L'agriculture en 1996 en France et en Europe

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En 1996, la croissance du volume des livraisons agricoles françaises a été soutenue (+ 2,4 %). Cependant, la baisse des prix des produits agricoles et la forte progression de ceux des consommations intermédiaires ont induit un recul du revenu brut agricole global, malgré le versement de subventions supplémentaires dans le contexte de la crise de la «vache folle». Avec la poursuite à un rythme élevé de la diminution du nombre d'exploitations, le revenu brut agricole par exploitation a augmenté de 1 % en termes réels. Les évolutions globales ont été assez voisines pour l'ensemble des quinze pays de l'Union européenne en 1996.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 527 JUIN 1997
PRIX : 15 F
L’agriculture en 1996
en France et en Europe
Françoise Martinez, Division Agriculture, Insee
Des prix en baisse pour lesn 1996, la croissance du volume
livraisons et en forte hausse pourdes livraisons agricoles françai-
les consommations intermédiairesE ses a été soutenue (+ 2,4 %). Ce-
En revanche, après deux années de reprisependant, la baisse des prix des p oduir ts
en 1994 et 1995, le prix des produits agrico
agricoles et la forte progression de ceux
les a diminué. En termes réels, c’est à dire
des consommations intermédiaires ont en éliminant les effets de l’évolution géné
rale des prix (cf. Pour comprendre ces résul induit un recul du revenu brut agricole
tats), la baisse a atteint 2,3 %, rythme
global, malgré le versement de subven-
néanmoins inférieur à la tendance de long
tions supplémentaires dans le contexte terme ( 3 %).
Les prix des céréales et des pommes dede la crise de la "vache folle". Avec la
terre ont nettement baissé, en raison de
poursuite à un rythme éevé dl e la diminu-
l’abondance des disponibilités. L’évolution
tion du nombre d’exploitations, le revenu des prix des animaux vivants a été très mar
quée par la crise de la viande bovine. Labrut agricole par exploitation a augmenté
dégradation du prix des livraisons de gros
de 1 % en termes réels. Les évolutions
bovins observée en 1995, s’est poursuivie
globales ont été assez voisines pour l’en au début de 1996, puis s’est accentuée
avant de se stabiliser en fin d’année. En re semble des quinze pays de l’Union euro-
vanche, les prix des porcins, ovins caprins
péenne en 1996.
et volailles enregistraient simultanément de
nettes augmentations.
Les livraisons agricoles ont connu en 1996,En valeur, les livraisons ont ainsi progressé
comme en 1995, une forte croissance en de 1,4 %. Mais, les consommations intermé
volume ( + 2,4 %), nettement supérieure à diaires ont connu une croissance nettement
la tendance observée sur le long terme plus élevée, sous l’effet de hausses de prix
(1,3 % par an en moyenne au cours des d’une ampleur inconnue depuis les années
quinze dernières années). Cette progres soixante dix. Celles ci ont surtout concerné
sion s’explique presque exclusivement par les aliments pour animaux, les engrais et les
les résultats des céréales et des animaux produits pétroliers.
(tableau 1).
Grâce à l’effet conjugué de conditions cli Une forte disparité de l’évolution
matiques très favorables et de l’augmenta du revenu par exploitation suivant
tion des superficies, suite à la réduction du les activités
taux de "gel" des terres institué en 1993 par
la réforme de la Politique agricole com Après deux années de croissance, la valeur
mune (PAC), le volume des livraisons de ajoutée brute aux prix du marché (cf. Pour
céréales a augmenté de près de 14 %, taux comprendre ces résultats) a donc à nouveau
de croissance le plus fort depuis plus de dixdiminué. Mais, cette baisse a été quasiment
ans. De plus, comme en 1995, les livraisons compensée par l’octroi de subventions sup
de gros bovins se sont accrues en volumeplémentaires, essentiellement accordées
à un rythme soutenu. Dans le contexte de aux éleveurs de bovins dans le contexte de
la crise de la "vache folle", l’importance de la crise de la viande bovine (tableau 2). Tou
l’offre face à la contraction de la demande tefois, le revenu brut global dégagé par l’ac
a nécessité le recours au stockage d’inter tivité agricole a diminué. Les cotisations
vention, en dépit d’une évolution favorable sociales des exploitants se sont accrues à
des échanges extérieurs. Parallèlement, le un rythme élevé, l’évolution de l’assiette in
report de consommation de la viande bo tégrant les fortes augmentations du revenu
vine au profit de la viande de volailles a for de 1994 et 1995. De plus, simultanément,
tement stimulé les livraisons de ce produit.les prestations sociales se sont réduites,
INSEE
PREMIEREsous l’effet du plan d’économie de l’as Des livraisons à la valeur ajoutée
surance maladie mis en place à la mi
Évolution 1996/1995 (%) 95.Valeur 1996
(milliards de F) La baisse du nombre des exploita Volume Prix Valeur
tions, assortie d’une augmentation deCéréales +13,7 -5,3 +7,7 39,5
leur taille moyenne, se poursuivant àFruits et légumes +0,8 -2,3 -1,5 40,2
(1) un rythme élevé, le revenu brut agri Plantes industrielles +1,8 +0,5 +2,3 16,3
Vins -2,4 +0,9 -1,4 48,7 cole par exploitation en 1996 s’est ac
Produits végétaux divers -1,0 +1,3 +0,3 9,6 cru de 1 % en termes réels par rapport
Total livraisons de produits végétaux +2,9 -1,6 +1,2 154,2 à 1995, après deux années de forte
hausse (tableau 3 et graphique 1).Gros bovins +5,0 -12,5 -8,1 28,7
(2)
Autre bétail +1,2 +5,6 +6,9 36,0 Cette légère progression en 1996 pour
Autres animaux +4,8 +2,5 +7,4 25,7 l’ensemble de l’agriculture, s’est ac-
(3)
Produits animaux -0,5 +1,7 +1,2 57,1 compagnée d’évolutions contrastées
Total livraisons de produits animaux +1,9 -0,4 +1,5 147,5 selon les activités (tableau 4). Le reve
Total livraisons de produits agricoles +2,4 -1,0 +1,4 301,7 nu a progressé très fortement pour les
exploitations hors sol, et dans uneTotal consommations intermédiaires
moindre mesure pour les élevages(hors TVA déductible) +1,4 +3,5 +5,0 144,6
d’ovins et autres herbivores, et pour
Valeur ajoutée brute des livraisons* +3,3 -4,8 -1,7 155,9
les exploitations de maraîchages et de
1 Plantes industrielles : betteraves industrielles, oléagineux, tabac et autres plantes industrielles. fleurs. Les exploitations de grandes
2 Autre bétail : veaux, porcins, équins ,ovins et caprins.
cultures ont connu une hausse
3 Produits animaux : lait, oeufs et autres produits divers.
moyenne. En revanche, le revenu des*aux prix du marché
Source : Compte provisoire de l’agriculture, Insee exploitations de polyculture, des éle
vages de bovins et des exploitations
de viticulture et d’arboriculture frui-
tière a baissé.
En optique production (cf. Pour com De la valeur ajoutée au revenu
prendre ces résultats), le revenu brut
Valeur 1995 Évolution Valeur 1996 agricole par exploitation en termes réels
(milliards de F) 1996/1995 (%) (milliards de F)
a progressé plus nettement ( + 3 %), la
Ressources croissance en volume de la production
Valeur ajoutée brute des livraisons* 158,7 -1,7 155,9 dépassant celle des livraisons de plus
Subventions d’exploitation 50,1 +6,2 53,2
d’un point. En effet, la croissance en
Aides nouvelles ou revalorisées par la PAC 39,8 +5,4 42,0
Autres subventions 10,3 +9,1 11,2
Autres ressources 25,3 -1,2 25,0
Emplois Évolution du revenu brut agricole
Rémunération des salariés 29,5 +2,0 30,1 par exploitation en termes réels,
Impôts liés à la production 2,0 -19,1 1,6 optique livraisons
Impôts fonciers sur terres exploitées en faire valoir 2,7 -0,7 2,7
direct
Cotisations sociales au profit des exploitants 17,0 +7,6 18,3
Intérêts 12,1 -1,3 11,9
Autres emplois 18,3 +6,0 19,4
Revenu brut agricole corrigé optique livraisons 152,5 -1,6 150,1
*aux prix du marché
Source : Compte provisoire de l’agriculture, Insee
Évolution du revenu agricole par exploitation en termes réels
Optique livraisons
Évolution 1996/1995 en %
Revenu brut agricole corrigé optique livraisons (I) -1,6
Lecture : Pour gommer les mouvements exceptionnels, le
Evolution du nombre d’exploitations (II) -3,7
graphique visualise en poinillét s l’évolution lissée (moyenne
Revenu brut moyen par exploitation (III)= (I)/(II) +2,2 mobile sur cinq ans), du revenu brut agricole en termes
Prix du Produit Intérieur Brut (IV) +1,3 réels par exploitation en optique livraisons. Cette évolu
tion lissée permet de dégager trois phases : hausse annuelleRevenu brut moyen en termes réels (V)= (III)/(IV) +0,9
jusqu’en 1973 ; baisse puis stabilisation jusqu’en 1986 ; en
Revenu net moyen en termes réels* +0,1
fin, nette augmentation (près de 3 % par an) jusqu’en fin de
* Revenu net agricole = Revenu brut agricole consommation de capital fixe période.
Source : Compte provisoire de l’agriculture, Insee Source : Compte provisoire de l’agriculture, Insee
˚?¸?baisse des cours des produits tropi folle", la production animale a été qua Évolution du résultat brut
caux et à la chute des achats de bois siment stable en volume, malgré lad’exploitation par exploitation
brut. forte chute au Royaume Uni.en termes réels
En revanche, la progression des Parallèlement, les prix ont sensible-
Évolution 1996/1995 en %
échanges de produits des industries ment baissé en termes réels ( 1,9 %).
Grandes cultures +2,9 agro alimentaires s’est ralentie. La lé La diminution a été plus marquée pour
Maraîchage et fleurs +9,2
gère augmentation de l’excédent a ré la production végétale. Les fortes
Viticulture -3,3
sulté d’évolutions très contrastées par hausses des volumes de céréales et
dont : Vins de qualité 3,2
produit. La crise de la viande bovine ade pommes de terre ont en effet pesé
Autre viticulture 4,1
eu notamment des effets très positifs sur l’évolution de leurs prix. Pour laArboriculture fruitière -2,6
sur le solde des échanges de viande, production animale, la très légèreBovins -4,0
du fait de la forte contraction des im baisse des prix enregistrée au niveauOvins et autres herbivores +14,0
Hors sol +28,1 portations de viande fraîche de bovinsglobal recouvre de très importants
Polyculture -4,7 et à l’augmentation des exportations contrastes entre les différentes pro
Autres orientations mixtes +2,7 de viande de volailles. ductions. Les prix des porcins, des
ovins caprins et plus modérément desSource : Compte provisoire par catégories d’ex-
volailles ont augmenté, tandis que leploitations, Scees
UNION EUROPÉENNE : prix des bovins s’effondrait en dépit
forte croissance en volume des mesures de soutien.
volume de la production de céréales et
et baisse des prixde vins liée aux récoltes de 1996, a été
Une croissance du revenude la production agricolenettement supérieure à celle des li
agricole en Europe pour lavraisons enregistrées sur l’ensemble
En 1996, la production a nettementde l’année. troisième année consécutive
progressé en volume ( + 3,1 %) dans
la plupart des pays de l’Union euro Dans l’ensemble des pays de l’Union
Un nouveau record pour
péenne (graphique 2 et Pour com européenne, les consommations inter
l’excédent agro-alimentaire prendre ces résultats). En effet, la médiaires ont à nouveau augmenté en
production végétale a fortement aug volume. En 1996, la hausse a notam Cette nouvelle augmentation des livrai
menté ( + 6,4 %), notamment en Es ment touché l’énergie et les engrais.sons agricoles a favorisé l’amélioration
pagne qui a bénéficié du retour de En revanche, les prix réels des con de l’excédent des échanges agro ali
conditions climatiques plus favora sommations intermédiaires se sont ac mentaires français, qui a atteint 57,5 mil
bles. Ce sont les céréales qui ont le crus pour la première fois depuis leliards de francs en 1996. Le gain de près
plus fortement contribué à la crois- début des années quatre vingt. Cettede six milliards de francs a été essentiel
sance des volumes, grâce à l’amélio hausse a été constatée dans la plupartlement dû aux produits de l’agriculture,
ration des rendements et à la des États membres et pour les princi de la sylviculture et de la pêche. En ef
réduction du taux de gel des terres. paux produits (énergie, engrais, ali fet, la reprise des exportations amorcée
Les productions de pommes de terre, ments pour animaux et matériel). Auà la fin de l’année 1994 et confirmée en
de vins et de fruits ont également net total, la valeur des consommations in 1995, s’est prolongée avec la hausse
tement augmenté. En revanche, dans termédiaires a ainsi augmenté dedes ventes de céréales et surtout d’oléa
le contexte de la crise de la "vache 2,3 % en termes réels et la valeurgineux et de vins. De plus, les importa
tions ont reculé, suite notamment à la
Évolution de la valeur ajoutée nette agricole au coût des facteurs en termes
réels par unité de travail en 1996, dans les pays de l’Union européenneÉvolution de la production
agricole en France et dans
l’Union européenne
Lecture : Ce graphique présente le taux de croissance en 1996 de la valeur ajoutée nette agricole au coût des facteurs en
termes réels par unité de travail (indicateur de revenu des comptes européens ; cf. Pour comprendre ces résultats) dans les
15 pays de l’Union européenne (Belgique, Danemark, Allemagne, Grèce, Espagne, France, Irlande, Italie, Luxembourg,
*cf. pour comprendre ces résultats Pays Bas, Autriche, Portugal, Finlande, Suède, Royaume Uni).
Source : Eurostat - Comptes économiques de l’agriculture Source : Eurostat - Comptes économiques de l’agriculture (données prévisionnelles).
´`˝ajoutée brute aux prix du marché a l’Agriculture de la Nation. Le compte pré Par ailleurs, dans les comptes européens,
stagné en termes réels. senté à la session précédente du 10 décem l’analyse est centrée sur l’évolution des
Par ailleurs, la valeur des subventionsbre 1996, reposait sur des données agrégats en optique production : produc
d’exploitation en termes réels a pro prévisionnelles, qui ont été révisées. L’évo tion, valeur ajoutée brute aux prix du
gressé en 1996 de 2,8 %. Cette aug lution du revenu de la branche agricole estmarché (production consommations inter
mentation, plus modérée qu’en 1995, légèrement revue à la hausse (+ 1 % au lieu médiaires), valeur ajoutée nette au coût des
correspond largement à des aides de 0 % dans le compte prévisionnel). facteurs (valeur ajoutée brute aux prix du
compensatoires octroyées aux éle Le revenu brut agricole par exploitation en marché + subventions impôts liés à la
veurs de bovins. Compte tenu de la termes réels en optique livraisons peut être production consommation de capital fixe).
quasi stabilité de la consommation de assimilé au revenu effectivement perçu L’indicateur retenu par Eurostat, présenté
capital fixe et de la contraction régu dans l’année et tiré de la seule activité dans cet Insee Première, est l’évolution en
lière du volume de la main d’œuvre productive agricole. Le même indicateur termes réels de la valeur ajoutée nette au
agricole (-3,2 % en 1996), la valeur établi cette fois en optique production , me coût des facteurs par unité de travail agri
ajoutée nette au coût des facteurs parsure le revenu potentiel dégagé par la pro cole (c’est à dire correspondant au travail
unité de travail (cf. Pour comprendre duction, même si celle ci n’a pas été encored’une personne employée à plein temps
ces résultats) a enregistré une hausse vendue. Sur le long terme, les évolutions pendant un an).
en termes réels de 4 % par rapport à des livraisons et de la production sont pro
1995 et en moyenne de 3 % par an de ches ; il en est donc de même des indica
puis 1990. teurs de revenu liés.
Pour en savoir plus
Cette progression a touché la majorité La différence entre le revenu brut et le re
des États membres, comme en 1995. venu net agricoles en optique livraisons cor
Les rapports de la Commission desToutefois, le Royaume Uni et l’Autri respond à la consommation de capital fixe
comptes de l’agriculture de la Nation
che ont connu une nette baisse en en matériels et bâtiments, évaluée selon
(CCAN) sont disponibles à Insee Info
1996 (graphique 3). une méthode chronologique basée sur la
Services, dans les directions régionales
durée de vie de ces équipements. de l’Insee, ainsi que dans les directions
La seconde partie présentant l’évolution régionales et départementales du Minis
tère de l’Agriculture, de la Forêt et dede l’agriculture dans les quinze pays dePour comprendre
l’Alimentation.l’Union européenne s’appuie sur les sta ces résultats
tistiques des Comptes économiques de "Les comptes de l’agriculture en 1996",
l’agriculture publiées par l’Office statisti Insee Résultats à paraître en juin pro
chain.Les évolutions mesurées en termes réels que des Communautés européennes (Eu
correspondent aux évolutions à prix cou rostat), sur la base des données fournies "Les comptes départementaux et par ca
rants déflatées par celle de l’indice de prix par les statisticiens nationaux. Il convient tégories d’exploitations en 1996",
du produit intérieur brut. de souligner le caractère prévisionnel de Agreste Primeur (SCEES), à paraître.
La première partie de cet Insee Première ces données (estimées en janvier 1997)
"L’agriculture : tendances et disparités",
décrivant l’évolution de l’agriculture fran pour l’ensemble des quinze pays (y com Synthèses, n° 10, Mai 1997, Statistique
çaise s’appuie sur les données du compte pris la France), alors que les résultats du publique.
provisoire de l’agriculture pour l’année compte provisoire décrits dans la pre
"Le revenu agricole 1996", Eurostat, sé
1996, présenté à la session du printemps mière partie intègrent l’ensemble des in
rie 5.A.
1997 de la Commission des Comptes de formations disponibles en avril 1997.
Direction Générale :
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Date : _______________________________ Sgnaturei © INSEE 1997
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