Les comptes prévisionnels de l'agriculture pour 2005 - Repli des récoltes, baisse du revenu

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L'année agricole 2005 est marquée par un repli des récoltes que ne compense pas l'évolution des prix. L'importance des stocks due à une récolte abondante en 2004 pèse fortement sur les prix des céréales et des vins. En conséquence la valeur de la production décroît. Dans le même temps, les consommations intermédiaires s'accroissent. Il en résulte une diminution marquée de la valeur ajoutée de la branche agriculture et du résultat agricole net. L'emploi agricole continue à décroître. Au total, d'après les estimations du compte prévisionnel de l'agriculture, le résultat agricole par actif perdrait environ dix points en termes réels en 2005.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 1053  DÉCEMBRE 2005 PRIX : 2,20
Les comptes prévisionnels de l’agriculture pour 2005 Repli des récoltes, baisse du revenu
Claire LesdosCauhapé, division Agriculture, Insee
année agricole 2005 est marquéereviennent toutefois à un niveau moyen après une forte hausse en 2004. Les prix baissent par un repli des récoltes que ne pour les veaux, les fruits et le vin. Le vin est compense pas l’évolution des prix. ainsi le produit qui baisse le plus fortement en L’importance des stocks due à une ré volume et en prix. colte abondante en 2004 pèse fortement sur les prix des céréales et des vins. En Végétaux : repli des récoltes, conséquence la valeur de la production stabilité des prix décroît. Dans le même temps, les consommations intermédiaires s’ac Les récoltes decéréalesdiminuent fortement croissent. Il en résulte une diminution en raison du recul des superficies et des rende marquée de la valeur ajoutée de la ments, après une campagne 2004 abondante. branche agriculture et du résultat agriLa sécheresse a affecté les rendements. Le volume de blé tendre baisse de 7 % par rapport cole net. à 2004. Sa qualité est excellente, mais son prix L’emploi agricole continue à décroître. recule car il est concurrencé par les blés des Au total, d’après les estimations du pays de la mer Noire ; de plus, les disponibilités compte prévisionnel de l’agriculture, le européennes en blé sont supérieures à celles résultat agricole par actif perdrait environ de l’an dernier, le repli de la production étant dix points en termes réels en 2005.largement compensé par l’importance des stocks d’intervention provenant de la cam pagne 2004/2005. La production de maïs grain En 2005, la valeur de la production agricole auchute de 19 % en 2005, une partie des surfaces prix de base (Définitions) décroît de2,8 %, soitayant été réorientée vers le fourrage pour pal une baisse de 1,82 milliard d’euros (graphilier la baisse de la production fourragère due à que 1 et tableau 1la sécheresse. Pour le maïs cependant, le prix). Le recul des volumes pro duits (– 3,0 %) n’est pas compensé pars'accroît nettement en raison de la faiblesse de l’évolution des prix (+ 0,2 %).la récolte. Hors subventions sur les produits, la producLa production d’oléagineuxprogresse forte tion agricole diminue de 3,0 % en valeur parment du fait de la hausse des superficies et de rapport à l’année 2004. Le repli des volumesl’amélioration des rendements. La récolte de est important pour les céréales et le vin. Ilscolza augmente de 10 %, les superficies Variation de la valeur de la production agricole au prix de base entre 2004 et 2005 En millions d'euros Légumes(5,9 %) : légumes frais, pommes de terre 500 autres produits bétail Bétail(18,6 %) : bovins, ovinscaprins, équidés, porcins végétaux Autres produits animaux(13,1 %) : lait et produits laitiers, services fruits autres produits de l'élevage 0 légumes autresplantes Autres produits végétaux(11,3 %) : plantes fourragères (maïs fourrage, produits industrielles produits autres fourrages), plantes et fleurs animaux avicoles  500Plantes industrielles(6,0 %) : oléagineux, protéagineux, betteraves, autres plantes industrielles Services(4,7 %) : activités principales de travaux agricoles,activités céréales secondaires de services  1 000 Produits avicoles(5,8 %) : volailles, œufs Fruits(4,1 %) : fruits frais Céréales(15,8 %) : blé dur, blé tendre, maïs, orge, autres céréales  1 500 Vins(14,6 %) : vins d'appellation d'origine, autres vins vins Les chiffres entre parenthèses indiquent pour chaque groupe de produits ensemble  2 000sa part en valeur dans l'ensemble de la production agricole de 2004. Source : compte prévisionnel de l'agriculture arrêté en novembre 2005, Insee
France : de la production à la valeur ajoutée
Valeur 2005Évolution 2005/2004 (%) (milliards d'Prix Valeur) Volume Production hors subventions(a) 55,7 2,9 0,1 3,0 Subventions sur les produits(b) 7,5 4,13,1 1,1 1 Production au prix de base(c) = (a) + (b)63,2 3,0 0,2 2,8 dont produitsvégétaux 35,4 5,6 0,2 5,7 Céréales 9,5 9,11,7 7,6 Oléagineux, protéagineux2,4 1,93,8 5,8 Betteraves industrielles1,1 2,0 2,0 0,0 2 Autres plantes industrielles0,6 6,0 4,41,4 Fruits, légumes, pommes de terre6,5 0,4 1,0 0,6 Vins 7,8 8,6 9,6 17,4 Fourrages, plantes, fleurs7,5 5,8 8,6 2,3 dont produits animaux24,7 0,50,6 1,2 Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés)12,3 0,41,8 2,2 Volailles, œufs3,6 2,0 4,3 6,2 Lait et autres produits de l'élevage8,8 1,91,1 3,0 3 dont services3,1 0,02,0 2,0 Consommations intermédiaires (hors TVA déductible)(d) 34,50,7 0,7 1,4 Valeur ajoutée brute(e) = (c)  (d)28,8 7,1 0,3 7,4 Consommation de capital fixe(f) 9,10,0 3,0 3,0 4 Valeur ajoutée nette(g) = (e)  (f)19,7 9,9 1,7 11,5 1. Voir Définitions 2. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc. 3. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel agricole, services entre agriculteurs, agritourisme... 4. Nette de la consommation de capital fixe. Source : compte prévisionnel de l'agriculture arrêté en novembre 2005, Insee
s’étendent, notamment en colza indus triel qui sert à la fabrication des biocar burants. Les prix se raffermissent grâce à une demande intérieure dynamique. La production de tournesol diminue de 2 % en raison d’une baisse des rende ments et son prix reste ferme. La récolte deprotéagineuxse replie nettement sous l’effet d’une baisse conjuguée des surfaces et des rendements, tandis que les prix se redressent un peu. La production debetteravesrecule en raison d’une réduction continue des sur faces et d’une baisse des rendements due à la sécheresse. La richesse en sucre augmente. Le prix est en légère progression. Les récoltes defruitsaugmentent et les prix chutent d’autant plus que la demande est faible. Pour les abricots, l’abondance de la récolte compense le bas niveau des prix. En revanche, pour les cerises, les pêches et les prunes, la croissance de la production ne com pense pas la faiblesse des prix. Pour les fraises et les poires, les prix sont en recul malgré le repli des quantités. Le prix des pommes baisse en 2005 du fait de l’importance des stocks et de la concurrence étrangère. La récolte depommes de terreprimeur diminue encore en 2005 et le prix chute
après une hausse en 2004. Les quanti tés de pommes de terre de conservation décroissent aussi mais leur prix se redresse très nettement. Les volumes delégumesproduits augmentent un peu et leurs prix progres sent sensiblement. La campagne 2005 est satisfaisante pour les producteurs de carottes et de tomates avec un redresse ment des prix. Les prix des courgettes res tent fermes et ceux des endives et des concombres se redressent. En revanche, pour les asperges, les prix diminuent mal gré le recul des quantités. La production devinchute pour les vins de table et de pays ; elle diminue aussi très nettement pour les vins d’appella tion, le développement du vignoble revendiquant une appellation ayant été stoppé à partir de l’année 2000 et les volumes produits ayant été révisés à la baisse au cours des campagnes suivan tes. Le prix des vins de champagne pro gresse un peu, mais les prix des autres vins d’appellation chutent de 15 %, en raison del’importance des stocks et du recul de la demande à l’exportation, les vins français étant concurrencés par les vins des nouveaux pays producteurs (Australie, ÉtatsUnis, Chili…). Les prix des vins de table et de pays perdent aussi 15 %, leur niveau de stocks est
particulièrement élevé tandis que la demande continue à faiblir.
Hausse des prix pour le bétail, recul pour les volailles, les œufs et le lait
Le volume de production est quasiment stable pour l’ensemble du bétail. Le prix desgros bovinscontinue à aug menter (+ 8 %) car l’offre intérieure de viande bovine est insuffisante. En effet, les abattages se replient de 2 %. Le volume de production progresse légère ment, après deux années successives de baisse, car la réduction du cheptel est moins forte en 2005 qu’en 2004. Le nombre de vaches laitières suit son évo lution tendancielle à la baisse sous la contrainte des quotas laitiers. Le prix des veauxse replie par rapport au niveau élevé atteint en 2004. Les cours des ovinscaprins restent sta bles. Le prix des porcins est supérieur à celui de 2004, qui s’était déjà redressé par rapport à son bas niveau de 2003. Le recul de la production devolaillesse poursuit. Les abattages diminuent pour les poulets et surtout pour les dindes tandis qu’ils progressent pour les canards et les pintades. Après avoir ren chéri en 2004 pour toutes les espèces de volailles, les prix à la production baissent en 2005. Les craintes sur la grippe aviaire n’ont pas eu d’impact sur les prix à la production de 2005. La production d’œufs décroît. Les mises en place de poulettes pondeuses ont diminué. Malgré un redres sement depuis l’été, le prix des œufs se réduit sur l’ensemble de l’année. Encadrée par les quotas laitiers, la col lecte delaitaugmente un peu. Le prix est en baisse.
Baisse des subventions sur les produits
Le montant des subventions sur les pro duits se réduit de 1,1 %. Il est de 7 514 mil lions d’euros, soit 83 millions de moins qu’en 2004. Le début d’application en 2005 de la modulation prévue par la réforme de la PAC (encadré) a une inci dence à la baisse sur les aides. Pour les productions végétales, les aides, qui sont liées aux surfaces ensemencées, baissent de 5,0 %. Elles diminuent nette ment pour les céréales et les
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protéagineux. En revanche, elles s’ac croissent pour les oléagineux avec la hausse des surfaces, le rétablissement du taux de gel des terres de 5 % à 10 % entraînant une progression des superfi cies en colza industriel qui peut être cul tivé sur les terres en jachère. Pour les productions animales, les subventions se réduisent pour le bétail, mais l’aide directe au lait double en 2005, comme prévu lors de sa création en 2004.
Le coût des intrants augmente
La valeur desconsommations inter médiairesde la branche agriculture augmente légèrement en 2005 (+ 1,4 %), après une hausse plus sensible en 2004. Hors aliments pour animaux, elle s’ac croît de 4,2 %. En effet, les achats d’aliments pour ani maux (hors produits agricoles intra consommés), qui constituent le poste prin cipal des dépenses de l’agriculture, dimi nuent de 7,4 %. La baisse des quantités est liée à celle des effectifs de volailles et de porcins. Le recul des prix est dû à celui des matières premières entrant dans la fabrication des aliments composés.
En revanche, le coût des produits énergétiques augmente de 16,5 % du fait du renchérissement du prix du pétrole. Le prix du fioul domestique s’accroît de 25,5 %, compte tenu de la réduction de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) accordée aux agriculteurs ; celui des autres produits pétroliers augmente de 13,5 %. Les achats d’engrais bais sent en volume du fait d’une moindre utilisation d’engrais composés, mais ils croissent nettement en prix avec la hausse du prix du gaz naturel qui entre dans la fabrication des engrais azotés. Laconsommation de capital fixe, qui représente l’amortissement éco nomique du capital de la branche (Définitions) continue à progresser en 2005 : + 3,0 % en valeur par rapport à 2004 du fait de la hausse du prix des actifs évalués à leur coût de remplace ment (plantations et matériel). Cette progression, jointe à celle des consommations intermédiaires, entraîne un recul important de lavaleur ajoutée nettede la branche agricole (– 11,5 %).
De la valeur ajoutée au revenu d'entreprise agricole En milliards d'euros Évolution Valeur 2005 2005/2004 (%) Valeur ajoutée nette(a) 19,7 11,5 Subventions d'exploitation(b) 1,813,3 Autres impôts sur la production(c) 1,4 0,7  Impôts fonciers1,0 0,0  Autres0,5 2,0 Résultat agricole net(d) = (a) + (b)  (c)20,1 10,4 Rémunération des salariés(e) 6,32,4 Intérêts (f)1,9 2,5 Charges locatives nettes(g) 1,9 0,4 Revenu net d'entreprise agricole(h) = (d)  (e)  (f)  (g)10,0 20,0 Source : compte prévisionnel de l'agriculture arrêté en novembre 2005,Insee
Évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricoles entre 2004 et 2005 En % Résultat agricole net 10,4 Résultat agricole net par actif 8,9 Résultat agricole net par actif en termes réels 10,1 Revenu net d'entreprise agricole 20,0 Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié 17,9 Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels 19,0 Évolution du prix du produit intérieur brut1,4 Évolution du nombre d'UTA(1) total 1,7 Évolution du nombre d'UTA des actifs non salariés 2,6 1. Unités de travail annuel (équivalents temps plein de l'agriculture). Source : compte prévisionnel de l'agriculture arrêté en novembre 2005,Insee
Le résultat agricole net se réduirait fortement
Lessubventions d’exploitationver sées à la branche agriculture s’élèvent à 1,82 milliard d’euros en 2005 contre 1,61 en 2004, soit une hausse de 13,3 % (tableau 2). En effet, les indemnités au titre des calamités agricoles augmentent du fait de versements d’aides liées à la sécheresse. L’aide au gel des terres s’accroît avec le rétablissement du taux de gel de 5 % à 10 % en 2005. L’indem nité compensatoire de handicap naturel est en hausse, ainsi que les aides agrienvironnementales. Après prise en compte des subventions d’exploitation et des impôts, lerésultat agricole netse réduirait de 10,4 % en 2005. La baisse du volume de l’emploi agricole total étant estimée à 1,7 % (tableau 3), le résultat agricole net par actifdiminuerait un peu moins fortement (– 8,9 %). Le prix du PIB augmentant de 1,4 %, lerésultat agricole net par actif en termes réels (graphique 2) perdrait dix points par rapport à 2004 ( – 10,1 %). Lessalairesversés par les unités agri coles s’accroissent de 2,4 % sous l’effet d’une progression du salaire horaire.
L’accord de Luxembourg du 26 juin 2003 réforme la PAC
En France, la mise en œuvre de la ré forme de la Politique agricole commune (PAC) s’échelonne de 2004 à 2006. En 2004, denouvelles subventions sur les produits ont été créées, notam ment l’aide directe laitière. En 2005, la modulation et la condition nalité entrent en vigueur. Lamodula tionconsiste à effectuer un prélève ment obligatoire sur les aides directes en vue de financer le développement rural. En 2005, une retenue de 3 % est ainsi appliquée aux aides aux grandes cultures, au bétail et au lait, audes sus d’un seuil de 5 000par exploita tion. Laconditionnalitéconsiste à lier le versement des aides directes au respect de normes agrienvironne mentales. Les pénalités pour nonres pect des normes sont toutefois négligeables dans le compte prévi sionnel. En 2006, les aides ne seront plus que partiellement liées aux quantités produi tes : ledécouplagedes aides directes et le versement dupaiement uniqueà l’exploitation seront mis en place.
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les aides pour calamités agricoles et les Résultat agricole net par actif en termes réels (100 en 2000) contrats d’agriculture durable. Indice 100 en 2000 Laconsommation de capital fixemesure la 120 dépréciation annuelle liée à l’usure et à l’ob solescence du capital, lequel est évalué à 110 Résultat agricole net par actif en termes réelsson coût de remplacement. Elle est évaluée pour l’ensemble des biens de capital fixe de 100 la branche agricole (plantations, matériels et bâtiments) à l’exception des animaux. 90Plusieurs indicateurs principaux sont défi Moyenne mobile sur cinq ans nis à partir des soldes comptables : 80– lerésultat agricole netcorrespond à la « valeur ajoutée nette au coût des fac teurs » (valeur ajoutée nette + subventions 70 d’exploitation  autres impôts sur la produc tion dont impôts fonciers). Son évolution 60 peut être rapportée à celle du nombre d’uni 1980 1985 1990 1995 2000 2005 tés de travail annuel total (en équivalent Source : compte prévisionnel de l'agriculture arrêté en novembre 2005, Insee temps plein) : on obtient ainsi l’évolution du résultat agricole net par actif. Il est aussi membre, la France est donc amenée à éta Les cotisations sociales des salariés à laprésenté en termes réels ; blir un compte prévisionnel. Afin qu’il soit – lerevenu net d’entreprise agricoleest charge de l’employeur augmentent de analysé avec les professionnels préalable égal à : résultat agricole net  salaires  coti 2,2 %. Les charges locatives nettes ment à sa publication dans un cadre euro sations sociales sur les salaires  intérêts diminuent très légèrement. péen, le compte français est présenté à la versés  charges locatives nettes. Son évo Le montant desintérêtsnets versés parCommission (française) des comptes de lution peut être rapportée à celle du nombre l’agriculture de la Nation de décembre. Son la branche agricole augmente de 2,5 %d’unités de travail annuel des nonsalariés établissement est rendu possible par un (en équivalent temps plein) : on obtient l’é après une légère baisse en 2004. L’en suivi statistique agricole développé de volution durevenu net d’entreprise agri cours des prêts s’accroît sensiblement longue date, ainsi que par l’existence de cole par actif non salarié. Il est aussi avec la progression des prêts non boni nombreux organismes intervenant dans la présenté en termes réels. fiés d’investissement pour le matériel etmise en œuvre de la politique agricole. Les évolutions mesurées entermes réels les terrains. Mais le taux moyen d’intérêt correspondent aux évolutions à prix cou apparent baisse encore pour se situer à Pour en savoir plus rants divisées par un indice reflétant l’évolu 4,6 % en 2005 après 4,8 % en 2004 ; il tion générale des prix dans chaque pays. Vu était de 7 % en 1995. les grandeurs considérées, on n’utilise pas « Les comptes de l’agriculture en 2004», Au total, lerevenu net d’entreprisel’indice des prix à la consommation, mais l’indice de prix du produit intérieur brutComptes nationaux, août 2005, Insee. agricolechuterait en 2005 (– 20,0 %). La (PIB), qui recouvre l’ensemble du champ de« L’agriculture en 2004 en France et dans baisse du volume de l’emploi non salarié l’économie. Techniquement, il permet del’Europe élargie »,Insee Premièren° 1026, étant estimée à 2,6 %, lerevenu d’entre passer des variations du PIB en valeur (enjuin 2005. prise agricole par actif non salariése euros courants) aux variations en volumeLes rapports de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN) sont réduirait en 2005 de 17,9 %, soit unemesurant la croissance économique. Leprix de base, auquel est valorisée la proconsultables sur le site internet de l’Insee : perte de 19 points en termes réels. duction, est égal au prix de marché auquelh t t p : / / w w w . i n s e e . f r / f r / i n d i c a t e u r / vend le producteur plus les subventions surcnat_annu/ base_2000/comptes_specialises/ Définitions les produits qu’il perçoit, moins les impôtsagriculture.htm spécifiques sur les produits qu’il reverse.et sur celui du ministère de l’Agriculture, de Le compte spécifique de la branche agriculLes aides à l’agriculture sont scindées enl’Alimentation, de la Pêche et des Affaires ru ture est établi selon la méthodologie et lessubventions sur les produitset ensubrales : http://www.agreste.agriculture.gouv.fr concepts duSystème européen des compventions d’exploitation: Lesrapports sur les comptes prévisionnels tes (SEC) en base 2000.– les premières comprennent notammentsont repris et publiés dans la série Agreste À la demande de la Commission euroles aides compensatrices aux grandes cul(SceesInsee),Les Cahiers, n° 6 de dé péenne, Eurostat publie au mois de détures, la prime à la vache allaitante et lacembre 2005. Une synthèse sur les comp cembre de chaque année un compteprime spéciale aux bovins mâles ;tes par catégories d’exploitations est agricole prévisionnel pour l’ensemble de– les subventions d’exploitation comprenpubliée dans la sérieAgrestePrimeurs, l’Union européenne. Comme chaque Étatnent notamment les aides au gel des terres,Scees, n° 172.
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