Les comptes prévisionnels de lagriculture pour 2012

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Les récoltes de céréales augmentent et leurs prix aussi L’année agricole 2012 est marquée par l’abondance de la récolte de céréales et le fort accroissement de leur prix. Les volumes des autres productions végétales et des productions animales se réduisent ; leurs prix se redressent, à l’exception du prix du lait. Au total, la valeur de la production agricole, y compris subventions, augmente de 5 % par rapport à 2011. Parallèlement, les charges des agriculteurs augmentent à nouveau, en raison de l’envolée des prix du gazole et de l’alimentation animale. Comme en 2011, le résultat de la branche agricole progresserait globalement. L’emploi agricole continue par ailleurs à décroître. D’après les estimations du compte prévisionnel de l’agriculture, le résultat agricole net (ou valeur ajoutée nette au coût des facteurs) par actif progresserait de 4 % en termes réels en 2012 et atteindrait un niveau supérieur aux pics précédents. Cette évolution résulte de grandes disparités individuelles. Le prix des céréales augmente fortement Le prix du lait diminue, celui des animaux augmente La valeur de la production agricole augmente de 5 % La remontée du coût des intrants se poursuit Le résultat de la branche agriculture augmenterait en 2012
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 1424 - DÉCEMBRE 2012
Les comptes prévisionnels
de l’agriculture pour 2012
Les récoltes de céréales augmentent
et leurs prix aussi
Claire Lesdos-Cauhapé, division Industrie et agriculture, Insee
’année agricole 2012 est marquée production et les stocks attendus en fin de
campagne sont en net recul. En France, le prixpar l’abondance de la récolte de
du blé tendre s’accroît ainsi de 20 %. Le prix duLcéréales et le fort accroissement de
maïs se redresse aussi de 20 %, après une
leur prix. Les volumes des autres produc-
baisse sensible en 2011. Le prix de l’orge
tions végétales et des productions augmente de 15 %, malgré l’abondance de la
animales se réduisent ; leurs prix se récolte : cette hausse est tirée par la demande
redressent, à l’exception du prix du lait. mondiale en alimentation animale, alors que les
productions russe et ukrainienne sont en repli.Au total, la valeur de la production agri-
Au contraire, les cours du blé dur diminuent encole, y compris subventions, augmente
lien avec la hausse de la production française.
de 5 % par rapport à 2011.
La récolte d’oléagineux se replie de 3 % par
Parallèlement, les charges des agricul- rapport à 2011, tout en restant supérieure de
teurs augmentent à nouveau, en raison de 6 % à la moyenne quinquennale : la récolte de
l’envolée des prix du gazole et de l’ali- colza continue à progresser en raison de la
hausse des surfaces tandis que celle de tour-mentation animale. Comme en 2011, le
nesol chute. Les cours des oléagineuxrésultat de la branche agricole progresse-
s’accroissent en 2012 dans un contexte
rait globalement. L’emploi agricole
mondial tendu. Notamment, les cultures de
continue par ailleurs à décroître. soja diminuent aux États-Unis du fait de la
D’après les estimations du compte prévi- sécheresse alors que la demande mondiale, en
sionnel de l’agriculture, le résultat agri- particulier chinoise, reste importante. Les
cours français suivent la tendance des courscole net (ou valeur ajoutée nette au coût
mondiaux du soja, mais ils dépendent aussides facteurs) par actif progresserait de
des bilans européens. Le prix du colza
4 % en termes réels en 2012 et atteindrait
augmente de 10 % malgré le bon niveau de la
un niveau supérieur aux pics précédents. production française et celui du tournesol se
Cette évolution résulte de grandes dispa- redresse de 18 % en lien avec la chute de la
rités individuelles. production. La récolte de protéagineux
diminue à nouveau en 2012 malgré l’améliora-
tion des rendements, car les surfaces conti-
En 2012, le volume des récoltes de céréales nuent à décliner, après le rebond en 2010 lié à
dépasse nettement celui de 2011, sauf pour le l’aide européenne en leur faveur. Le prix des
maïs. Pour les céréales à paille (blé, orge, protéagineux augmente de 20 % dans le
avoine…), les rendements s’améliorent, favori- sillage de ceux du blé et des tourteaux de soja
sés par le climat humide du printemps. De plus, auxquels ils peuvent se substituer pour l’ali-
la surface cultivée en orge s’accroît fortement, mentation animale.
en raison d’un report des cultures d’hiver vers La production de betteraves recule en 2012,
l’orge de printemps ; la récolte d’orge atteint après avoir atteint un niveau record en 2011 :
ainsi un niveau record. En revanche, pour le les rendements se replient fortement, pénali-
maïs, les rendements pâtissent de la séche- sés par le climat défavorable du printemps et
resse du mois d’août et la récolte se réduit. Le les pluies abondantes d’octobre. Le prix des
prix de l’ensemble des céréales s’envole en betteraves s’infléchit en lien avec la baisse des
2012, après s’être stabilisé en 2011 au niveau cours mondiaux du sucre.
élevé de 2010. En effet, au niveau mondial, la Les récoltes de fruits sont en baisse ; elles
demande reste soutenue alors que la chutent surtout pour les cerises, mais aussi
INSEE
PREMIEREpour les pêches, les poires et les se redressent nettement, après un recul Les récoltes de légumes diminuent
pommes, à cause des gelées printaniè- en 2011, sous l’effet de la réduction de légèrement dans l’ensemble et les prix
res, tandis qu’elles s’accroissent pour l’offre. De plus, les prix des pommes montent. La situation se redresse pour
les fraises et surtout les abricots. Les sont dynamisés par une forte demande, les légumes d’été, après une campagne
prix des fruits, hormis ceux des abricots, notamment à l’exportation. 2011 marquée par la crise liée à la
bactérie E. coli, notamment pour le
Variations (2012/2011) de la production de la branche agricole en valeur concombre et la tomate. Des prix élevés
hors subventions compensent un niveau de production
en millions d’euros limité par les difficultés climatiques et le
4 000
Ensemble
repli des surfaces cultivées. Seule la
Céréales
campagne de la courgette est difficile,3 000
avec une baisse de la production due à
la réduction des surfaces en plein air et2 000
un recul des prix en lien avec la très
faible demande estivale. Les quantités1 000 Légumes Produits AutresBétail Plantesavicoles produits de pommes de terre de conservationindustrielles Fruits végétaux Services
chutent en 2012 par rapport à 2011,0
année de très forte production. Ceci
Autres
produits s’explique par la nette diminution des– 1 000
animaux
rendements, pénalisés par le temps sec
Vins
en août et septembre et les fortes pluies– 2 000
d’octobre. Les cours s’envolent en 2012Céréales (16,5 %) : blé dur, blé tendre, maïs, orge, autres céréales.
Légumes (6,0 %) : légumes frais, pommes de terre. (+ 60 %) en raison de la baisse de l’offre
Bétail (15,3 %) : gros bovins, veaux, ovins, caprins, équidés, porcins.
en France et aussi en Europe face à la
Produits avicoles (6,5 %) : volailles, œufs.
hausse de la demande.Plantes industrielles (6,6 %) : oléagineux, protéagineux, tabac, betteraves, autres plantes industrielles.
Fruits (3,9 %) : fruits frais. La production de vin décroît fortement
Autres produits végétaux (10,8 %) : plantes fourragères (maïs fourrage, autres fourrages), plantes et fleurs.
en 2012, après une récolte abondante
Services (5,3 %) : activités principales de travaux agricoles, activités secondaires de services.
en 2011, et atteint un niveau historique-Autres produits animaux (13,8 %) : lait et produits laitiers, autres produits de l’élevage.
Vins (15,3 %) : vins d’appellation d’origine, autres vins. ment bas. Les conditions climatiques ont
Les chiffres entre parenthèses indiquent pour chaque groupe de produits sa part en valeur dans l’ensemble de la production agricole de 2011.
été en effet particulièrement défavora-
Lecture : la valeur de la production agricole au prix producteur hors subventions augmente de 3 615 millions d’euros entre 2011 et 2012.
bles. Les vins de table et de pays conti-Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2012.
nuent à s’apprécier ainsi que le
champagne ; la hausse des prix des De la production de la branche agricole à la valeur ajoutée¹
autres vins d’appellation s’accélère en
Valeur 2012 Évolution 2012/2011 (en %)
2012. La reprise des exportations initiée
(en milliards
Volume Prix Valeur en 2010 se poursuit, elles progressentd’euros)
surtout vers les pays tiers, notammentProduction hors subventions (a) 75,0 – 3,3 8,6 5,1
les États-Unis et l’Asie.Produits végétaux 45,1 – 4,0 11,2 6,8
Céréales 14,9 7,3 17,5 26,0
Oléagineux, protéagineux 3,6 – 3,9 12,4 8,1
Betteraves industrielles 0,9 – 4,0 – 3,0 – 6,9 Le prix du lait diminue,
2
Autres plantes industrielles 0,5 14,6 – 4,3 9,7
celui des animaux augmenteFruits, légumes, pommes de terre 7,9 – 7,5 21,0 12,0
Vins 9,5 – 17,2 5,6 – 12,6
Fourrages, plantes, fleurs 7,8 – 0,3 1,3 1,0 Le prix des gros bovins s’envole, tiré
Produits animaux 26,1 – 2,7 5,5 2,7 par le tassement de l’offre, française
Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) 11,5 – 5,4 11,5 5,4
comme européenne, et une demande
Volailles, œufs 5,1 – 1,2 10,6 9,2
dynamique des pays tiers, notammentLait et autres produits de l’élevage 9,5 – 0,3 – 3,1 – 3,4
3 de la Turquie. Le volume de la produc-Services 3,9 0,0 2,0 2,0
tion baisse sensiblement. Les abattagesSubventions sur les produits (b) 1,0 – 6,4 – 1,8 – 8,2
se réduisent en 2012, en particulier pour1
Production au prix de base (c) = (a) + (b) 76,1 – 3,3 8,5 4,9
les taurillons et les bœufs. Les exporta-
Consommations intermédiaires (d) 45,5 – 1,0 5,2 4,1
tions de bovins mâles vivants et de
hors aliments intraconsommés 38,6 – 1,3 5,4 4,1
viande bovine se replient également.Valeur ajoutée brute (e) = (c) – (d) 30,6 – 6,9 13,8 6,0
1 Le prix des veaux continue à augmenterConsommation de capital fixe (f) 10,9 0,2 2,3 2,5
4
Valeur ajoutée nette (g) = (e) – (f) 19,7 – 11,0 21,3 8,0 en raison d’une offre maîtrisée et bien
adaptée à la demande.1. Voir définitions.
2. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc. Pour les porcins, le prix continue à se
3. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d’utilisation de matériel agricole, services entre redresser fortement, soutenu par la
agriculteurs, agritourisme...
modestie de l’offre et une bonne4. Nette de la consommation de capital fixe.
Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2012. demande intérieure. Le volume de
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur www.insee.fr
INSEE
PREMIEREproduction diminue dans un contexte de abattages de dindes reprennent en La valeur de la production
plafonnement de l’offre européenne. Ce 2012. Les prix s’accroissent très modé- agricole augmente de 5 %
recul est dû aussi au ralentissement ou rément, après un fort redressement en
à la cessation d’activité d’éleveurs de 2011. La production d’œufs est en Au total, en 2012, la baisse des volumes
porcs en lien avec la directive de mise légère baisse, après un net repli en est plus que compensée par l’augmenta-
aux normes des bâtiments prévue pour 2011, et cette nouvelle réduction de tion des prix et la valeur de la produc-
erle 1 janvier 2013. Les abattages sont l’offre entraîne une envolée des prix tion agricole, hors subventions sur
en baisse. Les exportations de viande (+ 43 %). La production avait beaucoup les produits, s’accroît de 5,1 % par
porcine vers les pays tiers se replient ralenti en 2011 pendant les travaux de rapport à 2011. La hausse est de
par rapport au niveau élevé de 2011. mise aux normes européennes des 3,6 milliards d’euros : + 2,9 milliards
Pour les ovins, les prix restent soute- cages de poules pondeuses, puis elle d’euros pour la production végétale et
nus en raison de la faiblesse de l’offre, reprend au deuxième semestre 2012. + 0,7 milliard pour la animale
même si la demande reste peu dyna- La collecte de lait reste stable en 2012. (graphique 1 et tableau 1).
mique. Les abattages et les importa- Au premier semestre, elle a continué à Les subventions sur les produits
tions de viande ovine diminuent. Le augmenter, puis elle a diminué à partir (définitions) s’élèvent à 1,0 milliard
volume de production décroît de 7 % par de juillet sous l’effet conjugué de la d’euros après 1,1 milliard en 2011. La
rapport à 2011. baisse des prix et de la flambée du prix prime au maintien du troupeau de
Le volume de production des volailles des aliments utilisés pour accroître les vaches allaitantes, qui reste couplée à
se replie très légèrement. La production rendements. En moyenne annuelle, le 75 % à la production, est la subvention la
de poulets est en recul, après une prix du lait décroît de 3,5 % en 2012 en plus importante de cette catégorie.
tendance à la hausse sur cinq ans. En lien avec la baisse des prix des produits La production agricole au prix de base
revanche, après un déclin continu au laitiers industriels (poudres de lait, (définitions) présente des évolutions en
cours des années précédentes, les beurre…). volume et en prix proches de celles de la
production hors subventions : respective-
ment – 3,3 % et + 8,5 %. De la valeur ajoutée au résultat agricole
Valeur 2012 Évolution 2012/2011
(en milliards d’euros) (en %)
La remontée du coût
Valeur ajoutée nette (a) 19,7 8,0
Subventions d’exploitation (b) 8,3 – 5,4 des intrants se poursuit
Autres impôts sur la production (c) 1,5 3,1
Impôts fonciers 1,0 2,5
La valeur des consommations inter-
Autres 0,5 4,3
médiaires de la branche agricultureRésultat agricole net (d) = (a) + (b) – (c) 26,4 3,7
(définitions) augmente de 4,1 % en 2012
Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2012.
du fait de la hausse de leur prix global,
leur volume diminuant légèrement.
Évolution du résultat agricole entre 2011 et 2012 Les achats d’aliments pour animaux
en %
(hors produits agricoles intraconsommés)
Résultat agricole net 3,7
sont le poste principal des dépenses.
Résultat agricole net par actif 6,0
Leurs prix progressent fortement depuisRésultat agricole net par actif en termes réels 4,3
2010 du fait de l’envolée des prix des
Évolution du prix du produit intérieur brut + 1,7
céréales. Ils croissent encore de 6,0 %Évolution du nombre d’UTA* total – 2,2
en 2012 tandis que les volumes consom-
* Unités de travail annuel (équivalent-temps plein de l’agriculture).
més augmentent de 1,0 %.Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2012.
Comme en 2010 et 2011, la facture
énergétique continue à s’alourdir Évolution du résultat agricole net par actif en termes réels
indice 100 en 2000 (+ 13,6 %). L’obligation pour les véhicu-
130
les agricoles d’utiliser du gazole « non
120 routier », davantage taxé, à la place du
Moyenne mobile sur trois ans fioul domestique contribue à ce renché-
110
rissement. Le prix des engrais continue
100 d’augmenter en 2012 (+ 14,5 %) ; les
agriculteurs ont réduit leur consomma-90
tion d’autant, diminuant leur dépense de
Résultat agricole net par actif en termes réels
80 2,1 %. En revanche, le prix des produits
de protection des cultures est quasiment70
stable et le volume consommé s’accroît
60 de 5,0 %, notamment en raison d’un
recours accru aux herbicides sur les50
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 cultures de céréales.
Source : Insee, comptes prévisionnels de l’agriculture arrêtés en novembre 2012.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur www.insee.fr
INSEE
PREMIERELa valeur ajoutée nette est égale à la valeurSourcesLe résultat de la branche
ajoutée brute diminuée de la consommation de
agriculture augmenterait en 2012 capital fixe.
Le résultat agricole net correspond à laLe compte spécifique de la branche agricul-
« valeur ajoutée nette au coût des facteurs »Comme les consommations intermédiai- ture est établi selon la méthodologie et les
(valeur nette + subventions d’exploita-concepts du Système européen des comp-res progressent en valeur un peu plus
tion – autres impôts sur la production donttes (SEC) en base 2000.faiblement que la production au prix de
impôts fonciers). Son évolution peut êtreÀlademandedelaCommissioneuro-
base, la valeur ajoutée brute (défini- rapportée à celle du nombre total d’unités depéenne, Eurostat publie au mois de
tions) devrait augmenter légèrement travail annuel (ou équivalent-temps plein) : ondécembre de chaque année un compte
obtient ainsi l’évolution du résultat agricoleplus que la production, soit + 6,0 % agricole prévisionnel pour l’ensemble de
net par actif.l’Union européenne. Le compte françaisaprès + 3,6 % en 2011. La valeur
Les indicateurs de revenu sont des moyen-est présenté à la Commission des comptesajoutée nette de la branche agricole
nes qui résultent d’une grande diversité dede l’agriculture de la Nation de décembre.
croîtrait de manière plus accentuée situations individuelles. Ils sont présentés en
(+ 8,0 %), la consommation de capital termes réels : les évolutions à prix courantsDéfinitions
sont divisées par un indice qui reflète l’évolu-fixe étant en hausse de 2,5 % (défini-
tion générale des prix dans chacun des Étatstions). Elle dépasse le niveau de 2007,
membres. Vu les grandeurs considérées, onLa branche agricole est le regroupement demais reste inférieure à celui du début
n’utilise pas l’indice des prix à la consomma-toutes les unités d’activité économique qui
des années 2000. tion, mais l’indice de prix du produit intérieurexercent les activités suivantes : culture de
Les subventions d’exploitation (défi- brut (PIB), qui couvre l’ensemble du champvégétaux (y compris maraîchage et horticul-
de l’économie. Ainsi, l’évolution d’un prix ounitions) versées à la branche agricul- ture), élevage d’animaux, activités de travaux
d’un revenu calculée en termes réels estagricoles à façon, chasse et annexes.ture s’élèvent à 8,3 milliards d’euros
positive ou négative selon qu’elle est supé-Outre les exploitations agricoles, les unités(tableau 2), en retrait de 5,4 % par
rieure ou inférieure à l’évolution de l’indicecaractéristiques de la branche comprennent
rapport à 2011. Les mesures décidées du prix du PIB.les groupements de producteurs (coopérati-
lors du « Bilan de santé » de la poli- ves) produisant du vin et de l’huile d’olive et les
tique agricole commune (PAC) et unités spécialisées qui fournissent des machi- Bibliographie
nes, du matériel et du personnel pour l’exécu-mises en place en 2010 ont compensé la
tion de travaux agricoles à façon.baisse des subventions sur la plupart
La production au prix de base est égale à la ? Lesdos-Cauhapé C., « L’agriculture en
des produits par un « paiement unique » valorisée au prix auquel vend le 2011 en France et en Europe - La progres-
et institué de nouvelles aides agro- producteur, augmenté des subventions sur les sion des résultats se poursuit », Insee
environnementales. produits qu’il perçoit et diminué des impôts Première n° 1406, juillet 2012.
spécifiques sur les produits qu’il reverse. ? Les rapports de la Commission desAprès la prise en compte des subven-
La valeur ajoutée brute est égale à la produc- comptes de l’agriculture de la Nationtions d’exploitation et des impôts, le
tion valorisée au prix de base dont on retranche (CCAN) sont consultables sur le site inter-
résultat agricole net (définitions)
les consommations intermédiaires. net de l’Insee :
augmenterait de 3,7 % en 2012. Les subventions à l’agriculture comprennent http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?
Comme le volume de l’emploi agricole les sur les produits (aides asso- theme=16&sous_theme=5.6.1.1
ciées à certains types de production), qui ont et sur celui du ministère de l’Agriculture,baisserait tendanciellement de 2,2 %
pour la plupart disparu en 2010, et les subven- de l’agroalimentaire et de la forêt :(tableau 3), le résultat agricole net par
tions d’exploitation, telles que le paiement http://www.agreste.agriculture.gouv.fr
actif (définitions) devrait progresser de
unique, les aides agro-environnementales et ? Les rapports sur les comptes prévision-
6,0 %. Le prix du produit intérieur brut les aides pour calamités agricoles. nels sont repris et publiés dans la série
(PIB) augmentant de 1,7 %, le résultat La consommation de capital fixe mesure la Agreste (SSP-Insee), Les Dossiers n° 15
dépréciation annuelle liée à l’usure et à l’obsoles- de janvier 2013. Une synthèse sur lesagricole net par actif en termes réels
cence du capital, lequel est évalué à son coût de comptes par catégories d’exploitations est(définitions et graphique 2) croîtrait de
remplacement. Elle est évaluée pour l’ensemble publiée dans la série Agreste-Primeurs,
4,3 % en 2012. Après le creux de 2009,
des biens de capital fixe de la branche agricole SSP, n° 295. Le bilan conjoncturel 2012 est
c’est sa troisième année de crois- (plantations, matériels et bâtiments) à l’excep- publié dans la série Agreste-Conjoncture,
sance. tion des animaux. SSP, n° 7 d’octobre-novembre 2012.
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