L'agriculture en 2002 en Europe et en France Baisse des prix et des revenus

De
Publié par

En 2002, dans l'Union européenne, la valeur de la production agricole diminue en termes réels. La baisse est générale dans presque tous les États membres. Elle est particulièrement sensible au Danemark et en Allemagne. Les prix baissent, surtout pour la production animale, et les volumes ne progressent que faiblement. Le revenu agricole par actif en termes réels recule dans presque tous les pays. En France, il baisse de 2,1% en 2002 selon les données provisoires les plus récentes. L'excédent commercial agroalimentaire se redresse.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
Lecture(s) : 22
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N° 904 - JUIN 2003
PRIX : 2,20€
L’agriculture en 2002
en Europe et en France
Baisse des prix et des revenus
Jean-Michel Annequin, division Agriculture, Insee
n 2002, dans l’Union européenne, modéré (- 2,8 %). Pour les céréales, le recul est
plus net (- 8,5 %). Elles subissent le contrecoupla valeur de la production agricole
d’une récolte abondante et de la concurrenceEdiminue en termes réels. La baisse
du blé ukrainien.
est générale dans presque tous les États
Le prix réel des productions animales baisse
membres. Elle est particulièrement sen- fortement (- 8,4 %). La reprise à la hausse du
sible au Danemark et en Allemagne. Les prix des bovins, après une période difficile,
prix baissent, surtout pour la production constitue une exception (+ 4,3 %). Le prix des
porcins s’effondre (- 20,5 %) après deuxanimale, et les volumes ne progressent
années de fortes hausses. Le prix du lait baisseque faiblement. Le revenu agricole par ac-
de 7,1 %. Or ces deux produits occupent une
tif en termes réels recule dans presque
place essentielle dans l’agriculture euro-
tous les pays. En France, il baisse de péenne, le lait générant même un chiffre
2,1 % en 2002 selon les données provisoi- d’affaires plus important que les céréales.
res les plus récentes. L’excédent com-
mercial agroalimentaire se redresse.
Recul du résultat agricole net dans
douze États membres sur quinze
Dans l’Europe des Quinze, la production agri-
cole augmente de 1,4 % en volume. La produc- Compte tenu de la baisse des prix, de la
tion végétale progresse de 2 %. Après une hausse des volumes, et d’une faible progres-
année 2001 difficile, la récolte de céréales est sion des subventions sur les produits, la valeur
abondante (+ 8,9 %) en 2002. Elle avoisine le
niveau record de l’année 2000. Cependant, en
Le revenu agricole dans l’Union européenne*Allemagne, le plus grand pays céréalier après
la France, la production de céréales baisse
Taux de croissance 2002/2001 en %
(- 9 %). Pour les pommes de terre, la récolte
européenne est meilleure qu’en 2001 UE-15
Danemark(+ 1,6 %). En revanche, la cueillette de fruits
Allemagnerégresse à nouveau (- 3,4 %), et la production
Irlandede vins recule nettement (- 6,6 %).
Pays-Bas
La production animale évolue peu en volume
Belgique
(+ 0,8 %). Les problèmes sanitaires (encépha- Luxembourg
lopathie spongiforme bovine et fièvre aph- Portugal
teuse) une fois surmontés, la production Autriche
Suèdebovine progresse (+ 2 %). Il en est de même de
Italiela production de porcins, d’ovins et de caprins.
FranceEn revanche, les productions de volailles,
Espagne
d’œufs et de lait se stabilisent.
Finlande
Grèce
Royaume-UniBaisse générale des prix en Europe
-30 -25 -20 -15 -10 -5 0 5 10
Le prix auquel le producteur vend ses produits,
*Évolution du résultat agricole net par actif en termes réelsou prix de marché, subit une baisse importante
(données prévisionnelles arrêtées en janvier 2003 pour(- 5,1 %) lorsqu’il est calculé en termes réels,
Eurostat, comparables tous pays).
c’est-à-dire déflaté par l’indice du prix du PIB.
Source : comptes économiques de l'agriculture (données
Pour la production végétale, le repli reste prévisionnelles), Eurostat
INSEE
PREMIEREde la production au prix de base recule la production de vins diminue (- 3,2 %),En France,
en termes réels (- 3,9 %). les fortes pluies de septembre ayantdes récoltes abondantes
La valeur des consommations intermé- affecté de nombreux vignobles. Les vins
En France, en 2002, la production agri-diaires baisse également (- 2,3 %). Les de champagne progressent néanmoins
cole progresse en volume (+ 3 %) parvolumes consommés restent stables et (+ 6,8 %), le plafond de rendement per-
rapport à 2001 (tableau 1). Cette hausseleur prix moyen décroît en termes réels. mettant d’obtenir l’appellation ayant été
résulte du redressement de la produc-Les prix des principaux postes reculent relevé pour l’année 2002.
tion végétale (+ 5,9 %), qui bénéficie denettement, surtout ceux des engrais, de La production animale baisse légère-
conditions climatiques plus favorablesl’énergie et, dans une moindre mesure, ment en volume (- 1,1 %). Le cheptel de
que l’année précédente. La productionde l’alimentation animale. gros bovins décroît et revient à son
de céréales s’accroît fortementL’emploi agricole, exprimé en équivalent niveau d’avant la crise, la reprise de la
(+ 15,5 %) en dépit d’un léger repli dutemps plein, continue de baisser demande relayant les mesures publi-
maïs. Les surfaces de blé se sont éten-(- 2,9 %). Néanmoins, le résultat agri- ques de l’année 2001 (retrait-destruc-
dues, les rendements sont élevés, decole net par actif se dégrade (- 3,8 %) tion, achat d’intervention). La production
sorte que la récolte est nettement supé-en termes réels (graphique 1). Parmi des veaux, des ovins et des volailles, qui
rieure à la moyenne des dix dernièrestous les États membres, c’est au Dane- avait bénéficié d’un report de la consom-
années. La production d’oléagineux estmark et en Allemagne que la baisse est mation, est freinée. Seule la production
en hausse (+ 5,7 %) en dépit de la réduc-la plus importante, alors que la hausse y de porcins augmente (+ 1 %). La produc-
tion des surfaces ensemencées. La pro-avait été très forte en 2001. Leur résultat tion de lait progresse (+ 0,9 %). Les quo-
duction de betteraves augmenteagricole suit les fluctuations du prix des tas fixés pour la campagne laitière
fortement (+ 25,1 %) par rapport à laporcins et, dans le cas de l’Allemagne, 2002-2003 seront respectés au prix de
récolte très médiocre de l’année 2001.du prix des céréales. Le Royaume-Uni fortes baisses sur les premiers mois de
Les récoltes de fruits et de légumes sontfait exception : le résultat net par actif y l’année 2003.
abondantes (+ 7,6 % et + 3 %). La pro-est en forte hausse, tout en restant infé-
duction de pommes de terre atteint desrieur de 30 % au niveau atteint au milieu
niveaux sans précédent (+ 9,6 %). Seule Baisse des prix prononcéedes années quatre-vingt-dix.
pour les végétaux
France : de la production à la valeur ajoutée Le prix de base (voir Définitions)dela
production végétale se replie de 4,9 % en
Évolution 2002/2001 (%) Valeur 2002 raison de l’abondance de l’offre. Le prix
de base du blé tendre, la principale(milliards
Volume Prix Valeur céréale, subit une baisse prononcéed'euros)
(- 10,7 %) après un gain de même
Production hors subventions (a) + 2,4 - 3,7 - 1,4 57,7
ampleur en 2001. La baisse est forte pour
Subventions sur les produits (b) + 8,2 - 0,9 + 7,3 7,3
les oléagineux (- 11,9 %), les protéagi-
1 neux (- 9,4%) ainsi que pour les fruits etProduction au prix de base (c) = (a) + (b) + 3,0 - 3,4 - 0,5 65,0
les pommes de terre. En revanche, le prixdont produits végétaux + 5,9 - 4,9 + 0,7 37,5
des vins augmente de 2,5 % du fait de la
Céréales + 15,5 - 9,2 + 4,9 10,3
réduction de l’offre, alors qu’il était orienté
Fruits, légumes, pommes de terre + 6,0 - 9,5 - 4,1 7,1
à la baisse depuis trois ans.
Plantes industrielles (oléoprotéagineux, tabac…) + 11,5 - 9,3 + 1,1 4,2
Le prix de base des productions anima-
Vins - 3,2 + 2,5 - 0,8 8,4 les fléchit (- 1,6 %). Hors subventions,
Fourrages, plantes, fleurs + 0,2 + 1,0 + 1,3 7,5 tous les prix baissent à l’exception du
dont produits animaux - 1,1 - 1,6 - 2,7 24,6 prix des gros bovins (+ 5,7 % en 2002,
après - 13,4 % en 2001, en moyenneBétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) - 1,7 - 0,6 - 2,2 11,8
annuelle). Grâce à la revalorisation desVolailles, œufs - 3,5 -3,0 - 6,3 4,1
primes prévue par l’Agenda 2000, qui
Lait et autres produits de l'élevage + 0,8 - 2,4 - 1,6 8,7
fixe les orientations de la politique agri-2
dont services + 1,0 +2,5 +3,5 2,9
cole commune, le prix de base aug-
Consommations intermédiaires mente pour les gros bovins (+ 10,6 %),
(hors TVA déductible) - 0,3 + 0,1 - 0,2 33,4 les veaux (+ 2,2 %) et les ovins-caprins
3
Valeur ajoutée brute + 6,4 - 6,8 - 0,8 31,6 (+ 2,6 %). En revanche, le prix des por-
4
Valeur ajoutée nette + 8,3 - 9,6 - 2,1 23,3 cins est très inférieur à celui de l’année
précédente (- 21 % en moyenne
1. Cf. Définitions annuelle). Le prix des volailles baisse
2. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel
(- 2,4 %), en raison des problèmes de
agricole, services entre agriculteurs, agri-tourisme...
surproduction. Le prix du lait diminue3. Au prix de base (cf. Définitions).
également (- 2,1 %), après deux années4. Au prix de base, nette de la consommation de capital fixe.
Source : Insee, compte provisoire de l'agriculture arrêté début mai 2003 favorables aux producteurs.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE(- 2,8 %) : la baisse du revenu net (+ 0,6 milliard) : les États-Unis augmen-Stabilisation des charges
d’entreprise agricole par actif non tent leurs dépenses en vins, en cognac etagricoles
salarié est alors de - 2 %, soit - 3,7% en en champagne (+ 173 millions); l’Égypte
En 2002, les consommations intermé- termes réels après + 2,2 % en 2001. achète d’importantes cargaisons de blé
diaires baissent très légèrement en va- tendre (+ 132 millions ; les importations
leur (- 0,2 %) après deux années de de tourteaux de soja brésilien augmen-Un excédent commercial
hausse. Les volumes consommés dimi- tent un peu en quantité, mais leur prix
en progrès
nuent un peu (- 0,3 %). La baisse est si- diminue encore plus.
gnificative pour les aliments achetés L’excédent sur les produits agricolesEn 2002, l’excédent du commerce exté-
(- 2 %), dont la consommation recule (1,9 milliard d’euros) est en progressionrieur en produits agroalimentaires se
dans presque toutes les filières anima- de 0,6 milliard sur l’année 2001. Cetteredresse. D’un montant de 8,7 milliards
les. En effet, le secteur avicole est en amélioration est due en grande partie àd’euros, il augmente de 1,1 milliard
crise, tandis que les cheptels de bovins la reprise des échanges de gros bovins,d’euros par rapport à 2001, sans retrou-
et de porcins se réduisent. qui dégagent un excédent en hausse dever cependant son niveau de l’année
Le prix des consommations intermédiai- 350 millions d’euros. Les ventes de gros2000. Cette progression est due à une
res est globalement stable. Le prix des bovins s’étaient effondrées de novembrecroissance des exportations (+ 4,8 %) lar-
achats d’aliments pour animaux se 2000 à avril 2001 en raison des embar-gement supérieure à celle des importa-
replie (- 1,6 %), après avoir fortement gos liés à l’ESB et des mesures sanitai-tions (+ 2,4 %). Elle concerne aussi bien
augmenté durant les deux années pré- res contre la fièvre aphteuse. Lesles produits agricoles bruts que les pro-
cédentes. Cette évolution est favorisée exportations se sont ensuite redresséesduits transformés. L’excédent s’améliore
par la baisse du prix de certaines matiè- rapidement. L’excédent s’améliore aussiavec l’Union européenne (+ 0,5 milliard),
res de base, telles que le tourteau de pour les produits végétaux, en dépit de laet davantage encore avec les pays tiers
soja (- 6,8 %). Le prix du fioul domes- chute des exportations de blé (- 216 mil-
tique, première source d’énergie de lions). La réduction du déficit sur les fruits De la valeur ajoutée au revenu
l’agriculture, diminue fortement (- 7 %). compense l’aggravation enregistrée surd’entreprise agricole
Le prix des dépenses vétérinaires est en
En milliards d’euros
hausse (+ 2,8 %). France : résultat agricole netÉvolution
Valeur par actif en termes réels2002/2001
2002
(%)Baisse du résultat agricole Indice base 100 en 1995
par actif Valeur ajoutée nette (a) 23,3 -2,1 110
Subventions d'exploitation (b) 1,8 + 1,5
La valeur ajoutée de l’agriculture, nette
Autres impôts sur 100de la consommation de capital fixe la production (c) 1,3 + 2,6
(amortissement des matériels, des bâti- Résultat agricole net par actif-Impôts fonciers 0,9 + 3,0
en termes réels
90ments…) diminue (- 2,1 %) en 2002. Le - Autres 0,4 + 1,7
montant des subventions d’exploitation Résultat agricole net
excède légèrement (+ 1,5 %) celui de (d)=(a)+(b)-(c) 23,7 -2,1 80
2001, déjà élevé en raison de la crise
Rémunération des salariés (e) 5,6 + 3,0
Moyenne mobile sur 5 ansbovine et de la hausse de l’aide au gel
70Intérêts (f) 1,8 + 1,1
des terres. Le niveau des subventions
Charges locatives nettes (g) 2,1 + 0,4
atteint en 2002 résulte notamment de
Revenu net d'entreprise 60
l’essor des contrats territoriaux d’exploi- agricole (h)=(d)-(e)-(f)-(g) 14,2 - 4,7
tation. Le résultat agricole net évolue
Source : Insee, compte provisoire de l’agriculture Source : Insee, compte provisoire de l’agriculturecomme la valeur ajoutée (- 2,1 %), l’aug-
arrêté début mai 2003 arrêté début mai 2003
mentation des impôts fonciers compen-
sant celle des subventions d’exploitation
(tableau 2). L’emploi total agricole dimi- Évolution du résultat et du revenu d’entreprise agricole entre 2001 et 2002
nuant (- 1,8 %), le résultat net En %
par actif ne décroît que légèrement :
Résultat agricole net (a) - 2,1
-0,3%(tableau 3). En termes réels (gra-
Résultat agricole net par actif (b)=(a)/(h) - 0,3
phique 2), il se détériore plus sensible-
Résultat agricole net par actif en termes réels (c)=(b)/(g) - 2,1
ment (- 2,1 %).
Revenu net d'entreprise agricole (d) - 4,7Quand on passe au revenu net des
Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié (e)=(d)/(i) - 2,0
entreprises agricoles, qui intègre en
Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels (f)=(e)/(g) - 3,7
particulier la hausse de la rémunération
Évolution du prix du produit intérieur brut (g) + 1,84que celles-ci ont versée aux salariés
Évolution du nombre d'UTA(1) total (h) - 1,8(+ 3 %), ce revenu se dégrade fortement
Évolution du nombre d'UTA des actifs non salariés (i) - 2,8
(- 4,7 %). On le rapporte ensuite au
nombre d’actifs non salariés, qui 1. Unités de travail annuel (équivalents temps plein de l'agriculture).
Source : Insee, compte provisoire de l'agriculture arrêté début mai 2003continue à diminuer à un rythme soutenu
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
INSEE
PREMIEREgrandes cultures, la prime à la vache al-les légumes frais, due en premier lieu aux Sources
laitante et la prime spéciale aux bovinsimportations de tomates.
mâles ;
L’excédent sur les produits de l’industrie
- les subventions d’exploitation com- Comptes européens et comptes français
agroalimentaire (+ 6,8 milliards d’euros) prennent principalement l’aide au gel Les comptes de l’agriculture pu-
augmente de 0,5 milliard, principalement des terres et les aides agri-environne- bliés par l’Office statistique des communau-
mentales. Ces subventions n’incluent tés européennes (Eurostat) sont établis surgrâce aux boissons alcoolisées : les
pas l’indemnisation des éleveurs dont le la base de données prévisionnelles fourniesexportations de vins augmentent de 4 %
troupeau a été abattu à cause de l’ESB, en janvier par les statisticiens nationaux.
et celles de champagne de 14 %. Les
traitée comme un transfert en capital. Les résultats présentés dans cet Insee pre- de viande bovine étaient La consommation de capital fixe me- mière pour l’Union européenne (y compris
déjà reparties à la hausse au cours de sure la dépréciation annuelle liée à pour la France au sein de l’Union) provien-
l’usure du capital et à son obsolescence. nent du deuxième compte prévisionnel éta-l’année 2001. Elles augmentent forte-
Elle est évaluée pour l’ensemble des bli en janvier par les États membres. Lement en 2002, ce qui permet de réduire le
biens de capital fixe de la branche agri- compte provisoire français présenté dans la
déficit en viande de boucherie. En
cole (plantations, matériels et bâti- seconde partie repose sur des informations
revanche, l’excédent sur les viandes de ments) ; elle ne concerne pas les plus complètes disponibles en avril.
volailles se dégrade à nouveau (+ 818 animaux.
Plusieurs indicateurs principaux sontmillions au lieu de + 930 en 2001). Le Bibliographie
définis à partir des soldes comptables :déficit sur le chocolat et la confiserie aug-
-le résultat agricole net correspond à
mente de 89 millions en raison du ren-
la “valeur ajoutée nette au coût des fac- Les rapports de la Commission des comptes
chérissement du prix du cacao. teurs” (valeur ajoutée nette + subven- de l’agriculture de la Nation (CCAN) sont dis-
tions d’exploitation - impôts fonciers - ponibles auprès d’Insee Info-Services, dans
autres impôts sur la production). Son les directions régionales de l’Insee, ainsiDéfinitions
évolution peut être rapportée à celle du qu’au Scees et dans les directions régionales
nombre d’unités de travail annuel total et départementales du ministère de l’Agricul-
Le compte spécifique de la branche agri- (ou équivalents temps plein) : on obtient ture, de l’alimentation, de la pêche et des af-
culture est établi selon la méthodologie ainsi l’évolution du résultat agricole faires rurales.
et les concepts de la base 95, en cohé- net par actif ; « Les comptes de l’agriculture en 2002 », Syn-
rence avec le Système européen des -le revenu net d’entreprise agricole thèses, à paraître en septembre 2003.
comptes (SEC 95). est égalà:résultat agricole net - salai- « Les comptes départementaux et par catégo-
Le prix de base, auquel est valorisée la res - cotisations sociales sur les salaires ries d’exploitations en 2002», Agreste-Pri-
production, est égal au prix de marché - intérêts versés - charges locatives net- meur (Scees), ministère de l’Agriculture, de
auquel vend le producteur plus les sub- tes. Son évolution peut être rapportée à l’alimentation, de la pêche et des affaires rura-
ventions sur les produits qu’il perçoit, celle du nombre d’unités de travail an- les, n° 130, juin 2003.
moins les impôts spécifiques sur les pro- nuel des non-salariés (ou équivalents « Le compte spécifique de l’agriculture en
duits qu’il reverse. temps plein) : on obtient l’évolution du base 95 - séries 1959-1996 », Insee Résul-
Les aides à l’agriculture sont classées revenu net d’entreprise agricole par tats, n° 658-659, mai 1999.
par la Comptabilité nationale en sub- actif non salarié. « Le compte spécifique de l’agriculture - Mé-
ventions sur les produits et en sub- Les évolutions mesurées en termes thodologie de la base 95 », Insee Méthodes, d’exploitation : réels correspondent aux évolutions à n° 91 - 92 - 93.
- les premières comprennent notam- prix courants déflatées par l’indice de « Statistiques en bref », Agriculture et pêche
ment les aides compensatrices aux prix du produit intérieur brut. thème 5-9 / 2003, Eurostat, mars 2003.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
18, Bd Adolphe-Pinard
75675 Paris cedex 14A RETOURNER A : INSEE Info Service, Service Abonnement B.P. 409, 75560 Paris CEDEX 12
Directeur de la publication :
Tél.:0153178845 Fax :0153178977 Jean-Michel Charpin
Rédacteur en chef :OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE - Tarif 2003
Daniel Temam
Rédacteurs :Abonnement annuel = 70€ (France) 87€ (Étranger)
R. Baktavatsalou,
C. Benveniste,Nom ou raison sociale : __________________ Activité : __________________________
C. Dulon,Adresse : ________________________________________________________________
A.-C. Morin
______________________________________ Tél : ______________________________ Maquette : P.T.
Code Sage IP03904Ci-joint mon règlement en Euros par chèque à l’ordre de l’INSEE : _________________€.
ISSN 0997 - 3192Date : ________________________________ Signature
© INSEE 2003
INSEE
PREMIERE

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.