Les comptes prévisionnels de l'agriculture pour 2004- -Bonnes récoltes, mais baisse du revenu

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L'année 2004 retrouve des conditions climatiques plus favorables aux productions. Les récoltes redeviennent abondantes de sorte que leurs prix diminuent. En fin d'année, les bovins retrouvent un prix d'un niveau antérieur à la crise de confiance. La valeur ajoutée de la branche agricole devrait progresser légèrement malgré la hausse du coût des intrants. Les subventions d'exploitation reviennent à la normale après les indemnités exceptionnelles accordées pour 2003 au titre des calamités agricoles. En conséquence, le résultat agricole net diminuerait par rapport à 2003. L'emploi agricole continue à décroître. D'après les estimations du compte prévisionnel de l'agriculture, le résultat agricole net par actif baisserait d'environ quatre points en termes réels en 2004.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 995  DÉCEMBRE 2004 PRIX : 2,20
Les comptes prévisionnels de l’agriculture pour 2004 Bonnes récoltes, mais baisse du revenu
Claire LesdosCauhapé, division Agriculture, Insee
’année 2004 retrouve des condi(graphique 1 et tableau 1). La progression des volumes produits (+ 11,1 %) s’accompagne tions climatiques plus favorables deLviennent abondantes de sorte quetion agricole n’augmente que de 2,1 % en d’une diminution sensible des prix ( 7,8 %). aux productions. Les récoltes re Hors subventions sur les produits, la produc leurs prix diminuent. En fin d’année, les valeur par rapport à l’année 2003. bovins retrouvent un prix d’un niveau an térieur à la crise de confiance. La valeur ajoutée de la branche agricole devraitVégétaux : forte hausse des récoltes, progresser légèrement malgré la haussechute des prix du coût des intrants. Les subventions La production decéréalesest abondante cette d’exploitation reviennent à la normale année grâce à la progression des superficies après les indemnités exceptionnelles ac ensemencées et des rendements. En cordées pour 2003 au titre des calamités revanche, leurs prix chutent après le renchéris agricoles. En conséquence, le résultat sement important de l’année 2003 dû à une agricole net diminuerait par rapport àrécolte exceptionnellement faible. Le volume de blé tendre, dont le rendement est très élevé 2003. et la qualité très bonne, s’accroît de 29,5 % par L’emploi agricole continue à décroître. rapport à 2003, son prix baisse de 17 %. La D’après les estimations du compte prévi production de maïs se redresse de 31,5 % sionnel de l’agriculture, le résultat agri après avoir chuté de 30 % en 2003. Son prix cole net par actif baisserait d’environ recule de 28 %, il est par ailleurs concurrencé quatre points en termes réels en 2004.par le maïs hongrois. La production d’oléagineuxaugmente grâce à la croissance des rendements. La récolte de En 2004, la valeur de la production agricole aucolza progresse nettement et son prix est prix de base(définitions)inférieur de 20 % à celui de 2003, l’offre mons’accroît de 2,4 %, soit une hausse de 1,55 milliard d’eurosdiale d’oléagineux étant importante en 2004. Variation de la valeur de la production agricole au prix de base entre 2003 et 2004 Millions d'eurosVins(11,7 %) : vins d'appellation d'origine, autres vins Céréales(15,0 %) : blé dur, blé tendre, maïs, orge, autres 2 500 céréales Bétail(18,4 %) : gros bovins, veaux, ovinscaprins, équi vins 2 000 dés, porcins Services(4,8 %) : activités principales de travaux agrico ensemble 1 500les, activités secondaires de services Autres produits animaux(13,2 %) : lait et produits lai tiers, autres produits de l'élevage 1 000 Autres produits végétaux(12,0 %) : plantes fourragè res (maïs fourrage, autres fourrages), plantes et fleurs céréales 500 Plantes industrielles(6,4 %) : oléagineux, protéagi autres bétail produits produits neux, tabac, betteraves, autres plantes industrielles services végétaux avicoles Produits avicoles(6,3 %) : volailles, oeufs 0 Fruits et légumes(12,2 %) : légumes frais, pommes de autres plantes produits terre, fruits frais industrielles 500 animaux Les chiffres entre parenthèses indiquent pour chaque fruits et groupe de produits sa part en valeur dans l'ensemble de légumes 1 000la production agricole de 2003. Source : Insee
La production de tournesol diminue et son prix est en léger recul face à une demande internationale trop faible. Les cours desprotéagineuxdécroissent dans le sillage de ceux du blé et du tour teau de soja, auxquels ils peuvent se substituer en alimentation animale, tan dis que les volumes produits augmen tent. La production debetteravesse stabilise sous l’effet conjugué d’une baisse des surfaces et d’une amélioration continue des rendements. La richesse en sucre revient à la normale. Le prix est en léger recul. Les récoltes defruitssont supérieures à celles de l’année 2003, année sinistrée par le gel et la canicule. Cette crois sance de l’offre fait baisser les cours, d’autant plus que la demande en fruits d’été a été très modérée. Les prix sont en net recul pour les abricots, les pêches et les melons. Pour les fraises, la pro gression de la récolte compense tout juste la baisse des prix. Pour les poires, elle la compense largement. La pomme se valorise très bien : en effet, la produc tion est en hausse, mais elle reste infé rieure au niveau moyen des cinq dernières années, et la production euro péenne n’est pas très abondante non plus. La récolte depommes de terreprimeur diminue et leur prix augmente encore beaucoup en 2004. En revanche, la récolte de pommes de terre de conser vation s’accroît et leur prix diminue après avoir fortement augmenté en 2003. La hausse modérée des volumes de légumesproduits ne compense pas la baisse sensible des prix. La campagne 2004 est très défavorable aux produc teurs de carottes, concombres, salades et surtout de tomates, avec des prix en chute malgré la faible progression, voire la stabilité, des quantités. Seuls, les prix des courgettes augmentent sensible ment avec une récolte stable. La production devins’accroît en 2004 grâce au climat très favorable. Elle est bien supérieure, surtout pour les vins de champagne, à celle de 2003, particuliè rement touchée par la canicule. Le prix des vins de champagne est stable. Celui des vins de table et de pays décroît, après deux années de hausse sensible. La baisse du prix des vins d’appellation est moindre, le niveau des stocks étant peu élevé.
Redressement des prix pour le bétail et les volailles
Le prix desgros bovins et des veaux continue à augmenter. C’est la baisse de l’offre qui favorise la fermeté des cours. En fin d’année, les prix des gros bovins retrouvent leur niveau antérieur à la crise de confiance liée à l’ESB. Les abat tages se replient de 3 %, mais le cheptel se réduit moins fortement en 2004 qu’en 2003. Le nombre de vaches laitières suit son évolution tendancielle à la baisse. Le cheptel des bovins mâles n’est qu’en léger repli. Le volume de production desautres animauxdiminue aussi. Les cours des ovinscaprins se stabilisent après un réajustement à la baisse en 2002 et 2003. Le prix des porcins se redresse en 2004 après avoir baissé en 2003 et chuté en 2002, mais il reste bas. Le recul de la production devolaillesse poursuit, en réponse à la baisse de la consommation intérieure et des exporta tions. Les prix renchérissent pour toutes les espèces de volailles. La production d’œufss’accroît. Les mises en place de poulettes pondeuses se sont multipliées après la surmortalité
engendrée dans les élevages français par la canicule de l’été 2003. L’offre devient trop élevée par rapport à la demande et le prix chute en 2004 après la flambée de l’automne 2003. La collecte delaitdiminue et son prix est en baisse.
Accroissement des subventions sur les produits
Le montant des subventions sur les pro duits s’accroît de 5 %. Il est de 7 540 mil lions d’euros, soit 359 millions de plus qu’en 2003. La réforme de la PAC adoptée en juin 2003 se traduit par le versement de nouvelles subventions, principalement la prime au secteur laitier (282 millions d’euros), qui compense en partie la baisse de prix du lait. Pour les productions végétales, les sub ventions, qui sont liées aux surfaces ensemencées, sont en hausse de 2,2 %. Elles s’accroissent nettement pour les céréales, dont les surfaces ensemen cées ont beaucoup augmenté, et pour les protéagineux du fait du complément à l’aide institué cette année. Elles se réduisent pour les oléagineux avec la diminution des surfaces. Pour le bétail, les subventions sont relativement stables.
De la production à la valeur ajoutée Valeur Évolution2004/2003 (%) 2004 (milliards Volume PrixValeur d'euros) Production hors subventions(a) 58,310,8 7,82,1 Subventions sur les produits(b) 7,513,9 7,85,0 Production au prix de base (1)(c) = (a) + (b)65,8 11,17,8 2,4 dont produitsvégétaux 38,320,1 13,44,0 Céréales 10,127,3 17,74,8 Oléagineux, protéagineux2,1 10,5 14,7 5,8 Betteraves industrielles1,1 0,0 0,50,5 Autres plantes industrielles(2) 0,80,0 1,01,0 Fruits, légumes, pommes de terre7,2 7,614,8 8,2 Vins 9,427,2 1,824,9 Fourrages, plantes, fleurs7,6 24,2 20,3 1,0 dont produits animaux24,3 1,11,1 0,0 Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés)12,0 2,04,1 2,0 Volailles, œufs3,9 0,24,3 4,4 Lait et autres produits de l'élevage8,4 0,40,4 0,8 dont services (3)3,2 1,02,0 3,0 Consommations intermédiaires(hors TVA déductible)(d) 34,62,86,5 3,4 Valeur ajoutée brute(e)=(c)(d) 31,216,2 12,32,0 Consommation de capital fixe (1)(f) 9,00,8 3,44,2 Valeur ajoutée nette ( 4)(g)=(e)(f) 22,222,4 17,41,1 1. Cf. Définitions. 2. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc. 3. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel agricole, services entre agriculteurs, agritourisme... 4. Nette de la consommation de capital fixe. Source : Compte prévisionnel de l'agriculture arrêté en novembre 2004,Insee
INSEE  18, BD ADOLPHE PINARD  PARIS CEDEX 14  TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
ailleurs, la prime herbagère, instituée enrésultat agricole par actifdiminuerait Le coût des intrants augmente 2003, reste stable ; les contrats territod’environ 2 % en 2004. Le prix du PIB La valeur desconsommations inter riaux d’exploitation (CTE) sont enaugmentant de 1,9 %, lerésultat agri médiairesde la branche agriculture baisse, dans l’attente d’une montée encole net par actifen termes réels(gra s’accroît en 2004 (+ 2,8 %), après une charge des contrats d’agriculturephique 2)baisserait de 3,7 % par rapport stabilité en 2003. Hors produits durable (CAD). L’aide au gel des terresà 2003. intraconsommés (grain, fourrage…), diminue légèrement, le taux de gel ayantLessalairesversés par les unités agri elle augmente un peu plus : + 3,3 %, été exceptionnellement ramené de 10 %coles et les cotisations sociales des sous l’impact du prix des aliments ache à 5 % sur 2004. Après prise en comptesalariés à la charge de l’employeur tés pour les animaux, de l’énergie et des des subventions d’exploitation et dess’accroissent de 4 %. Les charges locati engrais. impôts,le résultat agricole netnettes diminuent très légèrement.perdrait ves Les achats d’aliments pour animaux, qui presque quatre points en 2004 ( 3,7 %).Le montant desintérêtsnets versés par constituent le poste principal des dépen La baisse du volume de l’emploi agricolela branche agricole diminue de 3,1 %. ses de l’agriculture, diminuent un peu en total étant estimée à 1,8 %(tableau 3),leL’encours des prêts se stabilise, avec un quantité, le climat ayant été plus favo rable à la production de fourrages. Mais De la valeur ajoutée au revenu d'entreprise agricole le prix de ces aliments augmente forte En milliards d’euros ment en raison de la flambée en 2003 Valeur Évolution des cours des matières premières 2004 2004/2003(%) (céréales, tourteaux de soja). Valeur ajoutée nette(a) 22,21,1 La consommation de produits énergéti Subventions d'exploitation(b) 1,734,3 ques s’accroît modérément en volume ; Autres impôts sur la production(c) 1,318,5 leur prix progresse sensiblement du fait Impôts fonciers0,9 29,0 du renchérissement du fioul domestique0,4 2,0 Autres Résultat agricole net(d)=(a)+(b)(c) 22,63,7 (+ 10 % compte tenu de la réduction de la TIPP accordée aux agriculteurs auRémunération des salariés(e) 6,14,0 Intérêts (f)1,7 3,1 second semestre) et des autres produits Charges locatives nettes(g) 2,10,5 pétroliers (+ 5 %). Les achats d’engrais Revenu net d'entreprise agricole(h)=(d)(e)(f)(g) 12,77,5 augmentent très peu, mais leur prix est Source : Compte prévisionnel de l'agriculture arrêté en novembre 2004,Insee en hausse sensible fait de l’augmenta tion du prix du gaz naturel, qui entre dans la fabrication des engrais azotés. Évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricoles entre 2003 et 2004 En retirant la valeur des consommations En % intermédiaires, on obtient lavaleur Résultat agricole net3,7 ajoutée brute: elle s’accroît de 2 %. Résultat agricole net par actif1,9 Laconsommation de capital fixe, qui Résultat agricole net par actif en termes réels3,7 représente l’amortissement économique Revenu net d'entreprise agricole7,5 du capital de la branche(définitions) Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié4,9 continue à progresser sensiblement en Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels6,7 2004 : + 4,2 % en valeur par rapport à Évolution du prix du produit intérieur brut1,9 2003. Cette progression entraîne une Évolution du nombre d'UTA(1) total 1,8 hausse de lavaleur ajoutée nettede la Évolution du nombre d'UTA des actifs non salariés 2,8 branche agricole (+ 1,1 %) inférieure à 1. Unités de travail annuel (équivalents temps plein de l'agriculture). celle de la valeur ajoutée brute. Source : Compte prévisionnel de l'agriculture arrêté en novembre 2004,Insee
Le résultat agricole net Résultat net agricole par actif en termes réels se réduirait sensiblement Indice base 100 en 1995 120 Lessubventions d’exploitationver sées à la branche agriculture sont rame110 nées à 1,71 milliard d’euros en 2004 100 contre 2,61 en 2003, soit une baisse de 34,3 %(tableau 2). En effet, les indemni90 tés au titre des calamités agricoles 2003, 80 relatives au gel et surtout à la séche resse, ont été en totalité enregistrées sur70 l’exercice 2003, conformément aux 60 règles du système européen de compta1986 1989 1992 19951980 1983 bilité nationale, qu’elles aient été verRésultat agricole net par actif en termes réels sées fin 2003 ou début 2004. ParSource : Insee
2001 1998 2004 moyenne mobile sur 5 ans
INSEE  18, BD ADOLPHE PINARD  PARIS CEDEX 14  TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
. les subventions d’exploitation comprennent recours accru aux prêts non bonifiésréduirait à nouveau, lesexportations notamment les aides agrienvironnementa d’investissement. Mais le taux moyenvers l’Union européenne diminuant les et les aides pour calamités agricoles. d’intérêt apparent baisse encore, pourbeaucoup. Les exportations de vins Laconsommation de capital fixemesure se situer à 4,81 % en 2004 après 5,05 %baisseraient sensiblement ; toutefois, la dépréciation annuelle liée à l’usure et à en 2003 ; il était de 7 % en 1995.les exportations de champagne contil’obsolescence du capital, lequel est évalué à son coût de remplacement. Elle est évaluée Au total,le revenu net d’entreprisenueraient à se développer. pour l’ensemble des biens de capital fixe de agricolediminuerait fortement en 2004 la branche agricole (plantations, matériels et ( 7,5 %). La baisse du volume de l’emploiDéfinitions bâtiments) à l’exception des animaux. non salarié étant estimée à 2,8 %,le Plusieurs indicateurs principaux sont défi revenu d’entreprise agricole par actifnis à partir des soldes comptables : Le compte spécifique de la branche agricul . lerésultat agricole netcorrespond à la non salariése réduirait en 2004 deture est établi selon la méthode et les « valeur ajoutée nette au coût des fac concepts duSystème européen des comp 4,9 %, soit environ 7 % en termes réels. teurs » (valeur ajoutée nette + subventions tes (SEC) en base 95. d’exploitation  impôts fonciers  autres im À la demande de la Commission euro pôts sur la production). Son évolution peut péenne, Eurostat publie au mois de dé Décroissance de l’excédent être rapportée à celle du nombre d’unités cembre de chaque année un compte du commerce extérieurde travail annuel total (en équivalent temps agricole prévisionnel pour l’ensemble de plein) : on obtient ainsi l’évolution durésul l’Union européenne. Comme chaque État tat agricole net par actif. Il est aussi pré En 2004, l’excédent du commerce extémembre, la France est donc amenée à éta senté en termes réels. blir un compte prévisionnel. Afin qu’il soit rieur en produits agroalimentaires attein . lerevenu net d’entreprise agricoleest analysé avec les professionnels préalable drait 8,4 milliards d’euros, soit égal à : résultat agricole net  salaires  coti ment à sa publication dans un cadre euro 300 millions de moins qu’en 2003. Cette sations sociales sur les salaires  intérêts péen, le compte français est présenté à la régression est due à une croissance desversés  charges locatives nettes. Son évo Commission (française) des comptes de lution peut être rapportée à celle du nombre importations (+ 1,3 %) supérieure à cellel’agriculture de la Nation de décembre. Son d’unités de travail annuel des nonsalariés établissement est rendu possible par un des exportations (+ 0,2 %). Elle provient (en équivalent temps plein) : on obtient suivi statistique agricole développé de des produits des industries agroalimen l’évolution durevenu net d’entreprise longue date, ainsi que par l’existence de taires, le solde sur les produits agricoles agricole par actif non salarié. Il est aussi nombreux organismes intervenant dans la bruts restant stable.présenté en termes réels. mise en œuvre de la politique agricole. Pour les échanges deproduits agricoLes évolutions mesurées entermes réels Pour en savoir plus correspondent aux évolutions à prix cou les, le solde commercial s’améliorerait rants divisées par un indice reflétant l’évo pour les oléagineux, mais se dégraderait lution générale des prix dans chaque pays.« Les comptes de l’agriculture en 2003», pour les céréales, notamment pour le Vu les grandeurs considérées, on n’utiliseSynthèses, n° 77, août 2004, Insee. maïs et l’orge. Au premier semestre, les pas l’indice des prix à la consommation,« L’agriculture en 2003 en Europe et en exportations de céréales ont pâti de lamais l’indice de prix du produit intérieur brutFrance »,Insee Premièren° 974, juin 2004. (PIB), qui recouvre l’ensemble du champ« Le compte spécifique de l’agriculture  faible récolte de 2003 ; ensuite, l’offre de l’économie. Techniquement, il permetMéthodologie de la base 95 »,Insee Métho mondiale devient abondante, l’orge et le de passer des variations du PIB en valeurdesn° 919293, janvier 2000. maïs subissent une forte concurrence (en euros courants) aux variations en voLes rapports de la Commission des comp étrangère. Le déficit sur les fruits lume mesurant la croissance économique.tes de l’agriculture de la Nation (CCAN) s’accentuerait fortement, avec une proLeprix de basesont disponibles à Insee InfoServices,, auquel est valorisée la production, est égal au prix de marché audans les directions régionales de l’Insee, gression de 11 % des importations et un quel vend le producteur, plus les subvenainsi qu’au SCEES et dans les directions recul des exportations. tions sur les produits qu’il perçoit, moinsrégionales et départementales du Minis L’excédent desproduits de l’industrie les impôts spécifiques sur les produits qu’iltère de l’Agriculture, de l’alimentation, de la agroalimentairediminuerait en 2004, reverse. pêcheet des affaires rurales. les importations progressant plus viteLes rapports sur les comptes prévisionnelsLes aides à l’agriculture sont scindées en subventions sur les produitseten subsont repris et publiés dans la série Agreste que les exportations. Les échanges en ventions d’exploitation: (SceesInsee),Les Cahiers, n°4 de janvier viande de boucherie resteraient défici . les premières comprennent notamment2005. Une synthèse sur les comptes par ca taires en 2004. Les importations de les aides compensatrices aux grandes cultégories d’exploitations est publiée dans la viande bovine creusent le déficit. L’excé tures, la prime à la vache allaitante et lasérieAgrestePrimeurs(Scees), n° 156, dent sur les viandes de volailles sedécembre 2004.prime spéciale aux bovins mâles.
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