La conjoncture en Basse-Normandie au quatrième trimestre 2009. Une reprise sans effet sur l'emploi

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La conjoncture en Basse-Normandie au quatrième trimestre 2009 Unereprisesanseffet surl'emploi eAu 4 trimestre le Produit Inté- rieur Brut en volume croît de 0,6 %, après une progression de e0,2 % au 3 trimestre. Cette ac- Après les hésitations du troisième trimestre, l’activité économique se redresse àcélération est en lien avec la nouveau au quatrième trimestre, sans pour autant recouvrer son niveau de 2008.consommation des ménages, qui en- Cette amélioration n'a cependant pas empêché une nouvelle détérioration du mar-registre une hausse de 0,9 % après ché du travail en fin d'année. Au vu des enquêtes de conjoncture, le raffermisse-trois trimestres de quasi-stagnation. ment de l'activité devrait se poursuivre au premier trimestre 2010, malgré laL’investissement se contracte de nou- perturbation climatique intervenue en janvier et la persistance des incertitudes sureveau, - 1,2 %, après - 1,4 % au 3 la vigueur de la reprise économique.trimestre. La variation des stocks contribue enfin positivement à la La remontée observée pour l’industrie régionale à partir de juillet a été partiellement croissance du PIB, + 0,9 %, après confirmée au quatrième trimestre. Les secteurs des biens intermédiaires et des cinq trimestres de forte contribu- biens d’équipement ont en effet connu un rebond au quatrième trimestre, après tion négative. Le solde du commerce l’automobile, premier secteur à se relever alors qu'il avait été le plus touché, dès extérieur se dégrade en revanche, 2008.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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La conjoncture en Basse-Normandie
au quatrième trimestre 2009
Unereprisesanseffet
surl'emploi
eAu 4 trimestre le Produit Inté-
rieur Brut en volume croît de
0,6 %, après une progression de
e0,2 % au 3 trimestre. Cette ac-
Après les hésitations du troisième trimestre, l’activité économique se redresse àcélération est en lien avec la
nouveau au quatrième trimestre, sans pour autant recouvrer son niveau de 2008.consommation des ménages, qui en-
Cette amélioration n'a cependant pas empêché une nouvelle détérioration du mar-registre une hausse de 0,9 % après
ché du travail en fin d'année. Au vu des enquêtes de conjoncture, le raffermisse-trois trimestres de quasi-stagnation.
ment de l'activité devrait se poursuivre au premier trimestre 2010, malgré laL’investissement se contracte de nou-
perturbation climatique intervenue en janvier et la persistance des incertitudes sureveau, - 1,2 %, après - 1,4 % au 3
la vigueur de la reprise économique.trimestre. La variation des stocks
contribue enfin positivement à la La remontée observée pour l’industrie régionale à partir de juillet a été partiellement
croissance du PIB, + 0,9 %, après confirmée au quatrième trimestre. Les secteurs des biens intermédiaires et des
cinq trimestres de forte contribu- biens d’équipement ont en effet connu un rebond au quatrième trimestre, après
tion négative. Le solde du commerce l’automobile, premier secteur à se relever alors qu'il avait été le plus touché, dès
extérieur se dégrade en revanche, 2008. La demande demeure tout de même en repli et les capacités de production,
en raison d’un ralentissement des bien que davantage sollicitées en moyenne au quatrième trimestre, se situent en-
exportations, + 0,5 % (après + 1,8 %) core en dessous de la moyenne de long terme.
couplé avec une accélération des im-
Le commerce et les services ont enregistré peu d’évolution d’un trimestre surportations, + 3,3 % après + 0,3 %.
l’autre, avec une activité en légère hausse dans quelques secteurs. Les effectifs glo-
Lessecteursmarchandsperdent baux des services marchands se maintiennent au quatrième trimestre, de même
e56 500 postes au 4 trimestre, que dans le commerce.
soit - 0,4%, un peu moins qu’au
La conjoncture dans la construction ne s’est pas améliorée au cours des trois der-trimestre précédent. Les destruc-
niers mois de l’année, au contraire, le secteur subissant pour le troisième trimestretions d’emplois industriels se pour-
e consécutif une contraction de ses effectifs. L’emploi salarié des secteurs marchandssuivent au 4 trimestre, - 1,6 %,
diminue pour le cinquième trimestre consécutif dans sa composante permanente,alors que les effectifs dans la cons-
- 0,3 %, moins fortement que pendant les trimestres précédents. Les effectifs d’in-truction se réduisent encore de 1 %.
térimaires se maintiennent, ce qui ramène la contraction de l’emploi salarié à envi-Seul le tertiaire affiche une légère
ron 1 100 postes, l’industrie et la construction enregistrant les plus fortes baissescroissance, avec des effectifs intéri-
(- 0,8 % et respectivement - 0,9 %).maires toujours en forte progres-
sion, + 6 %.
Le taux de chômage régional grimpe à 9,1 % au quatrième trimestre, tandis que le
En moyenne sur le quatrième nombre de chômeurs, après un léger recul au troisième est reparti à la
trimestre, le taux de chômage hausse depuis septembre, pour atteindre à la fin de l’année 56 000 demandeurs de
au sens du BIT s’établit à 9,6 % de catégorie A (+ 13,6%àunand’écart).
la population active en France mé-
tropolitaine (10 % avec les Dom)
soit plus de 2,7 millions de personnes.
Dragos IOANFabienne FUSIL
InseeBanque de France
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELa production industrielle remonte
pour le deuxième trimestre consécutif
La reprise technique de la production industrielle entamée en
juillet a été confirmée au 4e trimestre, mais le chemin à faire
reste encore long avant de recouvrer les niveaux d’activité d’a-
vant la récession. Le taux moyen d’utilisation des capacités de
production gagne 2 points sur le trimestre, mais demeure environ
6 points en dessous de sa moyenne de long terme. Cette évolu-
tion a été impulsée par les secteurs des biens intermédiaires et
des biens d’équipement, alors que le secteur automobile se con-
fronte encore à une faible demande. Le constat est similaire
pour le secteur des biens de consommation, sauf pour la pharmacie,
où la demande bien orientée assure des carnets normaux. Le
secteur agroalimentaire a enregistré, comme prévu, une fin
d’année lucrative, mais à des niveaux toujours en deçà de ceux
atteints un an plus tôt.
Les carnets mieux garnis,
mais la prudence prédomine
Les industriels bas-normands, comme au niveau France entière,
font état d’une amélioration du climat des affaires et, toute pro-
portion gardée, de la demande. La reconstitution des stocks s’est
epoursuivie au 4 trimestre et les carnets de commandes ont également
progressé, bien que les industriels les jugent encore toujours en
deçà de la normale et que le manque de visibilité touche encore de
nombreux compartiments industriels. Dans plusieurs secteurs,
el’allongement de la durée des carnets a été confirmée au 4 trimestre,
et devrait se poursuivre début 2010.
L’agroalimentaire en hausse limitée en fin d’année
L’évolution favorable de l’industrie agroalimentaire observée au
e e3 trimestre s’est poursuivie au 4 trimestre, mais le secteur af-
fiche des résultats en repli à un an d’écart, en limitant tout de
même les pertes par rapport aux autres secteurs industriels. Les
ventes du secteur du lait ont progressé d’environ 5 % sur les trois
derniers mois de l’année, tandis que l’indice de chiffre d’affaires
edes entreprises du secteur des viandes n’a pas évolué au 4 tri-
mestre. Sur l’ensemble de l’année 2009, les ventes du secteur
ont en définitive diminué d’environ 6 %, plus dans l’industrie lai-
tière que dans la viande.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEConjoncture régionale
mars 2010
La création d’entreprise redynamisée
Le quatrième trimestre a été de nouveau riche en créations d’en-
treprises, après un tassement enregistré au trimestre précédent.
En données corrigées de variations saisonnières, les créations
ed’entreprises s’accroissent de 12 % au 4 trimestre, après une
baisse au trimestre précédent. 62 % du total des créations de la
période sont toujours le fait des autocréateurs. Les défaillances
ed’entreprises (données jugées) restent nombreuses au 3 tri-
mestre (+ 40 % à un an d’écart), mais un retour de tendance
semble se confirmer par les données de défaillances publiées au
e4 trimestre.
Le commerce de détail en légère augmentation
L’activité dans le commerce et les services a continué sur une lé-
egère pente ascendante au cours du 4 trimestre. Le commerce de
détail, notamment les ventes d’équipement d’information et l'ha-
billement ont enregistré une hausse significative à la fin de
l’année, tandis que le chiffre d’affaires des grandes surfaces à pré-
dominance alimentaire a augmenté plus modestement (+ 0,6 %
en région, contre + 0,3 % au niveau national). Les ventes de voi-
tures neuves ont continué de progresser au quatrième trimestre,
+ 6 %, alors que les immatriculations de véhicules utilitaires et in-
dustriels enregistrent une légère remontée, + 2 %, après de longs
mois de baisse prononcée.
La conjoncture dans les services marchands s’améliore légère-
ment, principalement pour les services aux entreprises, à l’image
du transport de marchandises, en hausse de 1,2 % en terme de
chiffre d’affaires, après cinq trimestres de baisse. L’activité des
services de soutien aux entreprises n’enregistre quasiment pas
d’évolution, mais une reprise du volume est attendue pour le pre-
mier trimestre 2010. Les services à la personne enregistrent
equant à eux une légère baisse au 4 trimestre, malgré une fré-
quentation hôtelière égale en volume à celle de l’année précé-
dente et un bon mois de décembre pour les restaurateurs.
La construction en léger recul en fin d’année
Au quatrième trimestre, la situation dans le BTP demeure encore
déprimée et les carnets de commandes s’érodent à nouveau. Le
repli de l’activité sur le marché de la construction neuve s’est
poursuivi, touchant les entreprises du gros œuvre, sauf dans le
Calvados, qui affiche une relative stabilité sur la période. Les mises
en chantier ont malgré tout enregistré une évolution favorable au
e4 trimestre, +13 %, après trois trimestres de baisse, ce qui
laisse présager une amélioration de la durée moyenne des car-
nets, rétrécis à 4 mois à la fin de l’année.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEL’emploi salarié permanent se réduit un peu plus salarié des secteurs marchands enregistre une nou-
evelle baisse au 4 trimestre en données corrigées de variations
saisonnières, moins forte tout de même que pendant la période
précédente. Malgré le maintient des effectifs intérimaires sur la
période, la composante permanente se contracte de 0,4 % au
e4 trimestre. Les effectifs salariés de l’industrie diminuent de
0,8 % (- 3,5 % sur un an), et la construction perd aussi quel-
ques trois cents emplois, ce qui donne au total 1 200 postes en
moins sur le trimestre. A la fin de l’année 2009, les effectifs sa-
lariés permanents bas-normands apparaissent réduits d’envi-
ron 5 000 postes. L'intérim enregistre une réduction de 400
équivalents temps complets à un an d’écart, soit une baisse de
2 % (- 2,5 % France entière).
eLe chômage augmente fortement au 4 trimestre
eLa hausse du chômage a repris en Basse-Normandie au 4 tri-
mestre, après un recul au trimestre précédent.
Le taux de chômage localisé (Enquête emploi) atteignait en
emoyenne au 4 trimestre 9,1 % de la population active (9,6 %
France métropolitaine), en hausse de 0,4 point par rapport au tri-
mestre précédent. Le nombre de demandeurs d’emplois de
catégorie A s’établissait fin février, en données corrigées de variations
saisonnières, à 55 900 personnes, en hausse de 7 % à un an d’écart.
Le nombre de jeunes au chômage demeure toujours plus élevé en
Basse-Normandie qu’en moyenne dans la métropole : ils représen-
taient fin janvier 23,0 % du total catégorie A, contre 19,0 % pour
la France métropolitaine.
Rédaction achevée le 26 mars 2010
Le taux d’utilisation des capacités de production, le niveau des carnets
de commandes et des stocks sont calculés à partir de l’enquête conjoncture
DIRECTION
réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une
REGIONALE DE L'INSEE
moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions
DE BASSE-NORMANDIE (une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse
par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des est faite selon
93, rue de Geôle
le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’ef-14052 CAEN CEDEX 4
fectifs et de chiffre d’affaires), ensuite par le poids respectif du secteur dans leTél. : 02.31.15.11.00
Fax : 02.31.15.11.80 total. Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 en-
treprises représentatives de l'industrie régionale.
www.insee.fr/basse-normandie
Les indices de chiffre d’affaires sont calculés à partir des déclarations fisca-
les mensuelles (source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie im-Directeur régional :
Michel GUILLEMET portante de leur activité sont situés dans la région. Les courbes représentent la
tendance après désaisonnalisation des valeurs brutes.
Service études et diffusion :
L’évolution des effectifs salariés est calculée à partir des données trimestriel-Julien BECHTEL
les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonnalisées.
Rédacteur en Chef : Le taux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens du
Didier BERTHELOT
Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi en
continu et en adoptant les critères européens plus restrictifs. Est définie comme
Composition PAO :
chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se-Marie-Isabelle LARDET, Françoise LEROND
maine déterminée, être à la recherche active d’emploi et être disponible dans les
Crédit photos : 15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
nale d'agriculture ; Comité départemental du
tourisme de la Manche ;
Attaché de presse : Les membres du Pôle de Gestion Publique et de Développement Économique,regroupant
Philippe LEMARCHAND sous la responsabilité du Trésorier-Payeur Général, les services économiques de l’État en région,
02.31.15.11.14 ainsi que des institutions telles que la Caisse des Dépôts et Consignations et la Banque de France,
ont décidé en 2007 de s’associer pour réaliser conjointement une note de conjoncture trimes-
© INSEE 2010 trielle.
La conduite de cette action a été plus particulièrement confiée à la Banque de France et à l’INSEE,
à partir de données collectées auprès des différents partenaires.

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