Année économique et sociale 2006 en Guyane

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Pêche - Forêt Le sol, le sous-sol et la mer n 2006, l’activité aurifère mar- et les biens d’équipement non pro-Après trois années de Eque le pas. L’investissement, duits localement. Les exportations contraction, les exporta- malgré une hausse cette année, ne d’or en valeur et en volume sont en tions en valeur retrou- retrouve pas son niveau de 2004. hausse. Le cours de l’once est favo- Le nombre d’autorisations d’ex- rable. La différence observée entre vent en 2006 leur dyna- ploitation de gisement et de per- la production offi cielle (2,7 tonnes) misme, progressant ainsi mis de recherche délivrées par la et les exportations déclarées (5 ton- de 30 % pour s’établir à DRIRE continue de diminuer. nes) se retrouve dans l’utilisation de Avec 5 millions d’€ en 2006, les l’or comme moyen de paiement (ré-122 millions d’€. Parmi dépenses consacrées à la recher- munération du personnel employé les activités, trois secteurs che sont en quasi-totalité sur sites et achat de se démarquent par leur Hausse desimputable au projet Camp matériels) et l’or- Caïman défendu par le paillage clandes-singularité guyanaise : exportations d’or groupe Iamgold, pour tin. L’intensifi ca-l’or, la pêche et l’activité l’exploitation de 34 tonnes d’or tion des opérations Anaconda par bois. identifi ées à ce jour. Depuis 1994, la Gendarmerie (112 en 2006, 107 les sociétés exploitantes ont investi en 2005, 73 en 2004) tend à désor- près de 102 millions d’€ dans la re- ganiser la fi lière clandestine.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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Pêche - Forêt
Le sol, le sous-sol et la mer
n 2006, l’activité aurifère mar- et les biens d’équipement non pro-Après trois années de Eque le pas. L’investissement, duits localement. Les exportations
contraction, les exporta- malgré une hausse cette année, ne d’or en valeur et en volume sont en
tions en valeur retrou- retrouve pas son niveau de 2004. hausse. Le cours de l’once est favo-
Le nombre d’autorisations d’ex- rable. La différence observée entre vent en 2006 leur dyna-
ploitation de gisement et de per- la production offi cielle (2,7 tonnes)
misme, progressant ainsi mis de recherche délivrées par la et les exportations déclarées (5 ton-
de 30 % pour s’établir à DRIRE continue de diminuer. nes) se retrouve dans l’utilisation de
Avec 5 millions d’€ en 2006, les l’or comme moyen de paiement (ré-122 millions d’€. Parmi
dépenses consacrées à la recher- munération du personnel employé les activités, trois secteurs
che sont en quasi-totalité sur sites et achat de
se démarquent par leur Hausse desimputable au projet Camp matériels) et l’or-
Caïman défendu par le paillage clandes-singularité guyanaise : exportations d’or
groupe Iamgold, pour tin. L’intensifi ca-l’or, la pêche et l’activité
l’exploitation de 34 tonnes d’or tion des opérations Anaconda par
bois. identifi ées à ce jour. Depuis 1994, la Gendarmerie (112 en 2006, 107
les sociétés exploitantes ont investi en 2005, 73 en 2004) tend à désor-
près de 102 millions d’€ dans la re- ganiser la fi lière clandestine. Selon
cherche de l’or primaire. les données de la Gendarmerie, la
En 2006, l’or demeure une nouvel- valeur moyenne en équivalent or
le fois le premier poste d’exporta- des matériels saisis ou détruits en
tion du département (hors activité 2006 s’élève à 1,2 tonne, soit une
spatiale), devant les automobiles estimation de 16 millions d’€.
Les exportations d’or reprennent
Exportations en valeur en Guyane
En millions d’€ et %
Source : Douanes
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N° 69 - Guyane - Septembre 2007
AES69_guyaneEL.indd 19 11/09/2007 15:52:09Pêche - Forêt
En 2006, la production totale des prix de la crevette à l’exporta- forêt se sont contractées, passant de
de la fi lière pêche s’est élevée à tion. La commission européenne 62 621 m3 à 56 959 m3, soit une
5 170 tonnes de produits de la mer a proposé de prolonger jusqu’à la baisse de 9 % en un an. Avec moins
pour une valeur estimée de 20 mil- fi n 2006 l’application du régime d’un tiers de la production expor-
lions d’€. Trois ressources sont prin- d’aide en faveur des fl ottes de pê- tée, celle-ci dépend essentiellement
cipalement exploitées : la crevette, che des régions ultrapériphériques d’une de-
Baisse des quantitésle vivaneau et le poisson blanc. afi n de tenir compte de leur situa- m a n de
La fl otte est composée de 208 navi- tion économique. loca le. de grumes exportées
res en activité, dont plus de la moi- Quant à la pêche artisanale, le Les ex-
tié pour la pêche artisanale. Selon marché antillais demeure le prin- portations en volume se sont, elles
la direction départementale des af- cipal débouché de la production aussi, contactrées, néanmoins les
faires maritimes, 540 actifs étaient guyanaise mais la concurrence des expaleur se sont ap-
2inscrits au 1er janvier 2007. produits des pays ACP y est de plus préciées de 13,4 %, en raison de la
En 2006, les prises totales de crevet- en plus forte. qualité des espèces exportées.
tes étaient estimées à 2 230 tonnes, Pour développer la fi lière bois en
soit une baisse de 25 % par rap- Au sein du Plateau des Guyanes Guyane, un plan de développe-
port à 2005. La valeur est estimée (Guyana, Guyane, Suriname et ment concentré (PDC) a été signé
à 12,5 millions d’€. Cette évolution Nord du Brésil), qui s’étend sur 1,5 en mars 2003 pour une durée de
défavorable est imputable à l’arrêt millions de km², la Guyane occupe cinq ans entre l’État, la Région et
des activités de la société CFPN, se- un espace de 84 000 km² essentiel- les Chambres consulaires. L’objec-
conde compagnie du département lement forestier, la forêt y occupant tif de cette convention est de dé-
avec 17 navires, puis à la grève des plus de 90 % du territoire, soit plus velopper une démarche marketing
marins pêcheurs des trois princi- de 7,5 millions d’hectares. pour rapprocher les entreprises des
3paux armateurs du département (La Il s’agit d’une forêt sempervirente marchés, de favoriser l’innovation,
Balupi, Unifi pêche, Abchée SARL) de type tropical humide, unique et de développer l’exportation. Cer-
de la mi mars à la fi n juillet. forêt de ce type dans l’Union euro- taines de ces actions devraient être
En 2006, les exportations de crevet- péenne. La quasi-totalité du massif réalisées en 2007.
tes ont chuté de 21 % en volume relève du domaine de l’État et la
sur un an. La mé- gestion est confi ée, depuis 1967, à
Chute tropole demeure l’Offi ce National des Forêts (ONF). Stéphane ATTALI
le principal dé- Malgré une richesse écologique, IEDOM Guyanedes exportations
bouché de la cre- la forêt guyanaise est diffi cile à ex- de crevettes Stéphane TRAINEL
vette guyanaise. ploiter, en cause les diffi cultés d’ac-
Malgré le soutien des pouvoirs pu- cès et la faible densité des espèces
1blics via le POSEIDOM , les entre- recherchées.
prises guyanaises sont confrontées En 2006, pour la troisième année,
à des diffi cultés liées à la chute les quantités de grumes sorties de
En 2006
À noter que depuis le 1er janvier 2006, un arrêté préfectoral interdit l’usage du mercure. Les professionnels
miniers sont contraints d’adopter de nouvelles technologies plus performantes et plus respectueuses de
l’environnement pour amalgamer les paillettes d’or. Enfi n, les professionnels guyanais signalent des diffi -
cultés dans le développement de leur activité : la réduction progressive de l’octroi de titres miniers et les
délais de renouvellement, un accès aux zones aurifères contraignant, un coût du carburant et du transport
important et une mauvaise image du secteur.
(1) Programme d’options spécifi ques à l’éloignement et à l’insularité des départements français d’outre-mer
(2) Afrique Caraïbes Pacifi que
(3) Littéralement, « forêt toujours verte », c’est-à-dire dont le couvert foliaire demeure tout au long de l’année.
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