Deuxième trimestre 2009 : l'activité économique en léger redressement

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Deuxièmetrimestre2009: l'activité économique en léger redressement CONTEXTE NATIONAL Le PIB français a enregistré un léger redressement au deuxième trimestre, + 0,3 %, après quatre trimestres de baisse. Cette évolu- tion résulte de la stabilisation des exportations françaises (après deux trimestres de recul accen- tué), sur fond de progression Après trois premiers mois de recul prononcé, l’activité économique régionale a cessé stable de la consommation inté- de se contracter au deuxième trimestre et un léger revirement s’est fait sentir dans rieure. L’investissement diminue certains secteurs à l’approche de l’été. Cette amélioration, visible d’abord dans l’in- pour le cinquième trimestre dustrie automobile, est loin d’être générale et n’a pas empêché une nouvelle dégra- consécutif, mais seulement de 1 %. dation du marché de l’emploi. La stabilisation des exportations (+ 0,1 %) s’accompagne d’une La production industrielle, orientée à la baisse depuis plus de six mois, a entamé une nouvelle diminution des importa- remontée à partir du mois de mai, tirée par la demande intérieure. Ce retourne- tions (- 2,5 %), ce qui réduit le défi- ment, confirmé par les commandes de juillet, demeure fragile et ne peut être quali- cit commercial français. fié de reprise avant une confirmation au troisième trimestre. Les services font aussi état d’une légère amélioration.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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Deuxième trimestre 2009 : l'activité économique en léger redressement
CONTEXTE NATIONAL
Le PIB français a enregistré un léger redressement au deuxième trimestre, +0,3 %, après quatre trimestres de baisse. Cette évolu tion résulte de la stabilisation des exportations françaises (après deux trimestres de recul accen tué), sur fond de progression stable de la consommation inté rieure. L’investissement diminue pour le cinquième trimestre consécutif, mais seulement de 1 %. La stabilisation des exportations (+ 0,1 %) s’accompagne d’une nouvelle diminution des importa tions ( 2,5 %), ce qui réduit le défi cit commercial français.
L’emploi salarié se contracte de nouveau au deuxième trimestre, ( 0,5 %), mais moins fortement qu'au cours des deux trimestres précédents. Si l’industrie perd en core plus de 55 000 emplois, le ter tiaire enregistre une contraction moins forte qu’au premier tri mestre, et la construction maintient ses effectifs.
Le taux de chômage au sens du BIT atteint 9,1 % au deuxième trimestre en France métropolitaine (9,5 % avec les Dom), soit près de 2,6 millions de personnes. En in cluant les autres catégories de chômeurs, on compte 3,3 millions de personnes sans emploi mais souhaitant travailler.
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Après trois premiers mois de recul prononcé, l’activité économique régionale a cessé de se contracter au deuxième trimestre et un léger revirement s’est fait sentir dans certains secteurs à l’approche de l’été. Cette amélioration, visible d’abord dans l’in dustrie automobile, est loin d’être générale et n’a pas empêché une nouvelle dégra dation du marché de l’emploi.
La production industrielle, orientée à la baisse depuis plus de six mois, a entamé une remontée à partir du mois de mai, tirée par la demande intérieure. Ce retourne ment, confirmé par les commandes de juillet, demeure fragile et ne peut être quali fié de reprise avant une confirmation au troisième trimestre. Les services font aussi état d’une légère amélioration. Dans le commerce, en revanche, hormis quelques exceptions, le deuxième trimestre n’enregistre pas une véritable remontée, mais la baisse semble contenue. L’emploi salarié des secteurs marchands diminue pour le quatrième trimestre consécutif dans sa composante permanente ( 0,8 %) alors que l’intérim enregistre un rebond, après avoir été divisé par deux au cours des six mois précédents.
Le taux de chômage régional passe à 9 % : le nombre de chômeurs, après avoir atteint un pic de 56 000 demandeurs decatégorie Aau mois de mai, est en légère décrue depuis.
Les créations d’entreprises sont toujours très nombreuses au deuxième trimestre, grâce au nouveau dispositif allégé (autocréateur), mais les défaillances sont aussi en forte hausse.
Franck YVERNOGEAU Banque de France
Philippe LEMARINEL DRTEFP
Dragos IOAN Insee
Légère reprise des carnets industriels
La production industrielle remonte légèrement
Après six mois de fort recul, la production industrielle régionale s’est stabilisée et un léger revirement s’est amorcé à la fin du deuxième trimestre.
A la seule exception de l’agroalimentaire, qui n’a pas connu ces derniers temps l’effondrement observé par ailleurs, tous les au tres secteurs industriels ont enregistré une inflexion à la hausse en avrilmai, tendance qui s’est confirmée en juillet. Cette amé lioration, visible dans les carnets de commandes et dans les taux d’utilisation des capacités de production, est le fait d’une reprise, timide, du marché intérieur. Elle demeure cependant fragile.
Suite à plusieurs mois consécutifs de production réduite et de dés tockage, les entreprises ont été amenées à reconstituer leurs stocks. Avec des prix à la vente toujours bas, cela s’est traduit dans des prises d’ordres qui ont renfloué un peu les carnets, très rétrécis, au cours des mois d'avril et juin. Cette évolution, cons tatée surtout dans le secteur automobile et des biens d’équipe ment, reste limitée. Les carnets apparaissent encore insuffisants pour la plupart des industriels. En effet, les commandes, en moyenne pour l’industrie régionale au mois de juillet, assuraient seulement 9 semaines d’activité, contre 15 un an plus tôt.
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Baisse des chiffres d’affaires dans l'agroalimentaire
L’agroalimentaire, relativement épargné au premier trimestre par la forte contraction observée dans les autres secteurs industriels, a connu une baisse de ses ventes au deuxième trimestre, notam ment dans le secteur laitier ( 5 %), tandis que la viande affiche une quasistabilité (+ 0,8 %). Malgré une production en légère hausse au deuxième trimestre, les ventes de l’industrie laitière fléchissent en lien avec la poursuite de la baisse des prix indus triels ( 1,5 % sur un trimestre,  12 % à un an d’écart).
L’emploi salarié se réduit encore En données corrigées des variations saisonnières l’emploi salarié permanent des secteurs marchands se contracte pour le qua trième trimestre consécutif, perdant encore 1 800 postes ( 0,8 %). L’industrie enregistre une baisse de 1,1 %, la plus forte de tous les secteurs, soit environ 1 000 postes. L’emploi salarié des services marchands recule de 0,6 %, tandis que le repli est moins fort dans le commerce. L’emploi dans la construction reste en revanche stable par rapport au trimestre précédent. Avec l’approche de la saison estivale et le léger revirement de l’activité industrielle, l’appel à l’intérim a connu un rebond au se cond trimestre. La hausse de l’intérim (+ 3,5 %), visible surtout dans l’industrie et les services, reste de faible ampleur et ne comble qu'en partie la baisse subie en fin d’année et au premier trimestre. Le nombre d’équivalents temps complet au deuxième trimestre représente deux tiers du niveau enregistré il y a un an.
Conjoncture régionale septembre 2009
La création d’entreprise toujours dopée par les autocréateurs
Les grandes surfaces à prédominance alimentaire enregistrent une baisse de 6 % de leurs ventes au deuxième trimestre. Dans le commerce de gros, la baisse semble stabilisée.
Commerce et services se stabilisent La situation du commerce et des services s’améliore au second tri mestre. Les ventes de biens durables ont progressé, à l’image des équipements d’information et de communication (+ 3 % en va leur), ou des ventes d’automobiles. Les immatriculations de voitu res particulières neuves bondissent de 10 % au deuxième trimestre. Celles des véhicules utilitaires sont aussi en hausse par rapport au premier trimestre, mais apparaissent en fort repli à un an d’écart.
Les créations d’entreprises sont encore plus nombreuses au deuxième trimestre, grâce au nouveau régime de création al légée. Sur un total de plus de 5 200 créations enregistrées en BasseNormandie au cours du premier semestre 2009 (presque autant qu’en 2008), près de 60 % sont le fait des autocréateurs. Les défaillances d’entreprises (données jugées) sont également en forte hausse sur les trois premiers mois de l’année (+ 51 % à un an d’écart), et cette tendance, au vu des données publiées, se maintient au deuxième trimestre.
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Pour les services marchands, un retournement de tendance s’est fait sentir à la fin du deuxième trimestre. Les activités de transport de marchandises ont connu un léger revirement en volume, de même que certains services aux entreprises, alors que les services aux particuliers sont quasiment stables. La fréquentation hôte lière, en hausse de 7 %, s’est répercutée favorablement dans le chiffre d’affaires des hôteliers et restaurateurs de la région.
Très forte hausse du chômage partiel
Le recours au chômage partiel s’intensifie : de 74 200 journées autorisées au quatrième trimestre 2008 (le double du volume annuel moyen des trois années précédentes) il atteint 286 700 journées au premier trimestre 2009, puis 338 100 journées au second trimestre. Ceci correspond à 5 200 emplois équivalent à temps plein, plus que le nombre d’emplois perdus en 2008 dans l’ensemble du secteur marchand non agricole. L’industrie concentre 4 700 équivalents emplois à temps plein, dont 3 600 pour la seule filière automobile, qui a connu à la fin de l’année 2008 et au premier trimestre 2009 une très forte baisse d’acti vité. Le département de l’Orne est le plus touché par la montée du chômage partiel, avec une moyenne de 2,8 jours non travail lés au cours des neuf derniers mois, contre 2 pour l’ensemble de la BasseNormandie.
DIRECTION REGIONALE DE L'INSEE DE BASSENORMANDIE
93, rue de Geôle 14052 CAEN CEDEX 4 Tél. : 02.31.15.11.00 Fax : 02.31.15.11.80
www.insee.fr/bassenormandie
Directeur régional : Michel GUILLEMET
Service études et diffusion : Julien BECHTEL
Rédacteur en Chef : Didier BERTHELOT
Composition PAO : MarieIsabelle LARDET, Françoise LEROND Crédit photos : Comité régional du tourisme ; Chambre régio nale d'agriculture ; Comité départemental du tourisme de la Manche ; Attaché de presse : Philippe LEMARCHAND 02.31.15.11.14 © INSEE 2009
La hausse du chômage se poursuit La hausse du chômage s’est poursuivie en BasseNormandie au deuxième trimestre, à un rythme moins fort qu’au premier tri mestre. Les dernières informations en provenance du Pôle Emploi laissent penser que cette tendance s'est infléchie depuis. Le taux de chômage localisé (Enquête emploi) atteignait fin juin 9 % de la population active (9,1 % France métropolitaine), en hausse de 0,6 point par rapport au premier trimestre. Le nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A s’établissait fin juin, en données corrigées des variations saisonnières, à 54 600 personnes, nombre qui a diminué de 0,8 % depuis. Le nombre de jeunes au chômage demeure toujours plus élevé en BasseNormandie qu’en moyenne dans la métropole : ils représen taient fin juillet près de 20 % du total catégorie A, en hausse de 32 % sur un an. Rédaction achevée le 23 septembre 2009
Letaux d’utilisation des capacités de production,leniveau des carnets de commandesetdes stockssont calculés à partir de l’enquête conjoncture réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions (une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des réponses est faite selon le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’ef fectifs et de chiffre d’affaires), ensuite par le poids respectif du secteur dans le total. Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 en treprises représentatives de l'industrie régionale. Lesindices de chiffre d’affairessont calculés à partir des déclarations fisca les mensuelles(source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie im portante de leur activité sont situés dans la région. Les courbes représentent la tendance après désaisonnalisation des valeurs brutes. L’évolution des effectifs salariésest calculée à partir des données trimestriel les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonnalisées. Letaux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens du Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi en continu et en adoptant les critères européens plus restrictifs. Est définie comme chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se maine déterminée, être à la recherche active d’emploi et être disponible dans les 15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Les membres duPôle de Gestion Publique et de Développement Économique, regroupant sous la responsabilité du TrésorierPayeur Général, les services économiques de l’État en région, ainsi que des institutions telles que la Caisse des Dépôts et Consignations et la Banque de France, ont décidé en 2007 de s’associer pour réaliser conjointement une note de conjoncture trimes trielle. La conduite de cette action a été plus particulièrement confiée à la Banque de France et à l’INSEE, à partir de données collectées auprès des différents partenaires.
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