L'agriculture en Haute-Normandie en 2009 - Crises agricoles : aucune production n'est épargnée

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L’AGRICULTURE EN 2009 Crise agri co le : aucune pro duc tion n’est épargnée Michel DELA CR OIX (Di rec tion ré gio nale de l'a li men ta tion, de l'a gri cul ture et de la f orêt) porta tion pour le beurre et la poudre de dante mais la consom ma tion ne suit pasPour les agri cul teurs, 2009 sera et les prix sont in fé rieurs à ceux de lalait sont dé gra dés. En avril, la nou vellel’année des crises. Aucun sec teur cam pagne pré cé dente.cam pagne lai tière débute avec unen’est épar gné. On se sou vient de baisse du prix moyen de 29 % par rap - la colère très mé dia tisée des Pour les gran des cul tu res, la mois son port au prix payé un an plus tôt. Durant 2009 est encore un très bon cru : 91 quin -pro duc teurs lai tiers con fron tés à les mois d’été, l’é cart est encore de taux par hectare en b lé, 82 quin taux enla chute des prix. En gran des 20 %. Les éle v eurs ma ni f es tent leur orge et 42 quin taux en colza. Très bons colère, cer tains en ta ment la grève du lait. cul tu res, la si tua tion n’est pas ren de ments aussi pour les bet te ra v es in - Au-delà de la ques tion du prix, l’an noncebril lante car, si la ré colte est une dus triel les avec 96 tonnes à l’hec tare et de la sup pres sion des quotas lai tiers lesnou velle fois ex cel lente, les prix une ri chesse en sucre ex cep tion nelle. En in quiète et pose la dif fi cile ques tion de ce qui concerne les sur fa ces, le blé quisont bas.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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L’AGRICULTURE EN 2009
Crise agricole : aucune production n’est épargnée
Michel DELACROIX (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt)
Pour les agriculteurs, 2009 sera l’année des crises. Aucun secteur n’est épargné. On se souvient de la colère très médiatisée des producteurs laitiers confrontés à la chute des prix. En grandes cultures, la situation n’est pas brillante car, si la récolte est une nouvelle fois excellente, les prix sont bas. Les bons rendements ne font pas toujours les bonnes années.
a crise laitière s’amplifie en 2009. Elle L frappe les éleveurs d’autant plus bru talement qu’elle succède à une courte embellie. En début d’année, le contexte est incertain, le marché intérieur se maintient tandis que les marchés à l’ex
portation pour le beurre et la poudre de lait sont dégradés. En avril, la nouvelle cam pagnelai tièredébute avec une baisse du prix moyen de 29 % par rap port au prix payé un an plus tôt. Durant les mois d’été, l’écart est encore de 20 %. Les éleveurs manifestent leur colère, certains entament la grève du lait. Audelà de la question du prix, l’annonce de la suppression des quotas laitiers les inquiète et pose la difficile question de n o u ve l l e sfo r m e sd er é g u l a t i o nd u marché. En fin d’année, à 3 mois de la fin de la campagne laitière, les livraisons sont en recul de prèsde 3,5 % par rap port à la campagne précédente.
Le marché de la viande subit les con trecoups de la crise laitière. Les éleveurs accélèrent les réformes de vaches laitiè res. Par conséquent, l’offre est abon
Évolution mensuelle des livraisons et prix du lait en HauteNormandie
Source : Agreste  SM Lait  Srise
Unité :variation en % par rapport au même mois de l'année précédente
Évolution des prix des produits agricoles (indice base 100 en 2005)
Source : Insee, Agreste  indice des prix de produits agricoles à la production
Unité :Indice de prix
dante mais la consommation ne suit pas et les prix sont inférieurs à ceux de la campagne précédente.
Pour les grandes cultures, la moisson 2009 est encore un très bon cru : 91 quin taux par hectare en blé, 82 quintaux en orge et 42 quintaux en colza. Très bons rendements aussi pour les betteraves in dustrielles avec 96 tonnes à l’hectare et une richesse en sucre exceptionnelle. En ce qui concerne les surfaces, le blé qui avait progressé de manière spectaculaire en 2008 se replie à255 000 hectares. Fait marquant de l’année 2009, la surface en lin est en baisse de près de 20 %, conformément au souhait des profes sionnels de la filière, soucieux de réduire la production face à un marché engorgé.
Coté prix, c’est encore la décep tion. L’offre mondiale est abondante, c’est la deuxième meilleure récolte jamais enregistrée et la spéculation n’est plus de mise. Au début de l’année, au terme d’une glissade vertigineuse, l eb l é« rendu Rouen » se stabilise autour de 120 euros la tonne et il n’en bougera pratiquement plus. Cependant, les coûts de production restent élevés, la baisse du prix des engrais qui intervient en milieu d’année arrive trop tard pour la campagne 2009, les agriculteurs se sont donc approvisionnés au prix fort.
La diversité des productions avait permis de maintenir le revenu de l’agri culture régionale en 2008. La HauteNor mandie faisait ainsi figure d’exception au niveau national. En 2009, cet effet de compensation ne jouera pas. Aucune des grandes productions régionales n’est épargnée par la baisse des prix : lait, viande, céréales, oléagineux, etc. La ferme régionale qui combine tous ces systèmes, n’échappera pas cette fois à une baisse significative de son revenuq
POUR EN SAVOIR PLUS www.agreste.agriculture.gouv.fr draaf.hautenormandie.agriculture.gouv.fr
CAHIER D’AVAL n° 84  Mai 201017
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