Limpact économique des TAAF sur La Réunion : environ 200 emplois et l'essentiel de la pêche.

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La Réunion fournit une grande part de la main d'œuvre et des approvisionnements nécessaires à l'activité des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Ces territoires qui n'ont aucun résident permanent sont le siège d'activités scientifiques. Leur zone économique exclusive permet d'importantes prises de pêche, débarquées à La Réunion et en grande partie exportées.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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ici et ail leurs
L’impact éco no mique des TAAF sur La Réunion
Envi ron 200 em plois et
La Réu nion four nit une grande part de la main-d’œuvre et des
appro vi sion ne ments néces sai res à l’acti vi té des Ter res Aus tra les
et Antar cti ques Fran çai ses. Ces ter ri toi res qui n’ont aucun
rési dent per ma nent sont le siège d’acti vi tés scien ti fi ques. Leur
zone éco no mique exclu sive per met d’impor tan tes pri ses de
pêche, débar quées à La Réu nion et en grande partie exportées.
Définition
es liens éco no mi ques entre La Le déve lop pe ment impor tant et récent de
Réu nion et les TAAF se sontZone Eco no mique Exclu sive : ils’agit de la grande pêche dans les zones éco no mi -
beau coup déve lop pés, depuis lesl’espace mari time sur lequel s’exerce la L ques exclu si ves du Ter ri toire a pro vo qué
sou ve rai ne té natio nale. La ZEE s’étend sur pion niers de la pêche à la lan gouste et la crois sance ou l’ins tal la tion à La Réu -
200 mil les marins (370 km) au-delà des les pre miers con trac tuels, dans les années nion de plu sieurs arme ments. Au total
côtes. cin quante. La Pointe des Galets est deve - ceux-ci emploient sur six palan griers et
nu le port de des serte du Marion Dufres- un caseyeur un total de 250 marins, dont
ne, le siège du Ter ri toire a été trans fé ré à envi ron la moi tié réside à La Réu nion,
Saint-Pierre et la grande pêche aus trale a pour une masse sala riale de 2,6 mil lionsPour mémoire pris de l’impor tance. d’euros. Ces emplois repré sen tent envi -
ron le tiers des emplois de pêche dansLe poids éco no mique de la Marine L’impact le plus immé diat est celui pro -
Natio nale n’est pas pris en compte dans l’île. Il faut y ajou ter une cin quan tainevo qué par le trans fert de Paris à Saint-
cette réflexion. Il est pro bable que si les d’emplois admi nis tra tifs et de sou tien àPierre du siège du Ter ri toire, soit 33TAAF n’exis taient pas, la pré sence de la terre avec une masse sala riale de 2,2emplois, dont 15 % occu pés par desMarine dans l’Océan Indien serait mil lions d’euros. Cette acti vi té halieu tiquemoindre. Mais il n’est pas indis pen sable agents ori gi nai res de La Réu nion. Dans
engendre aus si la créa tion d’une dizainede pré ci ser quelle est la part des acti vi tés la mesure où un tiers des emplois
de pos tes de con trô leurs de pêche (undans les TAAF dans l’ensemble des implan tés à Saint-Pierre sont très qua li -
tiers habi tent La Réu nion) embau chésactions condui tes. Aus si, le poids de la fiés (cadres et tech ni ciens supé rieurs) ceMarine Natio nale doit être men tion né sur le bud get du Ter ri toire.trans fert équi vaut, en ter mes finan ciers,« pour mémoire » dans cette réflexion.
au glis se ment d’une masse sala riale Au total, l’implan ta tion du Ter ri toire à La
annuelle de plus de 1,2 mil lions d’euros Réu nion et les acti vi tés qui s’y dérou lent
de la métro pole à La Réu nion. ont per mis la créa tion d’envi ron 200L’auteur : emplois dans le dépar te ment. La masse
sala riale totale, publique et privée peutEnvi ron 200 emplois dans
Thier ry PERILLO est directeur de cabinet être estimée à 7,2 mil lions d’euros. A
de l’administrateur supérieur des TAAF. le dépar te ment ces emplois directs devraient s’ajou ter
les emplois indi rects, selon les sché mas
Aux emplois récem ment loca li sés au éco no mi ques clas si ques.
siège des TAAF, il convient d’ajou ter
les con trac tuels tra di tion nel le ment recru - Ces emplois pro fi tent prin ci pa le ment au
tés par le Ter ri toire à La Réu nion pour Sud de l’île avec l’implan ta tion du siège
les dis tricts aus traux. Ces con trats de six à Saint-Pierre et le recru te ment tra di tion -
à douze mois assu rent la qua si-tota li té nel des con trac tuels dans la région de
des métiers de bouche et du bâti ment, Saint-Joseph. Dans une moindre mesure
soit envi ron 65 emplois, pour une masse ils concer nent aus si Le Port. Pen dant des
sala riale qui oscille annuel le ment autour années, le recru te ment des con trac tuels
de 1,1 mil lions d’euros. Le Ter ri toire s’est effec tué en bonne partie par le
engage actuel le ment une poli tique de “bouche à oreille”. Cette coop ta tion satis -
réno va tion des bases qui accroît nota ble - fai sait les deux par ties : l’admi nis tra tion
ment ces besoins en per son nel dans le pro fi tait de la sécu ri té d’un “ancien” qui
domaine du BTP, ce sec teur sera donc s’enga geait sur la qua li té du nou vel arri -
ame né à aug men ter dans les pro chai nes vant, le con trac tuel connais sait par fai te -
années. Pour être com plet, il fau drait ment les condi tions dans les quel les il
prendre en compte aus si les emplois des aurait à tra vail ler. L’ins tal la tion à La
socié tés réu nion nai ses à qui le Ter ri toire Réu nion du siège du Ter ri toire qui a
confie la réa li sa tion de cer tains chan - coïn ci dé avec le début de la réno va tion
tiers. des bases, et donc avec l’aug men ta tion
26ici et ailleurs
l’es sentiel de la pê che
Pour être exhaus tif, il fau drait pou voirqui a le plus inves ti en 2001. Les inves -du nombre d’embau ches, a mar qué, tout prendre en compte l’acti vi té pro voquéetis se ments induits par la grande pêche
en conser vant l’ancienne for mule, le par les esca les du Marion Dufresne et de aus trale ne sont pas négli gea bles : inves -
déve lop pe ment d’un recru te ment ados sé la Curieuse et le sou tien aux navi res de pri vés, avec la créa tion de
à l’ANPE. pêche, avi tail le ment, consi gna tai res, doc -chaî nes de trans for ma tion et de capa ci tés
kers ; une part du chiffre d’affaires dude stoc kage pour deux arme ments (0,5
tran si taire du Ter ri toire et de celui de lamil lions d’euros) ; inves tis se ments publics,La grande pêche
com pagnie d’héli cop tère qui arme leavec les réflexions enga gées sur l’exten -aus trale -Marion Dufresne lors des rota tions logis sion du Port Ouest.
ti ques ; les dépla ce ments de maté riels
La pêche aus trale se décline en deuxLe Ter ri toire pré sente l’ori gi na li té d’avoir scien ti fi ques pour les rota tions océa no -
pos tes prin ci paux : légine et lan gouste.non seu le ment une acti vi té de consom - gra phi ques ; et l’ensemble des sous-trai -
ma tion mais aus si de rendre pos sible et La légine subit une pre mière trans for ma - tants et four nis seurs venant en appui.
tion à bord des navi res où elle est étêtéede gérer une acti vi té de pro duc tion qui
Au-delà de cet impact stric te ment éco -pro fite qua si-exclu si ve ment à La Réu - et vidée avant congé la tion. En volume,
no mique, il y a aus si l’impact intel lec -4 040 ton nes de pois sons ain si tra vail-nion. La consom ma tion du Ter ri toire
tuel qui découle des par ti ci pa tions croi -lés (2) ont été débar quées à La Réu nioncom prend, d’une part, les achats pour le
sées, qui pro gres si ve ment se met tent enau cours de la cam pagne de pêche 2000-siège, pour 0,3 mil lions d’euros et d’autre
place dans dif fé rents domai nes comme2001 et 3 800 ton nes ont été expor tées.part, les achats à des ti na tion des dis tricts
l’envi ron ne ment ou le patri moine, avecqui attei gnent 2,1 mil lions d’euros. Il Le prin ci pal cou rant d’expor ta tion s’effec-
des acteurs réu nion nais comme la Diren, tue vers le Japon avec 2 410 ton nes, sui convient de cons ta ter que la répar ti tion -
la Drac, le Muséum d’his toire natu relle,vi des Etats-Unis avec 715 ton nes, de lainterne de ces achats évolue depuis l’ins -
l’Uni ver si té – ou des nom breu ses visi tes Chine avec 360 ton nes enfin 315 ton nestal la tion du siège à La Réu nion au pro fit
des sco lai res au siège de Saint-Pierre,des entre pri ses loca les, pour atteindre sont expé diées en direc tion de des ti na -
ain si que les for ma tions assu rées dansaujourd’hui un taux de cou ver ture de tions diver ses comme la France, Sin ga -
ces domai nes par les agents du Ter ri -pour, le Royaume-Uni... En valeur, le50 % par ces entre pri ses. La réo rien ta -
toire.total débar qué s’éta blit à envi ron 33,2tion des achats vers les entre pri ses loca -
mil lions d’euros pour une expor ta tionles (1) est une volon té poli tique forte. Quant aux nom breu ses réfé ren ces média -
qui avoi sine les 31,2 mil lions d’euros. ti ques dans la presse métro po li taine – etL’exploi ta tion de la res source halieu -
notam ment la télé vi sion et la pressetique des Zones Eco no mi ques Exclu si - La lan gouste est pêchée dans la zone de
maga zine – elles sont autant d’occa sions Saint-Paul et Amster dam, 340 ton nesves débarquée obli ga toi re ment à La Réu -
de rap pe ler le lien fort entre le Ter ri toire ont été débar quées en 2001 à La Réu -nion cons titue en valeur 70 % de la
et La Réu nion et plus lar ge ment la placenion. La qua si-tota li té est exportée verspêche réu nion naise, acti vi té qui repré -
de la France dans l’océan Indien. nle Japon, une petite partie, notam mentsente après la filière sucre/rhum, le
deuxième poste à l’export de l’île. En de queues de lan gous tes est com mer cia -
Thier ry PERILLO
lisée en France (Réu nion et métro pole).deux ans, Port Réu nion est deve nu le
port de débar que ment de cinq nou veaux Ce pro duit à très forte valeur ajoutée
rap porte plus de 7,5 mil lions d’euros.palan griers repré sen tant cha cun plus de
9,1 mil lions d’euros d’inves tis se ment ;
ce qui en fait le port de pêche fran çais
Tou risme, recherche
scien ti fique et médias
Pho to : TAAF
Dans l’année, envi ron 200 per son nes
ori gi nai res de métro pole ou de l’étran ger
rejoi gnent les dis tricts et pas sent par La
(1) même si ces achats sont sou mis à l’oc troiRéu nion à l’aller et au retour où leurs
de mer qui ne se rem bourse pas quand le pro -famil les vien nent fré quem ment les
duit est réex por té vers le Ter ri toire.attendre. Il en est de même pour les tou -
-ris tes (envi ron 80 par an) et pour les dif (2) Le ton nage pê ché (poids vif) est sen si ble -fé ren tes mis sions envoyées sur les îles ment plus im por tant : 6 168 ton nes en 2001.
aus tra les (20 per son nes par an). En Par ail leurs, la cam pagne de pêche ne cor res -
moyenne tous res tent cinq jours à La pond pas à l’année ci vile, elle s’étend du 1er
Les palan griers pêchant dans la Réu nion, soit un nombre de nui tées cer - sep tembre au 31 août ; par exemple pour la
zone éco no mique exclu sive des - cam pagne 2001, elle a dé bu té au 1er sep -tai ne ment supé rieur à 1 500, accom pa TAAF débar quent obli ga toi re -
tembre 2000 pour se ter mi ner au 31 aoûtment le pro duit de leur pêche à La gnées de loca tion de véhi cu les et autres
2001.Réu nion. dépen ses diver ses.
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