Les industries agroalimentaires - Atonie en 2003, croissance régulière sur 25 ans

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La production des industries agroalimentaires stagne en 2003 par rapport à 2002, aussi bien en volume qu'en prix. Sur les vingt-cinq dernières années, l'activité agroalimentaire croît modérément mais régulièrement, elle est moins sensible aux difficultés conjoncturelles que le reste de l'industrie.
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N° 988 - SEPTEMBRE 2004
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Les industries agroalimentaires
Atonie en 2003,
croissance régulière sur 25 ans
Katell Pénard, division Agriculture, Insee
a production des industries agro- La consommation des ménages en produits
agroalimentaires diminue en 2003 (-1,1 % enalimentaires stagne en 2003 par
volume), après une croissance modérée enLrapport à 2002, aussi bien en vo-
2002 (+ 1,0 % en volume), uniquement en rai-
lume qu’en prix. Elle est confrontée à une
son de la forte baisse de la consommation de
consommation et une demande exté- tabac. Hors tabac, la consommation progresse
rieure atones, dans un contexte de faible de 0,5 % en volume contre 1,6 % en 2002. Les
demande mondiale au premier semestre prix à la consommation augmentent un peu
moins qu’en 2002 hors tabac. La hausse atteintet d’appréciation de l’euro. Les condi-
+ 2 % sans le tabac (+ 2,1% en 2002), + 3,3 %tions climatiques particulières de l’année
avec le tabac (+ 2,8 % en 2002).
2003 ont contribué à une forte baisse de la
Les échanges extérieurs ralentissent. Les
production de volailles et à une forte exportations augmentent de 1,9 % en volume
hausse des boissons, glaces et yaourts. après 4,0 % en 2002, et le recul des prix de
Le rythme des créations d’emploi se ré- 1,7 % conduit à une quasi-stabilité en valeur
(+ 0,2 %). Les exportations augmentent versduit également. Les industries agroali-
l’Union européenne et baissent vers les paysmentaires font toutefois mieux que
tiers. Les importations stagnent (+ 0,1 % au
l’industrie manufacturière.
total en valeur). L’excédent commercial s’amé-
Sur les vingt-cinq dernières années, l’ac- liore donc seulement de 49 millions d’euros
tivité agroalimentaire croît modérément (+ 0,7 %) et s’établit à 6,9 milliards d’euros en
mais régulièrement, elle est moins sen- 2003.
sible aux difficultés conjoncturelles que
le reste de l’industrie. Production des branches
agroalimentaires *
Évolution 2003/2002 Valeur 2003En 2003, la production de la branche agroali-
(%)
mentaire augmente de 0,4 % seulement en Produits des IAA
(milliards
Volume Prixvolume après + 2,2 % en 2002. L’atonie des d'€)
prix en 2002 (- 0,1 %) fait place à une augmen-
Industrie des viandes - 0,2 0,3 31,6
tation de + 0,7 % qui se poursuit sur les cinq Industrie du lait 0,2 0,3 18,3
premiers mois de 2004. La production atteint Industrie des boissons 4,9 0,3 17,9
Travail du grain124,7 milliards d’euros en valeur, soit une aug-
et aliments pour animaux - 1,1 - 2,0 12,7mentation de + 1,1 % par rapport à 2002. Ce
Autres IAA - 0,4 2,3 43,1
résultat est meilleur que celui de l’industrie
Conserves, jus
manufacturière (définitions), dont la production de fruits et légumes 1,8 0,8 9,4
stagne en volume et baisse légèrement en Huiles, corps gras 3,0 -0,7 2,0
Pain et pâtisserie - 1,4 3,1 14,2valeur. C’était déjà le cas en 2002.
Sucre - 6,7 0,4 3,6En termes de production, la France fait moins
1
Divers 0,6 3,3 14,0
bien que l’ensemble de l’Union européenne,
Industrie du tabac - 3,5 0,6 1,1
même si l’évolution est comparable au
IAA hors tabac 0,4 0,7 123,6
Royaume-Uni. La production des industries
Ensemble des IAA 0,4 0,7 124,7
agroalimentaires (IAA) augmente davantage
Autres industries 0,0 - 0,8 639,7
en 2003 chez nos partenaires, notamment alle- * La production de vin n'est pas une activité des IAA mais une activité
mands, italiens et espagnols. En termes de agricole. Elle n’est pas comprise dans ce tableau.
1. Chocolat, confiserie, pâtes alimentaires, thé, café, condiments etprix, l’évolution pour l’industrie agroalimentaire
assaisonnements, préparations pour boissons, aliments pour en-
(hors tabac) dans l’Union européenne est com- fants, desserts de conserve.
parable à celle de la France. Source : comptes de la Nation, base 95, Insee
INSEE
PREMIERELa production de plats préparés, de aussi (- 2,5% en volume), pour la pre-2003 : Production de viande
conserves de poisson et de jus de fruits mière fois depuis 1995, et les prix aug-en baisse, boissons en forte
et légumes augmente. La pénurie de mentent fortement en 2003, puis plus
hausse
matières premières consécutive au gel, modérément début 2004.
à la sècheresse et à la canicule, fait aug-La production de viande de boucherie
menter les prix des conserves de fruitsstagne en volume. Les prix à la produc-
La production agroalimentaireet baisser légèrement leur production ention des viandes de porcs et d’ovins-
volume. Les prix des corps gras répercu- a crû régulièrement sur 25 anscaprins baissent encore mais se redres-
tent en partie la baisse des prix des grai-sent début 2004. A l’inverse, le prix des
nes oléagineuses qui a duré jusqu‘au De 1978 à 2003, la production en valeur aviandes de gros bovins et de veaux aug-
dernier trimestre 2003. augmenté de 4,8 % par an en moyennemente (+ 3 % et + 4,3 %). Au total, les
La faible récolte de betteraves et des dans les industries agroalimentairesprix de la viande de boucherie progres-
rendements moyens entraînent une (IAA) contre 5 % dans l’industrie manu-sent de 0,7 %.
baisse de la production de sucre en facturière. Les services (définitions) seLa production de viande de volaille se
2003 (tableau 1), après une campagne sont montrés plus dynamiques, leur pro-réduit (- 4,2 % en volume) en raison de la
2002-2003 exceptionnelle. La produc- duction en valeur a augmenté de 7,4 %diminution de la mise en place des pous-
tion de chocolaterie-confiserie diminue en moyenne entre 1978 et 2003.sins à partir du début de l’année 2002,
après une période de surproduction, et
Prix de la production Volume de la productionde la canicule de l’été 2003, qui a
décimé les élevages. La production en indice 100 = 1978indice 100 = 1978
240 280valeur diminue (- 2,2 %).
Agriculture Agriculture
La production de préparations à base de 260IAA IAA220
Industrie Industrieviande augmente modérément en volume 240Services Services
200et les prix baissent, comme en 2002. 220
La canicule de l’été 2003 a favorisé la 180 200
consommation de glaces et de yaourts.
180160En revanche, les productions de lait
160
liquide, de beurre et de fromages sta- 140
140gnent. Celle de poudre de lait diminue,
120
120confrontée à une baisse des exporta-
100tions. Au total la production de produits 100
laitiers ne progresse que de 0,2 % en
Source : comptes de la nation, base 95, InseeSource : comptes de la nation, base 95, Inseevolume (tableau 1).
Les champagnes et mousseux bénéfi-
cient de la croissance des exportations Indicateurs d'activité des industries agroalimentaires en 2003
et les ventes d’eaux et boissons rafraî-
En milliards d'euros (valeur)
chissantes augmentent fortement avec
Consommationla canicule. En revanche, confrontée à Importations Exportations1
des ménages
une forte baisse des exportations, la pro-
Évolution 2003/2002 Évolution 2003/2002 Évolution 2003/2002Produits des IAAduction de bière diminue, en dépit d’une
(%) 2003 (%) 2003 (%) 2003reprise de la consommation.
Volume Prix Valeur Volume Prix Valeur Volume Prix Valeur
Viandes -0,6 1,1 36,1 -2,0 0,9 3,3 3,3 -3,2 3,8
Aliments pour animaux Produits laitiers 1,1 1,9 19,0 4,8 -4,3 2,1 1,2 -1,3 4,3
2
Boissons 1,0 2,0 18,6 1,1 -1,2 2,0 1,5 -1,2 9,8et sucre en baisse
Grains transformés
et aliments pour animaux 1,0 1,6 3,4 5,5 -0,9 1,4 6,3 -4,6 2,9
La production baisse dans la meunerie
Autres IAA 0,9 3,0 42,6 1,1 -0,7 12,1 0,9 -0,6 8,5
(- 1,3 % en volume). Pour la première fois Conserves, jus de fruits
depuis 1992, elle baisse également dans et légumes 2,8 1,9 12,6 4,4 -5,0 5,0 6,1 -3,8 2,1
Huiles, corps gras 1,3 2,6 1,6 -3,7 -0,6 2,1 -10,3 6,9 0,5les aliments pour animaux de compagnie
Pain et pâtisserie -0,4 2,8 14,4 1,6 0,1 1,0 -5,6 1,9 1,1après une bonne année 2002. La produc-
Sucre -0,2 3,0 0,6 -21,3 0,4 0,2 2,2 -8,8 1,2
tion d’aliments pour animaux de ferme 3
Divers 0,7 4,3 13,5 1,4 5,2 3,7 1,2 2,7 3,6
avait déjà baissé en 2002, elle stagne en Tabac manufacturé -13,2 14,4 15,0 -10,8 8,5 1,9 -3,6 -1,4 0,4
2003 (- 0,5 % en volume) : la production IAA hors tabac 0,5 2,0 119,7 1,3 -0,9 20,9 2,0 -1,7 29,3
des aliments pour bovins augmente pour Ensemble des IAA -1,1 3,3 134,7 0,2 -0,2 22,8 1,9 -1,7 29,7
compenser la pénurie de fourrages Autres industries 0,4 0,0 202,5 -0,6 -0,9 263,2 -2,7 0,5 274,6
durant la sècheresse, mais celle des ali- 1. Au prix d'acquisition.
2. Le vin est un produit des IAA, il est compris dans ce tableau (définitions).ments pour les porcs et la volaille baisse,
3. Chocolat, confiserie, pâtes alimentaires, thé, café, condiments et assaisonnements, préparations pour boissons, alimentsen raison de la crise qui touche ces deux
pour enfants, desserts de conserve.
filières. Les prix baissent. Source : comptes de la Nation, base 95, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
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PREMIERELa progression des IAA en volume est consécutive. Le prix des viandes aug- augmentent fortement (+ 5,8 % en
plus régulière (graphique 1). Moins mente, très faiblement pour le porc. La valeur après +13,7 % en 2002).
dynamique de 1996 à 2000, elle est consommation de préparations à base Le redressement des exportations de vian-
moins affectée par les difficultés de viande diminue également. des de boucherie se poursuit, tandis que
conjoncturelles de 1993 et 1996. Elle a En 2003, la consommation des ména- les importations diminuent, ce qui réduit
progressé en 2001 et 2002 quand ges en tabac diminue fortement en le déficit. Les exportations de viande de
l’industrie manufacturière stagnait. volume (-13,2 %), après les fortes aug- volaille continuent de baisser (- 7,4 %
Les prix de la production des industries mentations de taxes (tableau 2).En après - 14 % en 2002), les importations
agroalimentaires augmentaient à peu valeur, elle baisse aussi de 0,7 %. Tou- augmentent de 2,6 % en valeur. L’excé-
près au même rythme que ceux de tefois, la baisse de consommation est un dent commercial se maintient mais diminue
l’industrie manufacturière jusqu’en peu surestimée car ce chiffre ne prend de 12,2 % après - 13,4 % en 2002.
1996, puis ils ont évolué davantage à la en compte ni les achats à l’étranger au Les exportations de yaourts et desserts
hausse (graphique 2). cours d’un voyage par exemple, ni les lactés frais sont toujours très dynami-
achats d’origine illicite. ques, celles de fromages augmentent
De 1978 à 2003, la consommation des après une année 2002 terne. La dépré-
Dynamisme des boissons ménages a augmenté régulièrement ciation du dollar face à l’euro pénalise
mais faiblement en volume, avec l’aug- les exportations de poudres de lait,non alcoolisées sur longue période
mentation de la population et une très essentiellement vendues hors zone euro.
De 1992 à 2003, les branches les plus légère croissance de la consommation
dynamiques des IAA sont les eaux et par habitant. Elle a surtout augmenté Un excédent commercial
boissons rafraîchissantes, les jus de fortement en prix. Elle a soutenu la
structurel
fruits et légumes, conserves et prépara- demande fortement en valeur.
tions de fruits, les aliments diététiques et Depuis 1979 le commerce extérieur
les aliments pour l’enfant, la chocola- agroalimentaire se développe et demeure
L’excédent commercialterie-confiserie, les conserves et plats excédentaire (graphique 4). L’excédent
préparés à base de poisson, les ali- se maintient en 2003 a progressé très rapidement au cours
ments pour animaux de compagnie. des années 90 pour atteindre son
Toutes ces branches, soutenues par la Entre 2002 et 2003, la structure de apogée en 1997, à 8,2 milliards d’euros,
consommation des ménages, et pour l’excédent commercial par produit reste après un ralentissement en 1996. Il est
certaines par les exportations, ont connu très stable (graphique 3). L’excédent redescendu à 7,2 milliards en 1998, puis
une progression en valeur comprise commercial du vin se maintient et celui a évolué plus faiblement ensuite.
entre+4et+6,4%paranen moyenne des champagnes et mousseux aug- Le secteur des boissons est particulière-
entre 1992 et 2003. mente légèrement (43 % et 21 % de ment dynamique, les plus gros postes
En revanche, la meunerie a baissé régu- l’excédent des IAA). étant les vins, champagnes et mous-
lièrement, de 1,8 % en valeur par an en En 2003, les exportations de vin, pénali- seux, et les spiritueux et eaux-de-vie.
moyenne entre 1992 et 2003. La produc- sées par la conjoncture économique et Les viandes de volailles, les fromages,
tion de sucre, de malt et de poudres de l’évolution de l’euro, baissent en le sucre participent également fortement
lait a baissé pendant plusieurs années ; volume ; toutefois la hausse des prix à l’excédent commercial.
ces deux dernières branches accusent des permet leur maintien en valeur. Au con- En revanche, les échanges sont défici-
baisses respectives de - 1,6 % et - 0,3 % traire les importations de vin augmen- taires en conserves de poissons, en
par an en moyenne entre 1992 et 2003. tent en volume et stagnent en valeur, en tourteaux de soja et en viande de bou-
raison d’une baisse des prix. Les expor- cherie. La crise de confiance liée aux
tations de champagnes et mousseux problèmes sanitaires depuis 2000 a
Une consommation marquée
Principaux soldes commerciauxpar la canicule en 2003
Solde du commerce extérieur desdes IAA en 2002 et 2003
IAA en valeur de 1978 à 2003La canicule a favorisé la consommation
2003 Vin
Millions d'euros
2002de yaourts, de glaces, et de fromages 9 000Produits laitiers
frais au détriment des autres - Champagne et mousseux 8 000
Boissons alcooliquesla consommation de fromages stagne 7 000distillées dont Cognac
Céréales transforméesen volume (- 0,2 %) après six années de 6 000et aliments pour animaux
croissance régulière - d’eaux et bois- Sucre 5 000
Viandes de volaillessons rafraîchissantes, de jus de fruits et 4 000
Eaux et boissonsde légumes, de cidre et de bière. rafraîchissantes 3 000
Viandes de boucherieLes ménages reviennent vers la viande 2 000
Tabac manufacturébovine, en revanche ils consomment 1 000
Huiles, corps gras
moins de mouton et augmentent peu 0
Conserves, jus de fruits
-1 000leur consommation de porc. La consom-
-4 -3 -2 -1 0 1 2 34
mation de viande de volaille diminue en Milliards d’euros
Source : comptes de la nation, base 95, Insee Source : comptes de la nation, base 95, Inseevolume pour la troisième année
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PREMIEREViticulture : dans le système de comptabi-toutefois réduit ce dernier déficit, car les depuis 1985 accentue cette tendance.
lité nationale, la viticulture est une activitéimportations et les exportations se sont Les consommations de produits agrico-
agricole, classée dans la branche agricul-
effondrées en 2001. les par la branche agroalimentaire dimi-
ture, mais le vin est classé parmi les pro-
nuent en moyenne de 0,1 % par an en duits des IAA.
valeur depuis 1985, alors que le total des Services : transports, services aux entre-
prises et services aux particuliers. Sont ex-Une création régulière consommations de la branche agroali-
clues ici les activités financières etmentaire augmente de 2,3 % par an surde valeur ajoutée
immobilières.
la même période.
La production est évaluée au prix de
La valeur ajoutée a progressé en valeur base, qui exclut les impôts sur les produits
nominale de 4,6 % par an en moyenne versés par les producteurs et comprend les
L’emploi : stabilité subventions sur les produits qu’ils reçoi-de 1978 à 2003, les prix à la production
vent. Les volumes s’entendent ici au sensprogressant plus vite que les prix des sur longue période
de la comptabilité nationale, c’est-à-dire
consommations intermédiaires sur la
valorisés aux prix de l’année précédente.
L’emploi total (définitions) en équiva-période. Le taux de valeur ajoutée (défi- La valeur ajoutée est également évaluée
lents temps plein reste stable dans lesnitions) passe de 25 % en 1983 à 29 % au prix de base.
Le taux de valeur ajoutée s’obtient en divi-industries agroalimentaires en 2003,en 1993, puis oscille autour de 28 % en
sant la valeur ajoutée par la production deaprès avoir augmenté de 0,9 % en 2002.moyenne.
la branche.
En données corrigées des variationsEn revanche, la valeur ajoutée ne pro-
La consommation des ménages repré-
saisonnières, l’emploi salarié trimestrielgresse plus en volume depuis 1991, voire sente ici la consommation en produits des
augmente au premier trimestre, stagneaurait tendance à baisser, au contraire de IAA achetés par les ménages dans le
commerce. Elle correspond au conceptau deuxième et décroît aux troisième etl’agriculture, de l’industrie manufactu-
de dépense de consommation des ména-quatrième trimestres 2003. En revanche,rière, des services et du commerce.
ges. Les évaluations incluent donc les
dans l’industrie manufacturière, l’emploiLa part des produits agricoles dans les
marges des commerçants et les différents
continue de baisser : - 2,6 % en 2003consommations intermédiaires des impôts indirects, dont la TVA. La consom-
après-2%en 2002. La perte d’emploisindustries agroalimentaires, à prix cou- mation des ménages ne comprend pas la
consommation alimentaire dans les hô-dans l’industrie représente 80 000 équi-rants, ne cesse de diminuer depuis 1978,
tels, cafés, restaurants et les cantines.valents temps plein en 2003.au profit d’autres produits, en particulier
Emploi total : salariés et non-salariés.
De 1983 à 1993, l’emploi décroissaitdéjà transformés, et des services. Le tas-
légèrement dans les IAA, mais très peusement des prix des produits agricoles
Sourcesen comparaison de l’industrie manufac-
turière, dont les effectifs ont baissé forte- Emploi total en équivalents
ment jusqu’en 1995, puis plus lentement Comptes de la Nation 2003 - base 95,temps plein
Insee.indice 100 = 1978 ensuite (graphique 5). La part des IAA
180
Agriculture dans les emplois en équivalents temps170
IAA
160 plein du total de l’industrie (hors énergie) BibliographieIndustrie
150 Services est passée de ce fait de 11 % en 1978 à140
130 17 % en 2003. A l’inverse, les emplois
120 « L’agriculture en 2003 en Europe et en
dans les IAA n’ont pas connu un dévelop-
110 France », Insee Première, n° 974, juin
100 pement comparable à ceux des services. 2004.
90
« La consommation des ménages en
80
2003 », Insee Première, n° 973, juin 2004.70 Définitions
60 « Boissons alcoolisées : 40 ans de baisse
50 de consommation », Insee Première,
40
n° 966, mai 2004.Industrie manufacturière : ne comprend ni
« Les comptes de la Nation en 2003 »,les industries agroalimentaires (IAA), ni
Source : comptes de la nation, base 95, Insee Insee Première, n° 960, avril 2004.l’énergie.
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