entreprises innovantes qu’OSEO et ses partenaires se donneront les moyens de mieux répondre à leurs besoins.
Arnaud Peyrelongue Directeur OSEO Réseau Sud-Est
Claude Pinault Directeur de l’Innovation OSEO Réseau Sud-Est
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Sommaire
Introduction
Préambule méthodologique Notre projet de connaissance Définition de l’entreprise innovante retenue par OSEO Une étude transversale et non longitudinale La mesure de la croissance des entreprises
PREMIÈRE PARTIE: Etat des lieux sur la croissance des entreprises innovantes créées en Rhône-Alpes entre 1997 et 2006 Données principales sur la création et la pérennité des entreprises Tous les arbres ne montent pas au ciel
SECONDE PARTIE: Etude exploratoire sur les caractéristiques des entreprises innovantes créées en Rhône-Alpes - 1997-2006 Caractères généraux de la base de sondage Structure de questionnement L’importance du design stratégique du projet L’importance des compétences stratégiques du dirigeant L’accompagnement et les leviers de développement du projet
Conclusion et perspectives
Table des tableaux
Table des figures
Bibliographie
Annexe
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Introduction
Dans la continuité des travaux menés en 2006 par OSEO sur la création d’entreprises innovantes en Rhône-Alpes, cette étude a pour objectif d’ébaucher une cartographie des comportements des jeunes entreprises innovantes au cours des premières années de leur vie et de poser ainsi quelques premières hypothèses pour la compréhension des phénomènes détectés.
Cette analyse porte sur les entreprises nouvellement créées en région Rhône-Alpes entre 1997 et 2006 et qui ont bénéficié d’une aide à l’innovation directement d’OSEO ou gérée par OSEO pour le compte de ses partenaires, notamment le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche dans le cadre du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes, pour développer l’innovation sous-tendant la création. Elles sont donc considérées comme des entre -prises à potentiel de croissance élevé dont les pouvoirs publics attendent un retour non négligeable pour l’économie nationale en cas de réussite du projet d’innovation.
Mais, avant de pouvoir mettre sur le marché leur nouveau produit ou procédé ou introduire, par exemple une nouvelle méthode de production dans leurs processus internes, quelques années se seront écoulées depuis leur création pour la plupart d’entre elles. Nous nous sommes donc penchés sur cette période d’amorçage de la vie des jeunes entreprises innovantes, lorsque l’activité et les ressources sont encore fortement centrées sur le développement du projet d’innovation.
Malgré une dynamique de création soutenue, une pérennité élevée des entreprises créées et un potentiel de création de richesses, force est de constater qu’après une période charnière, « tous les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ». Il existe un palier – ou un plafonnement ?– de croissance pour ces jeunes entreprises.
Notre démarche est d’avoir cherché des explications ailleurs que dans des contraintes liées au projet d’innovation, ces entreprises étant accompagnées et soutenues financièrement sur la période d’analys e pour leur projet d’innovation. Elle pose alors la question du design stratégique de l’entreprise en voie de constitution. Elle interroge le dirigeant au travers de ses expériences antérieures, ses aspirations, ses arbitrages entre développement et préservation du contrôle de l’entreprise. Elle questionne un possible effet d’enfermement par la focalisation sur les contraintes du court ou moyen terme au détrimen t de la capacité de l’entreprise à se projeter et à se donner les moyens de réaliser son potentiel.
Il est utile, à cet instant, de préciser que cette étude a été voulue exploratoire : d’abord et avant tout parce que l’intention était de dégager des pistes de réflexion jusqu’à maintenant encore peu explorées ; ensuite, parce que même si la population analysée est d’une taille significative, certaines démarches
statistiques n’ont pas pu être menée s ; enfin parce qu’il faudrait améliorer la représentation en introdui -sant le temps particulier des projets d’innovation dans le déroulement de la vie de ces entreprises .
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Préambule méthodologique
Le travail que nous engageons ici doit être clarifié dans ses intentions afin de mieux comprendre à la fois la méthodologie utilisée et les propositions que nous serons amenés à faire. Cela peut paraître un détour pour le lecteur pressé mais ce faisant, il ne pourrait utiliser légitimement les résultats de cette étude. Suivront ensuite quelques précisions d’ordre méthodologique. Une note technique est proposée en annexe.
Notre projet de connaissance
Nous avons la chance de pouvoir proposer un travail sur une population dont les entreprises ont comme point commun d’être considérées comme innovantes, d’avoir été créées en Rhône-Alpes entre 1997 et 2006, et d’avoir bénéficié d’un appui d’OSEO. Les informations dont nous disposons en provenance des incubateurs, des fonds d’amorçage et du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes nous amènent à considérer que nous travaillons ainsi sur plus de 80 % des entreprises innovantes créées dans cette période en Rhône-Alpes !
Comme nous le préciserons plus loin, ainsi que dans la note méthodologique mise en annexe, nous étudierons un échantillon représentatif qui ne nécessitera qu’un léger redressement et permettra d’avoir une très forte confiance dans les relations statistiques établies. Ainsi, nous pourrions aisément affirmer un certain nombre de relations causales explicatives de la situation étudiée, pouvant alors directement conduire à la recherche de solutions.
Pourtant, notre projet de connaissance à travers cette étude est différent et il convient de l’expliciter. Nous avons adopté une posture épistémologique constructiviste. Cela signifie que notre intention est d’abord d’aider à construire des représentations du phénomène étudié et non de découvrir des lois qui seraient encore cachées et dont la découverte permettrait d’expliquer des relations cau-sales “nécessaires”, amenant à la proposition de solutions normatives. Bien que cette étude ait de fortes qualités statistiques, nous ne considérerons jamais que ce que nous mettrons en évidence au niveau particulier pourra directement se transposer au niveau général.
Notre projet est de mieux comprendre et non d’expliquer les situations. Il s’agit de les rendre intelligible s, de permettre qu’elles soient saisies pour être alors instruites. En somme, nous croyons mettre provisoirement à jour une représentation de ces situations pour produire des connaissances qui devront être articulées avec d’autres connaissances produites dans d’autres études, ailleurs.
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Nous ne proposons aucune généralisation, mais une actualisation de situations possibles dont le principal intérêt n’est pas d’être définitif mais utile à l’action. En somme, le sens à donner à nos résul -tats dépendra de l’action que voudront entreprendre ceux qui les liront. Ensuite, nos intentions personnelles pour réaliser cette étude l’orientation de la problématique, les , questions posées, les croisements effectués et finalement nos interprétations ont évidemment une influence majeure dans les résultats. Cependant, il ne s’agit en aucun cas de biais, car nous ne considérons pas qu’il puisse en être autrement.
La connaissance que nous contribuons à construire doit proposer de nouveaux points d’appui pour la réflexion sur le développement des entreprises innovantes. Nous voulons permettre que ceux qui réfléchissent à ces questions le fasse avec davantage d’éléments de recul et de robustesse. Nous voulons aider à concevoir et à construire les problèmes auxquels ils sont confrontés. Nous voulons contribuer à mieux poser les problèmes. De ce fait, nous pensons aider à imaginer les solutions associées. Cependant, elles ne pourront au mieux qu’être satisfaisantes pour le système concerné et, en aucun cas, il ne s’agira de solutions définitives et optimales. Cette étude cherche à construire un canevas qui ne dira en aucun cas quoi faire, mais aidera ceux qui sont concernés à travailler.
Définition de l’entreprise innovante retenue par OSEO
Comme première application concrète des éléments épistémologiques vus précédemment, nous devons clarifier la conception particulière de l’entreprise innovante que nous avons dû retenir pour utiliser la base de données OSEO. En somme, cette définition n’est en rien absolue ou pure, mais elle est contingente et étroitement liée à un projet politique appuyé par les pouvoirs publics. La population étudiée est composée de jeunes entreprises dont la création repose sur un projet d’innovation à composante technologique présentant des perspectives concrètes en terme de commercialisation. Cette innovation peut concerner un produit, un procédé ou un service nouveau pour l’entreprise ou significativement amélioré et exploité en vue d’accroître ses performances économiques.
OSEO distingue cette population selon trois secteurs : Le secteur du numérique, qui comprend l’électronique, l’informatique, le multimédia et les télécommunications ;
Le secteur des sciences de la vie, avec l’agriculture, l’agroalimentaire, les biotechnologies, la pharmacie et les dispositifs médicaux ;
Le secteur des sciences de l’ingénieur qui regroupe la mécanique, les matériaux, la plasturgie, le textile, la chimie, l’énergie...
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