Bilan économique 2003 - Agriculture : l'année de la sécheresse

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L'année agricole 2003 a été très marquée par les aléas climatiques. Les rendements ont chuté pour quasiment toutes les cultures sous les effets cumulés du gel hivernal, de la sécheresse du printemps et de la canicule estivale. Ces conditions ont en outre engendré une forte augmentation des prix des céréales. Pour le champagne, les vendanges ont été exceptionnellement précoces et les exportations ont progressé pour la troisième année consécutive.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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Céréales : chute des quantités récoltées, flambée des prix
Les résultats ont été décevants pour l’ensemble des acteurs de la filière : la production totale de céréales a reculé de 16%. Les surfaces sont restées sta bles alors que le rendement a régressé de 17%. La moisson des céréales d’hiver a commencé plus tôt que les années précédentes : elle a démarré en juin avec l’orge d’hiver pour s’achever sans interruption avec le blé d’hiver. Les résultats de cette moisson ont été décourageants. La récolte de blé a baissé de 22% par rapport à 2002, conséquence de la diminution des surfaces et du rendement. La produc tion d’orge et d’escourgeon d’hiver a chuté de 28%pour les mêmes rai sons. Seulement 30% de la collecte est allée à la malterie, le reste étant
AGRICULTURE
L’ANNÉE DE LA SÉCHERESSE
déclassé en orge de mouture. Suite aux évènements climatiques ayant touché les cultures d’hiver, les surfaces réensemencées en orge de printemps ont été considéra blement augmentées, passant de 121 400 ha en 2002 à 164 400 ha en 2003. En revanche, le rendement s’est amoindri. La production de maïs grain a sévèrement baissé par rap port à 2002 sous l’effet conjugué d’une chute du rende ment et d’un transfert de surfaces vers la production de maïs fourrage afin de répondre aux demandes des éleveurs pour l’alimentation animale. Au cours de l’été, les cours des céréales ont commencé à grimper : le blé est passé de 120 euros la tonneen août à 160 euros la tonne en novembre. Au printemps 2004, les cours sont encore supérieurs de 20 euros/tonne à ceux d’août
Productions végétales en 2003
Unités : ha et q/haRendement ÉvolutionSurface Évolution 2003/2002 2003/2002 Céréales 705200 065 17 dont blé tendre376 4007 6816 orge d'hiver112 2008 5822 orge de printemps164 400+35 654 maïs grain41 60018 6820 avoine 5700 249 0 Oléagineux 137400 132 0 dont colza hiver125 9002 320 tournesol 9700 +832 6 Protéagineux 57400 +745 12 dont féveroles9 20010 4610 pois protéagineux48 100+11 4512 Betteraves industrielles79 9009 70210 Pommes de terre20 400+3 4764 dont féculerie7 700+3 42611 consommation 12000 +3485 1 Source : SRSA ChampagneArdenne
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2003. Le maïs a même fait l’objet de spéculation sur le marlué approchant les 12 000 ha alors que le rendement s’est ché mondial, atteignant la valeur record de 160 euros/t. Lescontracté de 11%. 7 opérateurs ont été surpris par la grande volatilité des mar chés, en particulier sur le MATIF (qui ne concerne que le maïs, le blé et le colza), d’où une grande variabilité des cours affichés. Les conditions climatiques exceptionnellesVendanges exceptionnellement ont accompagné cette dérive anarchique des marchés. précoces Les résultats du colza d’hiver ont été très hétérogènes se lon les parcelles et les petites régions agricoles, le sud Les vendanges ont été exceptionnellement précoces cette champardennais ayant le plus souffert. La production a été année. Elles ont démarré dès le 18 août dans l’Aube et le quasiment stable, le rendement n’ayant pas évolué et la 25 août dans la Marne pour s’achever vers le 45 sep sole ayant légèrement reculé par rapport à 2002 passant tembre. Il faut remonter à l’année 1882 pour trouver une de 128 550 ha à 125 900 ha. Conséquence des conditions récolte aussi hâtive. Le rendement moyen A.O.C. Cham climatiques de l’hiver, des parcelles de colza d’hiver ont pagne s’est élevé à 8 251 kg/ha sur une surface en produc été retournées. Certaines ont été réensemencées en colza tion de 31198 hectares. Les résultats obtenus ont été de printemps, multipliant quasiment par quatre la surface néanmoins très hétérogènes selon les endroits. Les mesu consacrée à cette culture : 375 ha en 2002 et 1 200 ha en res prises fixaient le rendement limite à 10 400 kg avec la 2003. Le rendement moyen a baissé de 13 points. Les sur possibilité d’un plafond limite de classement de 1 000 faces consacrées au colza non alimentaire (destiné essen kg/ha. Le regrappage effectué en octobre a permis une tiellement à la production de diester) ont progressé de 6%, hausse des rendements de quelques centaines de kilos. Le dépassant les 43 000 ha. prix du raisin a progressé de 3,7% par rapport à 2002 pour Pour les protéagineux les résultats ont été décevants. La atteindre 4,25 euros/kg pour un cru à 100%. production de féverole a chuté de 21%, les conditions dé Les expéditions de champagne, en hausse pour la troi favorables du marché expliquant la perte de confiance des sième année consécutive, ont progressé de 2% en 2003 agriculteurs dans cette culture. Celle des pois protéagi pour atteindre 293,5 millions de bouteilles. Elles ont re neux n’a quasiment pas évolué. En effet, si le territoire trouvé ainsi leur niveau de l’année 1998 effaçant les turbu consacré à cette production s’est accru par suite de réense lences du changement de millénaire. Un peu plus des mencements de parcelles endommagées par les gelées hi deux tiers d’entre elles ont été réalisées par les négociants, vernales, le rendement a diminué. les récoltants et les coopératives assurant le reste. Si le marché français s’est très légèrement tassé, il a conservé la plus grosse part avec 60% des ventes devant les autres Bilan mitigé pour les betteraves pays de l’Union européenne (26%).et les pommes de terre
Expéditions de champagne (indice base 100 en 1989) Les gelées du mois d’avril ont entraîné le resemis d’envi ron 2 500 ha de betteraves. Le développement biologique de cette culture a été affecté par le gel, l’importance des 150 montées à graineset la forte chaleur. La production a chu 140 té de 19% : conséquence à la fois de la réduction des em blavements, suite à la très bonne récolte 2002, et de la 130 diminution du rendement moyen. Cette forte baisse s’est 120 tout de même trouvée limitée par la très bonne teneur en 110 sucre. Les résultats sont très contrastés : ils ont été très bons au nord d’une ligne ChâlonsEpernay et très décevants au100 sud de celleci. 90 La production de pommes de terre destinée à la féculerie a 80 reculé de 18% en raison d’un fort affaiblissement du ren dement et malgré une hausse des emblavements de 3%. La70 1989 19911993 1995 19971999 2001 200 région agricole autour du site industriel AVEBE (Marne) a connu un déficit hydrique important. Le retour tardif desExportTotal France pluies n’a pas amélioré les rendements à l’exception toute fois des terres crayeuses où une amélioration de 10t/ha aSource : CIVC été constatée. L’usine d’Haussimont a commencé à fonc tionner le 27 août. Les arrachages se sont déroulés dans de bonnes conditions. Le contingent de l’usine a été réalisé à hauteur de 85 à 90%. René Lemaçon Pour la conservation, le résultat final a été meilleur que Chef du Service régional de statistique agricole pour la pomme de terre de fécule, la production totale ayant augmenté de 2% . Les surfaces ont légèrement évo
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