Les agriculteurs recourent de plus en plus à des prestataires de services

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Les agriculteurs font de plus en plus appel à des prestataires extérieurs, non seulement pour la gestion de leur exploitation, mais aussi et surtout pour leurs activités agricoles : préparation des terres, traitements phytosanitaires, récoltes, collecte du lait... Le savoir-faire des entreprises prestataires et les machines agricoles intégrant les dernières innovations technologiques aident les agriculteurs à mettre en œuvre une agriculture de précision plus respectueuse de l’environnement. Les agriculteurs cherchent ainsi à rationaliser leurs dépenses pour réduire leurs coûts et optimiser leurs performances. Ainsi, en 2005, les agriculteurs ont dépensé 4 milliards d’euros en achat de prestations extérieures, soit un montant équivalent à 6 % de la production agricole. Depuis le début des années 1990, les dépenses ont progressé sensiblement pour les travaux agricoles et plus encore pour les honoraires de courtiers, comptables et conseillers. Ce sont les plus grandes exploitations qui recourent le plus largement à ces services, et au sein des spécialisations, celles d’élevage laitier. L’entretien de certains vignobles d’appellation est entièrement sous-traité. Les achats de prestations extérieures des agriculteurs représentent 6 % de la production agricole nationale Essor des services aux cultures et à l’élevage Stabilité des dépenses d’honoraires vétérinaires par rapport au milieu des années 1990 L’envol des postes de gestion et de conseil agronomique Les grandes exploitations sous-traitent davantage Des prestations extérieures importantes pour les élevages laitiers Une externalisation quasi complète pour certains domaines viticoles d’appellation Encadré Les entreprises de services agricoles
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 1160 - OCTOBRE 2007
PRIX : 2,30€
Les agriculteurs recourent
de plus en plus
à des prestataires de services
Bernard Chevalier, division Agriculture, Insee
es agriculteurs font de plus en plus accompagné d’un mouvement de concentration
des exploitations, l’agriculture rationalise, plusappel à des prestataires extérieurs, non
encore depuis le début des années 1980, l’utili-Lseulement pour la gestion de leur
sation de ses facteurs de production pour
exploitation, mais aussi et surtout pour leurs
accroître ses performances. Entre 1990 et
activités agricoles : préparation des terres, 2005, le capital en matériel de l’agriculture
traitements phytosanitaires, récoltes, col- diminue de 6 % en volume alors que dans le
même temps, l’efficacité du capital mesurée parlecte du lait... Le savoir-faire des entrepri-
la valeur ajoutée dégagée par unité de capitalses prestataires et les machines agricoles
s’améliore de 22 %. À cette externalisation de
intégrant les dernières innovations techno-
travaux de nature purement agricole s’ajoutent
logiques aident les agriculteurs à mettre en 200 millions d’euros de dépenses vétérinaires et
œuvre une agriculture de précision plus 280 de frais de personnels intérimaires
et un peu plus d’un milliard en frais de courtiers,respectueuse de l’environnement. Les agri-
comptables ou conseillers (fiscaux, juridiques,culteurs cherchent ainsi à rationaliser leurs
informatiques, etc.).
dépenses pour réduire leurs coûts et opti-
miser leurs performances.
Essor des services aux cultures
Ainsi, en 2005, les agriculteurs ont dépensé
et à l’élevage
4 milliards d’euros en achat de prestations
Le recours à des prestataires extérieurs pourextérieures, soit un montant équivalent à
les travaux agricoles (définitions) s’intensifie à6 % de la production agricole. Depuis le
la fois en fréquence et en quantité. Le montant
début des années 1990, les dépenses ont
de ces services aux cultures – labour, semis,
progressé sensiblement pour les travaux taille, traitements phytosanitaires, récoltes, etc.
agricoles et plus encore pour les honorai- – représente 5 % de la production végétale en
2005 (1,7 milliard d’euros) soit 1,5 point deres de courtiers, comptables et conseil-
plus que quinze ans plus tôt (graphique 1).lers. Ce sont les plus grandes
exploitations qui recourent le plus large- Poids des services agricoles dans la
ment à ces services, et au sein des spécia- production agricole
lisations, celles d’élevage laitier. en %
6
L’entretien de certains vignobles d’appel-
Services aux cultures / production végétalelation est entièrement sous-traité. 5
4
En 2005, les agriculteurs ont dépensé 4 mil-
3liards d’euros en prestations extérieures (défini-
tions et tableau 1). Ces dépenses concernent
2pour 2,5 milliards d’euros l’externalisation de
Services aux animaux / production animalecertaines activités agricoles. Plutôt que d’inves-
1
tir dans du matériel onéreux, les exploitants font
appel à des entreprises spécialisées pour prépa-
0
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004rer et récolter les cultures ou encore pour procé-
La production est évaluée au prix de base ( y compris les subventions).der à l’insémination artificielle ou à l’épandage de
Champ : ensemble des exploitations de France métropolitaine.
fumier ou lisier. Après un effort de modernisation Sources : Scees, Rica (services agricoles) et compte spécifique agri-
culture (production), calculs Insee.considérable dans les années 1960 et 1970,
INSEE
PREMIERE Les achats de services par l'agriculture en 2005
Travaux et services Frais de Études,
Honoraires
personnel recherche, Ensemblede gestion
vétérinaires**aux cultures à l'élevage
intérimaire publicitéadministrative
Dépense (en milliards d'euros) 1,8 0,7 1,1 0,2 0,3 0,1 4,1
Évolution 2005/1995 + 8 % + 23 % + 49 % + 9 % + 90 %* + 15 %* + 25 %
Dépense moyenne par exploitation
(en euros) suivant la spécialisation :
Céréales, oléagineux, protéagineux 4 790 450 2 360 180 n. s. 100 8 110
Autres grandes cultures 8 770 670 3 320 300 890 160 14 100
Maraîchage, horticulture 2 000 n. s. 3 760 n. s. 4 120 480 10 390
Vin de qualité 4 660 n. s. 4 160 n. s. 1 080 1 590 11 570
Autre viticulture 5 960 n. s. 2 890 n. s. n. s. 270 9 500
Fruits 6 100 n. s. 3 440 n. s. 7 630 350 18 330
Bovins lait (y compris élevages mixtes) 5 830 4 020 2 840 960 390 170 14 210
Bovins viande 2 180 2 000 1 990 1 150 200 90 7 610
Porcins, volailles 4 920 7 940 2 920 220 690 310 17 000
Ovins, caprins 2 300 2 600 1 540 660 320 230 7 660
Polyculture, polyélevage 6 590 3 320 2 760 890 640 170 14 370
Ensemble 5 130 2 120 2 780 580 820 310 11 740
* Entre 2002 et 2005.
** Les honoraires ne représentent qu'une partie (environ 25 %) des dépenses vétérinaires qui comprennent aussi les achats de produits.
n. s. : non significatif (très faible part d'exploitations ayant de telles dépenses).
Champ : ensemble des exploitations professionnelles, France métropolitaine.
Source : Scees, Rica 2005, calculs Insee.
De même, les services à l’élevage repré- Pour ces prestations, les agriculteurs correspondent au travail de 9 200
sentent 3 % de la production animale en font appel à d’autres qui employés à temps plein, soit 15 % de
2005 (700 millions d’euros) et augmen- effectuent des travaux à façon comme plus qu’en 2000. Leur poids reste encore
tent de 1,2 point sur la période. Ils concer- activité annexe mais aussi, de plus en faible : 1,1 % de la quantité de travail
nent principalement les services relatifs à plus souvent, à des entreprises spéciali- agricole totale, mais il progresse forte-
la reproduction animale, l’entretien des sées. En 2005, six agriculteurs sur dix ment (graphique 2). Alors que l’emploi
étables et des poulaillers, le calibrage des ont eu recours à une entreprise de tra- agricole total baissait de 32 % entre les
œufs, le contrôle laitier. Leur part dans la vaux agricoles (ETA) ou à une coopéra- recensements agricoles de 1988 et
production animale est plus faible que tive d’utilisation du matériel agricole 2000, celui des ETA-Cuma augmentait
celle des services aux cultures, les servi- (Cuma) (encadré). Les travaux agricoles pendant le même temps de 23 %. Ce
ces vétérinaires étant classés à part. confiés à des ETA ou des Cuma mouvement s’est accéléré ces dix der-
nières années avec le développement
de matériels de plus en plus coûteux et
Les entreprises de services agricoles
erDans le fichier Sirene, au 1 janvier 2006, Hors Cuma, 15 300 entreprises de servi- Les journées de travail en services
24 600 entreprises avaient une activité prin- ces aux cultures étaient actives début agricoles réalisées par les ETA et
cipale de services aux cultures (code 01.4A 2006 ; 45 % d’entre elles sont des
les Cuma*
de la nomenclature NAF rev1) ou de servi- micro-entreprises (chiffre d’affaires infé-
en % du total des journées de travail agricole
ces annexes à l’élevage (code 01.4D). 7 700 rieur à 27 000 euros). Les autres ont déga- 1,2
sont sous forme coopérative : 7 300 sont des gé un chiffre d’affaires de 235 000 euros
1,1coopératives d’utilisation du matériel agri- par entreprise en moyenne, soit un total
cole (Cuma) et 80 des centres d’insémina- de 2 milliards d’euros en 2004. Début
1,0
tion animale (CIA). Depuis la loi sur 2006, seulement 1 900 entreprises de
l’élevage de 1966, ces CIA avaient le mono- services à l’élevage étaient actives. Ce
0,9
pole de l’insémination artificielle en France. sont le plus souvent des micro-entrepri-
erDepuis le 1 janvier 2007, un nouveau dis- ses (60 %). Les autres dégagent un 0,8
positif génétique français (DGF), annoncé chiffre d’affaires moyen de 568 000 euros
0,7par la loi d’orientation agricole du 5 janvier par entreprise, soit un total de 410 mil-
2006, y a mis fin. lions d’euros en 2004 ; 56 % du chiffre
0,6
Créées en 1945, les Cuma se sont forte- d’affaires est réalisé par les coopératives
ment développées. Aujourd’hui, un agricul- (hors Cuma), essentiellement liées à l’in-
0,5
teur sur deux adhère à une Cuma. sémination animale.
Favorisant la mise en commun du matériel, Les entreprises de services aux cultures 0,4
6 500 louent des équipements (activité ont des taux de rentabilité nettement 1979 1983 1987 1991 1995 1999 20032005
* Entreprises de travaux agricoles et coopératives d'utilisa-71.3A), 7 300 réalisent des travaux agrico- supérieurs à ceux des entreprises de ser-
tion du matériel agricole.les à façon (activités 01.4A et 01.4D). Selon vices à l’élevage. Par exemple, le taux de
Champ : ensemble des exploitations agricoles de France
la fédération nationale des Cuma, elles marge brute (rapport de l’excédent brut
métropolitaine.
emploient 6 600 salariés directement ou à d’exploitation à la valeur ajoutée) est de Source : Scees, recensements agricoles et enquêtes Struc-
travers des groupements d’employeurs. 0,48 contre 0,17. ture agricole, calculs Insee.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREsophistiqués (électronique embarquée, d’autres restent spécifiques à l’agricul- Compte tenu du temps nécessaire et des
GPS, robot) nécessaires à la mise en ture comme les interventions d’analyses difficultés pour déplacer les engins agri-
œuvre d’une agriculture de précision ou de conseils agronomiques. coles, soumis à des règles spécifiques
capable de limiter sa pression sur l’envi- L’ensemble de ces dépenses de gestion de circulation, le recours à des prestatai-
ronnement. Par exemple, la collecte et conseil, qui s’élevaient à 1,2 milliard res extérieurs est plus efficace.
d’informations géoréférencées sur les d’euros en 2005, a augmenté de 50 % en De même, à âge, sexe du chef d’exploi-
sols permet de moduler les apports d’en- dix ans. En moyenne, le quart des tation, spécialisation, forme juridique,
grais et de produits phytosanitaires tout achats de services concerne des activi- taille de l’exploitation et année d’obser-
en garantissant des rendements élevés. tés non agricoles : services de courtiers, vation comparables, les chefs d’exploita-
de comptables ou encore de conseils en tion de moins de 50 ans, ceux à la tête
matière de gestion, d’agronomie ou d’in- d’un groupement agricole d’exploitation en
Stabilité des dépenses formatique. Les exploitations qui achè- commun (Gaec) ou encore les femmes
d’honoraires vétérinaires par tent le plus ce type de services sont de font plus souvent appel à des sociétés
grande taille et se concentrent dans les spécialisées (complément d’informationrapport au milieu des années 1990
spécialisations en vin d’appellation sur la version en ligne de cet Insee Pre-
Après avoir fortement baissé en termes (5 700 euros en moyenne) ou maraî- mière). Ces travaux sous-traités allègent
réels entre 1979 et 1994, le montant total chage-horticulture (4 200 euros). Les la charge de travail sur l’exploitation et
des dépenses en honoraires vétérinai- dépenses sont les plus basses pour les peuvent pallier un manque de
res s’est stabilisé. Ces évolutions sont élevages d’ovins et de caprins main-d’œuvre. Ils répondent aussi aux
d’abord la conséquence de la réduction (1 800 euros) qui ont encore souvent un aspirations des plus jeunes à davantage
de plus de 15 % du cheptel de bovins à la mode de production plus artisanal. de temps libre.
suite de la mise en place des quotas lai-
tiers en 1984, puis des mesures encou- Des prestations extérieuresLes grandes exploitationsrageant les élevages les moins intensifs
importantes pour les élevagesmises en place lors de la réforme de la sous-traitent davantage
laitiersPac de 1992. Par la suite, les crises
L’externalisation des travaux agricoles àsanitaires se sont multipliées depuis le
En 2005, 86 % des éleveurs de vachesdes entreprises spécialisées (ETA,milieu des années 1990 : maladie dite de
laitières ont externalisé des travaux agri-Cuma) est moins le fait des petitesla vache folle, fièvre aphteuse, fièvre
coles (tableau 3). Ils cherchent en effet àexploitations pour pallier leur manque deporcine ; le renforcement des traite-
se recentrer sur leur cœur de métier etmatériel, que des grandes exploitationsments destinés à prévenir et à limiter ces
sous-traitent les activités annexes de(tableau 2). Les petits exploitants préfè-maladies transmissibles a interrompu la
culture nécessaires à l’alimentation derent louer du matériel ou faire appel àchute des dépenses.
leur bétail. Certains confient aussi le trai-d’autres agriculteurs pour des travaux àEn 2005, les agriculteurs ont dépensé,
tement du lisier ou du fumier, opérationfaçon. En revanche, dans un souci cons-comme en 1995, environ 200 millions en
très réglementée. De ce fait, leur recourstant d’améliorer leur performance, leshonoraires vétérinaires à prix constants.
à des ETA ou à des Cuma est nettementplus grandes exploitations sous-traitentLes dépenses les plus fortes sont dans
plus important que chez les éleveursplutôt à des entreprises pour bénéficierles élevages de bovins (1 000 euros en
spécialisés dans la viande bovine. L’éle-des machines les plus performantes etmoyenne par exploitation), devant les
vage au pré des troupeaux pour lad’un savoir technique pointu. Elles y ontélevages d’ovins et caprins (700 euros).
viande réduit en effet les besoins en tra-aussi recours pour leurs parcelles tropCes honoraires ne s’élèvent qu’à 200
vaux de fauchage et d’épandage. Leséloignées du siège de l’exploitation, ceeuros environ par exploitation pour les
dépenses en services aux cultures sontqui arrive parfois quand une exploitationélevages de porcins et de volailles car
les plus élevées pour les exploitationsen a absorbé une autre pour s’agrandir.l’essentiel de la dépense est prise en
laitières, devant les exploitations spéciali-
charge par l’intégrateur, propriétaire des
sées dans la culture de céréales ou d’o-
bêtes qu’il met en pension chez l’éleveur Proportion d'exploitations agricoles
léagineux (4 800 euros), mais loin derrière
(tableau 1). ayant recours à du personnel d'ETA
celles de betterave ou de pomme de terre
ou de Cuma
(8 800 euros). L’arrachage des betteraves
Taille Proportion est confié presque exclusivement à desL’envol des postes de gestion
des exploitations dans chaque entreprises spécialisées.
et de conseil agronomique (en hectare- tranche de tailles
À ces dépenses en services aux cultures
équivalent-blé) (en %)
s’ajoutent aussi d’importantes dépensesÀ l’instar des autres entrepreneurs, les Inférieure à 6 28
en services à l’élevage (inséminationagriculteurs externalisent des activités 6 à moins de 39 58
artificielle) et en conseil et gestion (salles39 à moins de 95 74qui ne constituent pas leur cœur de
95 et plus 75 de traite robotisée, contrôle des rationsmétier mais qui sont néanmoins néces-
pour optimiser la production et la qualitéLecture : en 2005, 28 % des exploitations de moins de 6 hec-saires au bon fonctionnement de leur
tares-équivalent-blé ont employé du personnel d'ETA ou de du lait). De ce fait, les dépenses des exploi-exploitation. Certaines sont communes
Cuma.
tations laitières en prestations extérieuresà toute entreprise : comptabilité, factura- Champ : ensemble des exploitations de France métropolitaine.
sont les plus élevées (14 200 euros parSource : Scees, enquête Structure 2005, calculs Insee.tion, publicité (foires, expositions) ;
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INSEE
PREMIEREexploitation en moyenne) derrière celles l’exploitation à des entreprises de tra- Sources
des granivores. vaux à façon (entretien de la vigne et
vendanges). De ce fait, les exploitations
Les données sur le recours aux entreprises
viticoles d’appellation totalisent 23 %
de travaux agricoles (ETA) ou aux coopérati-
Une externalisation des journées de travail des ETA et des ves d’utilisation du matériel agricole (Cuma)
Cuma. sont tirées de l’enquête Structure agricolequasi complète pour certains
réalisée par le Scees (www.agreste.agricul-À ces dépenses de services aux culturesdomaines viticoles d’appellation
ture.gouv.fr).s’ajoutent des dépenses en courtiers,
Les dépenses des exploitations en presta-
comptables et conseillers divers, d’unContrairement aux élevages bovins lai- tions extérieures (services agricoles et non
montant comparable aux services auxtiers, la sous-traitance auprès d’ETA ou agricoles) sont calculées à partir de l’en-
cultures (4 200 euros en moyenne par quête du Réseau d’information comp-de Cuma ne concerne que la moitié des
table agricole (Rica), Scees.exploitation) et d’importantes dépensesvignobles d’appellation, l’autre moitié n’y
Les données sur les effectifs des entreprises
en études, recherche (conseils agrono-faisant jamais appel. Par contre, quand
de services agricoles proviennent du réper-
miques …) et publicité (1 600 eurosune exploitation y a recours, c’est pour toire Sirene et des fichiers fiscaux (Insee, Di-
environ). Les œnologues sont de plusdes prestations importantes qui repré- rection générale des impôts).
en plus sollicités pour l’élaboration d’unsentent en moyenne vingt journées de
vin d’appellation d’origine ce qui génèretravail. C’est l’activité pour laquelle la Définitions
analyses des sols, contrôle de la matu-sous-traitance est la plus concentrée sur
rité du raisin, recherche de la date opti-un faible nombre d’exploitations. Ces
Les prestations extérieures correspon-
male des vendanges, etc. De plus,quinze dernières années, de nombreu-
dent à l’ensemble des achats, par l’exploi-
ses propriétés ont en effet été rachetées toutes les expertises officielles pour les tant à des tiers, de travaux et de services
par des financiers, dont beaucoup choi- agréments et les certificats d’exporta- nécessaires au fonctionnement de l’exploi-
tation. Elles comprennent les travaux et ser-sissent de déléguer tous les travaux de tion leur sont soumises.
vices agricoles, les prestations vétérinaires,
les prestations comptables et de conseil et
les services des agences d’intérim.
Le recours à du personnel d'entreprises (ETA) ou de coopératives (Cuma) Les s agricoles regroupent :
de travaux agricoles – les services aux cultures tels la pré-
paration des terres (labours, épandage,
Exploitations ayant recours Emplois en équivalent-
semis), la protection des cultures (traite-
à une ETA ou Cuma temps-plein des ETA-Cuma
ments phytosanitaires), les opérations
Nombre de de récolte (dont l’ensilage), la prépara-Spécialisations % Part
Nombre jours Répartition tion des légumes pour une conservation
des Ensemble des Cuma
d'exploitations par an (%) de courte durée, l’exploitation de systè-
exploitations (%)
(moyenne) mes d’irrigation, la taille des arbres frui-
tiers et des vignes, la fourniture deEnsemble, dont : 328 217 60 6,4 9 220 100 10
machines agricoles avec opérateur ;Céréales, oléagineux,
– les services à l’élevage tels la mise enprotéagineux 63 837 68 6,4 1 790 19 5
pension d’animaux de ferme, les saillies etAutres grandes cultures 22 823 81 8,2 820 9 13
l’insémination artificielle, la tonte des mou-Maraîchage, horticulture 2 613 19 5,2 60 1 10
tons, le nettoyage des poulaillers, laVin de qualité 25 329 50 19,6 2 160 23 4
conduite et le gardiennage des troupeaux.Autre viticulture 14 828 56 6,4 410 4 10
Fruits 6 506 31 8,6 250 3 7
Bovins lait 60 086 86 4,5 1 190 13 20 Bibliographie
Bovins viande 37 046 57 2,5 410 4 13
Porcins, volailles 6 555 57 13,3 380 4 9
Ovins, caprins 21 846 34 2,6 250 3 12 Hébrard Lionel : « Le développement des
Polyculture, élevage 66 749 67 5,2 1 500 16 15 services agricoles », Insee Première
n° 817, décembre 2001.Le recours à ces ETA et Cuma représente 9 220 emplois en équivalent-temps-plein, 10 % concernant les Cuma.
Guihard Véronique et Lesdos Claire : « L’a-Ces exploitations les ont utilisées 6,4 jours en moyenne.
griculture sur trente ans », dans L’agricul-Lecture : en 2005, 328 217 exploitations ont fait appel à une ETA ou une Cuma, soit 60 % des exploitations agricoles.
Champ : ensemble des exploitations de France métropolitaine. ture nouveaux défis , Insee Références,
Source : Scees, enquête Structure 2005, calculs Insee. janvier 2007.
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