L'agriculture en 2007 en France et en Europe

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Les cours mondiaux font monter les revenus En 2007, en France comme dans l'Union européenne à vingt-sept, la valeur de la production agricole augmente du fait de la très forte hausse du prix des céréales et des oléagineux. Cependant, la flambée du prix des matières premières accroît le coût de l'alimentation animale, ce qui pèse sur le revenu des éleveurs. Globalement, pour l'ensemble de la branche agricole, les revenus s'améliorent dans la plupart des pays de l'Union européenne. En France, le résultat agricole net par actif augmente de 11 % en termes réels, selon les données provisoires les plus récentes. Calculé par actif non salarié, le revenu net d'entreprise agricole augmente de 17 % en termes réels. La hausse du prix des céréales profite également aux exportations françaises et le solde des échanges extérieurs s'améliore pour les produits agroalimentaires. Hausse des prix agricoles Hausse du prix de l'alimentation animale Le résultat agricole progresse à nouveau Les échanges extérieurs en produits agroalimentaires s'améliorent Des disparités importantes au sein de l'Europe
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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L'agriculture en 2007 en France et en Europe Les cours mondiaux font monter les revenus
France : résultat agricole net par actif en termes réels indice 100 en 2000 110 Résultat agricole net par actif en termes réels Moyenne mobile sur 5 ans 100
60 1980 19821984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 Source : Insee, compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2008.
un revenu en forte hausse pour les céréaliers, mais en baisse pour les éleveurs. La valeur de la production agricole (hors sub ventions sur les produits) augmente de 10 % par rapport à 2006 : 15 % pour la production végétale, 3 % pour la production animale. La raison essentielle de cette hausse est la vive croissance du prix de laproduction végétale (+ 13% hors subventions sur les produits). Tirés par les cours mondiaux, les prix des céréales (+ 57 %), des oléagineux et protéagi neux (+ 39 %) s'envolent. En revanche, la pro duction végétale progresse peu en volume (+ 2 %)par rapport à l'année précédente (tableau 1). Les conditions climatiques de 2007 ont été favorables à certaines productions (maïs, betteraves, pommes de terre malgré le mildiou). Elles ont été, en revanche, défavora bles à d'autres (blé, protéagineux, fruits, légu mes). Pour le colza, la récolte augmente, car les superficies continuent à s'accroître sous l'incita tion de la filière des agrocarburants. Pour le vin, la production en volume se stabilise en 2007 et progresse même fortement pour le champagne tandis que les prix se raffermissent. Après cinq années de baisse, le prix du lait se redresse en 2007. Il participe à l'accélération générale des prix agricoles, tout comme les prix des volailles et des œufs. Au contraire, les prix des gros bovins et des porcs fléchissent. Le prix hors subventions de laproduction ani maleévolue donc peu (+ 2 %). Cette produc tion est stable en volume (+ 1 %), en dépit du
n 2007, en France comme dans l'Union européenne à vingtsept, augEmente du fait de la très forte hausse la valeur de la production agricole du prix des céréales et des oléagineux. Cependant, la flambée du prix des matières premières accroît le coût de l'alimentation animale, ce qui pèse sur le revenu des éle veurs. Globalement, pour l'ensemble de la branche agricole, les revenus s'amélio rent dans la plupart des pays de l'Union européenne. En France, le résultat agricole net par actif augmente de 11 % en termes réels, selon les données provisoires les plus récentes. Calculé par actif non salarié, le revenu net d'entreprise agricole augmente de 17 % en termes réels. La hausse du prix des céréales profite également aux exporta tions françaises et le solde des échanges extérieurs s'améliore pour les produits agroalimentaires.
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N° 1199  JUILLET 2008 PRIX : 2,30
JeanMichel Annequin, division Agriculture, Insee
En France, le résultat agricole net par actif (définitions)se redresse fortement en 2007 pour la deuxième année consécutive(gra phique 1). Cependant la situation est con trastée selon les activités avec, en particulier,
redressement des activités du secteur des volailles après les perturbations liées aux craintes de grippe aviaire. La collecte laitière est stable et se situe encore en deçà des quotas alloués à la France.
Hausse du prix de l'alimentation animale
En 2007, la valeur des consommations intermédiaires de l'agriculture augmente
(+ 7 %), mais avec des écarts selon la spécialisation agricole. En effet, les dépenses s'alourdissent particulièrement pour les aliments pour animaux (+ 20 %) en raison de la hausse du prix des matiè res premières entrant dans leur compo sition. Les éleveurs pâtissent d'autant plus de cette situation que le prix de la production animale progresse peu. Les dépenses consacrées aux cultures aug mentent également, mais dans une moindre mesure. Le prix des engrais
France : de la production à la valeur ajoutée Évolution 2007/2006 (%) Valeur 2007 (milliards d'euros) Volume PrixValeur Production hors subventions(a) 64,3+ 1,2+ 8,4+ 9,7 Produits végétaux38,1 +1,7 +13,0 +15,0 Céréales 11,1– 3,4+ 56,8+ 51,5 Oléagineux, protéagineux2,2 +2,0 +39,1 +41,9 Betteraves industrielles0,8 +7,1 –9,1 –2,6 1 Autres plantes industrielles0,4 –6,2 –7,8 –13,5 Fruits, légumes, pommes de terre7,1 +0,1 –4,2 –4,1 Vins 9,5– 0,1+ 7,9+ 7,8 Fourrages, plantes, fleurs7,0 +11,2 –6,8 +3,6 Produits animaux22,8 +0,7 +2,3 +3,0 Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés)10,5 +0,2 –3,9 –3,7 Volailles, œufs4,0 +3,7 +13,5 +17,7 Lait et autres produits de l'élevage8,3 +0,0 +5,9 +5,9 2 Services 3,3– 1,1+ 2,9+ 1,7 Subventions sur les produits(b) 2,5– 2,7+ 3,9+ 1,1 3 Production au prix de base(c) = (a) + (b)66,8 +1,0 +8,3 +9,4 Consommations intermédiaires(d) 37,6+ 2,6+ 4,5+ 7,2 dont :Achats 31,6+ 1,2+ 5,4+ 6,7 4 Sifim 0,7+ 4,3– 6,7– 2,6 Valeur ajoutée brute(e) = (c)  (d)29,2 –1,2 +13,6 +12,2 3 Consommation de capital fixe(f) 9,9+ 0,5+ 3,6+ 4,1 5 Valeur ajoutée nette(g) = (e)  (f)19,3 –2,1 +19,5 +17,0 1. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc. 2. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel agricole, services entre agriculteurs, agritourisme... 3. Voir définitions. 4. Services d'intermédiation financière indirectement mesurés.Voir définitions. 5. Nette de la consommation de capital fixe. Source : Insee, compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2008.
France : de la valeur ajoutée au revenu d'entreprise agricole Valeur 2007Évolution (milliards d'euros)2007/2006 (%) Valeur ajoutée nette(a) 19,3+ 17,0 Subventions d'exploitation(b) 7,3– 2,9 dont : bonifications d'intérêts0,2 +25,1 Autres impôts sur la production(c) 1,3+ 1,4 Impôts fonciers0,9 +2,2 Autres 0,5+ 0,2 Résultat agricole net(d) = (a) + (b)  (c)25,2 +11,3 Rémunération des salariés(e) 6,6+ 2,9 1 Intérêts hors Sifim(f) 1,3+ 9,1 (pour mémoire : intérêts dus)1,8 +2,8 Charges locatives nettes(g) 2,0+ 1,9 Revenu net d'entreprise agricole(h) = (d)  (e)  (f)  (g)15,3 +17,0 1. Voir définitions. Source : Insee, compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2008.
monte et les agriculteurs ont fait davan tage usage de produits fongicides en rai son d'un printemps et d'un été pluvieux. Quant à la facture énergétique, elle se stabilise : la hausse du prix des produits pétroliers tout au long de l'année 2007 succède à une forte baisse durant le second semestre 2006.
Le résultat agricole progresse à nouveau
Le montant total des subventions à la branche agriculture (subventions sur les produits et subventions d'exploitation) évolue peu, passant de 10 milliards à 9,8 milliards d'euros. D'après le compte provisoire de l'agricul ture, lerésultat agricole netde la branche agricole progresse de 11 % en 2007(tableau 2). Il est tiré à la hausse par les prix payés aux producteurs et augmente nettement malgré le renché rissement des consommations intermé diaires. La hausse avait déjà été forte en 2006. L'emploi agricole total diminuant (– 2 %), la hausse durésultat agricole net par actif13 %)est importante (+ (tableau 3). Entermes réels(défini tions)pour la, il se redresse (+11 %) deuxième année consécutive. Après avoir été orienté à la baisse de 1999 à 2005, il dépasse le niveau atteint en 1998(graphique 1). Lerevenu net d'entreprise agricole, qui prend notamment en compte la rémunération des salariés (+ 3 %), pro gresse fortement (+ 17 %) après la hausse identique de 2006. Le nombre d'actifs non salariés continuant à diminuer à un rythme soutenu (– 3 %), lerevenu net d'entreprise agricole par actif non salarié augmente plus fortement : + 20 %, soit + 17 % en termes réels, après une hausse de même ampleur (+ 18 %) en 2006.
Les échanges extérieurs en produits agroalimentaires s'améliorent
En 2007, alors que le déficit commercial de la France s'aggrave, le solde des échanges extérieurs en produits agroali mentaires s'améliore pour la deuxième année consécutive. Il retrouve un niveau proche de celui de l'année 2000, le plus élevé de la décennie. L'excédent s'élève à 9,3 milliards d'euros, dont2,1 milliards
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pour les produits agricoles bruts etles autres pays de l'Union européenne.Les vingtsept États membres peuvent 7,2 milliards pour les produits des indusEn 2007, le déficit avec l'Espagne et lesêtre répartis en quatre groupes selon tries agroalimentaires.PaysBas s'atténue, alors qu'il s'aggral'évolution du résultat agricole net par Cette amélioration repose sur l'augmenvait depuis deux ans. En revanche, l'exactif, exprimée en termes réels à des fins tation du prix des exportations de céréacédent avec l'Italie se dégrade.de comparaisons internationales. La les et sur la progression des ventes dehausse du prix des céréales est si forte boissons alcoolisées, avec notammentque l'évolution du volume des récoltes une excellente performance pour le vinDes disparités importantesdétermine en grande partie les écarts de Bourgogne (+ 30 % en nombre deentre les pays ; un autre facteur impor au sein de l'Europe bouteilles). Cependant, les exportationstant est la part de l'élevage dans la de céréales et plus généralement deDans l'Union européenne, qui comprendproduction agricole. er produits agricoles bruts diminuent endepuis le 1janvier 2007 la Bulgarie et laDans le premier groupe, le résultat agri quantités. Les échanges de produitsRoumanie, le résultat agricole net parcole net par actif augmente très forte transformés sont dynamiques. Néanactif augmente nettement (+ 5 % en terment (plus de 15 % en termes réels). Il moins, dans un contexte de faiblesse dumes réels), après une hausse de 3 % enrassemble trois pays du nord de l'Europe dollar par rapport à l'euro, les importa2006. Ces deux hausses consécutives(Lituanie, Estonie, Suède) et un d'Europe tions progressent plus vite que lespermettent presque de résorber lacentrale (République tchèque). La pro exportations et le solde augmente àdégradation de 2005. La valeur de laduction de blé et d'orge y est favorisée peine. Il s'améliore pour les produits laiproduction agricole progresse (+ 4 % enpar des conditions climatiques en général tiers, mais se dégrade pour les huiles ettermes réels) grâce à la flambée dessatisfaisantes en 2007 ; le prix augmente les tourteaux ainsi que pour le sucre. Encours et, comme en France, en dépit demalgré l'abondance de la récolte. effet, depuis septembre 2006, les quanla baisse des rendements pour plusieursDans le deuxième groupe, le résultat tités de sucre exportables sont strictecultures importantes (blé, maïs). Laagricole net par actif augmente de 7 % ment limitées, suite à la réforme dehausse du prix des matières premièresà 15 %. Trois grands pays producteurs l'OCM sucre (organisation communerenchérit le coût de l'alimentation anide céréales s'y trouvent, qui bénéficient des marchés).male, alourdit les charges des éleveursde la flambée des cours : la France, Pour les produits agroalimentaires, leset, de ce fait, limite la progression dul'Allemagne et l'Espagne. Toutefois, trois quarts des échanges se font avecrésultat de la branche agricole.en Allemagne comme en France, certai nes régions sont affectées par des intempéries et la récolte de céréales se France : évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricoles entre contracte. Par ailleurs, l'Allemagne béné 2006 et 2007 ficie aussi de la hausse du prix du lait en % tandis qu'en Espagne la maind'œuvre Résultat agricole net+ 11,3 agricole se réduit sensiblement. Résultat agricole net par actif+ 13,5 Dans le troisième groupe, le résultat Résultat agricole net par actif en termes réels+ 10,7 agricole net par actif augmente modéré Revenu net d'entreprise agricole+ 17,0 ment, de 2 % à 6 %. Ce groupe com Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié+ 20,4 Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels+ 17,5prend des pays où l'élevage est dominant (RoyaumeUni, Danemark, Évolution du prix du produit intérieur brut+ 2,5 1 Évolution du nombre d'UTAtotal –1,9Belgique) ainsi que les PaysBas où les Évolution du nombre d'UTA des actifs non salariés– 2,8 céréales pèsent peu dans le résultat de la branche agricole. 1. Unités de travail annuel (équivalents temps plein de l'agriculture). Source : Insee, compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2008. Enfin, dans le quatrième groupe, le résultat agricole net par actif baisse. Il est Union européenne : résultat agricole net par actif en termes réelscomposé de huit pays du sud de l'Europe indice 100 en 2000qui connaissent des conditions climatiques particulièrement défavorables (séche 140 UE27 AllemagneEspagne Italie France resse et canicule, ou bien fortes intem 130 péries pour le Portugal). La baisse est la plus marquée en Roumanie (– 17 % en 120 termes réels) et en Bulgarie (– 8 %). Elle 110 est moindre au Portugal et en Italie. Dans l'Union européenne à vingtsept, le 100 résultat agricole net par actif a augmenté 90 en termes réels de 16 % depuis l'année 2000(graphique 2), selon les données 80 disponibles en janvier 2008. La hausse 70 est modérée en France et en Espagne. 2000 20012002 2003 20042005 2006 2007 Avertissement : pour la France, les données sont antérieures à celles présentées dans le tableau 3, établies en mai 2008.Elle est forte en Allemagne (+ 33 %), Source : Eurostat, compte européen de l'agriculture arrêté fin janvier 2008. mais les évolutions ont été brutales
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certaines années en raison notamment des fluctuations des prix des pommes de terre et des porcins. À l'inverse, en Italie (– 18 %), la dégradation est quasiment continue depuis 1999 ; cette évolution tient notamment à la baisse du prix du vin (– 47 % en termes réels hors subven tions), des produits maraîchers et de la production animale.
Sources
Comptes européens et comptes français Ces comptes sont établis selon la méthodo logie et les concepts du Système européen des comptes (SEC) en base 2000. Les comptes européens de l'agriculture sont publiés par l'Office statistique des Communautés européennes (Eurostat). Ils sont établis sur la base de données prévi sionnelles fournies en novembre et en jan vier par les États membres. Les résultats présentés dans cetInsee Premièrepour l'Union européenne (y compris pour la France au sein de l'Union) proviennent du deuxième compte prévisionnel, établi par Eurostat en janvier 2008. Pour la France, le compte provisoire 2007 repose maintenant sur des informations disponibles en mai 2008, plus complètes que celles des comptes européens. Ce compte provisoire est sensiblement révisé à la hausse par rapport au compte prévi sionnel, notamment du fait de la volatilité des prix agricoles en fin de campagne de commercialisation.
Définitions
La production auprix de baseest égale à la production valorisée au prix auquel vend le producteur, plus les subventions sur les produits qu'il perçoit, moins les impôts spé cifiques sur les produits qu'il reverse.
Lesconsommations intermédiairescor respondent aux biens et services qui en trent dans le processus de production. Elles comprennent les services d'intermé diation financière indirectement mesurés (Sifim). Les Sifim représentent la part des services rendus par les intermédiaires fi nanciers qui n'est pas facturée à la clien tèle. Pour ces services, les intermédiaires financiers se rémunèrent en prenant une marge de taux d'intérêt sur les dépôts de leurs clients et sur les prêts (crédits) qu'ils leur accordent. Lavaleur ajoutéeest égale à la production valorisée au prix de base dont on retranche les consommations intermédiaires. Lessubventions à l'agriculturesont clas sées par la comptabilité nationale en sub ventions sur les produits et en subventions d'exploitation : – lessubventions sur les produitscom prennent les aides qui restent couplées à la production (paiement à la surface pour les grandes cultures, prime à la vache allai tante...) ; – lessubventions d'exploitationcom prennent le paiement unique, les aides pour calamités agricoles, les contrats d'agriculture durable... Laconsommation de capital fixemesure la dépréciation annuelle liée à l'usure et à l'obsolescence du capital, lequel est évalué à son coût de remplacement. Elle est évaluée pour l'ensemble des biens de capital fixe de la branche agricole (plantations, matériels et bâtiments) à l'exception des animaux. Plusieurs indicateurs sont définis à partir des soldes comptables : – lerésultat agricole netcorrespond à la « valeurajoutée nette au coût des fac teurs » (valeur ajoutée nette + subventions d'exploitation –autres impôts sur la pro duction dont impôts fonciers). Son évolu tion peut être rapportée à celle du nombre total d'unités de travail annuel (ou équiva lents temps plein) : on obtient ainsi l'évolu tion durésultat agricole net par actif. Elle est aussi présentée en termes réels. – lerevenu net d'entreprise agricoleest égal au résultat agricole net, diminué des
salaires, des cotisations sociales sur les salaires, des intérêts dus et des charges locatives nettes. Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d'unités de tra vail annuel des nonsalariés (ou équiva lents temps plein) : on obtient l'évolution du revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié. Elle est aussi présentée en termes réels. Les indicateurs de revenu de la France et toutes les données européennes (de la pro duction aux indicateurs de revenu) sont présentésen termes réels: les évolutions à prix courants sont divisées par un indice qui reflète l'évolution générale des prix dans chacun des États membres. Vu les grandeurs considérées, on n'utilise pas l'indice des prix à la consommation, mais l'indice de prix du produit intérieur brut (PIB) qui couvre l'ensemble du champ de l'économie. Ainsi, l'évolution d'un prix ou d'un revenu calculée en termes réels est positive ou négative selon qu'elle est supé rieure ou inférieure à l'évolution générale des prix.
Bibliographie
« Les comptes de l'Agriculture en 2007 » : rapport disponible sur www.insee.fr. L'ensemble des rapports de la Commission des comptes de l'agriculture de la Nation est publié par l'Insee sous le titre« l'Agri culture en 2007 »,Comptes nationaux, dis ponible également sur www.insee.fr en juillet 2008. « Lescomptes prévisionnels de l'agricul ture pour 2007  Envolée des prix des céréales et hausse du revenu agricole », Insee Premièren° 1168, décembre 2007. « Revenu agricole dans l'UE : + 5,4 % en 2007 »,Statistiques en brefn° 24/2008, Eurostat. « Les comptes provisoires de l'agriculture par région et par catégorie d'exploitations en 2007»,AgrestePrimeur(Scees), ministère de l'Agriculture et de la Pêche n° 212, juillet 2008.
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