Les comptes prévisionnels de l'agriculture pour 2003 - Une année très marquée par la sécheresse

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L'année agricole 2003 est très marquée par les aléas climatiques, qui provoquent la chute des récoltes de céréales et de fruits et la flambée de leurs prix. La valeur de la production décroît, la hausse des prix ne compensant pas la baisse des quantités. La valeur ajoutée de la branche agricole devrait diminuer sensiblement. Les subventions d'exploitation augmentent très fortement, du fait des indemnités au titre des calamités agricoles. En conséquence, le résultat agricole net progresserait légèrement par rapport à 2002. L'emploi agricole continue à décroître. Ainsi, d'après les estimations du compte prévisionnel de l'agriculture, le résultat agricole par actif augmenterait d'environ un demi-point en termes réels en 2003. L'excédent du commerce extérieur agroalimentaire s'améliorerait légèrement.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 941  DÉCEMBRE 2003 PRIX 2,20
Lescomptesprévisionnels delagriculturepour2003 Une année très marquée par la sécheresse
Claire LesdosCauhapé, division Agriculture, Insee
’année agricole 2003 est très marquée par les aléas climatiques, tesLde céréales et de fruits et la flambée de qui provoquent la chute des récol leurs prix. La valeur de la production dé croît, la hausse des prix ne compensant pas la baisse des quantités. La valeur ajoutée de la branche agricole devrait di minuer sensiblement. Les subventions d’exploitation augmentent très forte ment, du fait des indemnités au titre des calamités agricoles. En conséquence, le résultat agricole net progresserait légère ment par rapport à 2002. L’emploi agricole continue à décroître. Ainsi, d’après les estimations du compte prévisionnel de l’agriculture, le résultat agricole par actif augmenterait d’environ un demipoint en termes réels en 2003. L’excédent du commerce extérieur agro alimentaire s’améliorerait légèrement.
En 2003, la valeur de la production agricole au prix de base(cf. Définitions)diminue de0,9 %, soit une baisse de 571 millions d’euros(gra phique 1 et tableau 1).La hausse sensible des
prix (+ 7,2 %) ne suffit pas à compenser la forte régression des volumes produits ( 7,6 %). Hors subventions sur les produits, la production agricole décroît aussi de 0,9 % en valeur par rapport à l’année 2002. La hausse des prix s’observe surtout pour les productions végéta les, dont la baisse des récoltes est particulière ment importante. Elle est minime pour les productions animales dont le repli des volumes est nettement moindre.
Végétaux : chute des quantités récoltées, flambée des prix
Les prix descéréalesaugmentent fortement en raison de la faiblesse des quantités disponibles. Les rendements chutent pour toutes les cultures à cause du cumul du gel hivernal, de la séche resse au printemps et de la canicule estivale. La récolte de blé tendre, dont les surfaces dimi nuent, baisse de 21,5 % par rapport à 2002. Sa qualité est excellente, avec un taux record de protéines, ce qui soutient les prix. La production de maïs grain chute de 30 %, une partie de celleci ayant été récoltée plus tôt pour pallier le déficit fourrager. Le prix du maïs progresse for tement dans ce contexte de pénurie. Contrairement aux années précédentes, les superficiesd’oléagineuxs’accroissent en 2003, mais les rendements régressent à cause
Variation entre 2002 et 2003 de la valeur de la production agricole au prix de base Millions d’euros Fruits et légumes(10,9 %) : légumes frais, pommes de terre, 1500 Fruits etfruits frais légumes Bétail (18,2 %) : gros bovins, veaux, ovinscaprins, équidés, 1000porcins Autres produits végétaux(11,5%) : plantes fourragè autres res (maïs fourrage, autres fourrages), plantes et fleurs 500produits bétailServices(4,4 %) : activités principales de travaux agri végétaux produits coles, activités secondaires de services services avicoles Plantes industrielles (6,5 %) : oléagineux, protéagi 0 plantes neux, tabac, betteraves, autres plantes industrielles industrielles autres produits Produits avicoles(6,3 %) : volailles, oeufs animaux  500 Autres produits animaux(13,4 %) : lait et produits lai ensembletiers, autres produits de l’élevage céréales Céréales(15,9 %) : blé dur, blé tendre, maïs, orge, autres céréales  1000 Vins(13,0 %) : vins d’appellation d’origine, autres vins vins Les chiffres entre parenthèses indiquent pour chaque groupe de produits sa part en valeur dans l’ensemble de  1500 la production agricole de 2002. Source : Insee
des conditions climatiques. La récolte detout juste la moindre production. Pour lesproduction est en très net recul, continue colza est stable et les prix sont supérieursabricots et les cerises, la compensationà s’accroître un peu. à ceux, assez élevés, de 2002. La producn’est pas tout à fait complète. tion de tournesol, qui a souffert de la caniLa récolte despommes de terrede Redressement des prix cule de l’été, est en recul. Néanmoins, lesconservation diminue, et leur prix pour les bovins prix baissent nettement, en raison d’unedouble presque, après avoir chuté en forte concurrence russe et ukrainienne. La2002. Il en est de même pour les pom Le prix desgros bovins et des veaux récolte de soja décroît, son prix augmes de terre primeur, dont le prix monte augmente de 5 %. Pour les gros bovins, il mente. Les cours des protéagineuxde 60 %. reste en dessous du prix moyen de l’année s’accroissent, tandis que les volumes proLa légère diminution des volumes de 2000, avant la crise de confiance ; en duits baissent : ces produits ont la mêmelégumesproduits est largement com revanche, pour les veaux, il remonte à un évolution de prix que le mélange blétourpensée par la hausse des prix. La cam niveau supérieur à celui de 2000. Le teau de soja, qu’ils peuvent remplacerpagne est positive pour les producteurs volume de production de gros bovins pour l’alimentation animale.de tomates, avec des prix en légère s’accroît. Les abattages se stabilisent, La production debetteravesdécroît fortehausse malgré une croissance sensible mais les effectifs décroissent moins forte ment sous l’effet d’une baisse conjuguéedes volumes. En revanche, pour ment en 2003. Sous la contrainte des quo des surfaces et des rendements. C’est lal’asperge et la courgette, la hausse des tas laitiers,le nombre de vaches laitières quantité de betteraves hors quota, vendueprix ne compense pas la chute des poursuit son évolution à la baisse. Les à un prix moins élevé, qui diminue, ce quiquantités. Le marché est favorable pour abattages de veaux diminuent, le niveau fait monter le prix de l’ensemble, d’autantles légumes d’hiver (choufleur, endive, élevé des prix freinant la demande. plus que la richesse en sucre est excepcarotte) en raison d’une offre limitée. Les prix des autres animaux sont en tionnelle en 2003.La récolte de vin est très faible en 2003, baisse, comme l’année précédente. Leur A cause des gelées d’avril, puis de laelle baisse par rapport à son niveau production se stabilise en volume. Les canicule, les récoltes defruitschutent. pourtantfaible de 2002 en raison de la cours des ovinscaprins continuent à se La réduction de l’offre fait monter les prix,canicule d’août. Les prix des vins de réajuster après la hausse exceptionnelle d’autant que les fortes chaleurs augmentable et de pays poursuivent la hausse de 2001, tout en restant bien supérieurs à tent la qualité gustative des fruits. Ainsi,amorcée en 2002 et ceux des vins ceux de l’année 2000. Les prix des porcins les pêches atteignent des prix élevés.d’appellation n’augmentent que très sont en dessous de leur niveau de 2002, Pour les fraises, les pommes et les poipeu, leur demande étant en baisse. Le déjà très faible. res, la progression des prix compenseprix des vins de champagne, dont la Le recul de la production de volaille est important. D’une part, après la surproduc De la production à la valeur ajoutée tion de 2002, due au repli de la consomma tion intérieure et des exportations, la Évolution 2003/2002Valeur (en %)2003 production s’adapte ; d’autre part, la cani (milliards cule a provoqué la mort de 2 à 3 % du Volume PrixValeur d’euros) cheptel. Les prix diminuent encore cette Production hors subventions(a) 7,36,9 0,957,19 année, surtout pour les dindes et les Subventions sur les produits(b)// //0,4 7,27 canards. La production d’œufsdécroît Production au prix de base(1)(c) = (a) + (b)0,9 64,467,2  7,6 légèrement, elle est stable au premier Production de produits végétaux 12,912,9 1,6 36,94 semestre, puis la canicule entraîne une céréales 21,1 17,5 7,2 9,58 baisse de productivité des pondeuses. La oléagineux  protéagineux3,1 3,0 0,22,24 betteraves industrielles13,0 12,0 2,6 1,16demande d’œufs devient supérieure à l’offre et les prix flambent à partir de la autres plantes industrielles (2)1,5 1,6 0,20,81 fruits et légumes 6,422,8 14,9 7,09 miaoût. vins 15,02,6 12,98,43 produits végétaux divers (3) 9,713,9 2,87,67 Production de produits animaux 0,50,2 0,2 24,56 Stabilité des subventions bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés)2,1 0,4 2,512,11 sur les produits produits avicoles (volailles, oeufs)4,1 1,7 2,43,97 autres produits animaux (4) 2,3 0,6 2,98,48 Le montant des subventions sur les pro Production de services(5)2,961,0 2,0 3,0 duits se réduit de 0,4 %. Il est de 7 272 Consommations intermédiaires(hors TVA déductible) 0,53,9 3,5(d) 33,25 millions d’euros, soit 11 % de la valeur de Valeur ajoutée brute au prix de base(e) =(c)(d) 11,5 11,5 1,3 31,21 la production au prix de base. Le barème des aides est le même qu’en 2002. Pour Consommation de capital fixe(1)(f) 0,88,642,8 3,7 Valeur ajoutée netteau prix de base(g) = (e)(f) 15,815,2 3,0 22,57les productions végétales, leur montant 1.Cf.Définitionsest lié aux surfaces ensemencées : il baisse pour les céréales, mais il aug 2. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc. 3. Produits végétaux divers : plantes fourragères, plantes et fleurs. mente pour les protéagineux et surtout 4. Autres produits animaux : lait et produits laitiers, autres produits de l’élevage. 5. Production de services : travaux agricoles pour compte de tiers (labourage...), agritourisme, etc.les oléagineux ; cette année, il s’accroît pour le maïs fourrage. Au total, les Source : Insee
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subventions pour les productions végétales aides pour la préservation de2003 : + 2,3 %. Le prix du PIB augmen les diminuent de 0,6 %. Pour les producl’environnement (aides agrienvironnetant de 1,7 %, le résultat agricole net par tions animales, elles se stabilisent, aprèsmentales) progressent aussi : prime heractif en termes réels(graphique 2)aug avoir fortement progressé en 2002 grâcebagère (+ 55 millions) ; contratsmenterait d’environ un demipoint par à une revalorisation importante des priterritoriaux d’exploitation (CTE) (+ 127rapport à 2002. mes par tête.millions). En 2003, les agriculteurs desLessalairesversés par les unités agrico départements déclarés sinistrés bénéfiles s’accroissent de 3,2 % et les cotisa cient de dégrèvements sur la taxe fontions sociales des salariés à la charge de Le volume des intrants diminue cière. Après prise en compte desl’employeur de 4,2 %. De plus, les char La valeur desconsommations intermé subventions d’exploitation, qui augmenges locatives nettes augmentent de diairesde la branche agriculture décroît tent de façon exceptionnelle, et des0,6 % en 2003. légèrement en 2003 ( 0,5 %), après une impôts, lerésultat agricole netserait enLe montant desintérêtsnets versés par stabilité en 2002. L’ensemble des légère hausse : + 0,5 % en 2003.la branche agricole diminue de 3,9 %. consommations intermédiaires se réduit La baisse du volume de l’emploi agricoleL’encours des prêts progresse. Le taux de 3,9 % en volume tandis que leur prix total étant estimée à 1,8 %(tableau 3)moyen apparent baisse encore et se rap, le s’accroît de 3,5 %. résultat agricole par actif progresserait enproche de 5 % ; il était de 7 % en 1995. La Les achats d’aliments pour animaux (hors produits agricoles intraconsommés), quiDe la valeur ajoutée au revenu agricole constituent le poste principal des dépenses Valeur 2002Valeur 2003Évolution de l’agriculture, régressent, surtout les ali(milliards (milliards 2003/2002 d’euros) d’euros)(en %) ments pour volailles, à la fois envolume et Valeur ajoutée nette(a) 23,2722,57 3,0% en prix. Cependant,la sécheresse de l’été Subventions d’exploitation(b) 1,792,45 36,8% ayant affecté la production de fourrages, Impôts fonciers(c) 0,920,72 21,6% les achats d’aliments pour bovins augmen Autres impôts sur la production(d) 0,390,43 9,3% tent au second semestre. On s’attend à Résultat agricole net(e)=(a)+(b)(c)(d) 23,7523,87 0,5% une hausse du prix des aliments pour ani(f )Rémunération des salariés3,4%5,62 5,81 maux en raison du renchérissement des Intérêts (g)1,82 1,753,9% Charges locatives nettes(h) 2,102,11 0,6% produits de base. Revenu net d’entreprise agricole(i)=(e)(f)(g)(h) 14,2114,20 0,1% La consommation de produits énergétiques se stabilise en volume ; leur prix augmente Source : Insee sensiblement du fait du renchérissement de celui du fioul domestique. Les achatsÉvolution du résultat agricole et du revenu agricole d’engrais et de produits de protection desÉvolution 2003/2002 cultures diminuent nettement. En effet, la en % succession d’incidents climatiques a limité Résultat agricole net0,5 les besoins de traitements et a probablement Résultat agricole net par actif2,3 incité les agriculteurs à réduire leurs charges. Résultat agricole par actif en termes réels0,6 Laconsommation de capital fixe, qui Revenu net d’entreprise agricole 0,1 représente l’amortissement économique Revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié2,8 du capital de la branche(cf. Définitions) Revenu d’entreprise agricole par actif non salarié en termes réels1,1 continue à progresser en 2003 : + 3,7 % Evolution du prix du produit intérieur brut1,7 en valeur par rapport à 2002. Cette pro Evolution du nombre d’UTA (1) total 1,8 gression est essentiellement due à laEvolution du nombre d’UTA (1) des actifs non salariés 2,8 hausse du prix des investissements. Elle 1.Unités de travail annuel fait reculer nettement lavaleur ajoutée Source : Insee nettede la branche agricole ( 3 %). Résultat net agricole par actif en termes réels Indice base 100 en 1995 Le résultat agricole net120 augmenterait légèrement 110 Des subventions d’exploitation exception 100 nelles ont été versées à la branche agri culture. L’ensemble dessubventions 90 d’exploitations’élève à 2,45 milliards 80 d’euros en 2003 contre 1,79 en 2002, soit une augmentation de 37 %(tableau 2). 70 Les indemnités au titre des calamités agri 60 coles, relatives en 2003 au gel et surtout à 1970 19731976 1979 1982 1985 1988 19911994 19972000 2003 la sécheresse, s’élèvent à 563 millions Résultat agricole net par actif en termes réelsmoyenne mobile sur 5 ans d’euros contre 63 en 2002. Par ailleurs, Source : Insee
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tions, matériels et bâtiments) à l’exception tendance à la baisse des taux d’intérêtexportations françaises étant concurren des animaux. rend les prêts non bonifiés très attractifs.cées par le Brésil et la Thaïlande. L’excé  Plusieurs indicateurs principaux sont défi Au total, lerevenu net d’entreprisedent sur les boissons progresserait nis à partir des soldes comptables : agricolemoins fortement qu’en 2002.serait pratiquement stable en . lerésultat agricole netcorrespond à la 2003. La baisse du volume de l’emploi“valeur ajoutée nette au coût des facteurs” (valeur ajoutée nette + subventions d’ex non salarié étant estimée à 2,8 %,le Définitions ploitation  impôts fonciers  autres impôts revenu d’entreprise agricole par actif sur la production). Son évolution peut être non salariéaugmenterait en 2003 de rapportée à celle du nombre d’unités de tra Le compte spécifique de la branche agricul 2,8 %, soit environ 1 % en termes réels. vail annuel total (en équivalent temps ture est établi selon la méthodologie et les plein) : on obtient ainsi l’évolution durésul concepts duSystème européen des comp tat agricole net par actif.Il est aussi pré tes (SEC) en base 95. Amélioration de l’excédent senté en termes réels. A la demande de la Commission euro du commerce extérieur. lerevenu net d’entreprise agricoleest péenne, Eurostat publie au mois de dé égal à : résultat agricole net  salaires  coti cembre de chaque année un compte En 2003, l’excédent du commerce extésations sociales sur les salaires  intérêts agricole prévisionnel pour l’ensemble de versés  charges locatives nettes. Son évo rieur en produits agroalimentaires avoisi l’Union européenne. Comme chaque Etat lution peut être rapportée à celle du nombre nerait 9 milliards d’euros, soit 300 millionsmembre, la France est donc amenée à éta d’unités de travail annuel des nonsalariés blir un compte prévisionnel. Afin qu’il soit de plus qu’en 2002. Cette progression (en équivalent temps plein) : on obtient analysé avec les professionnels préalable est due à une croissance des exporta l’évolution durevenu net d’entreprise ment à sa publication dans un cadre euro tions (+ 1,8 %) supérieure à celle desagricole par actif non salarié.Il est aussi péen, le compte français est présenté à la présenté en termes réels. importations (+ 1,1 %). Elle provient sur Commission (française) des comptes de  Les évolutions mesurées entermes réels tout des produits agricoles bruts.l’agriculture de la Nation de décembre. Son correspondent aux évolutions à prix cou établissement est rendu possible par un Pour les échanges de produits agricoles, rants déflatées par l’indice de prix du pro suivi statistique agricole développé de l’excédent s’améliorerait (+ 200 millions duit intérieur brut. longue date, ainsi que par l’existence de d’euros). Les importations s’accroissent nombreux organismes intervenant dans la à un rythme soutenu (+ 2,6 %), mais les Pour en savoir plus mise en œuvre de la politique agricole. exportations progressent encore plus :Le prix de base, auquel est valorisée la pro duction, est égal au prix de marché auquel + 4,9 %. Le solde se redresserait nette vend le producteur plus les subventions sur« Les comptes de l’agriculture en 2002», ment pour le blé tendre. Au premier les produits qu’il perçoit, moins les impôtsSynthèses, n° 73, juillet 2003, Insee. semestre, les exportations bénéficient de spécifiques sur les produits qu’il reverse.« L’agriculture en 2002 en Europe et en la forte récolte de 2002 ; ensuite la récolte  Les aides à l’agriculture sont scindées enFrance »,Insee premièren° 904, juillet faible, mais précoce, de 2003 s’estsubventions sur les produitset ensub2003. ventions d’exploitation :« Le compte spécifique de l’agriculture  vendue à un prix élevé. Le déficit sur les . les premières comprennent notammentMéthodologie de la base 95 »,Insee Métho fruits et légumes s’accentuerait sensible les aides compensatrices aux grandes culdesn° 919293, janvier 2000. ment, les importations étant fortes pour tures, la prime à la vache allaitante et laLes rapports de la Commission des comp les légumes depuis avril et pour les fruits prime spéciale aux bovins mâles.tes de l’agriculture de la Nation (CCAN) depuis juin.. les subventions d’exploitation sont prisessont disponibles à Insee Info Service, dans en compte dans le calcul durésultat agriles directions régionales de l’Insee, ainsi L’excédent des produits de l’industrie cole net.qu’au SCEES et dans les directions régioLes aides pour calamités agrico agroalimentaire resterait stable en 2003, les, les aides agroenvironnementales ounales et départementales du Ministère de les importations et les exportations pro les indemnités spéciales montagne (handil’Agriculture, de la Forêt et de l’Alimenta gressant légèrement. Les échanges en cap naturel), par exemple, entrent dans cetion. viande bovine, qui étaient déficitairescadre. Lesrapports sur les comptes prévisionnels  Laconsommation de capital fixerepris et publiés dans la série Agresteme sont depuis 2000, deviendraient excédentai sure la dépréciation annuelle liée à l’usure(SceesInsee),Les Cahiers, n° 1 de janvier res : les exportations croissent fortement, du capital, lequel est évalué à son coût de2004. Une synthèse sur les comptes par ca surtout pour les viandes congelées. remplacement, et à son obsolescence. Elletégories d’exploitations est publiée dans la L’excédent sur les viandes de volailles se est évaluée pour l’ensemble des biens desérieAgrestePrimeurs(Scees), n° 137 de réduirait à nouveau en 2003, lescapital fixe de la branche agricole (plantadécembre 2003.
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