Agriculture : 2010 - l’année du recensement agricole

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L’année économique et sociale 2010 en Guyane Des signes de reprise N° 73 - 8 € Juillet 2010 N° 74 - Juillet 2011 la revue économique et sociale des antilles guyane N° 74 L’année économique et sociale 2010 en Guyane Synthèse régionale Formation 2 2010: Des signes de reprise 26 Former pour l’emploi Actualités Transport 3 2010 en quelques dates 28 Le trafi c aéroportuaire en 2010 29 L’activité por Contexte national et international Tourisme 4 L’économie mondiale redémarre en 2010 30 Enquête de fréquentation hôtelière en Guyane Commerce extérieur en 2010 6 Reprise des importations et hausse des ex- Emploi-chômageportations 31 Bilan des mesures du plan de relance à fi n Épargne-crédit 2010 8 Essouffl ement de la demande de fi nance- 33 Plus d’emplois précaires sur le marché du travail ment guyanais Développement économique 35 Une Guyanaise de 25 à 49 ans sur six dans le 10 La Guyane : une région européenne halo 37 Dynamisme des services marchands hors Économie intérim 12 Commerce extérieur : des atouts de la Guya- ne à mieux valoriser Politique de la ville 39 Les grossesses précoces : près de 7% des fem- Création d’entreprises mes enceintes de Guyane sont mineures 16 Forte hausse des créations d’auto-entreprises Cohésion socialeen Guyane 41 Un Service Intégré de l’Accueil et de l’Orienta- Prix de détail tion en Guyane 18 Des prix à la consommation stables en 2010 Santé Agriculture 43 L’assurance maladie en
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L’année économique et sociale 2010
en Guyane
Des signes de reprise
N° 73 - 8 € Juillet 2010
N° 74 - Juillet 2011la revue économique et sociale
des antilles guyane
N° 74
L’année économique et sociale 2010 en Guyane
Synthèse régionale Formation
2 2010: Des signes de reprise 26 Former pour l’emploi
Actualités Transport
3 2010 en quelques dates 28 Le trafi c aéroportuaire en 2010
29 L’activité por Contexte national et international
Tourisme 4 L’économie mondiale redémarre en 2010
30 Enquête de fréquentation hôtelière en Guyane Commerce extérieur
en 2010 6 Reprise des importations et hausse des ex-
Emploi-chômageportations
31 Bilan des mesures du plan de relance à fi n Épargne-crédit
2010
8 Essouffl ement de la demande de fi nance-
33 Plus d’emplois précaires sur le marché du travail ment
guyanais
Développement économique 35 Une Guyanaise de 25 à 49 ans sur six dans le
10 La Guyane : une région européenne halo
37 Dynamisme des services marchands hors Économie
intérim 12 Commerce extérieur : des atouts de la Guya-
ne à mieux valoriser Politique de la ville
39 Les grossesses précoces : près de 7% des fem- Création d’entreprises
mes enceintes de Guyane sont mineures
16 Forte hausse des créations d’auto-entreprises
Cohésion socialeen Guyane
41 Un Service Intégré de l’Accueil et de l’Orienta- Prix de détail
tion en Guyane
18 Des prix à la consommation stables en 2010 Santé
Agriculture
43 L’assurance maladie en Guyane : les ruptu-
20 2010 : l’année du recensement agricole en res des droits de base
Guyane
Démographie
Bâtiment
45 Une jeunesse toujours plus nombreuse
22 Construction en 2010 en Guyane : des Solidarité
autorisations en forte hausse
47 Soutien à l’accueil du jeune enfant : 12,5 mil-
Spatial lions d’euros
24 2010 : une grande année pour le CNES et
l’activité spatiale
N° 74 - Guyane - Juillet 2011 © INSEE 2011Édito
L’édition 2010 de l’Année Économique et Sociale en Guyane est une source d’information qui se veut synthé-
tique et non exhaustive sur la réalité économique et sociale de la région.
Je remercie tous les contributeurs des administrations et organismes extérieurs et les agents de l’Insee ayant
œuvré pour cette réalisation 2010.
Je remercie également tous les nouveaux rédacteurs : l’AFD, la CCIG, la CAF, le CNES, la Préfecture et la
DJSCS et
- François Cazottes, Jean-Christophe Lambert, de la Direction de l’agriculture et de la forêt Guyane ;
- Maryse Ferrand, Stelly Fernand, du Pôle emploi Guyane ;
- Éve Rieublanc, Virginie Olive, Caroline Abt, Robert Satge de l’Agence française de développement;
- Corinne Ramon, de la Caisse d’allocations familiales ;
- Léna Berton, Darby Nacibide, Philippe Simmonet, René Ladouceur, Patricia Calut de la CCIG ;
- Claude Conan, Philippe Féry, de la Caisse générale de sécurité sociale de Guyane ;
- Bertrand Panhuys, Jean-Philippe Zébus du CNES ;
- Laurence Besançon, du Centre de ressources de la politique de la ville ;
- Rémy Charrier, de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement ;
- Francis Happe, de la Direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale ;
- Sandie Boyer, de l’agence de Guyane de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer ;
- Julia Latidine, du Sgar - Préfecture de Guyane.
Je vous souhaite à tous une bonne lecture et vous invite à consulter l’édition 2010 et celle de l’année précé-
dente sur www.insee.fr/guyane
N’Ouara YAHOU
1
N° 74 - Guyane - Juillet 2011Synthèse
L’année 2010 :
des signes de reprise
’année 2010 est une année de Néanmoins, ces points positifs ne 2010 est une année de Lreprise mondiale, notamment peuvent masquer les défi cits aux-reprise mondiale.
en Amérique Latine. La Guyane quels doit faire face la Guyane.
En Guyane, région moins avait bien résisté à la crise des an- L’emploi en est le meilleur exem-
nées précédentes. Cette année, les ple : il manque deux cent emplois touchée par la crise que
signes de croissance sont encou- pour mille personnes en âge de les autres territoires, des
rageants pour le développement travailler.
signes encourageants de futur du territoire.
croissance ne masquent Par rapport à 2009, les créations
Par rapport à 2009, les importations d’emplois se multiplient mais pas le manque
progressent de 13 %, notamment cette croissance est mal orientée.
structurels d’emplois celles de denrées alimentaires Il s’agit dans la plupart des cas
stables. La construction (+ 22 %) qui peuvent traduire une d’emplois précaires. Même si le
relance de la consommation des taux de chômage reste stable en de logements atteint un
ménages. Les exportations ont 2010, la Guyane est la seule région niveau record mais les
augmenté de 37 %, grâce à l’en- française où le « halo » autour du
emplois se développent volée du cours de l’or. chômage est plus important que
le nombre de chômeurs au sens surtout dans des formes
Les créations d’entreprises suivent du BIT. Ce halo se renforce avec précaires
la forte poussée des auto-entrepre- une hausse de 1 600 emplois de
neurs qui représentent en 2010, la forme particulière (CDD, emplois
moitié des créateurs d’entreprises. aidés, intérim…) et 1 000 emplois
dans le secteur informel. Tandis
L’autorisation de construction pour que la part des personnes accé-
des logements a atteint un record dant à un emploi stable ne cesse
(4 000 autorisations) avec une part de diminuer. Certaines catégories
des logements sociaux proche de de la population sont davantage
50 %. touchées, notamment les femmes.
Une sur quatre est au chômage
Le trafi c aéroportuaire a bondi et une sur six est dans le halo du
de 6 %, notamment sur la liaison chômage.
Cayenne - Paris, avec une offre
de vols commerciaux en hausse Dans ce contexte, les Guyanais
(+7,6 %). épargnent plus et investissent
moins, ce qui freine une reprise
Malgré la hausse signifi cative franche.
des prix de l’alimentation et de
l’énergie, les prix sont stables en
2010 (+0,2 %), contrairement aux Benoît Hurpeau
Antilles et à la France métropoli-
taine.
Enfi n, l’activité spatiale est au plus
haut avec six lancements d’Ariane
et la fi n de la construction des en-
sembles de lancement Soyouz et
Vega.
2
N° 74 - Guyane - Juillet 2011Actualités
2010 en quelques dates
23 juin6 janvier
Analyse de la situation économique de la Guyane par Fonctionnement du nouveau transport urbain, (le
(IEDOM) : la Guyane est touchée par la criseTIG)
12 juillet21 janvier
Une comparaison des prix entre les DOM et la métro-Début des travaux du pont de Larivot devenu im-
pole révèle que la Guyane est le département d’outre-praticable suite à la rupture d’une pile sur la RN1
mer le plus cher, + 13 % par rapport à la métropole.
28 janvier
13 juilletLes routiers bloquent les routes et réclament une
Publication par l’IEDOM de la liste des sites touristi-indemnisation de compensation de pertes suite à
ques les plus visités : les îles du Salut, le Zoo, le musée la fermeture du pont de Larivot
de l’Espace, le camp de la Transportation, le Musée
3 février départemental
La Guyane est en situation d’épidémie de dengue
15 juillet
Augmentation du prix des carburants : 1,22 € le litre de 16 mars
gasoil et 1,42 € pour le sans-plombQuatre mois après sa fermeture, le pont du Larivot
est rouvert à la circulation
30 juillet
La région vote la baisse de sa taxe sur les carburants.8 avril
La Société Mixte de transport Collectif assure le 4 septembre
transport fl uvial entre Cayenne et Macouria mis en Projet de réhabilitation de l’ancien hôpital Jean-Martial
place lors de la fermeture du pont par le ministre de la Culture
19 avril 13 octobre
Des incidents techniques sur le réseau haute ten- Mobilisation des lycéens contre la réforme des retraites.
sion provoquent une coupure d’électricité plon- Des milliers de lycéens défi lent à Cayenne, Kourou et
geant dans le noir plus de la moitié des habitants Saint-Laurent
du littoral
8 novembre
Création de la communauté de communes du Pays des 5 mai
SavanesLancement de travaux sur la route de Cacao
30 novembre
10 mai
Arrivée de la télévision numérique en Guyane
Ouverture de la ligne Cayenne - Saint-Laurent
Aide humanitaire : les containers de dons quittent le
- Grand-Santi par la compagnie Air Guyane Express
Port de Dégrad des Cannes à destination d’Haïti après
le séisme du 10 janvier 2010.
17 mai
Démarrage de la construction du nouveau collège
de Soula, à Macouria Émilie CHARLES-EUPHROSINE
3
N° 74 - Guyane - Juillet 2011Contexte national et international
L’économie mondiale
redémarre en 2010
Le Produit Intérieur Brut Les États-Unis ont retrouvé une croissance mis en place des plans drastiques de réduc-
dynamique (+ 2,8 %). Le recul des impor- tion des défi cits publics. Après une reprise mondial a progressé de 5 %
soutenue au premier semestre 2010, l’ac-tations américaines au cours du dernier tri-
en 2010. La reprise a été tivité a décéléré au second semestre sous mestre est dû aux conditions climatiques
l’effet conjugué de politiques publiques dynamique aux États-Unis et ne devrait être que conjoncturel. La
plus restrictives et d’un ralentissement des politique budgétaire très expansionniste a mais plus hétérogène dans
exportations.permis de sortir de la crise de septembre la zone Euro. La plupart des
2008.
Les craintes liées au non remboursement pays avancés ont mis en La croissance est restée très élevée dans les
de la dette de certains états sont toujours pays émergents. La Chine et l’Inde pour-place des plans de conso-
présentes. La Grèce, l’Irlande, le Portugal suivent leur marche en avant à un pas ra-lidation de leurs fi nances et dans une moindre mesure l’Espagne pide avec une croissance de plus de 10 %.
ont subi une hausse des taux souverains publiques. En France, la re- L’infl ation et la spéculation immobilière
à 10 ans. Ces hausses remettent en cause prise est portée essentielle- menacent toutefois d’éroder les progrès
un équilibre budgétaire déjà menacé par
enregistrés. ment par la consommation. la crise. En réponse, ces états mènent des
La croissance a été politiques radicales de consolidation du La reprise a été très dyna- La reprise est très hétérogène dans défi cit public basées essentiellement sur
mique en Amérique Latine la zone Euro. L’écono-hétérogène une réduction des dépenses publiques. Le
mie allemande a été et dans la Caraïbe, portée plan de soutien mené par l’Europe garantit dans la zone soutenue par des in- à ces états des taux de remboursement ne par le Brésil, la République vestissements élevés. Euro mettant pas en péril l’économie du pays.
L’Espagne et l’Italie ont dominicaine et Panama.
du faire face à une demande interne très L’économie haïtienne a subi
faible. La Grèce, le Portugal et l’Irlande ont
en 2010 les conséquences
du tremblement de terre de La crise épargne les pays émergents
Croissance du PIB en 2009 et 2010, projections pour 2011 et 2012janvier.
En %
’économie mondiale a pro-Lgressé de 5 % en 2010 après
la récession de 2009 (- 0,5 %). Le
commerce mondial a retrouvé son
(1) Costa-Rica, dynamisme, particulièrement au
Salvador, Guate-
second semestre 2010. La reprise mala, Honduras,
Nicaragua, Panamade la demande mondiale est forte.
(2) Antigua-et-
Le prix du pétrole a fortement aug- Barbuda, Bahamas,
Barbade, Bélize, menté au dernier trimestre 2010 (voir
Dominique, Répu-encadré). La hausse du coût de l’éner-
blique Dominicaine,
gie laisse craindre des répercussions Grenade, Guyana,
Haïti, Jamaïque, sur les prix des produits alimentaires.
Saint-Kitts-et-Nevis, Ces hausses toucheront plus forte-
Sainte-Lucie, Saint-
ment les pays émergents et risquent, Vincent et les Grena-
dines, Suriname, si elles se poursuivent, de générer des
Trinité-et-Tobagotensions sociales.
Sources : FMI, World Economic Outlook, avril 2011 sauf (*) Insee, comptes nationaux, base 2005
4
N° 74 - Guyane - Juillet 2011Contexte national et international
les grandes Antilles. La croissance se contribuant ainsi à la croissance. Ce Les risques sur les dettes souveraines
poursuit en République dominicaine peuvent de manière indirecte pénali- facteur, associé à un report d’activité
(+ 7,8 % en 2010 après + 3,5 % en dans le secteur de la construction a ser la reprise économique en dévelop-
2009). L’économie est portée par pant l’attentisme des acteurs écono- entraîné une accélération de la crois-
des investissements sur des grands sance au premier trimestre 2011 miques, en particulier des ménages.
travaux mais délaisse des politiques Les politiques budgétaires comportent (+ 1 %).
publiques d’éducation et de santé qui également un risque de réduction du
pourraient contribuer à ré-pouvoir d’achat des ménages, en par- Les économies d’Amé- L’Amérique latine duire les inégalités.rique latine et de la ticulier lorsqu’elles s’appuient sur une
L’économie haïtienne a hausse de la fi scalité. Caraïbe ont enregistré et les Caraïbes
subi les conséquences du une forte croissance en sont dynamiques tremblement de terre de 2010 (+ 6,1 %). Cette En France, la La croissance
janvier 2010. La crise économique a croissance devrait rester soutenue en fi n des effets du
repart en France toutefois été limitée par l’aide inter-2011 et 2012 avec des prévisions su-plan de relance
nationale massive. La chute du PIB périeures à 4 %. Cette croissance a s’est ajoutée aux conditions climati-
est estimée à - 5,1 % en 2010. Un été portée par la demande intérieure, ques défavorables au dernier trimestre
an après le séisme, l’aide versée ne générant des risques de surchauffe qui ont pesé sur la reprise, en particu-
représente qu’un quart du montant dans certains pays avec l’accroisse-lier dans le secteur de la construction.
promis lors de la conférence des do-ment des défi cits publics et des ten-L’investissement a stoppé sa chute
nateurs qui s’est réunie à New-York sions infl ationnistes. mais a encore baissé en 2010 (- 1,2 %
en mars 2010. Les personnes les plus Le Brésil, fort d’une croissance très en 2010 après - 9,0 % en 2009).
vulnérables sont confrontées à des vive (+ 7,5 %) a mis en place en
conditions de vie très précaires. En-2011 des coupes budgétaires élevées L’infl ation est restée très limitée en
viron 1,5 million de personnes vivent à hauteur de 1,25 % du PIB. La crois-France, qui est le pays de la zone Euro
dans des campements de fortune et sance est restée soutenue au Surina-où l’infl ation est restée la plus faible.
doivent faire face à la hausse des prix me grâce à une forte hausse en valeur Le chômage sur le marché du travail y
des produits de base. des exportations de pétrole et d’or.a contribué. L’augmentation des coûts
Dans les petites Antilles (îles de l’Or-de l’énergie et des matières premières
ganisation des états de la Caraïbe risque de faire repartir l’infl ation et ro-
Hervé LE GRANDorientale), la dette publique s’est dé-gner ainsi sur le pouvoir d’achat des
gradée pour approcher 100 % du PIB. ménages.
Le tourisme a repris en 2010 mais de Depuis le dernier trimestre 2010, les
manière moins marquée que dans Les prix du pétrole repartent à la hausse entreprises ont reconstitué les stocks,
Évolution du prix moyen du baril de Brent*
Les prix du pétrole augmentent fortement depuis le dernier trimestre 2010
Unité :$ / barilLe prix du pétrole a fortement augmenté au premier trimestre 2011, soutenu par
la demande mondiale et par les incertitudes sur la situation au Moyen-Orient. Il
devrait se stabiliser autour de 110 $ le baril au deuxième trimestre 2011 sous l’effet
de la baisse saisonnière de la demande de pétrole dans les pays développés à la fi n
de l’hiver. Des incertitudes subsistent en relation avec la situation géopolitique au
Moyen-Orient et sur les conséquences du tremblement de terre au Japon, troisième
importateur mondial de pétrole. L’Insee estime qu’en France, une augmentation de
20 € sur le prix du baril de Brent entraîne une hausse de 0,7 points de l’infl ation
sur un an. La diffusion d’un choc sur le prix du pétrole infl ue directement sur les
prix à la consommation par le renchérissement de la consommation énergétique,
et indirectement par la hausse des salaires qui entraine une augmentation des prix
à la production. *pétrole brut léger (Royaume Uni), moyen (Dubai) et
lourd (Texas) (calcul à pondération égale)
Source : Conférence des Nations Unies sur le commerce Pour en savoir plus
et le développement (unctadstat.unctad.org)
Fonds Monétaire International
- World Economic Outlook (WEO), “Les tensions d’une reprise à deux vitesses », avril 2011,
http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2011/01/index.htm
- Regional Economic Outlook, Western Hemisphere, “Watching out for overheating”, avril 2011, .imf.org/external/pubs/ft/reo/2011/whd/eng/wreo0411.htm
Insee
- Note de conjoncture, «Les chocs passent, l’activité résiste», mars 2011,
http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous_theme=3&page=note.htm
- Les comptes de la nation en 2010, « La croissance repart », Insee Première n°1349, mai 2011,.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1349
5
N° 74 - Guyane - Juillet 2011Commerce extérieur
Reprise des importations
et hausse des exportations
En 2010, les exportations de la En 2010, les importations près la baisse de 2009, les im-
Guyane sont environ 7 fois plus fai-Aportations guyanaises repartent progressent en Guyane de
bles que ses importations. Elles aug-à la hausse en 2010. Elles atteignent
13 % par rapport à 2009, mentent de 37 % par rapport à 2009 1,13 milliard d’euros, en progres-
pour un montant de 1,13 pour atteindre 158 millions d’euros. sion de 13 %. La hausse concerne
Elles sont tirées par les ventes de l’ensemble des secteurs d’activités, milliard d’euros. Les expor-
produits industriels, et en particulier mais les importations sont particu-tations augmentent de 37 %
le montant des expéditions d’instru-lièrement poussées par les produits
et atteignent 158 millions ments et d’appareils de mesure ou de alimentaires et industriels. Le mon-
contrôle est presque 4 fois plus élevé tant des importations de denrées d’euros. Le taux de cou-
qu’en 2009. Les ventes de denrées alimentaires, boissons et produits à verture s’améliore de deux
alimentaires, boissons et produits à base de tabac augmente de 23 %. Les
points, à 14 %. Le défi cit base de tabac augmentent de 5 %. achats d’équipements mécaniques,
En revanche les ventes de produits commercial croît de 10 % de matériel électrique, électronique
agricoles, sylvicoles, de la pêche et et informatique croissent de 14 %. La par rapport à 2009 et atteint
de l’aquaculture chutent de 39 %. valeur des importations de produits
968 millions d’euros. Comme les autres départements de l’industrie automobile progresse
d’outre-mer, les importations de la de 6 % et celle des produits agricoles
Guyane sont beaucoup plus impor-de 26 %.
tantes que ses exportations. Il en ré-Le pétrole raffi né constitue l’essen-
sulte un défi cit commercial élevé. En tiel des achats d’énergie. En 2010,
2010, il atteint 968 millions d’euros le volume des importations de pro-
en hausse de 10 % par rapport à duits pétroliers et de coke baisse de
2009. Le taux de couverture des 16 %. Toutefois, leur valeur progresse
échanges de bien gagne deux points de 3 % suite à la hausse du prix du
par rapport à l’année précédente pétrole. Hors énergie, le montant des
mais reste faible à 14 %.importations augmente de 14 %.
Défi nitions La métropole est le principal partenaire de la Guyane
L’espace Caraïbe comprend toutes les Part de la zone partenaire dans les échanges de biens
îles de la Caraïbe, ainsi que les pays et solde commercial en 2009
d’Amérique Centrale et du Sud qui
En % et millions d’eurospossèdent une ouverture maritime sur la
Caraïbe. Les échanges avec Porto- Rico
sont confondus avec ceux des États-
Unis faute de données les isolant. On y
distingue un groupe de pays signataires
de l’accord de libre échange de Coto-
nou (pays ACP de la Caraïbe) et ceux
qui n’en font pas partie (« Pays non-
ACP de la Caraïbe »), dans la mesure où
ils ne bénéfi cient pas du même régime
douanier dans leurs relations avec
l’Union européenne et donc avec les
départements français d’outre mer.
Source : Douanes, traitements Insee
6
N° 74 - Guyane - Juillet 2011Commerce extérieur
l’essence sans plomb et du gazole, génère 19 % des recettes d’exporta-Le tiers des importations
Trinidad et Tobago du carburéacteur, tions. Le montant des ventes d’or est
provient de métropole du gazole et du fi oul. de 30,4 millions d’euros, il progresse
Comme en 2009, 10 % des appro- de 20,4 % par rapport à l’année précé-En 2010, les produits manufacturés
visionnements viennent des autres dente. Ces ventes sont principalement sont les produits les plus importés en
pays de l’Union européenne. Ils re- destinées à la métropole et à la Suisse. Guyane. Ils représentent 66 % des
groupent de nombreux produits. Les Les principaux produits de la pêche achats, constitués également à 17 %
achats les plus importants sont des exportés sont le poisson et les crevet-de biens agricoles ou alimentaires et
voitures en provenance d’Allemagne tes. En 2010, les ventes de poisson à 17 % d’énergie.
et de la bière et de l’eau des Pays- progressent de 27 %. En revanche, les La France métropolitaine est le pre-
Bas. ventes de crevettes baissent de 2 %. mier fournisseur de la Guyane. Avec
La part des achats auprès des terri- La Guyane produit également du riz et 34 %, la part des importations en pro-
toires voisins reste au même niveau du bois. Cette année les ventes de riz venance de métropole reste au même
qu’en 2009. La Martinique fournit progressent de 17 % et celles de bois niveau que l’année précédente. En
7 % des importations. En plus du de 2 %.2010, 56 % des produits agroali-
carburant, les principaux produits mentaires viennent de la métropole.
livrés regroupent de l’eau, du rhum, En 2010, la part des exportations à Il s’agit surtout de produits laitiers,
des barres en fer ou en acier, des gla- destination de la métropole est de de fromage, de viande et de vin. La
ces et des sorbets. La Guadeloupe 49 % en hausse de six points par rap-métropole livre également 31 % des
fournit 6 % des importations, prin- port à l’année passée. Les principaux équipements mécaniques, du maté-
cipalement du carburant réexpédié. produits exportés en métropole sont riel électrique et électronique, ainsi
L’espace Caraïbe (hors DFA) livre l’or, le poisson, les crevettes et les ins-que 42 % des produits de l’industrie
7 % des produits importés. Outre le truments de mesure. Les autres pays automobile. En particulier, la moitié
carburant, Trinidad et Tobago fournit de l’Union européenne achètent 16 % des véhicules vient de métropole,
de la bière, le Venezuela procure du des exportations notamment des pro-l’autre moitié vient principalement
ciment et du poisson et le Suriname duits explosifs et des instruments de d’Allemagne, de Corée du Sud et du
livre du riz. mesure.Japon. Parmi les autres produits de
La part des ventes vers la Martinique l’industrie, la métropole fournit 45 %
Les expor- est de 6 % et celle vers la Guadeloupe de l’habillement, 30 % des meubles Les ventes d’or
tations de de 4 %. Elles se composent essentiel-et le tiers des produits pharmaceuti-
augmentent la Guyane lement de bois et de poissons. Les ques. Seulement 2 % du carburant
regroupent exportations vers l’espace Caraïbe vient de métropole. Comme l’année
peu de produits. Hormis les réexpé- représentent 2 %. Elles comprennent précédente, Trinidad et Tobago ainsi
ditions, les plus importants sont l’or, surtout du riz envoyé en Haïti.que la Martinique approvisionnent la
les produits de la pêche, le riz et le Guyane en carburant pour l’essentiel
bois. En 2010, la production aurifère de ses besoins. La Martinique livre de
Emmanuel THIOUX
En 2010, les importations repartent à la hausse
Montants et évolutions des importations et des exportations par activité
En % et millions d’euros
(%) (%)
Source : Douanes, traitements Insee
7
N° 74 - Guyane - Juillet 2011Épargne-crédit
Essouffl ement de la demande
de fi nancement
ment les livrets).en nette hausse de 9,3 % sur un an Dans un contexte écono-
Cette orientation favorable des dé-(+ 116,6 M€ d’encours). Une per-mique plus favorable en
pôts permet ainsi de répondre aux formance qui se situe bien au-dessus
fi n d’année, l’activité des besoins de trésorerie liés à la reprise de la moyenne observée au cours des
progressive de l’activité économique établissements de crédit trois dernières années (+ 5,1 % par
observée sur le département à partir an). a été marquée en 2010
du second semestre. Cette progression est Des dépôts à vue par une accélération du Les ménages demeurent tirée par la majorité
rythme de croissance de des ménages en les plus importants déten-des catégories de dé-
teurs d’actifs fi nanciers pôts, singulièrement ses actifs fi nanciers (sin- forte progression
avec 66 % de l’encours les dépôts à vue des gulièrement les dépôts à
contre 23 % pour les sociétés non ménages (+ 17,8 % contre une pro-
vue des ménages), tandis fi nancières et 11 % pour les autres gression annuelle moyenne sur les
trois dernières années de 4,4 %). En que la progression des en-
revanche, les placements indexés La demande de cours de crédits fait res-
sur les taux du marché, impactés par fi nancement se tassesortir cette année encore des taux à court terme historique-
un essouffl ement de la ment bas, poursuivent leur décol- L’activité économique du dépar-
lecte en 2010 avec un rythme plus tement, marquée par un ralentis-demande de fi nancement,
ersoutenu (- 8,4 % après - 5,2 % en sement au 1 semestre 2010 lié à
malgré une légère reprise 2009). Enfi n, l’épargne à long terme des facteurs locaux (notamment la
au 2ème semestre. (+ 6 %, après + 16,7 % l’an dernier) fermeture du pont du Larivot sur le
enregistre des résultats moindres principal axe routier du département
sur l’assurance vie après une année et l’attentisme à l’approche du réfé-
près un léger recul en début 2009 record, pénalisée par la baisse rendum sur le statut de la Guyane), a Ad’année 2010, l’activité de col- régulière des taux de rendement des impacté l’activité bancaire en début
lecte des établissements de crédit ins- fonds euros et concurrencée par des d’année. A l’image de l’indicateur du
tallés localement confi rme la reprise placements plus liquides (notam- climat des affaires qui renoue avec
observée au second trimestre. A fi n
2010, le total des actifs fi nanciers dé- [1] Les autres agents regroupent les sociétés d’assurance, les fonds de pension, les administra-
tions publiques locales, les administrations centrales et les administrations de sécurité sociale.tenus en Guyane s’élève à 1 377 M€,
Évolution des encours sains des crédits en Guyane
Glissement annuel
Par type d’établissements Par nature de crédit
Unité : % Unité : %
[1] Ces données ne tiennent pas compte de l’arrivée d’un nouvel intervenant sur le marché du crédit de trésorerie en 2010
Source : IEDOM
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N° 74 - Guyane - Juillet 2011

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