Les comptes prévisionnels de lagriculture pour 2008

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Chute des prix des céréales, baisse du revenu agricole L’année agricole 2008 est marquée par l’abondance des récoltes de céréales et la chute de leurs prix. À l’inverse, les prix des volailles et des porcs, qui répercutent la hausse du coût de l’alimentation animale, se redressent. Malgré une baisse au second semestre, le prix du lait augmente en moyenne annuelle. Au total, la valeur de la production agricole s’accroît de 3,9 % par rapport à 2007. Par ailleurs, les charges des agriculteurs sont également alourdies par la flambée des prix des engrais et du fioul. Globalement, le revenu de la branche agricole diminue nettement. L’emploi agricole continue à décroître. Ainsi, d'après les estimations du compte prévisionnel de l’agriculture, le résultat agricole net par actif baisserait de 9 % en termes réels en 2008 et le revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié de 15 %. Chute des prix des grandes cultures Hausse du prix du lait et des produits de l’élevage hors sol Le coût des intrants augmente fortement Le revenu de la branche agriculture diminuerait
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 1215 - DÉCEMBRE 2008
PRIX : 2,30€
Les comptes prévisionnels
de l’agriculture pour 2008
Chute des prix des céréales,
baisse du revenu agricole
Claire Lesdos-Cauhapé, division Agriculture, Insee
’année agricole 2008 est marquée En 2008, la valeur de la production agricole,
hors subventions sur les produits, s’accroît depar l’abondance des récoltes de
3,9 % par rapport à 2007, soit une hausse deLcéréales et la chute de leurs prix. À
2,5 milliards d’euros. La valeur de la produc-
l’inverse, les prix des volailles et des porcs,
tion animale augmente de 2,7 milliards, mais
qui répercutent la hausse du coût de l’ali- celle de la production végétale décroît de
mentation animale, se redressent. Malgré 0,3 milliard (graphique 1 et tableau 1).
une baisse au second semestre, le prix du En 2008, les récoltes de céréales s’accrois-
lait augmente en moyenne annuelle. Au sent fortement sous l’effet conjugué d’une
total, la valeur de la production agricole hausse des surfaces et des rendements. Les
prix chutent en 2008 après avoir flambé ens’accroît de 3,9 % par rapport à 2007. Par
2007 et 2006. En effet, pour la campagneailleurs, les charges des agriculteurs sont
2008-2009, le bilan mondial des céréales est
également alourdies par la flambée des prix
excédentaire et les stocks devraient se recons-
des engrais et du fioul. Globalement, le tituer, hormis pour le maïs. Les cours mondiaux
revenu de la branche agricole diminue sont en baisse sous l’impact de l’abondance
nettement. des récoltes et les marchés financiers ont
entraîné les matières premières agricoles dansL’emploi agricole continue à décroître.
leur spirale baissière. En France, la baisse duAinsi, d'après les estimations du compte
prix du blé tendre est estimée à 20 %. Les
prévisionnel de l’agriculture, le résultat
disponibilités ukrainiennes en blé fourrager
agricole net par actif baisserait de 9 % en sont très abondantes et pèsent sur les prix. Le
termes réels en 2008 et le revenu net d’entre- prix de l’orge ne baisse que de 7 % en raison
prise agricole par actif non salarié de 15 %. de la très bonne qualité des orges de brasserie.
Variation de la valeur de la production agricole au prix producteur hors subventions
entre 2007 et 2008
en millions d'euros Autres produits animaux (13,1 %) : lait et produits laitiers, autres
2 500 produits de l'élevage.
Ensemble
Produits avicoles (6,4 %) : volailles, œufs.
Vins (15,1 %) : vins d'appellation d'origine, autres vins.2 000 Autres produits
Bétail (16,6 %) : gros bovins, veaux, ovins, caprins, équidés, porcins.animaux
Autres produits végétaux (11,0 %) : plantes fourragères (maïs
1 500 fourrage, autres fourrages), plantes et fleurs.
Services (5,3 %) : activités principales de travaux agricoles, activités
secondaires de services.1 000
Fruits (4,4 %) : fruits frais.
Produits Légumes (5,0 %) : légumes frais, pommes de terre.
avicoles Bétail500 Plantes industrielles (5,4 %) : oléagineux, protéagineux, tabac, bette-
Plantes raves, autres plantes industrielles.Services
Fruits industrielles Céréales (17,6 %) : blé dur, blé tendre, maïs, orge, autres céréales.0
AutresVins Légumes Les chiffres entre parenthèses indiquent pour chaque groupe de produits
produits
sa part en valeur dans l'ensemble de la production agricole de 2007.végétaux
– 500
Source : Insee, comptes prévisionnels de l'agriculture arrêtés en
Céréales novembre 2008.
– 1 000
INSEE
PREMIERE De la production à la valeur ajoutée et leur prix continue à progresser régu-
lièrement. Les volumes des autres vins
Valeur 2008 Évolution 2008/2007 (en %)
continuent à diminuer, en raison des(en milliards
Volume Prix Valeur
d'euros) arrachages et de la baisse des rende-
ments due aux mauvaises conditionsProduction hors subventions (a) 66,7 3,0 0,8 3,9
dont produits végétaux 37,8 4,4 – 5,0 – 0,8 climatiques. La faiblesse des récoltes et
Céréales 10,3 17,9 – 21,6 – 7,6 la baisse des stocks permettent une
Oléagineux, protéagineux 1,9 5,6 – 15,6 – 10,8
augmentation sensible des prix.
Betteraves industrielles 0,7 – 10,0 – 4,0 – 13,6
1
Autres plantes industrielles 0,4 2,9 5,8 8,9
Fruits, légumes, pommes de terre 7,2 – 4,2 5,5 1,0
Vins 10,0 – 1,8 6,9 5,0 Hausse du prix du lait et des
Fourrages, plantes, fleurs 7,3 1,8 2,6 4,4 produits de l’élevage hors sol
dont produits animaux 25,5 1,1 10,5 11,6
Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) 10,9 – 0,2 4,4 4,2
Le volume de production est quasi stableVolailles, œufs 4,5 – 0,7 12,6 11,8
pour l’ensemble du bétail.Lait et autres produits de l'élevage 10,0 3,5 17,0 21,0
2
dont services 3,5 0,0 4,0 4,0 Le prix des gros bovins se redresse
(+ 3 %) en raison d’une offre peu abon-Subventions sur les produits (b) 2,6 5,0 – 2,5 2,4
3 dante. Le volume de production décroîtProduction au prix de base (c) = (a) + (b) 69,3 3,1 0,7 3,8
très légèrement. Les abattages sont en
Consommations intermédiaires (hors TVA déductible) (d) 41,9 2,6 8,7 11,6
baisse et les exportations continuent àdont achats 32,7 3,4 10,7 14,5
4 fléchir, freinées par les mesures sanitai-dont SIFIM 0,7 0,7 – 4,1 – 3,4
Valeur ajoutée brute (e) = (c) – (d) 27,4 3,7 – 9,5 – 6,2 res liées à la fièvre catarrhale ; les effec-
3
Consommation de capital fixe (f) 10,3 0,6 3,6 4,2 tifs s’accroissent. Le prix des veaux
5
Valeur ajoutée nette (g) = (e) – (f) 17,1 5,3 – 15,9 – 11,5
décroît de 5 %, après deux années de
1. Autres plantes industrielles : tabac, lin, textile, houblon, canne à sucre, etc. hausse, tandis que le volume de produc-
2. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel agricole, services entre tion augmente.
agriculteurs, agri-tourisme ...
Pour les porcins, les prix se redressent3. Voir définitions.
4. Services d'intermédiation financière indirectement mesurés. de 12 %, après avoir chuté en 2007. Ce
5. Nette de la consommation de capital fixe. renchérissement prend en compte la
Source : Insee, comptes prévisionnels de l'agriculture arrêtés en novembre 2008.
hausse du coût de l’alimentation
animale. Le volume de production reste
Pour le maïs, le bilan mondial est défici- pour s’aligner progressivement sur le stable. Pour les ovins, les prix restent
taire, mais le bilan européen est excé- prix mondial. La production des autres fermes et le volume décline pour
dentaire. De plus, il est concurrencé betteraves, essentiellement à usages répondre à la baisse structurelle de la
dans l’alimentation animale par le blé énergétiques, se réduit aussi. consommation.
fourrager. Son prix baisse fortement Les récoltes de fruits diminuent, en Le volume de production de l’ensemble
(– 38 %). raison des conditions climatiques pour la des volailles est légèrement inférieur à
La récolte d’oléagineux augmente de cerise et l’abricot, ou pour des raisons son niveau de 2007, mais nettement
7 %. Elle est en légère hausse pour le structurelles liées au recul des surfaces inférieur à celui de 2005, d’avant la crise
colza malgré le repli des superficies, pour la fraise, la pêche, la pomme et la de l’influenza aviaire. Seuls les abatta-
car les rendements s’améliorent nette- poire. Malgré la hausse des prix, la ges de poulets sont en légère hausse,
ment. Pour le tournesol, c’est la campagne a été défavorable pour les tandis que ceux de dindes continuent à
hausse des surfaces qui entraîne une fruits d’été. En revanche, pour les poires diminuer. Les prix à la production, qui
forte croissance de la production. Le et les prunes, les prix sont restés très répercutent la hausse du prix des
prix du colza est en recul (– 10 %) ; soutenus. Les récoltes de légumes sont aliments pour volailles, augmentent
celui du tournesol diminue beaucoup globalement stables. Les prix ont légère- fortement pour toutes les espèces. Pour
plus fortement (– 30 %) du fait de la ment diminué. La campagne a été défa- les œufs, dont la production se stabilise,
nette progression des récoltes en vorable pour les tomates, les courgettes, la modération de l’offre entraîne une
Europe et dans les pays de la mer les endives, mais elle a été favorable fermeté des prix qui sont supérieurs de
Noire. La récolte de protéagineux pour les carottes et les concombres. 6 % à ceux de 2007.
continue à décroître en raison du repli Les quantités de pommes de terre de La collecte de lait augmente en 2008,
des surfaces. C’est le pois qui est en conservation diminuent sous l’effet d’une les éleveurs ayant réagi à l’envolée du
recul tandis que la féverole est en baisse des rendements, tout en restant prix du lait au deuxième semestre 2007
progression. Le prix des protéagineux supérieures à la moyenne quinquennale, par un maintien en production des
diminue sous l’effet des prix ukrainiens et les prix se redressent très nettement ; vaches et une alimentation plus riche. Le
très attractifs. la demande est soutenue sur le marché prix du lait s’accroît en moyenne
En raison de la réforme du marché du intérieur comme à l’exportation. annuelle : la croissance a été forte au
sucre de 2006 (Organisation commune La production de vin diminue pour la premier semestre, puis la tendance s’est
des marchés), la production de bettera- quatrième année consécutive. Seul le inversée en raison de la forte baisse du
ves sucrières diminue et son prix baisse volume des vins de champagne s’accroît prix des produits laitiers industriels.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREmaintien de la vache allaitante due à paiement unique constitue l’essentielLe coût des intrants
l’accroissement des troupeaux. des aides directes perçues par les agri-augmente fortement
La valeur de la production au prix de culteurs ; il est assis sur des références
La valeur des consommations inter- base, y compris les subventions sur les historiques, fonction des subventions
médiaires de la branche agriculture produits, augmente (+ 3,8 % par rapport antérieurement perçues.
augmente fortement en 2008 à 2007) au même rythme que la produc- Après prise en compte des
(+ 11,6 %), du fait d’une hausse des tion hors subventions. Elle est en baisse d’exploitation et des impôts, le résultat
volumes, mais surtout d’une forte pour les productions végétales agricole net baisserait de 8,9 % en 2008.
progression des prix des intrants. L’aug- (– 0,6 %), mais en forte hausse pour les La baisse du volume de l’emploi agricole
mentation est encore plus importante productions animales (+ 11,1 %) en total étant estimée à 1,9 % (tableau 3),le
qu’en 2007 (+ 7,2 %). raison de la hausse des prix des porcs, résultat agricole net par actif diminue-
Les achats d’aliments pour animaux des volailles et du lait. rait un peu moins (– 7,1 %). Le prix du
(hors produits agricoles intra-consom- Comme la valeur de la production au prix PIB augmentant de 2,3 %, le résultat
més) constituent le poste principal des de base augmenterait moins fortement agricole net par actif en termes réels
dépenses de l’agriculture. Ils progres- que la valeur des consommations inter- (graphique 2) perdrait 9,2 % en 2008,
sent de 17,3 % du fait de la très forte médiaires et que la consommation de après une croissance de 10,7 % en
hausse des prix (+ 15 %) liée à la capital fixe, la valeur ajoutée nette de 2007.
flambée des cours des céréales de la la branche agricole baisserait forte- Les salaires versés par les unités agri-
campagne précédente. La hausse des ment (– 11,5 %), tout en restant supé- coles s’accroissent de 0,6 % sous l’effet
quantités achetées provient des rieure à son niveau de 2006. d’une progression du salaire horaire, le
aliments pour bovins, notamment pour Les subventions d’exploitation volume d’heures travaillées diminuant
vaches laitières, car les éleveurs ont été versées à la branche agriculture sont légèrement. Les cotisations sociales des
incités par la hausse du prix du lait à comparables à celles de 2006 et 2007. salariés à la charge de l’employeur
retarder les mises à la réforme de leurs Elles s’élèvent à 7,3 milliards d’euros augmentent de 0,6 %. Les fermages
vaches et à renforcer leur alimentation (tableau 2). Le paiement unique à l’ex- s’accroissent de 5,4 %.
en concentrés. ploitation reste stable en 2008 comme Le montant des intérêts dus par la
Les achats d’engrais progressent forte- en 2007. Depuis la réforme de 2006, le branche agricole augmente de 4,9 %.
ment en volume en raison de l’augmen-
tation des surfaces et de la recherche de De la valeur ajoutée au revenu d'entreprise agricole
meilleurs rendements ; les prix s’envo-
lent (+ 26 %) en raison de la hausse du Valeur 2008 Évolution 2008/2007
prix du gaz naturel entrant dans la fabri- (en milliards d'euros) (en %)
cation des engrais azotés. Les dépen- Valeur ajoutée nette (a) 17,1 – 11,5
ses en produits de protection des Subventions d'exploitation (b) 7,3 0,3
dont bonifications d'intérêts 0,2 – 26,3cultures sont en hausse (+ 10,2 %) : les
Autres impôts sur la production (c) 1,4 3,6achats de fongicides augmentent en
- Impôts fonciers 0,9 4,6
volume en raison de la progression des
- Autres 0,5 2,0
surfaces, mais l’emploi d’insecticides Résultat agricole net (d) = (a) + (b) – (c) 23,0 – 8,9
baisse fortement. La facture énergétique
Rémunération des salariés (e) 6,6 0,6
1fait un bond en 2008 (+ 19,5 %) ; le prix Intérêts hors SIFIM (f) 1,4 3,9
2du fioul domestique, première source (pour mémoire : intérêts dus ) 1,9 4,9
Charges locatives nettes (g) 2,1 5,4d’énergie consommée par l’agriculture,
Revenu net d'entreprise agricole (h) = (d) – (e) – (f) – (g) 12,9 – 15,9a augmenté de plus de 50 % au premier
semestre 2008.
1. Services d'intermédiation financière indirectement mesurés.
La hausse de la valeur des intrants pèse 2. Intérêts effectivement payés par la branche agriculture.
principalement sur les charges des Source : Insee, comptes prévisionnels de l'agriculture arrêtés en novembre 2008.
éleveurs.
Évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricole entre 2007 et 2008
en %
Le revenu de la branche
Résultat agricole net – 8,9
agriculture diminuerait Résultat agricole net par actif – 7,1
Résultat agricole net par actif en termes réels – 9,2
Revenu net d'entreprise agricole – 15,9
Les subventions sur les produits'entreprise agricole par actif non salarié – 13,5
s’élèvent à 2,6 milliards d’euros. Elles Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels – 15,4
augmentent de 2,4 % en raison de la
Évolution du prix du produit intérieur brut 2,3
1hausse des aides aux grandes cultures Évolution du nombre d'UTA total – 1,9
qui restent couplées à 25 % avec des'UTA des actifs non salariés – 2,8
récoltes plus abondantes que l’an passé
1. Unités de travail annuel (équivalent temps plein de l'agriculture).
et aussi de la progression de la prime au Source : Insee, comptes prévisionnels de l'agriculture arrêtés en novembre 2008.
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INSEE
PREMIERE Évolution du résultat agricole net par actif en termes réels aides pour calamités agricoles et les
contrats d’agriculture durable.
indice 100 en 2000 La consommation de capital fixe mesure
120 la dépréciation annuelle liée à l’usure et à
l’obsolescence du capital, lequel est évalué
à son coût de remplacement.
110
Le résultat agricole net correspond à la
Moyenne mobile sur cinq ans « valeur ajoutée nette au coût des
facteurs » (valeur ajoutée nette + subven-100
tions d’exploitation – autres impôts sur la
production dont impôts fonciers). Il s’agit
90 du revenu de la branche agriculture
(exploitants et salariés). Son évolution
peut être rapportée à celle du nombre80
d’unités de travail annuel total (en équi-
valent temps plein) : on obtient ainsi
70 l’évolution du résultat agricole net par
Résultat agricole net par actif en termes réels actif. Elle est aussi présentée en termes
réels.
60
Le revenu net d’entreprise agricole est
égal à : résultat agricole net – salaires –
50 cotisations sociales sur les salaires – inté-
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2008 rêts versés – charges locatives nettes.
Source : Insee, comptes prévisionnels de l'agriculture arrêtés en novembre 2008. Son évolution peut être rapportée à celle
À la demande de la Commission euro- du nombre d’unités de travail annuel desL’encours des prêts augmente globale-
péenne, Eurostat publie au mois de non-salariés (en équivalent temps plein) :ment de 2,6 %, en raison de la crois-
décembre de chaque année un compte on obtient l’évolution du revenu net d’en-
sance de l’encours des prêts non
agricole prévisionnel pour l’ensemble de treprise agricole par actif non salarié
bonifiés (+ 7,4 %). Ainsi, bien que le taux l’Union européenne. Le compte français qui reflète l’évolution du revenu par exploi-
d’intérêt des prêts non bonifiés continue est présenté à la Commission des comptes tant. Elle est aussi présentée en termes
de l’agriculture de la Nation de décembre. réels.à baisser en 2008, le taux d’intérêt appa-
rent global remonte très légèrement
pour se situer à 4,58 % en 2008 après
Définitions Bibliographie
4,55 % en 2007 ; il était de 7,4 % en
1990.
Au total, le revenu net d’entreprise Les évolutions mesurées en termes réels « Les comptes de l’agriculture en 2007 »,
correspondent aux évolutions à prix Comptes nationaux, juillet 2008, Insee.agricole décroîtrait en 2008 (– 15,9 %).
courants divisées par un indice de prix. Vu « L’agriculture en 2007 en France et enLa baisse du volume de l’emploi non
les grandeurs considérées, on n’utilise pas Europe », Insee Première n° 1199, juillet
salarié étant estimée à 2,8 %, le revenu
l’indice des prix à la consommation, mais 2008.
net d’entreprise agricole par actif non de prix du produit intérieur brut Les rapports de la Commission des comp-
salarié baisserait en 2008 de 13,5 %. (PIB). tes de l’agriculture de la Nation (CCAN)
Le prix de base, auquel est valorisée la sont consultables sur le site internet deCela correspondrait à une diminution de
production, est égal au prix de marché l’Insee : http://www.insee.fr/fr/indica-15 % en termes réels après deux
auquel vend le producteur plus les subven- teur/cnat_annu/base_2000/comp-
années de croissance supérieure à 17 %
tions sur les produits qu’il perçoit, moins les tes_specialises/agriculture.htm
qui succédaient à une baisse continue impôts spécifiques sur les produits qu’il et sur celui du ministère de l’Agriculture, de
du revenu depuis 1999 (graphique 2). reverse. l’alimentation, de la pêche et des affaires
Les subventions à l’agriculture sont scin- rurales : http://www.agreste.agricul-
dées en sur les produits et ture.gouv.fr
Source en d’exploitation : Les rapports sur les comptes prévisionnels
–les subventions sur les produits sont repris et publiés dans la série Agreste
comprennent notamment la part des aides (Scees-Insee), Les Dossiers,n°4de
Le compte spécifique de la branche agricul- qui restecoupléeàlaproduction; décembre 2008. Une synthèse sur les
ture est établi selon la méthodologie et les –les subventions d’exploitation comptes par catégories d’exploitations est
concepts du Système européen des comp- comprennent notamment les paiements publiée dans la série Agreste-Primeurs,
tes (SEC) en base 2000. uniques issus de la réforme de la Pac, les Scees, n° 218.
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