Lagriculture en 2006 en Europe et en France

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Les revenus se redressent En 2006, dans l’Union européenne, le résultat agricole net par actif en termes réels se redresse ou continue à progresser dans la plupart des pays. La production agricole diminue en volume, les prix réagissent fortement à la hausse et l’emploi continue à décroître. En France, le résultat agricole net par actif augmente de 9,1 % en termes réels, selon les données provisoires les plus récentes. Il se redresse de façon significative pour la première fois depuis 1999. Calculé par actif non salarié, le revenu net d’entreprise agricole augmente de 16,1 % en termes réels, après une forte baisse l’année précédente. Les revenus agricoles augmentent en Europe En France, des récoltes décevantes, des prix en hausse Les charges sont contenues Augmentation des subventions Le résultat agricole se redresse Encadré Europe : en 2006, le nouveau régime des aides s’applique à tous
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 1146  JUILLET 2007 Prix : 2,30
L’agriculture en 2006 en Europe et en France Les revenus se redressent
JeanMichel Annequin, division Agriculture, Insee
n 2006, dans l’Union européenne, le résultat agricole net par actif en conEtinue à progresser dans la plupart des termes réels se redresse ou pays. La production agricole diminue en volume, les prix réagissent fortement à la hausse et l’emploi continue à décroître. En France, le résultat agricole net par ac tif augmente de 9,1 % en termes réels, se lon les données provisoires les plus récentes. Il se redresse de façon signifi cative pour la première fois depuis 1999. Calculé par actif non salarié, le revenu net d’entreprise agricole augmente de 16,1 % en termes réels, après une forte baisse l’année précédente.
En 2006, le résultat agricole net par actif croît en termes réels (définitions), c’estàdire davantage que l’inflation, dans les trois quarts des pays de l’Union européenne (sources). La valeur de la production augmente légèrement en termes réels, les consommations intermé diaires diminuent et la maind’œuvre agricole continue à baisser. Les prix hors subventions des productions végétales augmentent nettement : + 3,0 % en moyenne en calculant les évolutions en ter mes réels à des fins de comparaison interna tionale. Les prix des céréales en Europe (+ 11,2 % en termes réels) se situent dans le sillage des cours mondiaux ; ceuxci réagis sent fortement au fléchissement de la produc tion mondiale de céréales et à la progression de la demande, notamment celle de la filière éthanol. Le prix des oléagineux (+ 8,2 %) est tiré à la hausse par la demande européenne de graines de colza pour la production de bio carburants (biodiesel, huile). Le prix des pro ductions animales augmente globalement en termes réels (+ 0,5 % en moyenne). Pour les bovins, le prix est en hausse (+ 5,8 %) pour la cinquième année consécutive ; mais, pour les volailles et le lait, les prix continuent à baisser.
La production agricole diminue en volume de 1,6 %.La production végétale se contracte également (–2,7 %).Comme l’année précé dente, une grande partie de l’Europe est affectée par une période de sécheresse, qui réduit les rendements de plusieurs États mem bres. La récolte de céréales avait été exception nelle en 2004 ; elle a été moins abondante en 2005 et fléchit à nouveau (– 5,6 %) en 2006. En Espagne, la situation est particulière : la récolte de céréales se rétablit après avoir chuté l’année précédente sous l’impact de conditions climati ques désastreuses. La récolte de pommes de terre se réduit à nouveau en Europe. Le volume de betteraves industrielles chute (– 18 %),du fait des limites fixées par la réforme de l’OCM sucre (organisation com mune des marchés). La récolte d’oléagineux augmente légèrement en raison d’une exten sion des surfaces cultivées. La récolte de fruits est plus abondante que l’année
Le revenu agricole dans l'Union européenne en 2006 Évolution 2006/2005 du résultat agricole net par actif en termesréels en % PaysBas Pologne Belgique France Roumanie Danemark Bulgarie RoyaumeUni Rép. tchèque Autriche Lettonie Allemagne Lituanie Hongrie UE à 27 Chypre Slovaquie Portugal Grèce Luxembourg Espagne Suède Slovénie Malte Italie Estonie Finlande Irlande – 15– 10– 5+ 0+ 5+ 10+ 15+ 20 Données prévisionnelles arrêtées en janvier 2007 pour Eurostat, com parables entre tous les pays. Source : comptes économiques de l'agriculture, Eurostat.
précédente, mais la collecte de léguproduction d’oléagineux (–7,2 %)est bovinsse replie (–1,9 %)après une mes frais diminue. La production aniégalement décevante : la récolte de colzaannée plus favorable. La production de male européenne diminue légèrementchute, alors que les superficies ensemenvolailles, en baisse déjà depuis plusieurs (– 0,6 %). La hausse de la production decées continuent à progresser, compteannées, recule à nouveau (– 4,8 %) ; la bovins et de porcins contrebalance letenu des nouveaux débouchés offerts parfilière ajuste son offre à la chute tempo recul sur les volailles et les œufs, lié à lales biocarburants. La production de betteraire de la demande née de la crainte crise aviaire en début d’année. La colraves recule ; du fait de la réforme du mard’une transmission du virus de la grippe lecte de lait, régulée par les quotas laiché du sucre, les quantités de betteravesaviaire. La production d’œufs diminue en tiers, baisse à peine.destinées à la production de sucre chutentconséquence. La production de lait se Compte tenu de la diminution des voluau profit de diverses productions indussitue en deçà du quota alloué à la France. mes et de la hausse des prix en termestrielles (éthanol, alcool...).Le prix hors subventions de laproduc réels, la valeur de la production agricoleLaproduction animalediminue égaletion végétaleaugmente fortement (hors subventions) est quasiment stablement (–2,4 %).La production de gros(+ 8,8 %). Tirés par les cours mondiaux, en termes réels. La valeur des consom mations intermédiaires diminue légère Europe : en 2006, le nouveau régime des aides s’applique à tous ment (–0,3 % en termes réels) en dépit de l’augmentation du prix du pétrole. Enadopté le nouveau dispositif. En 2006, ils ontLa réforme de la politique agricole commune (PAC), définie par l’Accord de Luxembourgété rejoints par les cinq autres : France, effet, pour les principaux postes de de juin 2003, modifie le système des aidesEspagne, Finlande, Grèce et PaysBas. dépenses, les volumes consommés aux agriculteurs. Une aide au revenu apLes modalités d’application sont très di décroissent. pelée « paiement unique par exploitation »verses d’un pays à l’autre. Ainsi, la France Le montant total des subventions sur les se substitue totalement ou partiellement auxet l’Espagneont souhaité conserver un produits et des subventions d’exploita principales aides sur les produits.lien fort entre aides et production : certai tion croît légèrement, notamment dans La réforme devait être appliquée en 2006 aunes aides restent « couplées », les nouveaux États membres ; pour ces plus tard dans tous les États membres. Dèsc’estàdire liées aux surfaces cultivées pays, les subventions augmenteront 2004, les nouveaux adhérents ont appliquéou au cheptel, dans la limite des possibili progressivement jusqu’à devenir équi un régime simplifié transitoire (paiementtés réglementaires. L’Allemagne, à l’in valentes à celles des anciens Étatsunique à la surface). En 2005, dix États deverse, a opté pour un « découplage » total membres en 2013. Globalement, ledès 2005.l’ancienne Union européenne à 15 ont résultat agricole net européen augmente (+ 1,1 %) en termes réels. L’emploi agri cole – exprimé en équivalents tempsFrance : de la production à la valeur ajoutée plein – baissant de 2,6%, le résultat Valeur 2006Évolution 2006/2005 (%) agricole net par actif croît de 3,8 % en (milliards Volume PrixValeur termes réels (graphique 1), après avoir d'euros) reculé nettement l’année précédente. Si Production hors subventions(a) 58,3– 2,1+ 5,9+ 3,7 on ne tenait pas compte des deux nou Produits végétaux33,0 –2,1 +8,8 +6,5 veaux États membres de l’année 2007,– 3,7Céréales 7,2+ 17,1+ 21,7 la Roumanie (dont les cultures ont été Oléagineux, protéagineux1,5 –9,4 +13,0 +2,4 Betteraves industrielles0,9 –15,8 –11,4 –25,5 très affectées par les inondations de 1 Autres plantes industrielles0,4 –7,3 +3,8 –3,8 2005) et la Bulgarie, cet indicateur, cal Fruits, légumes, pommes de terre7,3 –2,1 +15,0 +12,6 culé donc pour l’Union européenne à Vins 8,7– 1,5+ 2,7+ 1,2 vingtcinq, augmenterait de 3,5 % aprèsFourrages, plantes, fleurs6,9 +4,82,9 +1,9 + Produits animaux22,1 –2,4 +2,2 –0,2 une baisse moindre en 2005 (– 3,9 % au Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés)10,8 –1,6 +5,7 +4,0 lieu de – 7,2 % pour les vingtsept États). Volailles, œufs3,5 –4,6 +3,1 –1,6 Lait et autres produits de l'élevage7,8 –2,4 –2,6 –5,0 2 Services 3,3+ 0,0+ 2,8+ 2,8 En France, des récoltesSubventions sur les produits– 65,1– 66,5(b) 2,5– 4,1 3 Production au prix de base(c) = (a) + (b)60,8 –2,3 –2,3 –4,6 décevantes, des prix en hausse Consommations intermédiaires, dont :(d) 35,2– 2,3+ 2,8+ 0,5 Achats 29,8– 2,4+ 2,4– 0,1 En France, tout particulièrement, l’offre4 SIFIM 0,7+ 0,7– 19,6– 19,0 de produits se réduit et les prix montent. Valeur ajoutée brute(e) = (c) – (d)25,6 –2,4 –8,6 –10,8 3 La production agricole diminue enConsommation de capital fixe+ 2,9+ 2,5+ 0,5(f) 9,4 5 Valeur ajoutée nette(g) = (e) – (f)16,2 –3,8 –14,0 –17,2 volume (–2,1 %)par rapport à l’année précédente (tableau 1). Laproduction 1. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc. 2. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel agricole, services entre végétale%).fléchit à nouveau (– 2,1 agriculteurs, agritourisme... Les grandes cultures, dont les rende 3. Voir définitions. ments s’annonçaient prometteurs, ont 4. Services d'intermédiation financière indirectement mesurés.Voir définitions. 5. Nette de la consommation de capital fixe. subi l’effet de la sécheresse et de la cha Avertissement : les valeurs ajoutées brute et nette baissent en prix et en valeur du seul fait du découplage des aides et du mode leur de juinjuillet 2006. La récolte de d'enregistrement des subventions dans les comptes nationaux. céréales diminue (–3,7 %).La Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2007, Insee.
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les prix des céréales (+21,7 %),des minimalgaranti du sucre blanc sur quatre Les charges sont contenues oléagineux (+12,7 %)et des protéagians, afin de se rapprocher des prix mon En 2006, la valeur des consommations neux s’envolent ; ils avaient chuté avecdiaux. Le prix hors subventions despro intermédiaires de l’agriculture augmente l’abondante récolte de 2004 et ne s’éductions animales2,2 %).augmente (+ faiblement (+0,5 %).La facture énergé taient pas redressés en 2005 en raisonLa faiblesse de l’offre soutient le prix du tique progresse fortement (+ 8,8 %) ; des de l’importance des stocks. Toujours trèsbétail (+5,7 %).Le prix des volailles est mesures fiscales en faveur des agricul réactif à l’évolution de la récolte, le prix desstable (+ 0,9 %). L’impact de la crise aviaire teurs, notamment la réduction de la taxe pommes de terre augmente fortementsur le prix à la production est limité, le prix intérieure sur les produits pétroliers (+ 41,1 %). En revanche, le prix des bettede vente aux abattoirs étant en général fixé (TIPP), sont prolongées afin d’atténuer les raves diminue (–11,4 %)en raison depar contrat. Le prix du lait (–3,0 %)est, effets de la hausse du prix du pétrole. En mesures réglementaires : la réforme decette année encore, tiré à la baisse par la revanche, les dépenses en engrais et en l’organisation commune de marché prévoitdiminution des prix d’intervention sur le produits de protection des cultures se en effet une très forte baisse du prixbeurre et les poudres de lait. réduisent, car les quantités utilisées dimi nuent fortement. Les achats d’aliments France : résultat agricole net par actif en termes réels pour animaux diminuent également en Indice 100en 2000 volume, avec la baisse des effectifs dans 110 les élevages de volailles et de porcins. Résultat agricole net par actif en termes réels Moyenne mobile sur 5 ans 100 Augmentation des subventions 90 Le montant total des subventions à la 80 branche agriculture (subventions sur les produits et subventions d’exploitation) 70 passe de 9,7 milliards à 10 milliards 60 d’euros. Les subventions sur les pro 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 duits diminuent de 5 milliards ; en Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2007, Inseerevanche les subventions d’exploitation s’accroissent de 5,3 milliards (tableau 2). En effet, la réforme de la France : de la valeur ajoutée au revenu d'entreprise agricole politique agricole commune (PAC) rem Valeur 2006Évolution 2006/2005 place une grande partie des subventions (milliards d'euros)(%) sur les produits par une nouvelle sub Valeur ajoutée nette(a) 16,2– 17,2 vention d’exploitation appelée « paie Subventions d'exploitation(b) 7,5+ 235,2 ment unique à l’exploitation » (encadré). dont : bonifications d'intérêts0,2 –9,0 Autres impôts sur la production(c) 1,3– 3,0Comme la France a choisi de conserver un lien important entre subventions et Impôts fonciers0,8 –5,2 Autres 0,5+ 1,1 production, certaines aides restent tota Résultat agricole net(d) = (a) + (b) – (c)22,3 +9,5 lement « couplées » (prime à la vache Rémunération des salariés(e) 6,4+ 1,3 1allaitante, prime à l’abattage des veaux) Intérêts hors SIFIM(f) 1,2+ 14,7 ou ne sont que partiellement « décou 2 (pour mémoire : intérêts dus)0,01,7 + Charges locatives nettes(g) 1,9– 1,0plées » (aide à la surface pour les gran Revenu net d'entreprise agricole(h) = (d) – (e) – (f) – (g)12,8 +15,4 des cultures, prime à l’abattage pour les 1. Voir définitions.gros bovins, prime à la brebis). 2. Interêts effectivement dus par la branche agriculture. La hausse du montant total des subven Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2007, Insee tions résulte de la progression de l’aide directe sur le lait et de la création en 2006 France : évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricolesde la compensation betteravière ; ces entre 2005 et 2006deux aides, entièrement « découplées », en %sont intégrées au paiement unique.
Résultat agricole net Résultat agricole net par actif Résultat agricole net par actif en termes réels Revenu net d'entreprise agricole Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels Évolution du prix du produit intérieur brut 1 Évolution du nombre d'UTAtotal Évolution du nombre d'UTA des actifs non salariés 1. Unités de travail annuel (équivalents temps plein de l’agriculture). Source : compte provisoire (base 2000) de l’agriculture arrêté fin mai 2007, Insee.
+ 9,5 + 11,6 + 9,1 + 15,4 + 18,7 + 16,1 + 2,3 – 1,9 – 2,8
Le résultat agricole se redresse
D’après le compte provisoire de l’agricul ture, la valeur de la production hors sub ventions augmente plus fortement que la valeur des consommations intermédiai res ; le montant total des subventions augmente légèrement. Ainsi, lerésultat agricole netde la branche se redresse
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en 2006 (+9,5 %)(tableau 2). L’emploi Définitions agricole total diminuant (–1,9 %),la hausse durésultat agricole net par actif Les évolutions mesurées entermes réels est importante (+ 11,6 %) (tableau 3).En correspondent aux évolutions à prix courants termes réels(définitions), il augmente dedivisées par un indice reflétant l’évolution gé nérale des prix dans chaque pays. Vu les 9,1 %. Cette forte hausse de 2006 ne suffit grandeurs considérées, on n’utilise pas l’in pas à compenser les baisses enregistrées dice des prix à la consommation, mais l’in depuis 1999 (graphique 2). dice de prix du produit intérieur brut (PIB), qui Lerevenu net d’entreprise agricole, recouvre l’ensemble du champ de l’éco qui prend en compte notamment lanomie. Ainsi, l’évolution d’un prix ou d'un re venu calculée en termes réels est positive ou rémunération des salariés (+ 1,3 %), se négative selon qu’elle est supérieure ou infé redresse fortement (+15,4 %)après la rieure à l’évolution générale des prix. forte baisse de 2005 (–10,8 %).Le La production auprix de baseest égale à nombre d’actifs non salariés continuant la production valorisée au prix auquel vend à diminuer à un rythme soutenule producteur, plus les subventions sur les produits qu’il perçoit, moins les impôts spé (– 2,8 %),lerevenu net d’entreprise cifiques sur les produits qu’il reverse. En agricole par actif non salariéaug 2006, la production au prix de base diminue mente plus fortement : +18,7 %,soit par rapport à 2005 bien que la production + 16,1 % en termes réels, après – 9,7 % hors subventions augmente ; en effet, la en 2005.plus grande partie des aides n’étant plus liée aux choix de production, les subven tions sur les produits diminuent. Sources La valeur ajoutéeest égale à la production valorisée au prix de base dont on retranche Comptes européens et comptes françaisles consommations intermédiaires. Les comptes européens de l’agriculture puLes subventions à l’agriculture sont clas bliés par l’Office statistique des commusées par la comptabilité nationale ensub nautés européennes (Eurostat) sont établisventions sur les produitset en sur la base de données prévisionnellessubventions d’exploitation: fournies en novembre et en janvier par les lessubventions sur les produitscom statisticiens nationaux. Les résultats préprennent la part des aides qui reste couplée sentés dans cetInsee Premièrela production ;pour à l’Union européenne (y compris pour la lessubventions d’exploitationcom France au sein de l’Union) proviennent duprennent notamment le paiement unique deuxième compte prévisionnel, établi enissu de la réforme de la PAC, les aides pour janvier 2007 par les 27 États membres, ycalamités agricoles et les contrats d’agri compris la Bulgarie et la Roumanie, qui ontculture durable. er rejoint l’Union au 1janvier 2007.Laconsommation de capital fixemesure la Pour la France, le compte provisoire 2006dépréciation annuelle liée à l’usure et à l’ob repose sur des informations disponibles ensolescence du capital, lequel est évalué à mai 2007, plus complètes que celles desson coût de remplacement. Elle est évaluée comptes européens. Les données d’emploipour l’ensemble des biens de capital fixe de sont calculées par le Scees (ministère dela branche agricole (plantations, matériels et l’Agriculture et de la Pêche) à partir des rebâtiments) à l’exception des animaux. censements agricoles et des enquêtes surPlusieurs indicateurs sont définis à partir la structure des exploitations.des soldes comptables : Ces comptes sont établis selon la méthodo lerésultat agricole netcorrespond à la logie et les concepts du Système européen«valeur ajoutée nette au coût des facteurs» des comptes (SEC) en base 2000.(valeur ajoutée nette + subventions
d’exploitation  autres impôts sur la produc tion dont impôts fonciers). Son évolution peut être rapportée à celle du nombre total d’unités de travail annuel (ou équivalents temps plein) : on obtient ainsi l’évolution du résultat agricole net par actif. Elle est aussi présentée en termes réels.  lerevenu net d’entreprise agricoleest égal à : résultat agricole net  salaires  coti sations sociales sur les salaires  intérêts versés  charges locatives nettes. Son évo lution peut être rapportée à celle du nombre d’unités de travail annuel des nonsalariés (ou équivalents temps plein) : on obtient l’é volution durevenu net d’entreprise agri cole par actif non salarié. Elle est aussi présentée en termes réels. SIFIM: les services d’intermédiation finan cière indirectement mesurés (SIFIM) repré sentent la part des services rendus par les intermédiaires financiers qui n’est pas fac turée à la clientèle. Pour ces services, les in termédiaires financiers se rémunèrent en prenant une marge de taux d’intérêt sur les dépôts de leurs clients et sur les prêts (cré dits) qu’ils leur accordent. Une partie des in térêts (y compris bonifications) est imputée en consommations intermédiaires, en tant que consommation de services bancaires.
Bibliographie
« Les comptes de l’Agriculture en 2006 » : rapport disponible sur www.insee.fr. L’en semble des rapports de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation est pu blié par l’Insee sous le titre « L’agriculture en 2006 »,Comptes nationaux, disponible éga lement sur www.insee.fr en juillet 2007. « L’agriculture, nouveaux défis »,Insee Ré férences, janvier 2007. « Les comptes prévisionnels de l’agricul ture pour 2006  Hausse des prix et redres sement du revenu »,Insee Première n° 1113, décembre 2006. « Les marchés agricoles en 2006 : envolée des prix »,Insee Premièrejuinn° 1141, 2007. « Les comptes provisoires par région et par catégorie d’exploitations en 2006 », AgrestePrimeur(Scees), ministère de l’Agri culture et de la Pêche N°196, juillet 2007.
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