L'agriculture en 1998 en France et en Europe

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En 1998, la valeur de la production agricole est restée stable par rapport à 1997, la croissance en volume ayant compensé le recul des prix. Parallèlement, les consommations intermédiaires ont diminué. Compte tenu de la réduction du nombre d'unités de travail annuel total, le résultat agricole par actif a progressé de 3 % malgré la baisse sensible des subventions d'exploitation. En revanche, dans l'ensemble de l'Union européenne, il a baissé pour la deuxième année consécutive après trois ans de hausse ; presque tous les Etats membres ont enregistré des baisses, à l'exception notamment de la France et de l'Allemagne.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 654 JUIN 1999
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L’agriculture en 1998
en France et en Europe
Françoise Martinez, division Agriculture, Insee
4 %. La production de lait et de produits laitiersn 1998, la valeur de la production
est restée stable.
agricole est restée stable par rap Eport à 1997, la croissance en vo Une production agricole stable
lume ayant compensé le recul des prix. en valeur
Parallèlement, les consommations inter Globalement, le prix de la production a baissé
médiaires ont diminué. Compte tenu de la de 1,4 %. En termes réels, c’est à dire en éli
minant les effets de l’évolution générale desréduction du nombre d’unités de travail
prix (cf. Pour comprendre ces résultats ), le re
annuel total, le résultat agricole par actif cul a été de 2,3 %. Les évolutions des prix ont
a progressé de 3 % malgré la baisse sen été très variables selon les produits. Le cours
des porcins a chuté spectaculairement ( 26 %)sible des subventions d’exploitation. En
en raison d’une crise de surproduction en Eu
revanche, dans l’ensemble de l’Union rope ; les Pays Bas, habituellement quatrième
européenne, il a baissé pour la deuxièmeproducteur de porcs de l’Union européenne,
ont en effet retrouvé dès 1998 leur niveau deannée consécutive après trois ans de
production, très largement amputé en 1997
hausse ; presque tous les États membreslors de l’épidémie de peste porcine. L’abon
ont enregistré des baisses, à l’exception dance des disponibilités de céréales et de pro
téagineux a par ailleurs provoqué un recul denotamment de la France et de l’Allemagne.
leur prix (respectivement 11 % et 17 %).
Dans le même temps, les prix de la production
Avertissement : pour la France, les données de produits avicoles ont enregistré de sensi
du compte provisoire de l’agriculture en 1998 bles reculs. Inversement, plusieurs produits
ont été établies selon la méthodologie et les agricoles se sont renchéris ; c’est le cas notam
concepts de la nouvelle base 95 ; en revan ment des vins (à l’exception des vins pour
che, les comparaisons européennes ont été cognac), des bovins (+ 6 %), des légumes
élaborées selon l’ancienne méthodologie (cf. (+ 8 %), des fruits (+ 11 %) et surtout des pom
Pour comprendre ces résultats et encadrés). mes de terre (+ 47 %).
En 1998, le volume de la production agricole a Résultat agricole par actif
augmenté de 1,8 % par rapport à 1997 ta (
bleau 1). Cette croissance résulte, dans une
large mesure, du niveau particulièrement éle
vé des récoltes de blés (+ 19 %) et de vins de
champagne (+ 31 %). Les rendements en blé
ont été exceptionnels, bien supérieurs à ceux
de 1997 et aux records précédemment at
teints. En Champagne, la limite des rende
ments autorisés a été relevée, si bien que la
production de vins calmes de champagne
s’est accrue (+44 %) ; dans le même temps, la
production de champagne des exploitations a
continué à augmenter. En revanche, le mar
ché du cognac s’est effondré, de sorte que la
Lecture : pour gommer les mouvements exceptionnels, le graphique
production de vins pour eaux de vie AOC a visualise en pointillés l’évolution lissée (moyenne mobile sur cinq
chuté de 18 %. La plupart des autres produc ans), du résultat agricole par actif en termes réels. Cette évolution
lissée permet de dégager deux phases : baisse puis stabilisationtions ont reculé. Notamment, la récolte de
jusqu’en 1986 ; nette augmentation (plus de 3 % par an) jusqu’en fin
pommes de terre a diminué de 10 %, celle desde période.
fruits de 6 % et la production de gros bovins Source : Inseede
?
INSEE
PREMIEREEn valeur, la production agricole n’a ain 1,7 % malgré la diminution des achats année là des subventions importantes
si augmenté que de 0,3 %. d’engrais et des dépenses vétérinaires. liées à la crise de la « vache folle », et les
Les consommations intermédiaires ont impôts sont restés stables ( tableau 2 ). Au
diminué de 1,3 % en valeur sous l’effet total, le résultat agricole global en ter Un résultat agricole par actif
d’une réduction de 3,0 % de leurs prix. À mes réels ( cf. Pour comprendre ces ré-en hausse
partir de l’été, l’effondrement des cours sultats) est resté stable par rapport à
des matières premières agricoles s’est La valeur ajoutée de la branche agricul 1997. Comme le volume de l’emploi total
répercuté par une baisse de 7 % des ture, nette de la consommation de capi de la branche agricole a continué de se ré
prix des aliments industriels pour ani tal fixe, a augmenté pour la deuxième duire en 1998 ( 2,5 %), le résultat agricole
maux et des tourteaux, principale année consécutive (+ 2,0 % en 1998, par actif a augmenté de 3 % en termes
composante des consommations inter soit + 1,1 % en termes réels). Le mon réels ( tableau 3 et graphique 1 ).
médiaires. En volume, les consomma- tant des subventions d’exploitation a étéLes charges locatives nettes ont poursuivi
tions intermédiaires ont augmenté de inférieur à celui de 1997 en raison cetteleur progression et, pour la première fois de
puis 1993, le montant des intérêts versés
par les exploitants agricoles a augmenté
(+ 3 %) ; ainsi le revenu d’entreprise agri
cole global a diminué de 1 % en termesDe la production à la valeur ajoutée
réels. Compte tenu de la poursuite de la
baisse importante de l’emploi agricole non
Évolution 1998/1997 (%) Valeur 1998
salarié (- 3,7 %), le revenu d’entreprise(milliards
Volume Prix Valeur agricole par actif non salarié s’est accru dede francs)
3 % en 1998 en termes réels.Production hors subventions (a) + 1,6 - 1,2 + 0,4 377,8
Subventions sur les produits (b) + 4,1 - 3,8 + 0,1 40,1
1
Production "au prix de base" (c) = (a) + (b) + 1,8 - 1,4 + 0,3 417,9 Une détérioration
dont production de produits végétaux + 3,2 - 1,1 + 2,1 244,7 dans les échanges des produits
céréales + 9,5 - 10,8 - 2,3 65,9
des industries agro alimentaires
fruits et légumes 3,5 + 15,7 + 11,7 44,8
2plantes industrielles 1,1 - 5,5 - 6,6 29,9
L’excédent commercial des échanges
vins + 4,3 + 5,7 + 10,3 58,9
agro-alimentaires a atteint 60 milliards3
produits végétaux divers + 1,6 - 4,5 - 2,9 45,2
de francs en 1998. Le recul de 6,2 mil-
dont production de produits animaux 0,4 - 2,3 - 2,7 156,3
liards de francs, après le record de
porcins + 3,7 - 25,8 - 23,0 17,2
1997, s’explique par une détérioration4
autre bétail 3,8 + 5,4 + 1,4 56,5
5 du solde des industries agro alimentai
produits avicoles + 2,5 - 4,3 - 1,9 27,3
6 res : l’accroissement des importations aautres produits animaux 0,1 + 1,3 + 1,2 55,3
coïncidé avec une stagnation des expor 7
dont production de services + 2,4 + 1,1 + 3,6 16,9
tations. Les exportations de boissons et
Consommations intermédiaires + 1,7 - 3,0 - 1,3 208,4
alcools ont continué à croître fortement
(hors TVA déductible)
grâce aux achats exceptionnels de vins
8
Valeur ajoutée brute + 1,9 + 0,1 + 2,0 209,5 par le Japon ; mais les ventes de cognac
9
Valeur ajoutée nette + 2,1 - 0,1 + 2,0 160,4 se sont réduites, pénalisées par la crise
1. Cf. encadré 1. financière en Asie du Sud-Est. Les ex-
2. Plantes industrielles : betteraves industrielles, oléagineux, tabac, etc. 3. Produits végétaux divers : plantes fourragères ,
portations de viandes ont subi de plein
plantes et fleurs. 4. Autre bétail : gros bovins, veaux, ovins et caprins, équidés. 5. Produits avicoles : volailles, oeufs.
fouet la crise russe à partir du deuxième6. Autres produits animaux : lait et produits laitiers, etc.
7. Production de services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d’utilisation de matériel e,agricolsemestre 1998. Dans le même temps,
agri tourisme... 8. Au prix de base (cf. encadré 1). 9. Au prix de base, nette de la consommation de capital fixe.
les importations ont redémarré, notam
Source : Insee
ment pour les produits laitiers, les bois
sons et les conserves de poissons.
L’excédent commercial des produits deDe la valeur ajoutée au revenu d’entreprise agricole
l’agriculture s’est amélioré sensible
En milliards de francs
ment en 1998. Les exportations de pres
Évolution
Valeur 1997 Valeur 1998 que tous les produits ont progressé,
1998/1997 (%)
excepté le blé tendre et les animaux (por
Valeur ajoutée nette (a) 157,4 + 2,0 160,4
cins, veaux). Les importations se sont sta
Subventions d’exploitation (b) 10,6 - 9,4 9,6
bilisées en valeur, après deux années
Impôts fonciers (c) 5,3 + 2,0 5,4
de forte progression, aidées par laAutres impôts sur la production (d) 2,5 3,7 2,4
baisse des cours des matières premiè Résultat agricole global (e)=(a)+(b) (c) (d) 160,2 + 1,3 162,2
res comme le coton et le café. Cepen
Rémunération des salariés (f) 31,0 + 3,1 32,0
dant, depuis plusieurs années, les achatsIntérêts (g) 12,2 + 2,8 12,5
en provenance de l’étranger de légu Charges locatives nettes (h) 12,3 + 5,8 13,0
mes frais, de fruits, de plantes et fleurs, etRevenu d’entreprise agricole global (i)=(e) (f) (g) (h) 104,7 + 0,0 104,7
de poissons continuent de progresser.Source : Insee
¸˚1998), le résultat agricole par actif enÉvolution du résultat et du revenu d’entreprise agricoles entre 1997 et 1998
termes réels est en repli ( 4 %) comme
En %
en 1997, après trois années consécuti
Résultat agricole global (a) + 1,3
ves de forte croissance. Onze États
Résultat agricole global en termes réels (b)=(a)/(g) + 0,4
membres ont enregistré une baisse de
Résultat agricole par actif en termes réels (c)=(b)/(h) + 3,0
cet indicateur, parmi lesquels les Pays
Revenu d’entreprise agricole global (d) + 0,0
Bas, le Portugal, le Royaume Uni et le
Revenu d’entreprise agricole global en termes réels (e)=(d)/(g) - 0,9
Danemark ont affiché un recul de plus
Revenu d’entreprise agricole par actif non salarié en termes réels (f)=(e)/(i) + 2,9
de 10 %. Le résultat agricole par actif n’a
Évolution du prix du produit intérieur brut (g) + 0,9
augmenté qu’en France, en Allemagne, en1
Évolution du nombre d’UTA total (h) - 2,5
Suède et au Luxembourg ( graphique 2 ).1 des actifs non salariés (i) 3,7
1. Unités de travail annuel.
Évolution du résultat agricole
par actif dans les différents pays
le prix des porcins s’est effondré de plusUNION EUROPÉENNE européens entre 1997 et 1998*
de 27 %. Les prix de la production végé Nette baisse de la production
tale ont également reculé ( 1,4 %), no-en valeur
tamment pour les céréales du fait de
l’abondance de la récolte et des disponi En 1998, la production agricole dans
bilités. Néanmoins, les prix des pom-l’Union européenne (encadré 2) a crû
mes de terre ont monté en flèche ensensiblement en volume (+ 1,5 %), au
raison de la réduction de l’offre sur letant du fait de la production végétale
marché.(+ 1,6 %) que de la production animale
Après une pause marquée en 1997, la(+ 1,4 %). La production végétale a bé
hausse des consommations intermé néficié de nouveaux records atteints par
diaires a repris en volume (+ 1,0 %), etles céréales et les plantes oléagineu
ce dans la grande majorité des Étatsses. Les légumes frais, les fruits et les
membres. Les aliments pour animauxvins ont également contribué à la crois
participent le plus à cette progression.sance. En revanche, la production de
Les prix réels des consommations * Ce graphique présente le taux de croissance entre 1997betteraves sucrières et surtout de pom
et 1998 du résultat agricole par actif en termes réels (indica intermédiaires ont fortement dimi mes de terre a reculé à cause de mau
teur des comptes européens ; cf. Pour comprendre ces
nué (- 5,2 %), conformément à la ten vaises conditions climatiques. Près de résultats) dans les 15 pays de l’Union européenne : Belgique
dance sur le long terme. Tous les États (B), Danemark (DK), Allemagne (D), Grèce (EL), Espagnela moitié des États membres, notam-
(E), France (F), Irlande (IRL), Italie (I), Luxembourg (L),membres sont concernés. Aucune desment les grands pays producteurs que
Pays-Bas (NL), Autriche (A), Portugal (P), Finlande (FIN),
principales composantes des consom-sont l’Allemagne, l’Espagne, la France Suède (S), Royaume Uni (UK).
mations intermédiaires n’échappe à Source : comptes économiques de l’agriculture (donnéeset l’Italie, ont enregistré une hausse de
prévisionnelles), Eurostatcette baisse.leur production végétale. En revanche,
Ainsi, la valeur de la production et celledans plusieurs pays du Nord, les mau-
Pour comprendre des consommations intermédiaires ontvaises conditions climaiques l’ont forte t
ces résultatschuté respectivement de 3,9 % et 4,3 %,ment hypothéquée. La croissance de la
si bien que la valeur ajoutée brute s’estproduction animale en volume résulte,
réduite de 3,5 % en termes réels pouren grande partie, de la surproduction
– Cette analyse s’appuie sur les données du
l’ensemble de l’Union européenne.porcine qui a suivi l’épidémie de peste
compte provisoire de l’agriculture pour l’année
porcine de 1997 aux Pays Bas ; ces der 1998, établi selon la méthodologie et les concepts
niers ont progressivement retrouvé en Nouvelle baisse du résultat de la nouvelle base 95. Elle a été présentée à la
session du 15 juin 1999 de la Commission des1998 leurs capacités de production agricole en Europe après
comptes de l’agriculture de la nation.d’avant la crise (+ 40 % en 1998). En trois ans de forte croissance
Le compte proposé à la session du 15 décembredehors des Pays Bas, la production ani
1998 reposait sur les données prévisionnelles enLa valeur des subventions d’exploitationmale des États membres a varié entre
base 80 des comptes. Les révisions des estima
a reculé de 6,4 % en termes réels. Les1,2 % et + 4,4 % en volume.
tions prévisionnelles dans le compte provisoire
Pays Bas ont subi la plus forte réductionLes prix de la production agricole ont deux origines : des corrections directement
de subventions du fait de la suppressionont très fortement chuté en termes liées au caractère prévisionnel du compte pré
de l’aide exceptionnelle octroyée en senté à la session d’automne, d’une part, desréels ( 5,3 %), notamment pour la pro
changements conceptuels et méthodologiques in 1997 aux producteurs de porcs néerlan duction animale ( 8,9 %). Ce repli a
troduits par le rebasement des comptes,d’autre dais touchés par l’épidémie de pesteété général : il a été particulièrement
part (cf. encadré 1 ). Alors que le revenu net agricoleporcine. Compte tenu de la quasi stabili marqué au Danemark, ainsi qu’en Bel
diminuait de 4,2 % dans le compte prévisionnel, le
té de la consommation de capital fixegique, en Allemagne, en Autriche et au
revenu net d’entreprise en base 95, comparable
(amortissement des matériels et bâti Royaume Uni. Il a concerné tous les pro- au revenu net agricole de la base 80, est stable
ments) et de la contraction du volume deduits animaux, à l’exception des bovins. dans le compte provisoire ; l’écart de 4,2 points
la main d’œuvre agricole ( 1,7 % en résulte essentiellement du changement de baseSur l’ensemble de l’Union européenne,
?`(pour 3,4 points), les modifications apportées aux indicateur à celle du nombre d’unités de travail lution du revenu d’entreprise agricole global est
prévisions ayant pour leur part un impact globale annuel total (équivalent temps plein de l’emploi présentée en termes réels. On rapporte l’évolu
ment limité (0,8 point). salarié et non salarié) pour obtenir l’évolution du tion de cet indicateur à celle du nombre d’unités
– Dans la base 95 des comptes, plusieurs agré résultat agricole par actif en termes réels. C’est de travail annuel des non salariés pour obtenir
gats sont définis à partir des soldes comptables : ce dernier indicateur qui est également commentél’évolution du revenu d’entreprise agricole par ac
. le résultat agricole global correspond à la dans les comparaisons entre pays de l’Union eu tif non salarié en termes réels.
« valeur ajoutée nette au coût des facteurs » (va ropéenne. – Les évolutions mesurées en termes réels cor
leur ajoutée nette + subventions d’exploitation . le revenu d’entreprise agricole global est le respondent aux évolutions à prix courants défla
impôts fonciers autres impôts sur la production).solde du compte de revenu d’entreprise (résultat tées par l’indice de prix du produit intérieur brut.
L’évolution du résultat agricole global est présen agricole global salaires cotisations sociales des
tée en termes réels. On rapporte l’évolution de cet salariés - intérêts charges locatives nettes). L’évo
Encadré 2
COMPTES FRANCAIS
ET COMPTES EUROPÉENS
Les comptes européens de l’agriculture sont
Encadré 1
publiés par l’Office statistique des communau
LA NOUVELLE BASE DES COMPTES DE L’AGRICULTURE tés européennes (Eurostat) sur la base de
données fournies par les statisticiens natio 1. Le compte spécifique de l’agriculture présenté semences ;
naux. Les résultats pour l’Union européenneici a été établi selon la méthodologie et les con l’enregistrement des opérations selon la règle
présentés ici proviennent du compte prévision cepts de la nouvelle base 95, qui seront large des droits et obligations, dont la référence est
nel établi en janvier par les États membres,ment décrits dans l’ Insee Méthodes : « Le l’année de naissance de la créance relative à
dans les concepts de la base 80. Ils sontcompte spécifique de l’agriculture Méthodolo ces opérations ; en particulier, pour les subven
différents des résultats relatifs à la France, quigie de la base 95 ». L’élaboration de la base 95tions sur les produits, on rattache le montant de
reposent sur des informations plus complètesdes comptes s’est accompagnée d’un important la subvention à la période où est comptabilisée
disponibles en avril, et qui s’appuient sur laeffort d’harmonisation des concepts et des éva- la production correspondante ;
méthodologie de la nouvelle base 95.luations au sein de l’ensemble du système des - le reclassement de plusieurs aides, auparavant
comptes agricoles : compte national, comptes dé enregistrées dans les « Subventions d’exploita
À partir de l’année 2000, les comptes françaispartementaux, comptes par catégories d’exploita tion », dans le poste « Transferts en capital »,
et européens de l’agriculture seront présentéstion et comptes européens. Pour ces derniers, qui n’est pas retracé dans le compte de la bran
selon la même méthodologie de la base 95.l’harmonisation des données ne sera effective qu’à che ;
partir du compte prévisionnel de 1999, dont les la non prise en compte des transferts sociaux
résultats pour la France seront présentés à la ses et des transferts liés aux opérations d’assurance-
Pour en savoir plussion de l’automne 1999 de la CCAN. dommages, qui, conformément au Système euro
2. Les modifications apportées dans le cadre du péen de comptes (SEC 95), doivent être enregistrés
rebasement du compte de l’agriculture sont de dans le compte de distribution secondaire des reve
Les rapports de la Commission des comptes
différentes natures. Certaines d’entre elles ont nus .
de l’agriculture de la Nation (CCAN) sont dis
un impact direct sur l’évolution du revenu agri 4. D’autres modifications n’ont pas eu d’inci ponibles à Insee Info Services, dans les direc
cole, tant en niveau qu’en évolution. D’autres dence, toutes choses étant égales par ailleurs, tions régionales de l’Insee, ainsi qu’au Scees
induisent des corrections sur les montants de sur l’évaluation du solde du compte de revenu. et dans les directions régionales et départe
certains agrégats et soldes comptables, sans En particulier, le système de valorisation « au mentales du ministère de l’Agriculture, de la
toutefois affecter in fine la détermination du re prix de base » s’est traduit par l’inclusion d’une Forêt et de l’Alimentation.
venu. partie des subventions (les subventions sur les « Les comptes de l’agriculture en 1998 Syn »,
3. Parmi les modifications qui affectent l’évalua produits) dans la production ; ces subventions thèses, à paraître en juillet 1999.
tion du revenu, les principales d’entre elles con étaient auparavant enregistrées dans le poste « Les comptes départementaux et par catégo
cernent : « Subventions d’exploitation », en ressources ries d’exploitations en 1998 », Agreste Pri
- la révision des évaluations de l’ensemble des pos du compte d’exploitation. Ainsi, la production meur (SCEES), n° 58, juin 1999.
tes du compte, en niveau de 1990 à 1994, et l’utili des comptes de la base 95, et par conséquent « Le revenu de l’activité agricole 1998 », Eu
sation, dans certains cas, de nouvelles sources et la valeur ajoutée, est supérieure à celle de la rostat, Collection Etudes et recherche, thème
méthodes d’élaboration ; base 80 et les subventions d’exploitation sont 5 Agriculture et pêche.
- l’intégration d’activités secondaires non agrico inférieures. Ce reclassement est sans effet sur « Le compte spécifique de l’agriculture en
les des exploitations agricoles (production de le solde du compte d’exploitation. Le traitement base 95 – séries 1959 1996 » Insee Résul ;
champagne, de cognac et de produits laitiers surest symétrique pour les impôts sur les produits, tats, n° 658 659 à paraître en juin 1999.
« Le compte spécifique de l’agriculture – Mé les exploitations agricoles ainsi que l’agri tou dorénavant exclus de la valeur de la production.
thodologie de la base 95 », Insee Méthodes, àrisme) et du compte des DOM dans le champ 5. Par ailleurs, les indicateurs de revenu de la
paraître.couvert par le compte de la branche agricole ; branche agricole sont déterminés en optique
« L’agriculture : tendances et disparités »,- l’exclusion de l’activité des jardins familiaux production et nets, c’est à dire après déduction
Synthèses, n° 10, mai 1997.des non agriculteurs et des établissements de de la consommation de capital fixe.
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