L'agriculture en 2003 en Europe et en France - Les grands pays agricoles affectés par la sécheresse

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En 2003, dans l'Union européenne à quinze, la valeur de la production agricole diminue en termes réels : pour la production végétale, la chute des récoltes sous l'effet de la sécheresse n'est pas compensée par l'augmentation des prix ; pour la production animale, les prix se dégradent. Cette situation est partagée par les quatre plus grands pays producteurs : France, Italie, Allemagne, Espagne. Toutefois, le résultat agricole net par actif augmenterait légèrement en termes réels dans l'Union européenne. En France, où se sont succédés le gel puis la sécheresse et la canicule, cet indicateur baisse de 0,8 % selon les données provisoires les plus récentes. L'excédent commercial agroalimentaire se stabilise.
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N° 974 - JUIN 2004
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L’agriculture en 2003
en Europe et en France
Les grands pays agricoles
affectés par la sécheresse
Jean-Michel Annequin, division Agriculture, Insee
n 2003, dans l’Union européenne à Le prix auquel les producteurs vendent leurs
produits, ou prix de marché, augmente globale-quinze, la valeur de la production
ment en termes réels (+ 1,6 %), c’est-à-direEagricole diminue en termes réels :
divisé par l’indice de prix du PIB (définitions).
pour la production végétale, la chute des
Pour la production végétale, les prix sont orien-
récoltes sous l’effet de la sécheresse tés à la hausse (+ 4,9 %). Pour les céréales,
n’est pas compensée par l’augmentation l’augmentation du prix est importante (+ 7,2 %),
des prix ; pour la production animale, les mais n’est pas suffisante pour compenser la
diminution de la récolte.prix se dégradent. Cette situation est par-
Le prix des productions animales est en baissetagée par les quatre plus grands pays pro-
(- 1,9 % en termes réels). Le prix du lait diminue
ducteurs : France, Italie, Allemagne,
nettement (- 3,6 %). Si le prix des bovins
Espagne. continue à se redresser (+ 1,7 %), le prix des
Toutefois, le résultat agricole net par actif porcins baisse à nouveau fortement (- 7,5 %),
augmenterait légèrement en termes réels après une chute de 20,5 % en 2002.
dans l’Union européenne. En France, où
se sont succédé le gel puis la sécheresse Recul en valeur
et la canicule, cet indicateur baisse de de la production européenne
0,8 % selon les données provisoires les
Compte tenu de la diminution des volumes et
plus récentes. L’excédent commercial de la hausse des prix, la valeur de la production
agroalimentaire se stabilise. dans l’Europe des Quinze décroît en termes
réels (- 1,9 % au prix de base ; voir définitions).
Dans l’Europe des Quinze, la production agri- Le résultat agricole dans l'Union européenne*
cole diminue de 3,4 % en volume en 2003. La
Taux de croissance 2003/2002 en %
production végétale se replie fortement
Union européenne-15(- 6,5 %), notamment dans les pays les plus
Royaume-Uni
affectés par les difficultés climatiques, Belgique
c’est-à-dire le sud de l’Europe, la France, l’Alle- Espagne
Portugalmagne et l’Autriche. La production de céréales
Grèce
est en chute (- 10,8 %) après une année 2002 Irlande
exceptionnelle. La récolte de pommes de terre Pays-Bas
Francerecule fortement (- 9 %). La collecte de fruits
Luxembourg
régresse à nouveau (- 4,6 %) et la production Italie
de vin (- 9,8 %) atteint son niveau le plus bas Suède
Finlandedepuis 1996.
Autriche
La production animale reste stable (- 0,3 %), à Danemark
l’image de la production bovine (+ 0,1 %). Les Allemagne
productions de porcins et de lait progressent -15 -10 -50 5 10 15 20
*Evolution du résultat agricole net par actif en termes réels (donnéeslégèrement. En revanche, la peste aviaire, qui
prévisionnelles arrêtées en janvier 2004 pour Eurostat, comparablesa touché particulièrement les Pays-Bas et la
tous pays).
Belgique, contribue au recul de la production Source : Comptes économiques de l'agriculture (données prévision-
nelles), Eurostatde volailles (- 4,6 %).
INSEE
PREMIERELa valeur des consommations intermé- agricoles, ont nui aux récoltes. Avec la consommation de viande bovine n’a pas
diaires de l’agriculture baisse également sécheresse, la production de fourrages retrouvé le niveau d’avant la crise de
(- 1,6 %). Leur prix reste globalement et de céréales s’effondre. Pour les confiance de la fin 2000. La production
stable en termes réels, et les volumes céréales, la baisse (- 20,8 %) fait suite à de porcins baisse légèrement. La pro-
consommés diminuent. Du fait notam- une récolte au contraire très abondante. duction de volailles diminue sensible-
ment de la sécheresse, les produits de A la faiblesse des rendements s’ajoutent ment (- 4 %). Ce secteur, en surproduction
protection des cultures sont utilisés de les effets d’une réduction de la surface en 2002, fait l’objet d’un plan d’aide à la
manière moins intensive. Les subven- ensemencée en céréales (- 4 %). Pour le cessation d’activité avicole en 2003. La
tions d’exploitation progressent (+ 8,1 %) blé tendre, la récolte chute de 18 % par canicule a provoqué en outre une surmor-
en termes réels, avec de fortes différen- rapport à la moyenne des cinq années talité dans les élevages. La production de
ces selon les pays. En définitive, le résul- précédentes. Pour les oléagineux, la lait et de produits laitiers décroît (- 2,4 %).
tat agricole net se dégrade en termes baisse des rendements est compensée Elle a diminué de manière drastique durant
réels (- 1,5 %). par l’augmentation des superficies les premiers mois de l’année 2003, les éle-
Néanmoins, le résultat agricole net par (+ 6,9 %). Celles-ci ne retrouvent cepen- veurs tentant de respecter les quotas lai-
actif augmente légèrement (+ 0,6 %) en dant pas le niveau de 1999, antérieur à tiers de la campagne 2002-2003.
termes réels (graphique 1). En effet, l’alignement de l’aide aux oléagineux sur
l’emploi agricole, exprimé en équivalent l’aide aux céréales. Les difficultés clima- Hausse des prix pour les végétaux
temps plein, continue de baisser sensi- tiques ont de graves conséquences pour
blement (- 2,1 %). Comme en 2002, la production vinicole (- 13,5 %), et plus Le prix de base (définitions)delapro-
c’est en Allemagne et au Danemark que particulièrement pour le champagne duction végétale réagit fortement
la baisse du résultat agricole net par actif (- 26,3 %) et les autres vins d’appella- (+ 13,4 %) à la baisse de l’offre. Le prix
est la plus forte. Pour la troisième année tion. C’est la quatrième baisse succes- de base du blé tendre augmente vive-
consécutive, c’est au Royaume-Uni que sive de la production vinicole, et la plus ment (+ 17 %) du fait de la faiblesse des
cet indicateur de revenu augmente le plus, faible récolte depuis 1991. La production récoltes, tant au niveau français que
tout en restant inférieur au niveau de fruits (- 10 %), de pommes de terre mondial. Le prix du maïs croît encore
atteint au milieu des années quatre-vingt (- 8,8 %), de betteraves (- 6,2 %) et de davantage (+ 26,7 %). Le prix des pom-
-dix. légumes (- 3,1 %) est en recul, après mes de terre, très volatil, monte forte-
En 2003, les dix pays sur le point d’adhé- une récolte abondante en 2002. ment (+ 36,3 %, après - 20 %). En
rer à l’Union européenne connaissent, La production animale est en baisse revanche, le prix des oléagineux se
dans l’ensemble, des évolutions dans le (- 2,1 %). Celle des gros bovins et des maintient, la production restant stable.
même sens, mais plus prononcées que veaux diminue (- 2,1 % et - 2,6 %). La Le prix des vins continue à se redresser
les Quinze : une forte baisse du volume
de la production végétale (- 8,8 %), un France : de la production à la valeur ajoutée
net recul du prix de la production ani-
Valeur 2003 Évolution 2003/2002 (%)male en termes réels (- 7,4 %), une
(milliardsbaisse des charges moins forte que celle Volume Prix Valeur
d'€)
de la production (- 0,9 % contre - 4,4 %).
Production hors subventions (a) 57,1 -8,3 +7,3 -1,6Dans chacun de ces pays, le revenu
Subventions sur les produits (b) 7,2 -10,9 +12,8 +0,5
agricole net par actif décroîtrait en ter-
1
Production au prix de base (c) = (a)+(b) 64,3 -8,6 +7,9 -1,4mes réels (pour Chypre, les données ne
dont produits végétaux 36,9 -13,6 +13,4 -2,0
sont pas encore disponibles). En
Céréales 9,6 -20,8 +18,0 -6,6
Pologne, pays dont la production agri- Oléagineux, protéagineux 2,3 -1,4 +1,4 +0,0
cole équivaut à celle des neuf autres Betteraves industrielles 1,1 -6,2 +3,2 -3,1
2
Autres plantes industrielles 0,8 +0,4 +3,1 +3,5adhérents, cet indicateur chuterait de
Fruits, légumes, pommes de terre 7,9 -6,7 +15,9 8,212 %. Ce pays a également été touché
Vins 7,5 -13,5 + 2,6 - 11,3
par la sécheresse. La baisse serait faible
Fourrages, plantes, fleurs 7,7 -16,6 +24,9 +4,1
en Lituanie (- 2 %), mais considérable en dont produits animaux 24,4 -2,1 +1,2 -1,0
Slovaquie (- 30 %). L’évolution générale Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) 11,8 -1,6 +2,2 +0,5
Volailles, œufs 4,1 -2,9 +2,1 -0,9avait été plus favorable en 2002.
Lait et autres produits de l'élevage 8,5 -2,5 -0,6 -3,0
3
dont services 3,1 +1,0 +2,0 +3,0
En France, des récoltes
Consommations intermédiaires
fortement perturbées (hors TVA déductible) (d) 33,7 -5,5 +5,6 -0,2
Valeur ajoutée brute (e)=(c)-(d) 30,6 -12,0 +10,6 -2,6
1En France, en 2003, la production agri- Consommation de capital fixe (f) 8,7 +1,0 +2,2 +3,4
4cole diminue en volume (- 8,6 %) par Valeur ajoutée nette (g)=(e)-(f) 21,9 -16,6 +14,1 -4,8
rapport à 2002 (tableau 1). Cette forte
1. Cf. Définitions
baisse résulte principalement de la 2. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc.
3. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel agricole, services entrechute de la production végétale
agriculteurs, agri-tourisme...
(- 13,6 %). Le gel d’avril, puis la séche-
4. Nette de la consommation de capital fixe.
resse, reconnus comme calamités Source : Compte provisoire de l'agriculture arrêté début mai 2004, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE(+ 1,6 % pour les vins d’appellation, hausse du prix du fioul domestique, pre- les cinq dernières années, cet indicateur
+ 7,0 % pour les vins courants), grâce à mière source d’énergie de l’agriculture. de revenu baisse : - 1,9 % par an sur les
la résorption des stocks à la propriété en Sans la baisse du dollar, la progression années 1999 à 2003, après + 8,6 % sur
2002 puis à la faible récolte de 2003. aurait été beaucoup plus importante. les années 1994 à 1998.
Le prix de base des productions anima-
les augmente légèrement (+ 1,2 %). Le Les échanges extérieurs
Les subventions limitentprix des gros bovins continue à se
se maintiennent
redresser (+ 5,2 %), mais sans rejoindre la baisse du revenu agricole
encore le niveau précédant la crise de En 2003, l’excédent du commerce exté-
confiance. Le prix des veaux augmente La valeur ajoutée de l’agriculture, nette rieur en produits agroalimentaires se
également (+ 6,4 %). En revanche, les de la consommation de capital fixe stabilise au niveau de l’année précé-
prix des porcins (- 5,1%) et des volailles (amortissement des matériels, des bâti- dente, à 8,7 milliards d’euros. Le solde
(- 3,5 %) continuent à baisser, du fait de ments…), diminue (- 4,8 %) en 2003. reste inchangé aussi bien pour les pro-
la faiblesse de la demande. Le prix du Les subventions d’exploitation attei- duits agricoles (+ 1,8 milliard) que pour
lait reste orienté à la baisse (- 0,9 %). Le gnent 2,6 milliards d’euros en 2003 les produits transformés par les indus-
dépassement des quotas 2002 puis, en contre 1,9 milliard en 2002 ; 662 millions tries agroalimentaires (+ 6,9 milliards).
fin d’année, les anticipations des trans- d’euros ont en effet été versés au titre Globalement, la valeur des exportations
formateurs de la filière lait, ont pesé à la des calamités agricoles (gel, séche- comme celle des importations aug-
baisse sur les prix. Le prix des œufs resse). Dans les départements recon- mente faiblement. L’excédent se réduit
flambe à partir du mois d’août en raison nus sinistrés, les impôts fonciers sur les d’une centaine de millions pour les pro-
des dégâts de la canicule, et augmente terres agricoles ont fait l’objet d’impor- duits végétaux. Pour les fruits et les
de 19,9 % en moyenne annuelle. tants dégrèvements. La baisse du résul- légumes frais, le solde se détériore. Il
tat agricole net (- 1,1 %) en est ainsi progresse en revanche pour les céréa-
limitée (tableau 2). L’emploi total agri- les, grâce à l’exportation de fortesStabilité des charges
cole diminuant (- 1,8 %), le résultat
agricole net par actif augmente légère- France : de la valeur ajoutée au
En 2003, les consommations intermé- ment : + 0,7 % (tableau 3). En termes
revenu d'entreprise agricole
diaires restent quasiment stables en réels (graphique 2), il se détériore néan-
valeur (- 0,2 %). Les agriculteurs restrei- moins (- 0,8 %). Sur les cinq dernières En milliards d'euros
gnent leurs dépenses en engrais années, cet indicateur de revenu Évolution
Valeur
(- 7,6 %) et en produits de protection des diminue : - 0,9 % par an en moyenne sur 2003/2002
2003
(%)cultures (- 7 %). La quantité d’engrais les années 1999 à 2003, après + 5,5 %
Valeur ajoutée nette (a) 21,9 -4,8utilisée, qui est orientée à la baisse par an sur les années 1994 à 1998.
Subventions d'exploitation (b) 2,6 +34,9depuis plusieurs années, recule nette- Quand on passe au revenu net d’entre-
Autres impôts sur la (c) 1,1 -13,2
ment en 2003 et le prix diminue. La suc- prise agricole, qui prend notamment en
production
cession de difficultés climatiques tout au compte la rémunération versée aux -Impôts fonciers 0,7 -21,4
long de la campagne agricole a limité les salariés (+ 4,7 %), la dégradation est - Autres 0,4 +9,3
Résultat agricole netbesoins en produits phytosanitaires, et a plus marquée (- 3,3 %). On rapporte
(d)=(a)+(b)-(c) 23,5 -1,1probablement incité les agriculteurs à ensuite ce revenu d’entreprise au
Rémunération des salariés (e) 5,9 +4,7réduire leurs charges. Les achats bais- nombre d’actifs non salariés, qui
Intérêts (f) 1,8 -3,5sent également pour les aliments prove- continue à diminuer à un rythme soutenu
Charges locatives nettes (g) 2,1 +0,0
nant des industries agroalimentaires (- 2,8 %) ; le revenu net d’entreprise
Revenu net d'entreprise
(- 4,1 %). Leurs prix diminuent en agricole par actif non salarié baisse agricole (h)=(d)-(e)-(f)-(g) 13,7 -3,3
moyenne annuelle, et la demande des moins nettement : - 0,5 %, soit - 2,0 % en
Source : Compte provisoire de l'agriculture arrêté début
filières animales en crise (volailles, por- termes réels après - 3,7 % en 2002. Sur mai 2004, Insee
cins) se réduit. Néanmoins, afin de pal-
lier le manque de fourrage dû à la France : évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricoles
sécheresse, les éleveurs de gros bovins entre 2002 et 2003
et d’ovins augmentent leurs achats en
En %
produits composés. Du fait de la séche-
Résultat agricole net - 1,1
resse exceptionnelle, les éleveurs de
Résultat agricole net par actif + 0,7
plusieurs départements se procurent Résultat agricole net par actif en termes réels - 0,8
cette année de la paille et du foin auprès
Revenu net d'entreprise agricole - 3,3
d’agriculteurs d’autres régions. A la Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié - 0,5
hausse importante du prix de la paille Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels - 2,0
commercialisée s’est ajouté le coût de Évolution du prix du produit intérieur brut + 1,5
transport - qui a fait l’objet d’une aide de Évolution du nombre d'UTA (1) total - 1,8
Évolution du nombre d'UTA des actifs non salariés - 2,8l’Etat. Après deux années de baisse, les
dépenses en produits énergétiques pro- 1. Unités de travail annuel (équivalents temps plein de l'agriculture).
gressent en 2003 (+ 2,3 %) du fait de la Source : Compte provisoire de l'agriculture arrêté début mai 2004, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERELa consommation de capital fixe mesure France : résultat agricole net par actif en termes réels
la dépréciation annuelle liée à l’usure et à
Indice base 100 en 1995 l’obsolescence du capital, lequel est évalué
110
à son coût de remplacement. Elle est
évaluée pour l’ensemble des biens de capi-
100
tal fixe de la branche agricole (plantations,
Résultat agricole net par actif en termes réels
matériels et bâtiments) à l’exception des
90 animaux.
Plusieurs indicateurs principaux sont défi-
80 nis à partir des soldes comptables :
-le résultat agricole net correspond à la
70 «valeur ajoutée nette au coût des facteurs»
Moyenne mobile sur 5 ans (valeur nette + subventions d’ex-
60 ploitation - impôts fonciers - autres impôts
1980 198219841986 1988 1990 199219941996 1998 2000 2002 sur la production). Son évolution peut être
Source : Compte provisoire de l'agriculture arrêté début mai 2004, Insee rapportée à celle du nombre d’unités de tra-
vail annuel total (ou équivalents temps
plein) : on obtient ainsi l’évolution du résul-
dans la seconde partie repose sur des infor- tat agricole net par actif. Il est aussi pré-quantités provenant de la bonne récolte
mations plus complètes disponibles en mai senté en termes réels ;de 2002. L’excédent s’améliore pour la
de l’année n+1. Le compte définitif est dis- -le revenu net d’entreprise agricole
production animale grâce aux exporta- ponible au printemps de l’année n+3. estégalà:résultatagricolenet-salaires
tions de bovins, qui continuent à se - cotisations sociales sur les salaires - in-
redresser. De même, le déficit sur les térêts versés - charges locatives nettes.Définitions
Son évolution peut être rapportée à celleviandes de boucherie se réduit, surtout
du nombre d’unités de travail annuel desen raison des exportations de viandes
non-salariés (ou équivalents tempsLe compte spécifique de la branche agricul-bovines, qui poursuivent leur reprise.
plein) : on obtient l’évolution du revenuture est établi selon la méthodologie et les
Globalement, les échanges de produits net d’entreprise agricole par actif nonconcepts de la base 95, en cohérence avec le
transformés restent au même niveau salarié. Il est aussi présenté en termesSystème européen des comptes (SEC 95).
réels.que l’année précédente. L’excédent Les évolutions mesurées en termes réels
correspondent aux évolutions à prix cou-s’améliore légèrement avec l’Union
rants divisées par un indice reflétant l’évo-européenne (+ 0,2 milliard) et se dété-
lution générale des prix dans chaque pays. Bibliographieriore d’autant avec les pays tiers. Dans
Vu les grandeurs considérées, on n’utilise
un contexte de faiblesse du dollar par pas l’indice des prix à la consommation,
rapport à l’euro (- 16,6 % en moyenne mais l’indice de prix du produit intérieur brut Les rapports de la Commission des
(PIB), qui recouvre l’ensemble du champ comptes de l’agriculture de la Nationannuelle), les exportations vers les pays
de l’économie. Techniquement, il permet (CCAN) sont disponibles auprès d’Inseetiers ont diminué davantage que les
de passer des variations du PIB en valeur Info-Services, dans les directions régio-
importations.
(en euros courants) aux variations en vo- nales de l’Insee, ainsi qu’au Scees et
lume mesurant la croissance économique. dans les directions régionales et dépar-
Sources Le prix de base, auquel est valorisée la pro- tementales du ministère de l’Agriculture,
duction, est égal au prix de marché auquel de l’alimentation, de la pêche et des affai-
vend le producteur plus les subventions sur res rurales.
Comptes européens et comptes français les produits qu’il perçoit, moins les impôts « Les comptes de l’agriculture en 2003 »,
Les comptes de l’agriculture pu- spécifiques sur les produits qu’il reverse. Synthèses, à paraître en septembre 2004.
bliés par l’Office statistique des commu- Les aides à l’agriculture sont classées par « Les comptes départementaux et par caté-
nautés européennes (Eurostat) sont établis la comptabilité nationale en subventions gories d’exploitation en 2003», Agreste-Pri-
sur la base de données prévisionnelles sur les produits et en d’ex- meur (Scees), ministère de l’Agriculture, de
fournies en décembre et en janvier par les ploitation : l’alimentation, de la pêche et des affaires
statisticiens nationaux. Les résultats pré- - les premières comprennent notamment rurales, juin 2004.
sentés dans cet Insee première pour les aides compensatrices aux grandes cul- « Le compte spécifique de l’agriculture en
l’Union européenne (y compris pour la tures, la prime à la vache allaitante et la base 95 - séries 1959-1996 », Insee Résul-
France au sein de l’Union) proviennent du prime spéciale aux bovins mâles; tats, n° 658-659, mai 1999.
deuxième compte prévisionnel établi en - les subventions d’exploitation comprennent « Le compte spécifique de l’agriculture -
janvier par les États membres. Le compte notamment les aides agri-environnementa- Méthodologie de la base 95 », Insee Métho-
provisoire français de l’année n présenté les et les aides pour calamités agricoles. des, n° 91 - 92 - 93, mars 2000.
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