Les comptes prévisionnels de l'agriculture en 2002 - Hausse des productions, baisse des prix

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Les éléments marquants de l'année agricole 2002 sont la forte hausse des récoltes de céréales et d'oléoprotéagineux et la chute de leurs prix ainsi que celui du porc. La valeur de la production reste stable, la hausse des quantités compensant la baisse des prix. Il en serait de même de la valeur ajoutée de la branche agricole, malgré la diminution de la valeur des consommations intermédiaires. Les subventions d'exploitation se réduisent après une année marquée par la crise bovine. En conséquence, le résultat agricole net baisserait légèrement par rapport à 2001. L'emploi agricole continue à décroître. Ainsi, d'après les estimations du compte prévisionnel de l'agriculture, le résultat agricole par actif diminuerait d'environ 1 % en termes réels en 2002 (contre + 0,9% en moyenne sur les cinq dernières années).
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 876 - DÉCEMBRE 2002
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Les comptes prévisionnels
de l’agriculture en 2002
Hausse des productions, baisse des prix
Claire Lesdos-Cauhapé, division Agriculture, Insee
es éléments marquants de l’année (graphique 1 et tableau1). La diminution sensible
des prix (- 3,6 %) est pratiquement compenséeagricole 2002 sont la forte hausse
par la hausse des volumes produits (+ 3,5 %).Ldes récoltes de céréales et d’oléo-
Hors subventions sur les produits, la produc-
protéagineux et la chute de leurs prix ain-
tion agricole décroît de 0,9 % en valeur par rap-
si que celui du porc. La valeur de la port à l’année 2001. Les prix baissent à la fois
production reste stable, la hausse des pour les productions animales et végétales,
quantités compensant la baisse des prix. alors que la hausse des volumes concerne sur-
tout les productions végétales.Il en serait de même de la valeur ajoutée
de la branche agricole, malgré la diminu-
tion de la valeur des consommations in- Végétaux : récoltes en hausse,
termédiaires. Les subventions d’exploita- prix en baisse
tion se réduisent après une année
marquée par la crise bovine. En consé- Le prix des céréales diminue en raison d’une
offre abondante et de la forte concurrencequence, le résultat agricole net baisse-
russe et ukrainienne. Le prix du blé régresserait légèrement par rapport à 2001.
malgré sa bonne qualité et un marché mondial
L’emploi agricole continue à décroître.
déficitaire. Les récoltes de blé tendre et de blé
Ainsi, d’après les estimations du compte dur sont en très nette hausse sous l’effet conju-
prévisionnel de l’agriculture, le résultat gué de la progression des surfaces et surtout
agricole par actif diminuerait d’environ 1 % des rendements. Pour l’orge, malgré une
réduction des superficies, la production aug-en termes réels en 2002 (contre +0,9% en
mente grâce aux bons rendements. Enmoyenne sur les cinq dernières années).
revanche, pour le maïs, la récolte diminue en
raison d’une baisse sensible de la surface
En 2002, la valeur de la production agricole au ensemencée et le prix se stabilise.
prix de base (cf. Définitions) est quasiment stable Les rendements progressent pour tous les
(- 0,2 %, soit une baisse de 210 millions d’euros) oléagineux. Leurs cours décroissent dans leur
Variation de la valeur de la production agricole au prix de base entre 2001 et 2002
En millons d’euros Les chiffres entre parenthèses indiquent pour chaque
groupe de produits sa part en valeur dans l’ensemble
1000
de la production agricole de 2001.
céréales Céréales (15,1 %) : blé dur, blé tendre, maïs, orge, au-
800
tres céréales
Plantes industrielles (6,5 %) : oléagineux, protéagi-
600
neux, tabac, betteraves, autres plantes industrielles
Services (4,2 %) : travaux agricoles pour compte de
400
tiers (labourage...), agri-tourisme, etc.
plantes Autres produits végétaux (11,2 %) : plantes fourragè-
200 industrielles autres produits res (maïs fourrage, autres fourrages), plantes et fleurs
services végétaux Bétail (18,4 %) : gros bovins, veaux, porcins,
ensemble0 ovins-caprins, équidés
Autres produits animaux (13,5 %) : lait et produitsbétail- 200 laitiers, autres produits de l’élevage
autres produits Vins (12,9 %) : vins d’appellation d’origine, autres vinsvinsanimaux produits- 400 Produits avicoles (6,6 %) : volailles, oeufsavicoles
Fruits et légumes (11,5 %) : légumes frais, pommesfruits et
- 600 légumes de terre, fruits frais
Source : INSEE
INSEE
PREMIEREensemble. Celui du colza baisse après une en très forte augmentation ; ceux des la production se stabilise. Les abattages
forte hausse l’an dernier, la production aug- pommes de terre primeurs chutent se redressent grâce à la reprise de la
mente beaucoup (+ 16 %) malgré la réduction aussi, après avoir doublé en 2001, tan- consommation de viande bovine. Les
des superficies. Le prix du tournesol aug- dis que les quantités se stabilisent. effectifs décroissent pour toutes les
mente légèrement tandis que la récolte La baisse des prix des légumes est catégories de bovins ; en effet, en 2001,
continue à se réduire. La demande mondiale modérée, mais elle n’est pas entièrement le cheptel était plus important, la crise
de soja s’accroissant plus vite que la produc- compensée par la hausse des volumes bovine ayant freiné la commercialisation
tion, les cours du soja se renchérissent nette- produits. La campagne est très favorable du bétail.
ment cette année, d’autant plus que la pour les producteurs de tomates et de Les prix des autres animaux sont en
production nationale diminue. Les cours des choux-fleurs, avec des prix en très nette baisse. Ceux des ovins-caprins se sont
protéagineux décroissent comme ceux du hausse malgré la croissance des volu- réajustés après avoir atteint des niveaux
blé, les volumes produits augmentent sensi- mes. Pour le concombre et l’asperge, la historiquement élevés en 2001 et la pro-
blement grâce à l’amélioration des rende- progression des quantités compense duction diminue ; elle avait été stimulée
ments. juste la baisse des prix. Le marché est en 2001 par une forte demande due au
La production de betteraves s’accroît forte- moins favorable pour les courgettes et les report de la consommation de viande
ment (+ 28 %) en raison de la progression endives en raison d’une offre abondante de bœuf. Les cours des porcins chutent
importante des rendements. C’est la quan- qui pèse sur les cours. (- 21 %) en raison d’une moindre demande.
tité de betteraves hors quota, vendue à un En revanche, les prix des vins s’accrois- Le secteur de la volaille est confronté
prix moins élevé, qui augmente, ce qui fait sent après trois années successives de cette année à des problèmes de surpro-
baisser nettement le prix de l’ensemble. baisse, surtout pour les vins de table et duction en raison du repli de la consom-
Le prix des fruits chute, après une forte de pays. Hormis pour le champagne, les mation intérieure et des exportations :
hausse en 2001, tandis que les volumes volumes produits diminuent. les prix diminuent pour le poulet et la
produits augmentent. La campagne est dinde, ils sont stables pour le canard et
favorable aux producteurs pour les abri- la pintade. La production d’œufs décroît
Redressement des prixcots et les fraises. Elle est moins bonne et leur prix diminue fortement (- 10 %).
pour les cerises et les pêches, l’offre pour les bovins, mais baisse
supérieure à la demande ayant fait bais- pour les autres animaux
Revalorisation des subventionsser les cours. La production de pommes
s’accroît et les prix se stabilisent. Le prix des gros bovins augmente net- sur les produits animaux
Les cours des pommes de terre de tement en 2002 (+ 7,5 %) par rapport à
conservation chutent avec une récolte son faible niveau de 2001. Le volume de Le montant des subventions sur les pro-
duits progresse de 6,3 %. Dans le cadre
de l’Agenda 2000, qui fixe les orienta- De la production à la valeur ajoutée
tions de la politique agricole commune,
Évolution 2002/2001 (en %) Valeur 2002
la revalorisation des aides directes à
(milliards
Volume Prix Valeur l’agriculture permet de compenser lad'euros)
baisse prévue des prix d’intervention.Production hors subventions (a) + 2,8 - 3,6 - 0,9 57,94
Pour les productions végétales, les sub-Subventions sur les produits (b) + 9,5 // + 6,3 7,26
ventions s’accroissent de 0,6 %. EllesProduction au prix de base (c) = (a) + (b) + 3,5 - 3,6 - 0,2 65,20
augmentent pour les céréales, mais
dont production de produits végétaux + 6,0 - 4,8 + 0,9 37,72
chutent pour les oléagineux et protéagi-céréales + 15,6 - 6,2 + 8,4 10,67
neux. Pour les productions animales,fruits et légumes + 5,1 - 10,4 - 5,9 7,07
plantes industrielles (2) + 14,9 - 10,4 + 3,0 4,38 elles progressent fortement (+ 21,7 %) :
vins - 4,1 + 1,5 - 2,7 8,22 les primes existantes (gros bovins,
produits végétaux divers (3) + 0,5 + 0,3 + 0,8 7,38
vaches allaitantes et abattage) ont été
dont production de produits animaux + 0,2 - 2,3 - 2,1 24,66 revalorisées. La prime ovine a doublé :
bétail (4) + 0,4 - 0,9 - 0,5 11,98
elle devient, comme les primes bovines,
produits avicoles (5) - 2,0 - 4,6 - 6,6 4,05
une prime par tête indépendante duautres produits animaux (6) + 0,9 - 3,0 - 2,1 8,63
niveau des prix.
dont production de services (7) + 0,9 + 2,0 + 3,0 2,82
Consommations intermédiaires (hors TVA déductible) - 0,6 + 0,2 - 0,4 32,98
Valeur ajoutée brute au prix de base + 7,7 - 7,1 + 0,0 32,22 Les consommations
Valeur ajoutée nette au prix de base (8) + 10,0 - 9,6 - 0,6 23,95 intermédiaires resteraient
1.Cf.Définitions stables
2. Plantes industrielles : oléagineux, protéagineux, tabac, betteraves, autres plantes industrielles.
3. Produits végétaux divers : plantes fourragères, plantes et fleurs.
La valeur des consommations inter-4. Bétail : gros bovins, veaux, porcins, ovins et caprins, équidés.
5. Produits avicoles : volailles, oeufs. médiaires de la branche agriculture
6. Autres produits animaux : lait et produits laitiers, autres produits de l’élevage. décroît légèrement en 2002 (- 0,4 %),
7. Production de services : travaux agricoles pour compte de tiers (labourage...), agri-tourisme, etc.
après deux années de hausse. En8. Nette de la consommation de capital fixe.
Source : Insee volume, l’ensemble des consommations
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREintermédiaires se réduit de 0,6 % tandis les telles que sécheresse et inondations moyenne sur les cinq dernières
que le prix reste quasiment stable. de 35 millions. années).
Les achats d’aliments pour animaux Après prise en compte des subventions Les salaires versés par les unités agri-
(hors produits agricoles intra-consom- d’exploitation et des impôts, le résultat agri- coles s’accroissent de 3 % et les cotisa-
més) régressent, le climat du printemps cole net serait en légère baisse:-0,7 % tions sociales des salariés à la charge
ayant été plus favorable à la production en 2002. de l’employeur de 4 %. De plus, les char-
fourragère. La baisse est plus sensible La baisse du volume de l’emploi agricole ges locatives nettes augmentent de 1 %
pour les aliments composés, en particu- total étant estimée à - 1,8 % (tableau 3), en 2002.
lier pour ceux destinés aux bovins et aux le résultat agricole par actif progres- Le montant des intérêts nets versés par
volailles dont les effectifs se réduisent. serait légèrement en 2002 : + 1,1 %. Le la branche agricole progresse de 1 %.
Cependant, la consommation de tour- prix du PIB augmentant de 2 %, le résul- L’encours des prêts progresse. La
teaux continue à progresser. Le prix des tat agricole net par actif en termes réels baisse tendancielle des taux d’intérêt
aliments pour animaux diminue, notam- (graphique 2) diminuerait d’environ 1 % rend les prêts non bonifiés très attrac-
ment celui du tourteau de soja. par rapport à 2001(contre + 0,9 % en tifs : ils représentent 75 % des encours
La consommation de produits énergéti-
ques décroît modérément en volume ; De la valeur ajoutée au revenu agricole
leur prix se réduit sensiblement du fait
Valeur 2001 Évolution Valeur 2002
de la forte baisse de celui du fuel domes- (milliards 2002/2001 (milliards
tique qui se renouvelle en 2002. Les d'euros) (en %) d'euros)
achats d’engrais et de produits de pro- Valeur ajoutée nette (a) 24,10 - 0,6 23,95
tection des cultures se réduisent légère- Subventions d'exploitation (b) 1,81 - 1,5 1,79
Impôts fonciers (c) 0,89 + 3,0 0,92ment et leurs prix se stabilisent. La
Autres impôts sur la production (d) 0,37 - 5,0 0,35hausse des quantités de produits azo-
Résultat agricole net (e)=(a)+(b)-(c)-(d) 24,66 - 0,7 24,47
tés, dont les prix baissent, ne compense
Rémunération des salariés (f) 5,45 + 3,2 5,62pas entièrement les réductions des
Intérêt (g) 1,80 + 1,0 1,82
livraisons d’engrais composés, dont les
Charges locatives nettes (h) 2,09 + 1,0 2,12
prix augmentent. Revenu net d'entreprise agricole (i)=(e)-(f)-(g)-(h) 15,31 - 2,6 14,92
La consommation de capital fixe, qui Source : Insee
représente l’amortissement écono-
mique du capital de la branche (cf. Défi- Évolution du résultat agricole et du revenu agricole
nitions) continue à progresser en 2002 :
Évolution 2002/2001 en %+2%en valeur par rapport à 2001.
Résultat agricole net (a) - 0,7Cette progression fait reculer la valeur
Résultat agricole net en termes réels (b)=(a)/(g) - 2,7
ajoutée nette de la branche agricole
Résultat agricole par actif en termes réels (c)=(b)/(h) - 0,9
(- 0,6 %), malgré la diminution de la
Revenu net d'entreprise agricole (d) - 2,6
valeur des consommations intermé-
Revenu net d'entreprise agricole en termes réels (e)=(d)/(g) - 4,5
diaires. Revenu d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels (f)=(e)/(i) - 1,8
Évolution du prix du produit intérieur brut (g) + 2,0
Évolution du nombre d'UTA (1) total (h) - 1,8
Le résultat agricole net Évolution du nombre d'UTA (1) des actifs non salariés (i) - 2,7
diminuerait légèrement 1. Unités de travail annuel.
Source : Insee
Les subventions d’exploitation ver-
sées à la branche agriculture diminuent Résultat net agricole par actif en termes réels
de 1,5 % et s’élèvent à 1,79 milliard
Base 100 en 1995d’euros en 2002 (tableau 2). Après la
110crise bovine, les aides exceptionnelles
perçues par les éleveurs bovins se sont
100fortement réduites (de 203 à 68 millions
d’euros) ainsi que les prises en charge
90d’intérêts qui leur ont été accordées. Par
ailleurs, la prime à l’herbe est diminuée.
80En revanche, les contrats territoriaux
d’exploitation (CTE) se développent net-
70tement cette année, les versements
passent de 105 millions d’euros en 2001
60
à 260 millions. L’indemnité compensa- 1970 1972 1974 1976 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002
trice de handicap naturel (zones de
Résultat agricole net par actif en termes réels moyenne mobile sur 5 ansmontagne) progresse de 32 millions, les
Source : Inseeindemnités au titre des calamités agrico-
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INSEE
PREMIEREévaluée pour l’ensemble des biens de capi-totaux contre 59 % en 1995. Le taux viandes de boucherie se stabilise tandis
tal fixe de la branche agricole (plantations,moyen apparent baisse encore (5,32 % que l’excédent sur les viandes de volail-
matériels et bâtiments) ; elle ne concerne
en 2002 après 5,47 % en 2001). les régresse un peu. Les importations de
pas les animaux.
Au total, le revenu net d’entreprise tourteaux de soja se rétractent depuis le - Plusieurs indicateurs principaux sont défi-
agricole baisserait de 2,6 % en 2002. La mois de mai. L’excédent sur les boissons nis à partir des soldes comptables :
. le résultat agricole net correspond à labaisse du volume de l’emploi non salarié alcoolisées progresserait sensiblement.
« valeur ajoutée nette au coût des facteurs »étant estiméeà–2,7 %, le revenu
(valeur nette + subventions d’ex-
d’entreprise agricole par actif non Définitions ploitation - impôts fonciers - autres impôts
salarié resterait stable, mais diminue- sur la production). Son évolution peut être
rait d’environ2%en termes réels (contre rapportée à celle du nombre d’unités de tra-
Le compte spécifique de la branche agricul- vail annuel total (en équivalent temps+ 0,6 % en moyenne sur les cinq dernières
ture est établi selon la méthodologie et les plein) : on obtient ainsi l’évolution du résul-années).
concepts du Système européen des comp- tat agricole net par actif. Il est aussi pré-
tes (SEC) en base 95. senté en termes réels ;
A la demande de la Commission euro- . le revenu net d’entreprise agricole est
péenne, Eurostat publie au mois de dé- égal à : résultat agricole net - salaires - coti-Amélioration de l’excédent
cembre de chaque année un compte sations sociales sur les salaires - intérêts
du commerce extérieur agricole prévisionnel pour l’ensemble de versés - charges locatives nettes. Son évo-
l’Union européenne. Comme chaque Etat lution peut être rapportée à celle du nombre
En 2002, l’excédent des échanges de la membre, la France est donc amenée à éta- d’unités de travail annuel des non salariés
blir un compte prévisionnel. Afin qu’il soit (en équivalent temps plein) : on obtientfilière agro-alimentaire avoisinerait 8,2
discuté avec les professionnels préalable- l’évolution du revenu net d’entreprisemilliards d’euros au lieu de 7,5 milliards
ment à sa publication dans un cadre euro- agricole par actif non salarié. Il est aussi
en 2001. Il ne retrouve cependant pas
péen, le compte français est présenté à la présenté en termes réels.
son niveau des années antérieures. La Commission (française) des comptes de - Les évolutions mesurées en termes réels
progression des exportations (+ 3,6 %) l’agriculture de la Nation de décembre. Son correspondent aux évolutions à prix cou-
établissement est rendu possible par un rants déflatées par l’indice de prix du pro-est supérieure à celle des importations
suivi statistique agricole développé de duit intérieur brut.(+ 2,3 %). L’amélioration du solde exté-
longue date, ainsi que par l’existence de
rieur est liée à celle du solde des pro-
nombreux organismes intervenant dans la
Pour en savoir plusduits agricoles, due à la croissance des mise en œuvre de la politique agricole.
exportations de produits agricoles bruts. -Le prix de base, auquel est valorisée la
production, est égal au prix de marché au-Pour les échanges de produits agrico-
« Les comptes de l’agriculture en 2001»,quel vend le producteur plus les subven-les, le solde se dégraderait pour les
Synthèses, n° 64, août 2002, Insee.tions sur les produits qu’il perçoit, moins
céréales, notamment le blé tendre dont la « L’agriculture en 2001 en Europe et enles impôts spécifiques sur les produits qu’il
récolte 2001 a été médiocre, mais il pro- France », Insee première n° 859, juilletreverse.
2002.gresserait pour le maïs ainsi que pour les - Les aides à l’agriculture sont scindées en
« Le compte spécifique de l’agriculture -subventions sur les produits et en sub-oléagineux et les pommes de terre. Le
Méthodologie de la base 95 », Insee Métho-ventions d’exploitation :solde sur les fruits et légumes resterait
des n° 91-92-93, janvier 2000.. les premières comprennent notamment
déficitaire. Les ventes françaises de Les rapports de la Commission des comp-les aides compensatrices aux grandes cul-
bovins vivants, qui avaient été affectées tes de l’agriculture de la Nation (CCAN)tures, la prime à la vache allaitante et la
sont disponibles à Insee Info-Services,en 2001 par la crise bovine et la fièvre prime spéciale aux bovins mâles ;
dans les directions régionales de l’Insee,. les subventions d’exploitation sont prisesaphteuse, se sont redressées très nette-
ainsi qu’au Scees et dans les directionsen compte dans le calcul du résultat agri-ment, le solde progresserait beaucoup et
régionales et départementales du Minis-cole net. L’aide au gel des terres ou les in-
contribuerait largement à l’amélioration tère de l’Agriculture, de la Forêt et dedemnités spéciales montagne (handicap
du solde total. Pour les autres animaux, l’Alimentation.naturel), par exemple, entrent dans ce
Les rapports sur les comptes prévisionnelsle solde serait également en hausse. cadre. Ces subventions n’incluent pas l’in-
sont repris et publiés dans la série Agrestedemnisation des éleveurs dont le troupeauL’excédent des produits de l’industrie
(Scees-Insee), Les Cahiers,n°4de dé-a été abattu à cause de l’ESB, traitéeagro-alimentaire resterait stable, les
cembre 2002. Une synthèse sur les comp-comme un transfert en capital.
importations, moins importantes que les tes par catégories d’exploitations est-La consommation de capital fixe me-
exportations, croissant à un rythme un publiée dans la série Agreste-Primeurssure la dépréciation annuelle liée à l’usure
(Scees), n° 119.petit peu plus soutenu. Le déficit sur les du capital et à son obsolescence. Elle est
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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