Les comptes prévisionnels de l'agriculture en 2000 - Hausses des coûts et des prix de la production

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L'année agricole 2000 est marquée par une progression en moyenne annuelle des prix de la production, notamment ceux de la production animale, en dépit des récents développements de la crise de la « vache folle ». Le volume de la production agricole ayant peu fléchi, sa valeur est donc en hausse. Mais la flambée des prix du pétrole renchérit les consommations intermédiaires et pèse sur la valeur ajoutée de la branche, qui augmenterait peu. En conséquence, le résultat agricole global serait stable par rapport à 1999. Dans le même temps, le volume de l'emploi agricole continue à décroître. Ainsi, d'après les estimations du compte prévisionnel de l'agriculture, le résultat agricole par actif augmenterait en termes réels de 1 % en 2000.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 752  DÉCEMBRE 2000 Prix : 15 F (2,29)
Les comptes prévisionnels de l’agriculture en 2000 Hausses des coûts et des prix de la production
Claire LesdosCauhapé, division Agriculture, Insee
’année agricole 2000 est marquéeduits, la production agricole (dite « au prix de base »  cf.Pour comprendre ces résultats) par une progression en moyenne Lliards de francs (graphique 1ettableau 1). augmente de 1,8 %, soit une hausse de 7 mil annuelle des prix de la production, notamment ceux de la production aniDans le cadre de l’Agenda 2000, qui fixe les orientations de la politique agricole commune male, en dépit des récents développe jusqu’en 2006, une baisse des prix d’interven ments de la crise de la « vache folle ». Le tion (cf.Pour comprendre ces résultats) a été volume de la production agricole ayantdécidée, sur les grandes cultures et les vian des bovines. Pour compenser en partie cette peu fléchi, sa valeur est donc en hausse. baisse, les aides directes sur les produits ont Mais la flambée des prix du pétrole renché été revalorisées : elles ont progressé de 3,3 % rit les consommations intermédiaires etsur l’année. En légère diminution sur les gran des cultures, elles ont fortement progressé pèse sur la valeur ajoutée de la branche, pour les animaux. qui augmenterait peu. En conséquence, le résultat agricole global serait stable par Des prix en augmentation rapport à 1999. Dans le même temps, le vo Le prix de l’ensemble de la production agricole, lume de l’emploi agricole continue à dé hors subventions sur les produits, augmente croître. Ainsi, d’après les estimations dude 2 % en 2000 tandis que les quantités, con trairement à la tendance de long terme, dimi compte prévisionnel de l’agriculture, le nuent ( 0,4 %). résultat agricole par actif augmenterait Les prix desoléagineux et protéagineuxaug en termes réels de 1 % en 2000.mentent nettement, en particulier parce que leurs productions diminuent. À la baisse des rendements, liée aux mauvaises conditions En 2000, la production agricole hors subvenclimatiques, se conjugue la réduction des tions s’accroît de 1,6 % en valeur par rapport àsuperficies : celleci est due à la réforme des 1999. En incluant les subventions sur les proaides dans le cadre de l’Agenda 2000, plus Variation de la valeur de la production agricole au prix de base entre 1999 et 2000 Milliards de francs Les chiffres entre parenthèses indiquent pour 8chaque groupe de produits sa part en valeur dans l’ensemble de la production agricole de 1999. Bétail (17,4 %): gros bovins, veaux, ovinsca 6 Bétailprins, équidés, porcins. Fruits et légumes (9,9 %): légumes frais, pommes de terre, fruits frais. 4 Autres produits animaux (13,0 %): lait et Fruits et légumes Autresproduits laitiers, autres produits de l’élevage. produits ProduitsProduits avicoles (6,0 %): volailles, oeufs. animaux 2 avicoles Services (4,3 %):travaux agricoles pour compte Services Plantesde tiers (labourage...), agritourisme, etc. Céréales industrielles Céréales (15,8 %): blé dur, blé tendre, maïs, 0 Ensemble orge, autres céréales. Autres produits Autres produits végétaux (11,1 %): plantes végétaux 2fourragères (maïs fourrage, autres fourrages), plantes et fleurs. Plantes industrielles (7,5 %): oléagineux, Vins 4protéagineux, tabac, betteraves, autres plan tes industrielles. Source : Insee Vins (15,0 %).
de l’offre et d’une bonne demande ; de De la production à la valeur ajoutée plus, en fin d’année, ils bénéficient du Évolution 2000/1999 (en %)Valeur 2000 report de la consommation des ména (milliards Volume PrixValeurges qui se détournent du boeuf. Le mar de francs) ché desvolaillesredémarre après la Production hors subventions(a) 0,4+2,0 +1,6378,6 crise de surproduction des années pas Subventions sur les produits(b) 2,3+5,8 +3,3 43,1 Production au prix de base(c) = (a) + (b)0,6 +2,3 +1,8421,7sées, les producteurs français ayant dont : production de produits végétaux1,4 0,1 1,4242,2 diminué leur offre ; la production de céréales +2,62,3 +0,2 65,7 volailles labélisées, qui se vendent plus fruits et légumes frais et pommes de terre0,3 +7,1 +6,8 43,8 cher, a été relancée à la suite de la crise plantes industrielles (1)12,0 +3,19,3 28,2 de la dioxine de 1999. Sur le marché des vins 1,73,9 5,558,5 produits végétaux divers (2)0,2 +0,00,2 46,0 oeufségalement, la situation des pro production de produits animaux+0,4 +6,2 +6,7161,1 ducteurs s’améliore. bétail (3)+0,5 +8,7 +9,2 78,7 produits avicoles (4)+0,3 +7,0 +7,3 26,7Comme l’an dernier, les prix desvins autres produits animaux (5)+0,4 +2,7 +3,1 55,7 diminuent sensiblement, hormis pour le production de services (6)+1,9 +1,9 +3,9 18,4 champagne. La vendange exception Consommations intermédiaires+0,2 +2,5 +2,6214,4 nelle de 1999 a engendré des stocks (hors TVA déductible) importants ; de plus, la concurrence ita Valeur ajoutée brute au prix de base1,3 +2,2 +0,9207,4 lienne et espagnole est forte sur les vins Valeur ajoutée nette au prix de base (7)2,1 +2,7 +0,5156,1 ordinaires. La récolte de l’an 2000 1. Plantes industrielles : oléagineux, protéagineux, tabac, betteraves... retrouve un volume moyen. 2. Produits végétaux divers : plantes fourragères, plantes et fleurs. Les cours descéréalesreculent, après 3. Bétail : gros bovins, veaux, porcins, ovins et caprins, équidés. 4. Produits avicoles : volailles, oeufs.s’être redressés en 1999. Néanmoins, 5. Autres produits animaux : lait et produits laitiers, autres produits de l’élevage. ils restent supérieurs au prix d’interven 6. Production de services : travaux agricoles pour compte de tiers (labourage...), agritourisme, etc. tion, qui baisse de 7,5 %, conformément 7. Nette de la consommation de capital fixe. Source : Inseeaux dispositions de l’Agenda 2000. La hausse des quantités produites est sen sible pour le maïs et l’orge, modérée favorable aux céréales. Ainsi, les récolsont bien valorisés, contrairement auxpour le blé tendre. Dans les deux cas, tes de protéagineux chutent de 24 %,pommes dont la récolte est importante etles superficies augmentent. Mais le ren celles de colza et de soja de 20 %. Lesla demande encore insuffisante. Parmidement du maïs et de l’orge s’améliore prix du colza augmentent de 15 %, toutles légumes, les asperges et les tomatesalors que celui du blé diminue et que sa comme ceux du soja pour lequel lesretrouvent des cours élevés grâce à unequalité est hétérogène en raison de producteurs français bénéficient deoffre modérée et à une faible concurmauvaises conditions climatiques au l’appréciation du dollar qui renchérit lesrence étrangère. Les prix desmoment des moissons. importations américaines. La producchouxfleurs, des concombres et des tion de tournesol fléchit moins que cellecarottes progressent ; en revanche, le des autres oléagineux, car les rendemarché est moins favorable pour lesDes coûts de production ments, déjà très élevés en 1999, prosalades et les endives. en hausse gressent encore cette année. EnLe prix despommes de terrede revanche, le prix du tournesol baisse,conservation s’accroît malgré la hausseLa valeur des consommations intermé car il subit la concurrence des paysdes quantités récoltées.diaires de la branche agriculture aug d’Europe Orientale. Les oléagineux etLe prix desgros bovinsest stable, enmente de 2,6 % en 2000 sous l’effet des les protéagineux sont les produits quimoyenne annuelle, par rapport à 1999 :prix (+ 2,5 %). La hausse des prix est enregistrent la baisse la plus imporprogressant en début d’année, il chuteimputable aux combustibles et carbu tante de la valeur de leur production,après la crise de confiance déclenchéerants qui augmentent de 30 %, malgré en moyenne annuelle. Mesurée au prixpar les nouveaux cas d’encéphalopathieles deux baisses de la TIPP sur le fuel de base, elle chute : le montant desspongiforme bovine. Au premierdomestique. Comme l’an dernier, la subventions sur ces produits se réduitsemestre, les abattages de gros bovinsbaisse du prix de l’électricité atténue de 20 %.sont soutenus par une bonne demandel’augmentation des produits énergéti Les prix desfruits et des légumesaug intérieure; puis l’activité des abattoirsques, qui atteint + 22 %. Après deux mentent aussi, mais les quantités récolrégresse, surtout à partir d’octobre. Leannées de baisse, le prix des aliments tées diminuent peu. Pour les fruits d’été,volume des livraisons est donc enpour animaux se redresse de 5,4 %, les cours, très bas l’an dernier, remonbaisse pour la troisième année. Touteconséquence du renchérissement de tent cette année : la campagne a été trèsfois, comme le cheptel s’accroît, lecertaines matières premières lié au bonne pour les abricots ; elle a malvolume de la production progresse. Lescours du dollar. Le prix des semences débuté pour les pêches et nectarines,prix desautres animauxsont enreste stable et celui des engrais est en dont les cours sont inférieurs à lahausse après avoir diminué l’an dernier,légère baisse, malgré la remontée du moyenne quinquennale. Pour les fruitsnotamment ceux des porcins et desprix des engrais azotés en fin de cam d’automne, les poires et les raisins seovinscaprins en raison d’une réductionpagne, due à celle du gaz.
INSEE  18, BD ADOLPHE PINARD  PARIS CEDEX 14  TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
En volume, l’ensemble des consomma tions intermédiaires est stable. Les ali ments pour animaux progressent de 2 % sur l’année. La consommation d’engrais se stabilise et celle des semences flé chit, conséquence d’une moindre utilisa tion à l’hectare. Par ailleurs, la consommation de capital fixe, qui représente l’amortissement économique du capital de la branche (cf. Pour comprendre ces résultats) continue à progresser en 2000 : + 2 % en valeur par rapport à 1999. Cette pro gression associée à celle des consom mations intermédiaires atténue la croissance de la valeur de la production agricole. Au total, la valeur ajoutée nette de la branche agricole augmente faible ment : + 0,5 %.
Le résultat agricole par actif augmenterait de 1 %
Les salaires versés par les unités agrico les progressent de 2,7 % et les cotisa tions sociales des salariés à la charge de l’employeur de 1,6 %. En revanche, les charges locatives nettes baissent de 2 % en 2000. L’encours des prêts aux agriculteurs continue à s’accroître en 2000 (+ 3,6 %). Néanmoins, le montant des intérêts nets versés par la branche agricole se réduit de 4,5 % : les taux moyens apparents baissent (5,51 % en 2000 après 5,83 % en 1999) et les prises en charge d’inté
rêts par le Crédit Agricole et les autres banques augmentent (397 millions après 155 millions). Le recours aux prêts à l’équipement s’accroît, les prêts desti nés aux acquisitions foncières se déve loppent légèrement. L’encours des prêts non bonifiés progresse, la baisse ten dancielle des taux d’intérêt les rendant désormais très attractifs. Solde du compte de revenu d’entreprise, le revenu d’entreprise agricole global augmenterait de 0,5 % en 2000. Ainsi, en termes réels, compte tenu de la
Résultat agricole par actif en termes réels
Indice 100 en 1995 110
100
90
moyenne mobile sur 5 ans
Les subventions d’exploitation (cf.Pour80 comprendre ces résultats) versées à la branche agriculture s’élèvent à 9,5 mil 70 liards de francs en 2000, soit 200 mil lions de moins que l’année dernière ( 2,1 % tableau 2). L’aide au gel des60 1970 1972 1974 1976 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 terres diminue de 500 millions de Lecture : pour gommer les mouvements exceptionnels, le graphique visualise en pointillés l’évolution lissée (moyenne mobile francs avec la baisse du paiement de sur cinq ans), du résultat agricole par actif en termes réels. base ( 15 %). Les montants versés aux Source : Insee éleveurs baissent de 250 millions, en rai son de la fin des mesures liées à la crise De la valeur ajoutée au revenu agricole porcine et à l’abattage précoce des Valeur 1999Évolution Valeur2000 veaux. En revanche, les montants ver (milliards de2000/1999 (milliardsde sés aux producteurs de fruits et légumes francs) (en%) francs) s’accroissent de 100 millions et les Valeur ajoutée nette(a) 155,3+0,5 156,1 indemnités spéciales montagne de 150Subventions d’exploitation(b) 9,72,1 9,5 Impôts fonciers(c) 5,6+1,8 5,7 millions. Les premiers contrats territo Autres impôts sur la production(d) 2,51,0 2,5 riaux d’exploitation (CTE) donnent lieu à Résultat agricole global(e)= (a)+(b)(c)(d)156,9 +0,3157,4 un versement de 150 millions. Rémunération des salariés(f) 33,2+2,5 34,0 Le montant des impôts fonciers augmente Intérêts (g)12,2 4,511,6 de 1,8 % en 2000 et celui des autres impôts2,0 13,2(h) 13,5Charges locatives nettes Revenu d’entreprise agricole global(i)=(e)(f)(g)(h) 98,0+0,5 98,5 sur la production se réduit de  1 %. Source : Insee Compte tenu des faibles évolutions des subventions d’exploitation et des impôts, le résultat agricole global augmenterait Évolution du résultat agricole et du revenu agricole de 0,3 % en 2000, soit du même ordre Évolution 2000/1999 en % que la valeur ajoutée nette. Le prix du Résultat agricole global(a) +0,3 PIB ayant augmenté de 0,8 %, le résultat Résultat agricole global en termes réels(b)=(a)/(g) 0,5 agricole global en termes réels serait en Résultat agricole par actif en termes réels(c)=(b)/(h) +1,3 baisse de 0,5 % par rapport à 1999. Revenu d’entreprise agricole global(d) +0,5 Revenu d’entreprise agricole global en termes réels(e)=(d)/(g) 0,3 La baisse du volume de l’emploi agri Revenu d’entreprise agricole par actif non salarié en termes réels(f)=(e)/(i) +2,5 cole total étant estimée à  1,8 % Evolution du prix du produit intérieur brut(g) +0,8 (tableau 3),le résultat agricole par Evolution du nombre d’UTA (1) total(h) 1,8 actif augmenterait cette année deEvolution du nombre d’UTA (1) des actifs non salariés(i) 2,7 1%en termes réels par rapport à1. Unités de travail annuel. Source : Insee 1999(graphique 2).
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hausse de 0,8 % du prix du produit inté rieur brut, le revenu d’entreprise agricole global serait quasiment stable par rap port à 1999. La baisse du volume de l’emploi non salarié étant estimée à – 2,7 %,le revenu d’entreprise agri cole par actif non salariéprogresserait de 2,5 % en termes réels par rapport à 1999.
L’excédent du commerce extérieur diminuerait légèrement
Sur l’ensemble de l’année 2000, l’excé dent des échanges agroalimentaires avoisinerait 60 milliards de francs, en très léger recul par rapport à l’année pré cédente. Le solde des échanges depro duits agricolesserait en légère hausse : les exportations augmente raient à un rythme un peu supérieur aux importations. L’amélioration du solde proviendrait des céréales et des oléagi neux, favorisés par la faiblesse de l’euro qui rend leur prix compétitif sur le mar ché mondial ; en outre, les oléagineux bénéficient d’une demande soutenue des pays asiatiques. Par ailleurs, l’important stock de bois constitué après la tempête de décembre 1999 s’est bien écoulé à l’export. En revanche, le solde sur les légumes continuerait à se dégra der. Le solde desproduits de l’industrie agroalimentairediminuerait légère ment, les importations croissant à un rythme un peu plus soutenu que les exportations. Cellesci fléchiraient essentiellement avec les pays de l’Union européenne et d’Asie du sudest alors qu’elles continueraient à progresser vers les ÉtatsUnis, notam ment pour les boissons, et vers le Japon et la Chine.
Pour comprendre ces résultats
N.B. : le compte prévisionnel de l’agricul ture a été établi sur la base des informa tions disponibles au 24 novembre 2000.
Le compte spécifique de la branche agricul ture est établi depuis l’an dernier selon la méthodologie et les concepts de la base 95.  Selon le Système européen des comptes (SEC) 95, les aides à l’agriculture sont scin dées ensubventions sur les produits et en subventions d’exploitation: .les premières recouvrent les aides com pensatrices aux grandes cultures, la prime à la vache allaitante, la prime spéciale aux bovins mâles et la nouvelle prime à l’abat tage. Cesaides directessur les produits sont incluses dans leprix de base, dont sont déduits la TVA et les autres impôts sur les produits. La production agricole est va lorisée au prix de base. .les subventions d’exploitation sont prises en compte dans le calcul durésultat agri cole global.L’aide au gel des terres ou les indemnités spéciales montagne, par exemple, entrent dans ce cadre.  Laconsommation de capital fixeme sure la dépréciation annuelle liée à l’usure du capital et à son obsolescence. Elle est évaluée pour l’ensemble des biens de capi tal fixe de la branche agricole (plantations, matériels et bâtiments), à l’exception des animaux.  Les évolutions mesurées entermes réels correspondent aux évolutions à prix cou rants déflatées par l’indice de prix du pro duit intérieur brut.  Plusieurs indicateurs principaux sont défi nis à partir des soldes comptables : . le résultat agricole globalcorrespond à la «valeur ajoutée nette au coût des fac teurs» (valeur ajoutée nette + subventions d’exploitation  impôts fonciers  autres impôts
sur la production). Son évolution, mesurée en termes réels, est rapportée à celle du nombre d’unités de travail annuel total : on obtient ainsi l’évolution durésultat agri cole par actifen termes réels. . le revenu d’entreprise agricole global est le solde du compte (résultat agricole global  salaires  cotisations sociales des salariés  intérêts  charges locatives net tes). Son évolution, mesurée en termes réels, est rapportée à celle du nombre d’unités de travail annuel des non salariés : on obtient l’évolution durevenu d’entre prise agricole par actif non salariéen ter mes réels.  Leprix d’interventionest le prix à partir duquel les organismes d’intervention sont tenus d’acheter les produits agricoles (cé réales, viande bovine, produits laitiers, sucre), afin de soutenir les marchés.
Pour en savoir plus
« Les comptes de l’agriculture en 1999 »,Synthèses, n° 3839, août 2000, Insee.
« L’agriculture en 1999 en France et en Eu rope »,Insee premièren° 721, juin 2000.
« Le compte spécifique de l’agriculture  Méthodologie de la base 95 », InseeMéthodesn° 919293, janvier 2000.Les rapports de la Commission des comptes de l’agriculture de la Na tion (CCAN) sont disponibles à Insee InfoServices, dans les directions régio nales de l’Insee, ainsi qu’au service sta tistique (Scees) et dans les directions régionales et départementales du Minis tère de l’agriculture et de la pèche.
Les rapports sur les comptes prévisionnels sont repris et publiés dans la série Agreste (Scees),Les Cahiers, hors série n° 2, décembre 2000. Une syn thèse sur les comptes par catégories d’exploitations est publiée dans la série AgrestePrimeur(Scees), n° 85, dé cembre 2000
INSEE PREMIÈREfigure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee :www.insee.fr
BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE A RETOURNER A : INSEECNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01 OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE  Tarif 2000 1 an, 60 numéros = 530 F (France)663 F (Europe)(Reste du monde)827 F 80,80101,07126,08Nom ou raison sociale :_____________________ Activité: ____________________________ Adresse :________________________________________________________________ ___________________________________ Tél: _______________________________ Cijoint mon règlement en Francs par chèque à l’ordre de l’INSEE :_______________________________ F. Date :_______________________________ Signature
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