L'élevage bovin

De
Publié par

L'élevage bovin affiche des résultats remarquables pour la production laitière. Quant à la filière viande, elle est restée plus traditionnelle tout en élargissant son cheptel. Ces deux types d'élevage sont localisés dans les Hauts. Ils sont pourtant de plus en plus alimentés en fourrage par des exploitants agricoles des Bas qui ne sont pas éleveurs eux-mêmes.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
Lecture(s) : 31
Nombre de pages : 2
Voir plus Voir moins

éco nomie
L’éle vage bo vin
Chep tel et pro duc tion de
L’élevage bovin affiche des résultats remarquables pour la
production laitière. Quant à la filière viande, elle est restée plus
traditionnelle tout en élargissant son cheptel. Ces deux types
d’élevage sont localisés dans les Hauts. Ils sont pourtant de plus
en plus alimentés en fourrage par des exploitants agricoles des
Bas qui ne sont pas éleveurs eux-mêmes.
Définitions
La Réu nion envi ron 12 % des Aujourd’hui 453 per son nes vivent dans
g L’unité de travail annuel (UTA) équivaut à exploi tants agri co les élè vent les 230 exploi ta tions ayant des vachesun actif occupé à plein temps toute Aactuellement des bovins. Le lai tiè res et four nis sent 322 uni tés de tra -l’année. Les actifs non permanents ou à
chep tel bovin compte 27 000 têtes et il a vail annuel. temps partiel sont convertis en équivalent
for te ment aug men té au cours de laUTA.
Les pro duc teurs sont concen trés dans les décennie (+ 46 % depuis 1989). Si l’éle -
g Les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Hauts du sud et sont orga ni sés sous lavage pour la viande est plus répan du,
Pacifique) regroupent des pays ayant signé hou lette de la Sica-Lait. C’est une pro -l’éle vage pour le lait est plus struc tu ré et
des accords économiques avec l’Union duc tion très inten sive qui s’appa rente àplus dyna mique.
européenne. Ces pays étaient à l’origine une pro duc tion “hors sol”. Le char ge ment
d’anciennes colonies, essentiellement est très lourd et dépasse sou vent 5 à 6
françaises. D’autres pays s’y sont joints La filière “lait” vaches à l’hec tare. La moyenne est de
depuis, notamment l’Afrique du Sud.
25 vaches par éle vage avec un niveau
L’éle vage lai tier fait appel à plus de d’étable de près de 5 300 kg.
tech ni ci té. Même si l’effec tif des vaches
L’éle vage lai tier béné ficie d’une filièrelai tiè res n’a guère dépas sé les 4 000 têtesLa source
bien struc turée, d’un mar ché en haussedepuis 1989 la pro duc tion de lait a plus
et de pos si bi li tés de valo ri sa tion desCet article est extrait de “Agreste Réunion que tri plé par l’amé lio ra tion des tech ni -
n° 3 – Spécial recensement agricole sous-pro duits de la canne. Cepen dant laques et la sélec tion du chep tel. Les
2000”, publié par la Direction de faible consom ma tion locale de fro mageexploi tants se spé cia li sent et leur
l’Agriculture et de la Forêt de La Réunion. (5 kg par habi tant et par an, soit le tiersnombre a été divi sé par trois depuis le
de la consom ma tion métro po li taine)der nier recen se ment (1989), tout comme
limite les pos si bi li tés de trans for ma tion.la popu la tion active des exploi ta tions.
-D’autres con train tes pèsent sur cet éle
vage : pour aug men ter le chep tel, les
éle veurs sont con traints d’impor ter des
Évo lu tion de la pro duc tion de lait
génis ses et la délo ca li sa tion des ter res de
pro duc tion four ra gère hors des zones
d’éle vage génère des surcoûts pour les
ali ments gros siers.
La filière “viande”
Les bovins éle vés pour la viande sont en
nombre plus impor tants avec 7 156
vaches nour ri ces décomp tées au recen -
se ment agri cole 2000. Le chep tel a aug -
L’auteur men té de plus de 40 % depuis le pré cé -
dent recen se ment de 1989. Cepen dant le
Jean-Marie PETIT est ingénieur nombre d’exploi ta tions concer nées a
divisionnaire des travaux agricoles, chef dimi nué d’un tiers et la popu la tion
du service de statistique agricole à la Source : Sica-Lait active fami liale de plus de 40 %. ElleDirection de l’Agriculture et de la Forêt de
cor res pond à 1 026 uni tés de tra vailLa Réunion.
La pro duc tion lai tière a plus que annuel en l’an 2000. Ce type d’éle vage
tri plé de puis le der nier re cen se - reste plus tra di tion nel que l’éle vage lai -
ment agri cole, son rythme de crois - tier, avec des résul tats éco no mi quessance est par ti cu liè re ment fort
depuis 1995. moin dres.
6économie
lait en forte crois sance
Le mar ché réu nion nais de la viandeVa ches nourrices Une forme mar gi nalebovine est par ti cu lier et la consom ma -
-tion reste faible (moins de 7 kg par habi d’éle vage
tant et par an). En effet une partie de la
popu la tion res pecte l’inter dit mis par la
Près de 3 000 bovins, tout en appar te nant-reli gion hindoue sur toute consom ma à des exploi tants agri co les, sont nour ris
tion de bœuf. De plus la concur rence par des ali ments gros siers pré le vés hors
exté rieure est forte avec des vian des en des exploi ta tions. Ces bovins sont des ti nés
à la pro duc tion de viande. Une partiepro ve nance de métro pole et des pays
d’entre eux est par quée dans lesACP (Zim bab wé, Bots wa na). Les impor -
arriè re-cours. Ils sont nour ris au moyen de ta tions repré sen tent actuel le ment près de
four ra ges divers pré le vés en bor dure de
80 % de la consom ma tion. Le poten tiel route ou de rési dus qui sub sis tent après la
de pro duc tion local devrait cepen dant coupe de la canne. Une autre partie des
pou voir, à terme, satis faire 30 à 40 % de bêtes est laissée au piquet ou en
diva ga tion dans des zones en friche oula consom ma tion.
fai ble ment boi sées, par fois doma nia les.
Ces ter rains n’appar te nant pas aux
Source : DAF, re cen se ment agri cole 2000
éle veurs et n’ayant aucun sta tut juri dique
La filière “four rage”Avec deux bas sins de pro duc tion, pré cis par rap port à l’exploi ta tion ont été
la filière “viande” reste plus tra di appe lés “sur fa ces four ra gè res-
tion nelle. com plé men tai res”.Les sur fa ces four ra gè res com pren nent
les sur fa ces tou jours en herbe, concen -
trées sur les lieux de l’éle vage bovin, et
Les éle va ges sont loca li sés dans deux les cul tu res four ra gè res, beau coup plus Éle veurs ayant de la sur facebas sins de pro duc tion : la zone des plai - dis per sées. Les cul tu res four ra gè res sont four ra gère com plé men tairenes et les Hauts de l’Ouest. Les ancien - des plan tes cul ti vées annuel le ment (par
nes races “métis” résul tant par fois de exemple le maïs four rage) qui font partie croi se ments avec des races brah m a nes des ter res ara bles. À La Réu nion on peut
devraient être pro gres si ve ment rem pla - qua si ment par ler d’une filière four rage.
cées par des races plus pro duc ti ves. La La struc ture qui inter vient en la matière
pénurie de génis ses de repro duc tion est l’asso cia tion fon cière pas to rale (AFP)
limite cette évo lu tion. Les veaux à qui four nit des aides pour les tra vaux et
l’embouche man quent éga le ment. La des conseils.
filière “viande bovine” est struc turée
Glo ba le ment les sur fa ces four ra gè res seautour de la Sica-Revia qui a assu ré
70 % des abat ta ges con trôlés en l’an sont éten dues de 10 % depuis 1989, elles
occu pent main te nant plus de 11 000 hec -2000.
ta res. Cette exten sion s’est doublée d’une
amé lio ra tion de la qua li té. Les prai ries
natu rel les ont pro gres sé aux dépens desRé par ti tion des cul tu res four ra gè res
par cours et les cul tu res four ra gè res ont
plus que dou blé. Cer tains exploi tants se
sont spé cia li sés dans la pro duc tion de
Source : DAF, re cen se ment agri cole 2000-four rage des ti né à la vente. La pro duc
tion de foin se déve loppe dans les Bas Cer tains éle veurs nour ris sent encore
avec de très forts ren de ments : cinq à six leurs bêtes avec des ali ments pré le -
vés en dehors de l’exploi ta tion.cou pes par an. Cette pro duc tion est des -
tinée aux éle va ges lai tiers des Hauts. Le
recen se ment de 2000 a dénom bré 241
exploi ta tions qui détien nent des sur fa ces
four ra gè res sans avoir de chep tel. n Cartographie
d’après les élé ments car to gra phi ques
Pour le recen se ment agri cole de 2000,et les com men tai res de
les com mu nes ont été sub di vi sées en
Jean-Marie PETIT zones infra-com mu na les : les sous-
dans “Agreste Réu nion n° 3” com mu nes. Cel les-ci cor res pon dent à des
Source : DAF, re cen se ment agri cole 2000 frac tions de com mune pré sen tant des
carac té ris ti ques homo gè nes sur le plan
La zone des cul tu res four ra gè res agri cole.
est beau coup plus vaste que celle
des bas sins d’élevage bovin.
7

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.