L'agriculture en 1997 en France et en Europe

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En 1997, les livraisons de produits agricoles ont crû à un rythme particulièrement élevé, + 4,2 % en valeur. Compte tenu de la réduction du nombre des exploitations agricoles, le revenu brut agricole global par exploitation a augmenté de 6 % en termes réels, malgré une forte progression des consommations intermédiaires (+ 3,4 %) et une nette baisse des subventions d'exploitation. En revanche, dans l'ensemble de l'Union européenne, le revenu agricole a baissé sensiblement après trois années consécutives de hausse ; une majorité d'États membres a été concernée par cette baisse.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 586 MAI 1998
Prix : 15 F
L’agriculture en 1997
en France et en Europe
Françoise Martinez, division Agriculture, Insee
soutenu. En 1997, la croissance a atteintn 1997, les livraisons de produits
+ 3,2 % en volume, soit deux fois plus que
agricoles ont crû à un rythme l’évolution tendancielle des vingt dernièresEparticulièrement élevé, + 4,2 % en années. Ainsi, depuis 1995, le niveau des
livraisons agricoles dépasse celui d’avant lavaleur. Compte tenu de la réduction du
réforme de la PAC.
nombre des exploitations agricoles, le
revenu brut agricole global par ex ploi Des livraisons en forte progression
tation a augmenté de 6 % en termes
En 1997, la forte progression du volume des
réels, malgré une forte proression desg livraisons (+ 3,2 %) s’explique par les très
consommations intermédiaires (+ 3,4 %) bons résultats des produits végétaux, + 6,0 %
(tableau 1), croissance la plus élevéedepuis et une nette baisse des subvent ions
10 ans. La plupart des produits végétaux y
d’exploitation. En revanche, dans l’en ont contribué. En particulier, les céréales et
semble de l’Union européenne, le reve les plantes industrielles ont bénéficié à la
fois d’une hausse globale des superficies,nu agricole a baissé sensiblement après
rendue possible par la réduction du taux de
trois années consécutives de hausse ; gel des terres, et de très bons rendements,
une majorité d’États membres a été con notamment pour le maïs. Sous l’effet d’une
demande extérieure très dynamique et grâcecernée par cette baisse.
à un fort déstockage, les volumes des livrai-
sons de vins ont également beaucoup aug
Après le net recul de 1993 lié à la réforme menté, surtout au cours du premier semestre.
de la Politique agricole commune (PAC), le Les livraisons de veaux, de porcins et de vo
volume des livraisons agricoles a augmenté lailles ont progressé alors que celles de la plu
depuis 1995 à un rythme de plus en plus part des autres produits animaux ont diminué.
Des livraisons à la valeur ajoutée
Évolution 1997/1996 (%) Valeur 1997
(milliards de francs)Volume Prix Valeur
Céréales +6,9 4,4 +2,2 40,9
Fruits et légumes +2,2 +0,9 +3,1 41,1
Plantes industrielles (1) +8,5 +0,9 +9,5 18,0
Vins +8,6 +1,7 +10,4 53,6
Produits végétaux divers (2) +0,3 +0,9 +1,2 9,9
Total livraisons de produits végétaux +6,0 0,2 +5,7 163,5
Gros bovins -0,4 +7,0 +6,6 30,6
Autre bétail (3) +2,7 +2,2 +5,0 37,8
Autres animaux (4) +2,0 +4,1 +6,1 27,2
Autres produits animaux (5) -1,5 -0,7 -2,2 56,0
Total livraisons de produits animaux +0,3 +2,3 +2,7 151,6
Total livraisons de produits agricoles +3,2 +1,0 +4,2 315,1
Ventes des administrations +0,6 +1,4 +1,9 1,0
Total livraisons de la branche +3,2 +1,0 +4,3 314,1
Total consommations intermédiaires
(hors TVA déductible) +1,3 +2,0 +3,4 148,8
Valeur ajoutée brute des livraisons (6) +5,0 +0,1 +5,1 165,3
1. Plantes industrielles : betteraves industrielles, oléagineux, tabac et autres plantes industrielles.
2. Produits végétaux divers : plants de pépinières, fleurs et plantes, autres produits végétaux.
3. Autre bétail : veaux, porcins, équins, ovins et caprins.
4. Autres animaux : volailles, animaux divers.
5. Autres produits animaux : lait, œufs et produits animaux divers.
6. Aux prix du marché.
Source : compte provisoire de l’agriculture, Insee
˚
INSEE
PREMIEREEn particulier, le volume des livraisons d’une forte demande à l’exportation, Forte disparité de l’évolution
de lait a diminué de 1,3 % ; cette baisse expliquant la fermeté des cours. En re du revenu par exploitation
a résulté de la poursuite de la réductionvanche, l’abondance de l’offre d’orge suivant les activités
du cheptel laitier. Globalement, les li et de maïs a provoqué un recul assez
vraisons de produits animaux ont été sensible du prix de leurs livraisons. Après un léger repli en 1996, la valeur
stables en volume. En valeur, les livraisons ont ainsi pro ajoutée brute des livraisons a augmenté,
Le prix des livraisons agricoles a aug gressé de 4,2 %. En termes réels, la comme en 1994 et 1995. Les subventions
menté de 1,0 % en 1997. En termes hausse est la plus élevée depuis 1982 :versées en 1997 ont très sensiblement di
réels, c’est à dire en éliminant les effets+ 3,1 %. Les consommations intermé minué, après la hausse des subventions
de l’évolution générale des prix (Pour diaires ont augmenté moins vite que lesd’exploitation du début de la réforme de la
comprendre ces résultats ), il a baissé de livraisons (+ 3,4 %, soit + 2,2 % en ter PAC. A contrario, la baisse des charges
0,1 %. Depuis 1994, le prix réel des li mes réels), contrairement à 1996. Pen financières a été particulièrement impor
vraisons a été relativement stable, alors dant quatre années consécutives, elles tante en 1997 ( tableau 2 ). Au total, le reve
qu’il baissait tendanciellement pendant ont progressé fortement en valeur, nu brut global dégagé par l’activité agricole
les années 1983 1993. essentiellement par une hausse des a augmenté. Le nombre des exploitations
Le prix des livraisons des animaux a volumes en 1994 et 1995, et par une agricoles continuant de se réduire, le re
augmenté très nettement en 1997, à hausse des prix en 1996 et 1997. En venu brut agricole par exploitation en
l’exception des porcins. La reprise a été1997, les aliments pour animaux, princi optique livraisons a progressé de 6 % en
très marquée sur le marché des bovins, pale composante des consommations termes réels ( tableau 3 et graphique 1).
affecté en 1996 par la crise de la « vacheintermédiaires, ont contribué à l’essen Cette progression générale en 1997
folle ». tiel de cette hausse. À l’opposé, les en pour l’ensemble de l’agriculture s’est
Parmi les produits végétaux, les vins etgrais ont été en très net repli, en volumeaccompagnée d’évolutions contrastées
surtout les oléagineux ont bénéficié comme en prix. selon les activités ( tableau 4 ). Dans deux
Revenu brut agricole moyen De la valeur ajoutée au revenu
par exploitation en termes réels
Valeur 1996 Évolution Valeur 1997
Optique livraisons (milliards de F) 1997/1996 (%) (milliards de F)
Ressources
Valeur ajoutée brute des livraisons (1) 157,3 +5,1 165,3
Subventions d’exploitation 53,2 -7,0 49,5
Aides nouvelles ou revalorisées par la PAC 42,0 -4,8 40,0
Autres subventions 11,2 -15,3 9,5
Autres ressources 24,7 -2,6 24,1
Emplois
Rémunération des salariés 30,1 +1,3 30,5
Impôts liés à la production 1,9 +1,9 1,9
Impôts fonciers sur terres exploitées en faire valoir direct 2,7 +3,4 2,8
Cotisations sociales au profit des exploitants 18,3 +2,1 18,7
Lecture : pour gommer les mouvements exceptionnels, le gra
Intérêts 11,9 -12,5 10,5phique visualise en pointillés l’évolution lissée (moyenne mobile
sur cinq ans) du revenu brut agricole en termes réels par Autres emplois 19,0 -2,1 18,6
exploitation en optique livraisons (cf encadré). Cette évolution
Revenu brut agricole corrigé optique livraisons 151,3 +3,0 155,9
lissée permet de dégager deux phases : baisse puis stabilisation
jusqu’en 1986 ; nette augmentation (près de 3 % par an) jus 1. Aux prix du marché
qu’en fin de péiode.r
Source : compte provisoire de l’agriculture, Insee
Source : compte provisoire de l’agriculture, Insee
Évolution du résultat brut
Évolution du revenu agricole par exploitation en termes réels* d’exploitation en termes réels*
Optique livraisons** par catégorie d’exploitation
Évolution 1997/1996 en % Évolution 1997/1996 en %
Grandes cultures + 11,7Revenu brut agricole corrigé optique livraisons (I) +3,0
Maraîchage et fleurs + 4,3
Evolution du nombre d’exploitations (II) 3,7
Viticulture + 22,7
Revenu brut moyen par exploitation (III)= (I)/(II) +7,0 dont : Vins d’appellation d’origine + 24,1
Autres vins + 17,0Prix du Produit intérieur brut (IV) +1,1
Arboriculture fruitière + 4,5
Revenu brut moyen en termes réels (V)= (III)/(IV) +5,8
Bovins 0,3
Revenu net moyen en termes réels (a) +6,6 Ovins et autres herbivores - 13,6
Hors sol - 2,1
a. Revenu net agricole = Revenu brut agricole consommation de capital fixe
Polyculture + 6,2
* Cf. Pour comprendre ces résultats
Autres orientations mixtes + 2,8
** Cf. encadré
* Cf. Pour comprendre ces résultats
Source : compte provisoire de l’agriculture, Insee Source : compte provisoire par catégories d’exploitation , SCEES
¸˝??grandes catégories d’exploitations, la res divers (poudres de colas en parti Les prix de la production agricole ont
viticulture et les grandes cultures, les culier) et des boissons et alcools. chuté en termes réels ( 3,2 %), no
hausses de revenu ont été très supé L’excédent des produits agricoles tamment pour la production végétale
rieures à la moyenne. Pour l’ensembles’est également amélioré en 1997. (- 5,1 %) : la forte production d’huile
des autres activités, ou « orientations »,Les exportations ont progressé d’olive en 1997 et l’augmentation de l’of
les évolutions ont été proches de la grâce à une forte augmentation des fre de céréales en 1996 et 1997 ont fait
moyenne, à l’exception de l’élevage ventes de vins vers les États Unis etbaisser le prix de ces produits. En ce
ovin où le revenu a enregistré une les pays asiatiques, et de produits qui concerne les productions anima-
baisse sensible. oléagineux vers l’Europe. En contre les, les hausses en volume (volailles,
En optique productionencadré ( ), le re partie, le montant des importations ovins caprins, œufs) ont été accompa
venu brut agricole par exploitation n’a s’est alourdi, en particulier du fait de la gnées d’une baisse des prix réels.
augmenté que de 1 % en termes réelshausse des cours du café et du coton.Un an après la crise de la « vache
par rapport à 1996 : la croissance de folle », le marché des bovins a retrouvé
la valeur de la production finale a été une relative stabilité, même s’il per UNION EUROPÉENNE
nettement plus faible que celle des li siste des différences entre États mem Baisse modérée
vraisons. En effet, on a assisté cette bres. Par ailleurs, dans un contexte dede la production en valeur
année à un très fort déstockage de peste porcine aux Pays Bas et de de-
produits végétaux ( blé, vins) ainsi qu’à En 1997, la production agricole dans mande encore forte de viande de porc
une diminution du nombre d’animaux, l’Union européenne n’a crûque très lé par rapport à la viande bovine, les prix
en particulier de vaches laitières et de gèrement en volume (+ 0,5 %), consé- réels des porcins se sont maintenus.
vaches nourrices. quence d’une progression modérée de La hausse du volume des consomma
la production végétale (+ 1,6 %) et tions intermédiaires depuis 1994 a été
d’une très légère baisse de la produc- stoppée en 1997 ( 0,3 %). Les princi Un nouveau record pour
tion animale ( 0,5 %) (graphique 2). paux pays producteurs ont enregistrél’excédent agro alimentaire
Seuls quelques produits et quelques une baisse, en dehors de l’Espagne et
L’excédent commercial des échanges pays ont enregistré des évolutions plus de la France. Sur l’ensemble de
agro-alimentaires a atteint 68,9 mil marquées. Sur l’ensemble de l’Union l’Union européenne, la diminution a
liards de francs. Le gain de 12,5 mil européenne, les betteraves sucrières et surtout concerné les engrais et les ali
liards de francs par rapport à 1996 a les oléagineux ont participé à la haussements pour animaux. Les prix réels
permis d’établir un nouveau solde re du volume de la production végétale, des consommations intermédiaires
cord. Cette progression s’explique par alors que l’essentiel de la production vé sont également en baisse ( 0,8 %).
une forte augmentation des exporta gétale (céréales, légumes frais, fruits et Celle ci est conforme à la tendance de
tions, tant vers l’Union européenne vins) a baissé. L’Espagne a profité long terme, après le palier marqué en
que vers les pays tiers. Elle s’est ac d’une importante remontée du volume 1995 et 1996. Les prix des engrais ont
compagnée d’une reprise des importa de sa production d’huile d’olive. Aux chuté presque partout.
tions agricoles et agro alimentaires. Pays Bas, le volume de la production Ainsi la valeur de la production et celle
L’essentiel de la progression est dûanimale a fortement baissé du fait du des consommations intermédiaires
aux exportations agro alimentai retrait d’un grand nombre de porcins ont diminué respectivement de 2,7 %
res : au rattrapage dans les viandes du marché, à la suite de l’épidémie de et de 1,1 %, si bien que la valeur ajou
et conserves de viandes après la crisepeste porcine. Ce retrait a profité aux tée brute aux prix du marché s’est ré
de la « vache folle » s’est ajoutée une volailles et aux ovins caprins sur l’en duite de 4,2 % en termes réels pour
forte hausse des produits alimentai semble de l’Union européenne. l’ensemble de l’Union européenne.
Évolution de la production Évolution de l’indicateur européen du revenu agricole
agricole en France dans les différents pays européens entre 1996 et 1997*
et dans l’Union européenne
* Ce graphique présente le taux de croissance entre 1996 et 1997 de la valeur ajoutée nette agricole au coût des farmectesurs en te
réels par unité de travail (indicateur de revenu des comptes européens enc - adrcf. é) dans les 15 pays de l’Union européenne (UE) :
* Cf. encadré Belgique (B),Danemark (DK), Allemagne (D), Grèce (EL), Espagne (E), France (F), Irlande (IRL), Italie (I), Luxembourg Ba (L), s Pays
Source : comptes économiques de l’agriculture (données pré (NL), Autriche (A), Portugal (P), Finlande (FIN), Suède (S), Royaume-Uni (UK).
visionnelles), Eurostat Source : comptes économiques de l’agriculture (données prévisionnelles), Eurostat
´`Royaume Uni et le Portugal. Au Dane La présentation de l’évolution de l’agricul Baisse du revenu agricole
mark, en France et au Luxembourg, ture dans les quinze pays de l’Union euro en Europe après trois années
l’indicateur de revenu a été stable ou péenne s’appuie sur les statistiques desconsécutives de forte croissance
en légère hausse. Il a augmenté en Comptes économiques de l’agriculture pu
Allemagne, en Belgique, et surtout bliées par l’Office statistique des Commu
La valeur des subventions d’exploita aux Pays Bas grâce au versement de nautés européennes (Eurostat), sur la base
tion a baissé de 1,8 % en termes réels subventions (graphique 3). des données fournies par les statisticiens
malgré le versement d’aides importan nationaux des États membres. Il convient
tes aux producteurs néerlandais de de souligner le caractère prévisionnel de
Pour comprendre porcins, victimes de l’épidémie de ces données (estimées en janvier 1998)
peste porcine. Compte tenu de la qua ces résultats pour l’ensemble des quinze pays (y compris
si stabilité de la consommation de la France), alors que les résultats du comp
capital fixe (amortissement des maté te provisoire pour la France intègrent l’en
riels et bâtiments), et de la contractionL’analyse de l’évolution de l’agriculture semble des informations disponibles en
du volume de la main d’œuvre agri française s’appuie sur les données du avril 1998.
cole ( 1,9 % en 1997 mais 3,9 % encompte provisoire de l’agriculture pour Les évolutions mesurées en termes réels
moyenne depuis 1990), la valeur ajou l’année 1997, présenté à la session du 27correspondent aux évolutions à prix cou
tée nette au coût des facteurs par unité mai 1998 de la Commission des comptes rants déflatées par l’indice de prix du pro
de travail annuel a baissé de 3 % en de l’agriculture de la nation. Le compte duit intérieur brut.
termes réels après plusieurs années présenté à la session précédente du 16 La différence entre le revenu brut et le
de hausse. Conceptuellement, cet in décembre 1997 reposait sur des données revenu net agricoles en optique livrai
dicateur est à rapprocher du revenu enprévisionnelles. Les estimations prévi- sons correspond à la consommation de
optique production calculé en France sionnelles ont été confirmées dans le capital fixe en matériels et bâtiments,
(encadré). compte provisoire : l’évolution du revenu évaluée selon une méthode chronologi
Cette diminution a touché la majorité de la branche agricole en optique livrai que basée sur la durée de vie de ces
des États membres, en particulier le sons augmente de 6 %. équipements.
Pour en savoir plusCOMPTES FRANÇAIS ET COMPTES EUROPÉENS
Le revenu agricole peut se mesurer selon médiaires), valeur ajoutée nette au coût
deux optiques : optique livraisonsl’ et l’ op des facteurs (valeur ajoutée brute aux prix
Les rapports de la Comm ission destique production. En optique livraisons, du marché + subventions impôts liés à la
le calcul d’indicateur de revenu peut être production consommation de capital fixe). comptes de l’agriculture de la Nation
assimilé au revenu effectivement perçu dans L’indicateur retenu par Eurostat et présenté (CCAN) sont disponibles à Insee Info
l’année et tiré de la seule activité productive dans cet Insee Première, est l’évolution en Services, dans les directions régionales
agricole. Le même indicateur, établi cette fois termes réels de la valeur ajoutée nette de l’Insee, ainsi que dans les directions
en optique production, mesure le revenu au coût des facteurs par « unité travail régionales et départementales du minis
potentiel dégagé par la production, même si année » (c’est à dire correspondant au tra tère de l’Agriculture, de la Forêt et de
celle ci n’a pas encore été vendue. Sur le vail d’une personne salariée ou non à plein l’Alimentation.
moyen terme, les évolutions des livraisons et temps pendant un an). Pour chaque pays, la
de la production sont très proches ; il en est valorisation en termes réels est évaluée en « Les comptes de l’agriculture en
donc de même des indicateurs de revenu liés.déflatant les valeurs nominales en monnaie 1997 », Insee Résultats, à paraître en
nationale par l’indice du prix du produit inté juin.
Dans les comptes français, le revenu brut rieur brut national ; la moyenne européenne
agricole par exploitation en termes réels pré est obtenue à partir des valeurs nationales
« Les comptes départementaux et par
senté à la Commission des comptes de réelles converties en écus.
catégories d’exploitations en 1997 »,
l’agriculture de la nation est mesuré en opti
Agreste Primeur (Scees), n°37.
que livraisons. En revanche, dans les comp Les différences méthodologiques entre
tes européens, les indicateurs sont calculés comptes français et comptes européens
« L’agriculture : tendances et dispari
en optique production. rappelées ci dessus n’existeront plus dans
tés », Synthèses , Insee, n° 10, mai
les comptes du nouveau système de la
1997.Dans les comptes européens, l’analyse est base 95, présentés à partir du printemps
centrée sur l’évolution des agrégats sui- 1999. Les comptes de l’agriculture fran-
« Le revenu de l’activité agricole vants : valeur ajoutée brute aux prix du çaise reposeront alors sur une méthodolo
1997 », Eurostat, série 5.A.marché (production consommations inter gie harmonisée avec celle d’Eurostat.
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