Agriculture : Un bilan nuancé pour l’agriculture

De
Publié par

Agriculture Un bilan nuancé pour l’agriculture L’année 2009 a eu des ef- our les surfaces des cultures lé- Dans la nuit du 4 au 5 mai, des Pgumières, il faut distinguer d’un pluies intenses et exceptionnelles fets contrastés pour l’agri- côté les tubercules et de l’autre tous se sont abattues sur la Martinique, culture : le mouvement les légumes frais. provoquant de nombreux dégâts. social a été l’occasion de Les fortes inondations ont largement Pour les tubercules, les résultats sont frappé le milieu agricole. L’offre de s’approvisionner plus lar- bons avec 30% de plus en surfaces produits frais locaux se retrouve gement en produits agri- plantées entre 2008 et 2009. La ainsi à nouveau en diffculté. De - coles locaux, au détriment surface cultivée progresse de 600 vant l’ampleur des évènements, hectares à 779 hectares et la pro- l’arrêté interministériel du 20 juillet de l’offre habituellement duction augmente de 15,6 % pas- 2009 reconnait l’état de catastrophe proposée par les grandes sant de 6 247 tonnes récoltées en naturelle pour quelques communes et les moyennes surfaces, 2008 à 7 223 en 2009. Ces du Nord Atlantique (Gros-Morne, généralement importée. très bons Le Robert, Saint-Pierre, Sainte-Ma- résultats Une production rie), du centre (Le Lamentin) et du Mais les pluies intenses sur les tu- sud de l’île (Rivière-Pilote, Rivière-de tubercules qui se sont abattues sur la bercules Salée, Saint-Esprit).
Publié le : samedi 29 décembre 2012
Lecture(s) : 9
Nombre de pages : 2
Voir plus Voir moins

Agriculture
Un bilan nuancé
pour l’agriculture
L’année 2009 a eu des ef- our les surfaces des cultures lé- Dans la nuit du 4 au 5 mai, des Pgumières, il faut distinguer d’un pluies intenses et exceptionnelles fets contrastés pour l’agri-
côté les tubercules et de l’autre tous se sont abattues sur la Martinique,
culture : le mouvement les légumes frais. provoquant de nombreux dégâts.
social a été l’occasion de Les fortes inondations ont largement
Pour les tubercules, les résultats sont frappé le milieu agricole. L’offre de s’approvisionner plus lar-
bons avec 30% de plus en surfaces produits frais locaux se retrouve gement en produits agri-
plantées entre 2008 et 2009. La ainsi à nouveau en diffculté. De -
coles locaux, au détriment surface cultivée progresse de 600 vant l’ampleur des évènements,
hectares à 779 hectares et la pro- l’arrêté interministériel du 20 juillet de l’offre habituellement
duction augmente de 15,6 % pas- 2009 reconnait l’état de catastrophe proposée par les grandes
sant de 6 247 tonnes récoltées en naturelle pour quelques communes
et les moyennes surfaces, 2008 à 7 223 en 2009. Ces du Nord Atlantique (Gros-Morne,
généralement importée. très bons Le Robert, Saint-Pierre, Sainte-Ma-
résultats Une production rie), du centre (Le Lamentin) et du Mais les pluies intenses
sur les tu- sud de l’île (Rivière-Pilote, Rivière-de tubercules qui se sont abattues sur la bercules Salée, Saint-Esprit). Un arrêté pré-
en hausseMartinique dans la nuit du produits fectoral a confrmé la reconnais -
l o c a l e - sance de la calamité agricole et une 4 au 5 mai ont fortement
ment ont permis une baisse très demande d’indemnisation a été in-affecté l’activité agricole.
sensible des importations de dachi- troduite auprès du fonds interminis-
nes (68 tonnes en 2008, 14 tonnes tériel de secours. Presque toutes les
en 2009) et de patates douces (67 productions agricoles locales sont
tonnes en 2008, aucune importa- déclarées sinistrées : cultures maraî-
tion en 2009). chères, vivrières, melon, agrumes,
goyaviers, banane, canne à sucre et
Pour les légumes frais, la tendance élevage. La production de bananes
est inverse avec une baisse de 3 % a été freinée par le blocage du port
des surfaces cultivées et de 5,4 % et les inondations. Près de 16 000
des productions récoltées. En 2008, tonnes ont été perdues suite aux
on avait 1 849 hectares de cultivés inondations mais aussi au blocage
et 48 387 tonnes de production. En du port pendant le confit social. De
2009, on a 1 793 hectares de culti- ce fait, les seuils à atteindre pour
vés pour une production de 45 782 percevoir l’aide POSEI ont encore
tonnes. été aménagés.
Une reprise freinée
Production de bananes en 2009 en Martinique
Unité : tonne
Sources : DRCCRF - CIRAD / FEL - DAF
6 N° 73 - Martinique - Juin 2010Agriculture
Pour la flière animale, la baisse de Canne en Martinique : une production en hausse en 009
la consommation totale de viande
a été de 540 tonnes en un an. Les
abattages contrôlés de bovins sont
Unités : tonne ou hectolitre d’alcool pur en diminution de 5,5 % (-69 ton-
nes), ceux de
porcins sont éga- Forte diminution
lement en baisse
d’activité de de 7,5 % (-81
tonnes) et ceux la flière animale
des ovins ca-
prins sont aussi orientés à la baisse
avec 17,3 % d’abattages en moins
(- 12 tonnes). Seuls les abatta-
ges de volailles sont en hausse de
+ 4,1% (+38 tonnes sur un an).
Les importations de viandes fraî-
Sources : DRCCRF - CIRAD / FEL - DAF ches évoluent comme l’abattage
avec des variations encore plus
Le début de la campagne cannière dépend de ce CP à la livraison a marquées.
a été retardé par le confit social baissé au fl des mois.
de février qui a décalé d’autant la Par ailleurs, le volume de can- Cette baisse généralisée de la
fn de la coupe qui a débordé sur nes manipulées est globalement consommation de viande a plu-
les mois de juin et juillet. Début en hausse de 6,3 % entre 2008 sieurs origines. Le non fonction-
mai, les cannes non encore ré- et 2009. C’est la sucrerie qui en nement de abattoirs pendant plus
coltées ont donc subi bénéfcie (+ 18,5 %), d’un mois et l’arrêt des importa-
Bilan nuancéles très fortes pluies les volumes étant en tions pendant le confit ont diminué
et inondations, fai- légère baisse pour les l’offre. Seul l’abattoir du François a pour
sant ainsi chuter très cannes manipulées par pu fonctionner, d’où les bons résul-la flière cannefortement la teneur les 6 distilleries. Mal- tats pour la flière volaille. S’y est
en sucre. Le coeffcient de paie - gré cette production à la hausse, ensuite ajouté le blocage de l’abat-
ment (CP) est ainsi passé de 9,57 la part de sucre commercialisée toir par les artisans bouchers puis
en moyenne en avril (le standard localement aux particuliers est en par les salariés suite aux nouveaux
est de 8) à une moyenne de 7,39 baisse de 6 %, le solde de la pro- confits sociaux liés à la mise en re -
en juin et de 6,48 en juillet. La duction étant réservé aux usages dressement de la SEMAM (société
rémunération des planteurs qui industriels (sirop de sucre, yaourts d’économie mixte de l’abattoir de
Martinique).
Bertrand AUMAND
Srise - Ddaf
Chute de la consommation de viande en 009
Unités : tonne ou millier d’euros
Sources : SEMAM-SRISE Martinique
7N° 73 - Martinique - Juin 2010

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.